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kibruk
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2,5
Publiée le 1 juillet 2024
Nettement moins bon que le mythique "Borat", c'est surtout la deuxième partie du film qui n'est pas à la hauteur. On retrouve bien l'impertinence crasse et sans limite de Sacha Baron Cohen au travers de quelques scènes réussies - on aime... ou pas, comme d'habitude -, mais tout ici semble bien trop préparé et scénarisé contrairement au premier où on ne savait pas trop où était la limite entre le vrai et l'écrit.
15 ans après, Borat n’en a pas fini avec les américains et est de retour avec sa fille dans cette suite inattendue. Le problème ici est que Sacha Baron Cohen est maintenant très connu, l’acteur est donc obligé de se grimer à l’excès ou de céder sa place à l’écran pour faire ses caméras cachées. Encore une fois, on oscille entre scènes réelles et fausses caméras cachées, si le tout est risible, il manque tout de même d’une cohérence du scénario et d’un vrai rythme, les scènes s’enchainant parfois hasardeusement. Le covid est venu perturber le tournage, peut être notre ami Borat aurait dû attendre plus longtemps pour monter son film et écrire un scénario plus critique sur les USA en général, au lieu de se concentrer uniquement sur l’administration Trump.
L'effet de surprise du premier "Borat" a clairement disparu et Sacha Baron Coen étire un peu trop ses gags ce qui amène à certains moment un sentiment de lassitude. Tout de même, on reste assez estomaqué devant le culot de ce provocateur hors norme.
La déception, aussi passionnant qu'un discours de Trump sur le climat. Aussi drôle qu'un stan-p de Mark Zuckerberg. Borat 2 n'est pas drôle. Boulevardducinema.com
L'erreur serait de confondre ce film avec un tract démocrate. Est-ce que cela a été l'intention d'auteur ? si c'est le cas, c'est raté. En fait, tout le monde en prend pour son grade. Le film peut être regardé comme une caricature ridiculisant la manière qu'ont les démocrates de voir leurs adversaires. Les républicains rencontrés dans le film se révèlent bien plus humains que la caricature qu'en attendent les démocrates. Bref, c'est avant tout une grande poilade moquant tout le monde, et même si ça ne vaut pas le premier opus, c'est un bon film.
J'adore Sacha Baron Cohen, et même s'il n'a pas droit à sa sortie ciné, la promo ajoutée à l'intérêt du public pour une suite de "Borat" ont fait que c'est déjà une réussite. La scène du piège de Rudy Giuliani a évidemment fait le tour des plateaux et à juste titre, le timing pour nuire à "McDonald Trump" étant en plus parfaitement réfléchi. Si cette suite n'est pas extrêmement longue ni passionnante, on y retrouve l'irrévérence habituelle du bonhomme, que l'on peut adorer ou détester. Je suis plutôt dans la première section, Borat, Brüno et même Ali G étant pour moi de très bons personnages interprétés par Sacha Baron Cohen. Mais pour moi, au contraire de ces précédents films, ce qui manque surtout c'est la spontanéité. Aucune de ces scènes qui se prétendent être de la caméra cachée, de l'improvisation, n'en est réellement. C'est une suite de scènes absurdes totalement écrites et interprétées, cela se voit dans les réactions des personnages que croise Borat (les catholiques, juifs, la réunion pro-Trump, le grimage de sa fille...). Globalement, tout sonne faux et ressemble à des arguments de promotion, ce qui me déçoit vraiment. A part ça, c'est un bon divertissement mais l'attente ne valait pas forcément la peine.
je me faisais un tel plaisir de voir borat après tant d années j ai tellement rigolé a l epoque. mais il faut avouer que pour cette suite il mise totalement à côté on perd la magie de ce personnage déjà car il es reconnu mondialement don les situations pittoresque ne marchent plus et sa fille ne le remplace jamais.. et le film est plus à la sauce militante , d un discours anti Trump plus que une satire absurde de ce pays, de situations risibles qui ne le sont plus, des personnages moins intéressants, moins de folie.... au final cette suite est vraiment décevante quel dommage peu importe sacha Baron Cohen reste un très grand dans le genre.
J'avais été surpris et emballé par le premier épisode de "Borat", mais cette suite est très loin d'être du même niveau. Je rejoins les critiques principales : ne pouvant plus surprendre avec ce personnage ultra connu, Sasha Baron Cohen est forcé de se déguiser, donc ce n'est plus vraiment Borat, et l'introduction de sa "fille" et de toutes les séquences gênantes (et lourdingues) autour d'elle ne sauve en rien le film, c'est même pire, cela l'enfonce. Et la seconde critique qui revient est qu'au-delà de ça, c'est en effet trop scénarisé. Il n'y a plus la fraîcheur barrée et presque improvisée du premier épisode. Démonter Trump et son électorat, c'est bien, mais il aurait fallu inventer un autre personnage.
