Abuela de Paco Plaza, illustre créateur de la saga Rec, nous emmène aux confins de la vieillesse, et de la mort, en nous contant l'histoire d'une jeune fille de retour dans la maison de son enfance pour prendre soin de sa grand-mère malade. Et comme pour cette génération de films honorifiques psychologiques qui ont le vent en poupe depuis quelques années, il ne se passe presque rien jusqu'à la fin, si ce n'est les chouinages du personnage principal. C'est dommage car la abuela est parfaitement incarnée, pas mal flippante, mais derrière il ne se passe rien, on a bien deux ou trois scènes qui tentent de nous faire sursauter, au final on ressent surtout un ennui profond. Même si les thématiques du métrage sont intéressantes, c'est beaucoup trop plat pour interpeller qui que ce soit, on se contentera donc d'un final un peu plus nerveux et qui n'explique pas grand chose non plus. Bien moyen tout ça.
Après une heure soporifique, non non, je ne me suis pas trompé, je n'ai pas voulu dire horrifique, après une heure où l'on cherche à ne pas s'endormir donc, il reste une demi-heure à tenir. Est-ce qu'elle va révélée enfin, un sursaut surnaturelle qui va sauver le film des méandres de l'ennui, est-ce qu'elle va créer devenir la révélation ultime qui fera de ce film un chef d'œuvre ? Et bien non, le vide intersidéral sera présent jusqu'au bout, faute à un pitch mensonger, à un grand prix du jury à Gérardmer, où l'on attend un film horrifique, c'est un drame sur la vieillesse. Alors certes, cette vieille femme est assez flippante, mais ce n'est pas elle qui fait peur, c'est la vieillesse qui s'empare de son corps qu'il lui ôte toute beauté. Ensuite exploiter le thème de Dorian Gray pour aboutir à une fin tarabiscoté ne suffit pas à nous donner une explication précise des intention du réalisateur et de son scénariste. Voilà le constat, le réalisateur voulait faire un film sur le temps qui passe et la vieillesse, et la maison de production lui a dit, ok, mais il va falloir créer des effets surnaturelles pour vendre le film (puisque réalisateur de REC), et on obtient un objet non identifié, non identifiable, et non consommable.
Franchement ce film est une énorme perte de temps , le bande annonce semble passionnante mais le film est une vrai catastrophe , le scénario est long et ennuyeux . Je ne comprends pas l’utilité des plans ou les personnages sont nus surtout au début . je ne le recommande vraiment pas , les questions que le début de scénario soulève n’ont pas de réponse , j’ai l’impression que ce film nous prends pour de couillon c’est n’importe quoi , je suis terriblement déçu , la fin est incompréhensible on ne comprend pas réellement les relations entre les deux personnes de la fin . J’ai vraiment l’impression d’avoir perdue mon temps , mais il faut souligner la performance des acteurs des personnages principaux qui sont remarquable au vu du manque de qualité du scénario.
Un film conçu comme une tragédie. L'issue de ce combat laisse peu de doute, et le téléspectateur ne peut qu'assister impuissant à cette lente appropriation. Les deux actrices sont exceptionnelles et nous entrainent sans peine dans cet univers malsain.
Le cinéma d’horreur avait déjà abordé récemment la peur du vieillissement et de la perte d’autonomie dans l’excellent "Relic" de Natalie Erika James. Et ce dernier est plus réussi que ce "Abuela". Les silences, utilisés trop systématiquement pour créer le malaise, en viennent à plomber le rythme.
Un film d'horreur d'une rare intelligence, relativement économe en effets de fête foraine, et qui préfère installer une ambiance dérangeante qui ne cesse de croitre à mesure que s'approche le dénouement du film pour nous conduire vers la terreur, tout cela avec des choses simples. Surprenant et viscéral, ABUELA exerce sur le spectateur une noire fascination. Une œuvre fantastique admirable.
