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Artkolepsy
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5,0
Publiée le 21 janvier 2025
Le Marchand de sable est un film coup de poing. Le film évite pour moi l'écueil du manichéisme, il n'y a pas de bons ou de méchants : chacun des personnages a sa part d'ombre et de lumière. La mise en scène est subtile, les comédiens parfaitement dirigés. Habituellement je ne suis pas sensible aux films sociaux à la Ken Loach, mais ce film m'a bouleversé. Steve Achiepo est un réalisateur à suivre.
"Le Marchand de sable" est un thriller social sur le mal-logement et l'habitat indigne en France, notamment envers les immigrés. Un film crédible qui souffre néanmoins d'empathie et d'une lenteur évidente.
Steve Achiepo joue avec les mots pour titrer son deuxième long-métrage. Alors que le sujet principal du film est de porter un éclairage sur les pratiques des marchands de sommeil, le scénariste-réalisateur a choisi de titrer son film Le marchand de sable. C’est après que le marchand de sable soit passé que le sommeil est trouvé. Mais ce long-métrage n’a pas vocation à endormir son public mais, au contraire, à l’éveiller face à une dérive sociétale qui gangrène l’existence de nombreux migrants en région parisienne. Le film arbore donc un titre très antinomique à son contenu. Les problèmes occasionnés par les pratiques des marchands de sommeil ont peu été traités au cinéma. L’intérêt porté par Achiepo sur cette thématique se doit d’être soulignée et son regard nous intéresse. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/c/fifp2023/#MS
Le sujet des marchands de sommeil méritait un film. Mais ici, le scénario est trop décousu pour qu'on en suive le fil, d'autant que les dialogues reconstitués en cabine sont souvent inaudibles (au XXIe siècle, franchement…). Et à la fin, ce personnage qui chute du troisième étage d'un immeuble en feu et qui se retrouve à l'hôpital avec... une égratignure. Cela dit, on se souviendra de cette prise directe avec le drame des familles sans papiers et sans logis en région parisienne.
Un film qui se noie dans une histoire vu et revu. Lent, insipide et finalement incroyablement ennuyeux. À voir pour ceux qui s’intéressent aux histoires guimauves et autres marrons chauds, pour les autres ce film n’inspirera qu’un ennui irrité.
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3,0
Publiée le 19 juin 2023
Une plongée dans le milieu des marchands de sommeil qui profitent de la misère humaine pour s'enrichir. Parmi eux, il y a Djo, qui entre dans ce milieu pour aider Félicité, une proche venue de Côte d'Ivoire avec ses enfants pour fuir la guerre. Il remarque qu'il peut aider là où l'état semble totalement dépassé, mais il va vite comprendre que c'est impossible et que certains n’en ont rien à faire de ces familles dans le besoin. Dans le film, l'état est représenté en quelque sorte par Aurore, l'ex de Djo avec qui il a eu sa fille, qui travaille comme assistante sociale. Si son métier est moins mis en avant que la nouvelle activité de ce dernier, on a le temps de voir que les services sont débordées et qu'il n'y a juste pas de place pour tout le monde... Ce drame social qui flirte avec le thriller met en avant le fléau du mal-logement pour montrer ce que les gens ne veulent pas voir avec ces personnes entassées dans des foyers s'ils en ont la "chance" ou exploitées par des personnes sans scrupule. L'ensemble aurait pu être plus fort, mais "Le marchand de sable" est pas mal avec un sujet intéressant et un solide casting.