Malgré sa vulgarité assumée, le premier Borat bénéficiait de l’effet de surprise et n’avait d’autre but que de dépeindre sous couvert d’une fausse caméra cachée, les travers et hypocrisies de la société américaine vus à travers les yeux d’un journaliste kazakh, représentant d’une culture dépeinte comme arriérée, misogyne et antisémite. Ce second opus n’est en fait qu’un tract ambulant, assumé comme tel, exclusivement à charge contre Trump et les Républicains à quelques jours des élections présidentielles américaines. Et c’est là que c’est gênant car quoi que l’on pense de la politique de Trump, ce film est le pur produit caricatural du militantisme anti-Trump d’Hollywood et de l’ensemble des médias américains. Borat ne se moque pas ici du sentiment de supériorité et des profondes inégalités de la société américaine mais uniquement de la bêtise de militants républicains ici manipulés. L’exercice a été poussé au maximum avec l’intrusion en tenue du Ku Klux Klan à un meeting politique de Mike Pence (à qui Borat devait offrir sa fille en « cadeau officiel ») et à des appels au meurtre chantés sous des airs country lors d’un meeting de militants. Quelques savoureuses attaques de l’absence de morale du capitalisme sauvage américain ont cependant été soulignés comme dans le 1, comme ces chirurgiens esthétiques, qui ne voient aucun problème à installer des implants mammaires à une adolescente du moment qu’ils sont grassement payés, ou ces vendeurs qui conseillent d’acheter la plus grosse bouteille pour pouvoir gazer des gitans ou vendent la meilleure cage pour y mettre une femme… Seule bonne surprise, Maria Bakalova, qui joue la fille de Borat, s’en sort bien dans sa prestation. Le film est au final moins percutant que le 1, mais son objectif n’était pas le même.
Attention, c'est autant un brulot anti-Trump qu'une comédie > si la politique n'est pas trop votre truc ou si vous soutenez Donald (sait-on jamais?), passez votre chemin. En outre, il faut être capable d'interpréter le 2e (voire 3e degré) sinon vous allez comprendre l'inverse du message. Le film dénonce avec une vulgarité proportionnelle à celle de ceux qu'il dénonce le chemin désastreux emprunté par les USA récemment. Dès lors, la vulgarité se transforme en subtilité pour dénoncer le non respect des minorités, des femmes, de la science, des contre-pouvoirs et ... finalement ... du bon sens le plus élémentaire et du respect des vraies valeurs américaines (définies par la déclaration d'indépendance que j'invite chacun à relire).
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5,0
Publiée le 30 octobre 2020
Commençons par dire que Cohen est connu pour avoir souligné les problèmes politiques et sociaux de la société avec la plupart des films auxquels il a contribué. Borat 2 n'est pas différent. Son penchant pour la pêche à la traîne non seulement du grand public mais aussi des personnes au pouvoir dans ce film est à un tout autre niveau que tout ce qu'il a fait dans le passé. Si vous étiez fan du film Borat original de 2006 ne vous attendez pas à quelque chose fait exactement de la même manière. Ce film est plus raffiné avec moins de remplissage et se sent beaucoup plus pertinent par rapport aux choses que nous traversons aujourd'hui de la politique au COVID en passant par les droits de l'homme et l'égalité. Il y aura ceux qui diront que c'est un film stupide basé sur la valeur nominale. Cependant quand vous le décomposez ce que Cohen a essayé de faire tout ce que vous pouvez faire par la suite c'est simplement imaginer à quel point certaines personnes dans ce film vont se sentir stupides. Je comprend exactement pourquoi personne ne peut égaler Sacha Baron Cohen dans l'art de rendre les gens incroyablement stupides...
Borat Margaret (sic) Sagdiyev est libéré du goulag où il a été expédié. Un cadeau lui est confié par le Président du Kazakhstan, qu'il devra remettre au président Donald Trump ou, à défaut, au vice-président Mike Pence. C'est l'occasion pour le journaliste kazakh, perclus de préjugés antisémites et racistes, de revenir aux Etats-Unis, quinze ans après son précédent séjour. Sa fille, Turat, est du voyage.
Borat est de retour. Comment pouvait-il en être autrement ? Certes le créateur de ce personnage iconoclaste, le Britannique Sacha Baron Cohen, avait juré ses grands dieux que son film n'aurait pas de suite. Mais après avoir engrangé en 2007 plus de deux cent cinquante millions de dollars de recettes (pour un budget de dix-huit millions seulement), comment résister à la perspective de faire coup double ?
Pour ne pas décevoir ses fans, "Borat 2" est condamné à ré-utiliser les mêmes recettes que "Borat 1". Sur le fond : un soi-disant journaliste kazakh au sabir hilarant tend aux Etats-Unis le miroir déformant de ses pires défauts (antisémitisme, sexisme, complotisme, bigoterie...) auxquels s'ajoute depuis 2020 le refus de certaines franges de la population de se plier aux précautions sanitaires que la pandémie du Covid appelle. Dans la forme : des saynètes sont filmées en caméra cachée où des Américains se font piéger.