Brillant de mise en scéne , intriguant par son histoire , paco plaza ratisse avec ce film dans un cinema d'atmosphére envoutant, planant , destabilisant . Brillament habités
Réalisé par le metteur en scène de la saga "[REC]", "Abuela" est un film d'horreur traitant de sujets déjà angoissants. Tout le concept et la thématique du film va tourner autour de la peur de vieillir. Cela est mis en scène via une histoire opposants deux personnages : la grand-mère handicapée et la petite-fille mannequin. Le scénario est donc intéressant et va jouer sur ce prisme pour fournir un ensemble angoissant. Que ce soit via une mise en scène lente et anxiogène ou via une photographie très granuleuse pour renforcer cet aspect ancien et coller aux thématiques du film. L'ensemble est donc intéressant, il y a beaucoup de bonnes idées à dégager de ce long-métrage. Beaucoup de films d'horreur actuels ne prennent même pas le temps de développer autant de choses. Malheureusement, je suis quand même très mitigé par rapport au résultat final. Principalement, car le projet est très prévisible, que ce soit dans ces séquences horrifiques ou dans son histoire. Honnêtement, on comprend très vite où il veut aller, le scénario ne laissant pas tellement de places aux mystères. Quand arrive la conclusion, on est peu surpris, surtout que même durant cette séquence, le tout est peu subtil. spoiler: On comprend très bien que leurs corps ont été échangés, pourquoi ne pas se taire au lieu de le faire dire au personnage ? Pour combler cela, il y a bien quelques séquences horrifiques donc, mais, comme expliquer, celles-ci ne sont pas vraiment à la hauteur. Le problème étant qu'elles soient très prévisibles. Par exemple, il y a quelques séquences se déroulant dans des rêves, sauf que cela est trop vite évident. Comme on sait que notre personnage n'est pas dans la réalité, on n'a pas vraiment peur pour lui. Par conséquent, si les idées étaient bonnes, l'exécution manque de surprise. J'aurais aimé un scénario moins facile à lire malgré cette identité très assumée qui fait de ce film, un moment particulier malgré tout. Pour conclure, intéressant et angoissant, mais sans surprise.
Un film qui traite la peur de vieillir et de la fin de vie de manière horrifique. La Abuela est cependant un film d’ambiance plus que de frisson, qui va plus jouer sur le malaise que sur des Jump Scare. La définition de l’espace est particulièrement réussie dans ce film en nous présentant un appartement oppressant à la décoration vieillotte où le poids du passé pèse sur les épaules de son personnage principale et fini par arriver sur celle du spectateur. Si le traitement aurait put être un peu plus original, le sujet lui est suffisamment rare pour rendre le film marquant.
Dommage, vraiment. La réalisation est serrée, les premières scènes choc. Mais le film souffre de sérieux problèmes de rythme, trop rapide dans la déchéance de Susana, et paradoxalement extrêmement long et didactique sur des points que l'on a compris et intégrés en quelques secondes. Quelle mauvaise idée que de livrer le twist dès le début ! Sur ce sujet battu et rebattu (la vie éternelle) Plaza hélas nous ressert, comme à sa Abuela, la même soupe. On aurait bien aimé plus épicé.
Excellent film que je me plairais à revoir bientôt. Triste de constater que le public ne semble pas sensible à ce genre de cinéma. Peut-être que l'absence de zombie et d'hémoglobine est un sacrilège pour l'amateur d'horreur du 21ème siècle. C'est dommage d'être si attaché à ce que l'on voit.
D'ailleurs, je retiens de ce film sans doute LA scène la plus terrifiante que j'ai vue depuis quelques années : spoiler: celle où la jeune femme se retourne pour voir ce qu'il y a derrière elle, et que la caméra reste fixée sur son visage Un vrai cinéma qui vient remuer les tripes.
Un très bon film et un très bon retour de Paco Plaza. Abuela est un bon film d'horreur qui mélange plusieurs genres avec Brio ce qui en fait une œuvre dérangeante et effrayante. Je l'ai vu au festival de Gérardmer et c'était un coup de coeur.
Attention film perturbant ! Il commence avec une jeune mannequin qui doit revenir en catastrophe à Madrid pour s'occuper de sa grand mère (abuela) qui a eu un accident, et nécessite d'être prise en charge. Le film déploie alors une vraie sensibilité (rare au cinéma), où la jeune femme va devenir auxiliaire de vie dans les gestes du quotidien. La mise en scène s'attache au corps et aux âmes, puis lentement le film va glisser, la grand mère va devenir inquiètante, et l'ambiance va se conjuguer à un fantastique du quotidien jusqu'à un dernier quart d'heure éprouvant de tension soit la patte du réalisateur, qui offre ici son œuvre la plus aboutie car d'une incroyable maîtrise embrassant le thème de la vieillesse, de la solitude avec (ben non je ne vais pas spoiler !)