Un film d'horreur d'une rare intelligence, relativement économe en effets de fête foraine, et qui préfère installer une ambiance dérangeante qui ne cesse de croitre à mesure que s'approche le dénouement du film pour nous conduire vers la terreur, tout cela avec des choses simples. Surprenant et viscéral, ABUELA exerce sur le spectateur une noire fascination. Une œuvre fantastique admirable.
Le jeu d'acteur est bon, mais le film est d'un ennui interminable... Si vous voulez payer pour voir une vieille dame nue et qui vomit à 3 reprises dans le film, avec pas moins de zéro jumpscare, faites vous plaisir.
L'actrice principale joue vraiment très bien tout le film repose sur elle. Attirée par la BO, on est vite déçu, tant le film est moyen. Le démarrage est lent à vrai dire, il n'a pas vraiment démarré. C'est resté plat tout le long. Bon la finalité est un peu surprenante sans pour autant être transcendante. J'ai même ricané à la fin en me disant "Mais qu'est-ce que je viens de voir?!". En bref, il se regarde pour les jeux d'acteurs mais pas pour l'action.
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3,5
Publiée le 18 septembre 2022
« Il n'y a rien de plus passionnant que la lumière qui est sur le point de s'éteindre. » Je dirais plutôt qu'il n'y a rien de plus effrayant qu'une personne sur le point de s'éteindre... Alors qu'elle fait carrière dans la mode à Paris, Susana doit rentrer d'urgence à Madrid après que sa grand-mère a fait une attaque cérébrale. Élevée par cette dernière, Susana ne rechigne pas et rentre immédiatement pour s'occuper d'elle. Alors qu'elle semble même heureuse de lui rendre ce qu'elle lui a donné, Susana va vite déchanter devant l'ampleur de la tâche et surtout devant le comportement effrayant de sa grand-mère. J'ai toujours trouvé que les personnes âgées étaient sous-utilisées dans le cinéma d'épouvante et ce film me conforte dans cette pensée. Toutes les scènes avec cette vieille dame, qui est d'ailleurs excellente au passage, font leur petit effet. Là où le film est intéressant, c'est qu'il est totalement construit comme un drame horrifique avec autant de scènes d'horreur qui renvoient vers l'épouvante et la vie en générale. Il est question de la fin de vie, évidemment, de la peur de vieillir avec ce métier d'image, mais aussi de la notion de sacrifice avec Susana qui voit sa vie et sa carrière lui échapper pendant qu'elle est à Madrid. Pour ma part, je trouve que cela suffisait amplement à l'histoire et que ce n'était pas nécessaire d'ajouter spoiler: ces éléments surnaturels comme l'accident provoqué par la vieille ou encore le feu dans l'hospice. Pas nécessaire, car la vieillesse et la mort sont déjà des choses qui font peur et qui peuvent renvoyer à nos propres expériences. Cela ne gâche pas le film, mais c'était dispensable. En tout cas, Paco Plaza est arrivé à faire un film efficace à la mise en scène soignée avec une ambiance pesante notamment dans cet appartement qui est comme une sorte de prison dorée qui devient de plus en plus effrayante. Bref, un bon film d'horreur avec une conclusion à la spoiler: "The Skeleton Key".
On ne peut pas nier la qualité de la mise en scène de Plaza qui réussit à distiller une ambiance lourde et pesante, ni la qualité de l'interprétation de Vera Valdez, incroyable dans le rôle de la abuela. Le film montre la décrépitude des corps sans fausse pudeur, passant du mélodrame gériatrique au film d'épouvante avec une certaine aisance. Or le scénario reste très classique et se présente comme une variation sur le thème de la jeunesse éternelle mâtinée de romance lesbienne assez poussive. Si le dénouement ne surprend pas, le film est soigné, incarné et interroge notre propre angoisse de vieillir et de mourir. Dans un registre proche, Relic était plus poignant et fascinant, mais Abuela survole au-dessus de la masse de la production horrifique contemporaine, c'est déjà pas si mal !
Sur une idée assez originale plongeant en réalité dans des phobies primaires universelles se dessine un scénario qui manque de crédibilité voire de cohérence dans son ultime soubresaut (pourtant pertinent), d'autant que la mise en route mystique voire fantastique inquiétante tarde à s'installer. Même si la tension finit par émerger, le sort de l'héroïne n'importe guère, la faute à des réactions parfois déroutantes. Cependant ce drame animique se démarque par un sens aiguisé de la mise en scène jouant des ressorts nocturnes et de détails révélateurs autour desquels la caméra s'amuse à tourner pour changer de paradigme. Maladroit mais intéressant.
Huis clos porté par un duo d'actrices ultra talentueuses. Un film formidable, à la mise en scène maîtrisée de bout en bout. Une réflexion à la fois subtile et acerbe de l'obsession que l'on peut porter aux apparences, ainsi que notre aversion à la vieillesse. Du grand cinéma, et du grand cinéma d'Horreur (avec un grand H)
Attention film perturbant ! Il commence avec une jeune mannequin qui doit revenir en catastrophe à Madrid pour s'occuper de sa grand mère (abuela) qui a eu un accident, et nécessite d'être prise en charge. Le film déploie alors une vraie sensibilité (rare au cinéma), où la jeune femme va devenir auxiliaire de vie dans les gestes du quotidien. La mise en scène s'attache au corps et aux âmes, puis lentement le film va glisser, la grand mère va devenir inquiètante, et l'ambiance va se conjuguer à un fantastique du quotidien jusqu'à un dernier quart d'heure éprouvant de tension soit la patte du réalisateur, qui offre ici son œuvre la plus aboutie car d'une incroyable maîtrise embrassant le thème de la vieillesse, de la solitude avec (ben non je ne vais pas spoiler !)
Grand retour de Paco Plaza à un film majeur, 15 ans après REC. Il vient tout simplement rappeler qu'il est l'un des maîtres de l'horreur actuel, dans un style dont je n'avais pas la connaissance. A l'aide de long zoom, de lent travellings, de jeux sur la lumière, les clignotements... il nous plonge dans l'enfer de Susanna, enfermée avec sa grand mère invalide dans son appartement. Il ne révolutionne en soit rien dans le genre, mais y intègre des thématiques rarement vu, grâce a cette vieille dame notamment. La peur de vieillir, la jeunesse éternel, l'apparence, avec de multiples allusions aux miroirs, aux corps dénudés, plus le milieu du mannequinat... Cette vieille dame est utilisée comme menace du film, comme possédée par une entité, et cela nous offre une histoire vraiment malsaine, et des scènes assez terrifiantes, qui font de ce Abuela le gros coup de flippe de ce début de décennie. C'est aussi la révélation d'une jeune comédienne ravissante et pleine de talent.
Grand fan de l'horreur subtil espagnol, j'ai été voir ce film qui promettait a priori de belles choses. Que nenni ! Si l'on est de prime abord captivé par son esthétisme (d'ailleurs par l'élégance Vera Valdez dans les premières secondes du film), l'ennui fait assez vite son apparition. Si l'on connait assez vite l'issue de ce film, on ne comprends pas le chemin qu'emprunte le réalisateur pour nous y emmener. Après quelque scènes inutilement répugnantes, car ne servant pas plus le scénario (je ne suis pas petite nature pourtant; une scène peu créer du dérangement sans entrainer un vain dégout), on a fait le tour de la chose. Résultat, il s'est passé ce qui ne m'était jamais arrivé avant : je suis parti après un peu plus de 50 mn de film car je piquais du nez.