Le fond fait toujours autant rire. "Borat 2" contient des scènes inégales plus ou moins drôles. Certaines sont franchement hilarantes et risquent, comme celles du premier opus, de devenir cultes. L'une en particulier a déjà défrayé la chronique où l'on voit Rudy Giuliani, l'ancien maire de New York, l'un des plus fidèles supporters de Donald Trump, céder au charme d'une journaliste et l'accompagner dans une chambre d'hôtel.
Mais le rire que "Borat" suscite est un rire bien particulier. Il est basé sur la gêne, sur l'outrance. C'est un rire qui suscite un malaise. On se souvient, dans le premier film, de cette scène où Borat, feignant d'ignorer le fonctionnement des toilettes américaines, en était sorti avec un sac plastique rempli de ses excréments. On peut la trouver hilarante ; on peut aussi la trouver très embarrassante. C'est le même embarras que j'ai ressenti durant le bal des débutantes où la fille de Borat (interprétée par l'épatante Maria Bakalova) exhibe son sexe rougi par ses règles.
Dans la forme, "Borat 2" atteint vite ses limites. Le visage de Sacha Baron Cohen est en effet devenu trop célèbre pour permettre à l'acteur de filmer dans l'anonymat ses rencontres. Il est condamné à se grimer ou à se dédoubler à travers sa fille. Certaines scènes ont été réellement tournées en caméra cachée; mais il semblerait qu'elles ne l'aient pas toutes été, rompant le pacte tacite qui liait le réalisateur à ses spectateurs.
Qui aura aimé "Borat 1" risque d'être déçu de cette resucée sans surprise. Qui ne l'aura pas aimé ne pourra qu'être déçu.
30 secondes, peut-être une minute tout au plus, c'est ce qu'il manquait à patienter pour prendre Rudolph Giulani (l'avocat de Donald Trump) "la main dans le sac"... Si l'on peut le dire ainsi. Le bonhomme commençait à caresser les hanches de la fausse journaliste, commençait à mettre la main dans son pantalon...et déboule Borat, qui flanque tout par terre, nous empêchant d'avoir une quelconque preuve "réelle" de l'immoralité de l'homme accusé. Ou comment Borat 2 aime se tirer des balles dans le pied. Cette suite des (més)aventures de Borat, le personnage kazakh de Sacha Baron Cohen,14 ans après le premier film, n'est plus aussi affriolante que prévu. La surprise du personnage n'est plus, pire, il est devenu si populaire que Cohen doit à présent se déguiser "par-dessus Borat" pour échapper aux fans américains qui l'ont reconnu et quémandent des autographes... On regrette aussi le manque de dialogue qu'il y a dans cette suite, le montage coupant les réactions des américains croisés, et le personnage de Borat ne faisant aucun effort pour obtenir un quelconque retour de la part des interrogés, on assiste à un long monologue. On rêvait de voir plus longtemps les mamies juives qui accueillent le monstre de clichés anti-juifs et qui lui ouvrent leur cœur (certainement le plus beau passage du film, très attendrissant, qui est totalement coupé au profit des séquences inutiles de la narration entre père et fille). Cette narration des relations père-fille passant de l'extrême misogynie (avec des caricatures ultra-lourdingues comme le vagin à dents...) à l'égalité (une happy-end poussive) ne sert pas à grand-chose car elle enfonce des portes ouvertes et ne fait pas vraiment rire. Pour ce qui est de la critique des États-Unis, le premier film était bien plus abouti, car ici on ne voit pas beaucoup les institutions censées être critiquées, et on ne dialogue quasiment jamais avec elles, au profit d'une scène de discours volontairement caricatural récité pour choquer l'assemblée, ce qui fonctionne, avant de repartir, mais qu'avons-nous appris de cette assemblée ? Rien. Seule l'interaction avec les deux hôtes conservateurs qui se rendent à un meeting ultra-raciste est une plongée instructive dans la dénonciation de la stupidité et méchanceté gratuite (et dire que ces gens votent...). La chute finale du film sur la spoiler: pandémie de la Covid transmise par Borat est inattendue et très drôle ! Dommage que le reste ne soit pas à la hauteur de ce genre de bon coup scénaristique. Borat 2 tente de nous dire bien des choses, entre "portez un masque", "votez intelligemment", "soyez ouvert d'esprit pour ne pas ressembler à Borat" (généralité), mais le fait avec tellement de maladresse qu'il sabote toutes les preuves qui pourraient soutenir ces messages. L'intention était bonne...
" Borat, nouvelle mission filmée" diffusé sur Amazon Prime Vidéo est une comédie satirique qui fut une bonne surprise pour moi. En effet même si l'histoire part dans tous les sens et un scénario quasi inexistant, le film doit beaucoup à son tandem Sacha Baron Cohen et surtout Maria Bakalova( nomination au oscar possible) qui ose tout dans ce film en prenant les pires risques pour dénoncer la société sous l'ère de Trump et la dictature du Kazakhstan dans des séquences irréalistes et jouissifs.