Très vite on comprend l'allégorie autour de la vieillesse avant de percevoir l'idée d'une jeunesse éternelle mais ça tourne en rond, on attend constamment que ça décolle , que ça évolue enfin. En fait au fil du récit de plus en plus de questions se posent, les questions se bousculent au point qu'un éventuel suspense se voit annihiler à chaque fois. Le fantastique de l'histoire en rajoute également. Y a-t-il une entité externe ?! Est-ce un rite ou une possession démoniaque ?! Disparaître et réapparaître comme une téléportation est-ce une illusion de l'esprit ou est-ce un réel pouvoir ?! Pourquoi la petite-fille ne se souvient pas de sa cahier intime ?!... etc... trop de questions,, d'interrogations qui partent dans tous les sens. La musique fait bien son job, idéalement angoissante mais sans image terrifiante pour la soutenir, pas un jumpscare ni porte qui grince, tout se focalise sur la petite-fille qui perd pied et une grand-mère cadavérique particulièrement inquiétante. La fin confirme ce qu'on imaginait mais sans répondre à ce qui intéresse vraiment et notamment mais qui est cette blonde ?! Un film esthétiquement assez fascinant, mais pour le reste ça paraît aussi superficiel que vain. Site : Selenie
Abuela de Paco Plaza se regarde mais ne fait pas non plus spécialement peur et prévisible par certains moments, bien que l’atmosphère soit belle et bien présente
Abuela tient deux discours habilement confondus, le premier sur la terreur suscitée par la vieillesse dans une société qui n’attache d’importance qu’à l’utilité matérielle et immédiate, le second sur le monde de la mode et spoiler: le désir manifesté par Susana, jeune mannequin d’une vingtaine d’années, de devenir image de marque . Une telle confusion fige cette dernière dans des postures d’attentes insoutenables, que la mise en scène retranscrit par d’incessants va-et-vient entre pièces ouvertes et couloirs dans la perspective spoiler: – souvent déçue – de déceler ce qui aurait entretemps changé de place. La superposition des deux femmes par miroirs ou vitres interposés rappelle que le vieillissement constitue une marche naturelle et inéluctable, les rapproche dans une même pulsion narcissique qui les rendrait amoureuses d’un autoportrait ou d’une affiche publicitairespoiler: , jusqu’à la passion lesbienne sous-jacente . Le cinéaste espagnol Paco Plaza refuse la plupart des facilités du genre, ralentit le rythme de manière à laisser percevoir d’infimes mouvements (des mains, du visage) et les décline en autant de variations autour du memento mori. Une réussite mémorable.
2 thèmes nous sont proposés ici : celui de la fin de vie, et de la sorcellerie. Les deux idées sont bonnes mais le film a du mal à les explorer en profondeur. Le rythme est lent, l’attention, monte crescendo et le final est plutôt bien trouvé. Mais je pense qu’il y avait mieux à faire. Dommage
«Abuela» mêle horreur et drame pour explorer la peur de vieillir et la solitude des aînés. Le huis clos renforce la tension, tandis qu’une atmosphère pesante et maîtrisée nous accompagne jusqu’à une conclusion à la fois dérangeante et marquante. Au delà de l'épouvante que ce film peut générer des messages emouvant pointee du doigt la manière dont on considère nos personnes âgées et la méconnaissance du vieillissement.
Un film d'horreur classique, mais efficace. Le rythme est lent, mais on reste accroché de bout en bout jusqu'au final. Une jolie proposition espagnole.
Le film est sympa mais bien trop long... De plus le début nous spoile déjà la fin... Ceux qui s y connaissent en film d horreur auront déjà compris le twist et la révélation finale... Donc à partir de là il n y a plus aucun suspense... Sinon la mise en scène est belle bien que lente... Manque aussi cruellement de tension... Sinon belle performance de l actrice qui joue la grand mère étrange...
Sur une idée assez originale plongeant en réalité dans des phobies primaires universelles se dessine un scénario qui manque de crédibilité voire de cohérence dans son ultime soubresaut (pourtant pertinent), d'autant que la mise en route mystique voire fantastique inquiétante tarde à s'installer. Même si la tension finit par émerger, le sort de l'héroïne n'importe guère, la faute à des réactions parfois déroutantes. Cependant ce drame animique se démarque par un sens aiguisé de la mise en scène jouant des ressorts nocturnes et de détails révélateurs autour desquels la caméra s'amuse à tourner pour changer de paradigme. Maladroit mais intéressant.
Le rythme du film est très lent. Il ne se passe pas grand chose. On s'ennuie un peu à vrai dire. Mais le but d'un film d'horreur, c'est de faire peur. Et j'avoue qu'il m'a fait peur.
Malgré sa très jolie réalisation, Abuela souffre d'énormes longueurs et de répétitions lassantes, d'autant moins pardonnables que la scène d'ouverture suggère fortement la fin du film.
Partant d’un sujet actuel, Susana [Almudena Amor, qui jouait la stagiaire Liliana dans « El buen patron » (2021) de Fernando León de Aranoa], mannequin en France, doit venir s’occuper de sa grand-mère (abuela en espagnol) Pilar (Vera VALDEZ, 85 ans), à Madrid, suite à une hémorragie cérébrale qui l’a rendue dépendante et muette, le film déçoit car très maniéré, croyant que des incohérences matérielles (horloges bloquées à 8h, ventre qui gonfle de telle façon que le spectateur attend, en vain, un alien, en sortir, coupure de courant, sang au plafond, main sortant d’un miroir, etc.), suffisent pour créer une ambiance fantastique. N’est pas Robert Wise qui veut, avec « La maison du diable » (1963) où le fantastique était instillé avec finesse et sans excès d’effets spéciaux. Quel est le sujet ? La peur de la vieillesse ? Le mythe de Faust ? Quel est l’intérêt d’une 2e grand-mère et de sa petite fille blonde, Eva ? L’introduction de cauchemars constitue une facilité pour créer de l’angoisse mais ne fait pas avancer l’intrigue. Un film surréaliste, sans queue ni tête ? Paco Plaza et son scénariste, le cinéaste Carlos VERMUT, héritiers de Luis Buñuel ? Tout simplement, un film grotesque.
Étant une adepte de film d’horreur , quand j’ai vu la bande annonce je me suis dis qu’il aller être incroyable ce film , je me suis ennuyée , aucun suspens, il ne fait pas peur non plus. Il es plus ennuyeux que bien . Très déçue