Le sujet reste particulièrement actuel bien que sans doute un peu tabou, d'où un choix un peu facile et démago pour faire passer le message, à savoir un cousin bon gars qui devient marchand de sommeil à l'insu de son plein gré. Et c'est ce point qui est un peu dommageable d'autant plus qu'il est plus ou moins naïf jusqu'au drame final. Faut pas pousser, nous faire croire que Djo/Mansaly est né de la dernière pluie au vu de son passif est un peu facile, tout en empathie il fait passer la pilule. Dommage, Djo aurait mérité d'être un peu moins lisse, moins naïf, plus complexe ou ambigu. Néanmoins, le film montre bien le processus des arrivées des migrants et des entrées dans les logements. Les personnages sont plutôt bien écrits même si tout est trop sages, en résumé tous les migrants sont de pauvres victimes qui travaillent durs et/ou qui sont bons les uns avec les autres, tandis que même les marchands de sommeils ne sont pas si mauvais que ça. Steve Achiepo signe un drame un peu trop consensuel mais il touche du doigt un véritable problème de société dans une histoire humaine qui reste touchante et tragique. Site : Selenie.fr
On ne peut pas dire que le cinéma regorge de films sur les marchands de sommeil, un sujet pourtant loin d'être inintéressant. On se félicite donc que Steve Achiepo ait choisi ce sujet pour son premier long métrage en tant que réalisateur et on le félicite de l'avoir réussi. Il faut dire qu'il a un petit peu travaillé dans l'immobilier avant de se lancer dans le cinéma et que ses origines ivoiriennes par son père lui permettaient a priori de ne pas dire de bêtise sur les migrants en provenance de Côte d'Ivoire et qui font partie de ces malheureux et de ces malheureuses qui sont la proie de marchands de sommeil. Certes, tout n'est pas parfait dans son film, il y a quelques épisodes qui ne sont pas très clairement explicités, il y a aussi quelques invraisemblances, mais il y a aussi des scènes d'une force qui font penser à du Ken Loach en pleine forme et on est vraiment scotché par la façon dont le réalisateur termine son film. On retrouve dans "Le marchand de sable" toute la "hiérarchie" qui se met en place pour exploiter des migrants dans le besoin ainsi que les énormes difficultés que rencontrent, par manque de moyen, les services sociaux pour leur venir en aide. On retrouve aussi la grande solidarité qui règne dans les familles africaines. Le rôle principal, celui de Djo, est très bien interprété par le rappeur, chanteur et ancien footballeur Moussa Mansaly. Djo a certes fait un peu de prison, mais c'est surtout un homme qui se met en 4 pour venir en aide à des membres de sa famille et qui a pour principal défaut d'être un peu naïf, ne se rendant pas compte que celui qu'on appelle Le colonel, son employeur, est en fait un homme qui n'a aucun scrupule quand il s'agit de mettre à la rue des compatriotes sans défense, tout en étant prêt, toutefois, à mettre sa vie en danger pour sauver la vie d'un enfant. Dans la distribution, on retrouve l'excellente Aïssa Maïga dans le rôle d'une ivoirienne fuyant les troubles de son pays avec ses 3 enfants, Ophélie Bau dans le rôle de l'ex de Djo et Benoît Magimel dans un petit rôle ... très important et peu reluisant !
Une plongée percutante mais inégale dans le milieu sans scrupule des marchands de sommeil, ternie par une fin ratée, mais portée par un bon casting. 2,75
Une grande maîtrise du rythme et de la tension par le réalisateur, qui sait jouer avec l'émotion. Les acteurs sont vraiment bons et bien dirigés. Un film de grande qualité sur un sujet de réalisme social qui pouvait prêter à démagogie ou outrance misérabiliste, mais ne verse jamais dans ce travers.
Dès les premières minutes nous avons senti que ce film ne nous plairait pas mais nous sommes quand même resté 1/2 h. Un film bavard inintéressant. Très lent avec aucun suspens. C'est clairement le pire film que j'ai regardé en 2023.
Film hypra réaliste et hyper choquant sur le trafic de logement mis en place pour soi disant aider les réfugiés et franchement ça ne peut pas laisser de marbre... on suit ici Djo, un homme qui se retrouve à baigner dans ce trafic un peu malgré lui mais malgré tout sa bonne volonté et sa naiveté, il est dépassé par les événements et franchement ça remue et ça brasse... la fin est terrible et je ne regrette pas d'avoir vu ce film car les coulisses des pauvres sans papiers sont vraiment terrifiantes... un choc !
Alors que la situation politique en Côte d'Ivoire est au bord du gouffre la diaspora déjà présente sur le sol français essaie de s'organiser pour accueillir un flot de migrants. Un film saisissant sur une réalité crue, celle de ceux qui ont fuis la guerre pour se retrouver ballottés entre une famille éloignée déjà saturée, des centres d'hébergement insalubres et des marchands de sommeil. Une œuvre habitée qui évite le manichéisme portée par un acteur charismatique et puissant, Moussa Mansaly, qu'on devrait revoir très vite. Et le fait que ce premier film soit réalisé par un réalisateur autodidacte finit de forcer le respect.
Un film de Steve Achiepo qui fait vraiment réflechir, comment nous traitons les personnes migrants en Europe ici en l'occurrence en France. L'humain, l'argent ... Ceux qui arrive a gagner de l'argent sur le dos de pauvres personnes qui essaye de survivre, de vivre... Ce film fait réfléchir et est tres touchant, les acteurs sont bons j'ai mis la note de 8/10