Un homophobe dans une équipe gay, en Ukraine. La revanche joue sur le double choc des cultures dans cette suite attendue mais inattendue : un gars de la cité et quelques ukrainiens Vs les Crevettes. Mais au-delà du discours sur la tolérance, cette revanche parle de mensonges et de non-dits : un homo pas homosexuel, un homophobe homo, un couple qui ment aux autres, un entraîneur qui ment à ses joueurs, un couple qui a honte de leur statut. Il ouvre surtout la réflexion sur un pays de non-droit où les gens n'ont pas la possibilité d'être ce qu'ils veulent, selon leur bon vouloir, leur croyance, leur façon d'être...etc. Moins de water polo, plus d'homo, moins de songs également, afin de plonger le film dans une problématique autre, dissertant sur l'homosexualité et son acceptation sociale, avec un petit kick aux fameuses thérapies de conversion. Le scénario évite en réalité tous les pièges des séquelles : une redite, une surenchère ou encore certaines des facilités (notamment autour du nouveau personnage). En tous les cas c'est une suite qui ne va pas là où on l'attend, prend même des risques, quitte à dérouter les fans. Les reals connaissent leur sujet et maîtrise leur film à merveille. Joli travail pour une suite !
Un peu plus structuré mais par conséquent avec un peu moins de folie que le précédent, cette revanche fait toujours rire et parvient également à émouvoir tout en surfant joyeusement sur les clichés. Sympa.
Le 1er était frais et drôle tout en assumant son propos autour d'une équipe de waterpolo. Là le waterpolo est relégué en accessoire scénaristique qui doit mener la troupe au Gay Games de Tokyo, mais celle-ci va se perdre en Russie. Des homos en Russie c'est évidemment compliqué et cette suite gagne donc en épaisseur et en engagement. Si le propos est militant, il n'en reste pas moins original et meme nécessaire. Le film garde toujours de son humour mais se permet des pistes peu vues et qui ouvre esprit et dialogue. Sans compter un final bouleversant comme une carte d'anniversaire pour la tolérance. Bravo !
Les hasards du calendrier sont parfois un peu curieux. Voyez donc ici avec cette suite des Crevettes Pailletées qui critique courageusement l'homophobie et le système russe dans un film tourné en Ukraine et sorti quelques semaines après l'invasion Russe du territoire Ukrainien. Bien sur, tout cela n'était pas prémédité mais ces circonstances donnent une saveur particulière à cette revanche de nos gais lurons. Dans cette suite, on peut regretter que l'idée première du water polo soit totalement écartée. Loin d'être un nouvel épisode des prestations aquatique des membres de l'équipe, le film cherche plutôt à valoriser ses acteurs et la très belle construction des personnages, pour raconter une histoire sur la difficulté d'être homosexuel, dans le monde, sans pour autant oublier la comédie et délivrer certaines répliques magiques. Le drame qui avait choqué à la fin du premier opus avec la mort du héros s'offre un nouveau visage avec le courage montré à l'écran par un résistant russe qui va défier l'oppression sur fond d'Heroes de David Bowie, poignant !
Dernièrement « Les meilleures » de la réalisatrice Marion Desseigne-Ravel abordait avec une certaine fermeté délicate l’homosexualité dans les cités ; ici à travers le personnage de Selim (Bilal El Atreby), l’homosexualité des banlieues est mise en lumière plus discrètement. Dans cet épisode, pas de compétition, pas de bassin, ce qui donne comme impression que cette comédie volet 2 manque de profondeur ! Pas vraiment et peu importe, les thèmes concernant la communauté des LGBT et tutti quanti avec pour toile de fond la Russie sont exposés. Comme c’est une comédie, le trait est prononcé… comme toute comédie ! Pour autant, le discours n’est ni didactique, ni scolaire ni trop appuyé. Sa charge sociale n’est en aucun cas lourdaude ! Bref, c’était plaisant de retrouver la bande à Fred (Romain Brau), ses coéquipiers attachants et son entraîneur officiel Mathias (Nicolas Gob).
Aussi drôle que le premier volet et encore plus militant et parfois touchant. Le message véhiculé par le film est salutaire. Comme souvent dans les comédies il y a des facilités de scénario mais j'ai passé un bon moment de cinéma où on pleure et où on rit. Les acteurs s'en donnent à cœur joie et lés rebondissements et le rythme sont au rendez-vous.
La force du premier film était de nous offrir une comédie enlevée, rythmée aussi drôle que pertinente dans son message et nous se présentait comme une belle ode à la tolérance. Il est dommage de voir que cette suite perde les qualités du premier volet. En effet, le rythme est sacrifié au profit d’une histoire, amputée de toute crédibilité, où la nuance et la subtilité se sont effacées derrière un message, cette fois-ci, surligné au stabilo, des fois qu’on ne serait pas assez malin pour comprendre les évidences. Malgré tout, l’ensemble préserve un certain charme et les personnages sont toujours attachants. Et si l'humour s'est estompé, au point se contenter, ici, de sourire, alors qu'on riait sincèrement devant le prédécesseur, l'émotion est encore bien présente. Au final, il s'agit d'une légère déception à mes yeux, mais La revanche des crevettes pailletés reste un moment plaisant à suivre et parvient, une nouvelle fois, à toucher le spectateur.
L’équipe de water-polo gay devant se rendre à un tournoi à Tokyo se retrouve malencontreusement en Russie. Ce point de départ facile sert avant tout de prétexte à une succession de péripéties permettant d’évoquer l’homophobie dans ce pays. Cette suite en effet se montre plus sérieuse dans son approche de sa thématique souffrant de ce fait d’une écriture trop chargée dans les stéréotypes. Cependant, on prend plaisir à retrouver l’enthousiasmante équipe composé d’une galerie de personnages toujours aussi truculents.
Seulement quelques notes d'humour, mais beaucoup de sérieux et de gravité dans cette comédie dramatique, écrite et mise en scène par Maxime Govare et Cédric Le Gallo. Leur scénario bouleversant nous donne de belles séquences d'émotion, mais aussi des dialogues et des moments graves en dénonçant l'homophobie de l’URSS où l'homosexualité est un "fléau" et les membres LGBT des pervertis. La distribution nous offre de belles prestations d'acteur, avec des coups de cœurs pour David Baiot (Alex), Romain Brau (Fred), Félix Martinez (Vincent) et bien sur Bilal El Atreby dans le rôle de Sélim et Nicolas Gob dans celui de Matthias Le Goff.
Un second opus aurait pu nous ennuyer et non. On est agréablement surpris par l'histoire. De nouveaux thèmes sont abordés tout en humour et avec beaucoup de justesse. C'est intense, émouvant et drôle ! C'est bien réussi
Une suite totalement à la hauteur du premier opus. Toujours aussi frais, drôle et touchant, ce deuxième volet est plus politique que le premier ce qui en fait sa force. Le casting est toujours aussi parfait et la réalisation est superbe. Une belle réussite et un plaisir communicatif de retrouver les crevettes pailletées.
après un premier film frais et dynamique, je me suis dis que le second serait dans la même lignée avec de l'humour plus corrosif. Le film commence bien dans l'avion ou l'on se dit ok ca commence pas mal et puis arrive ce côté très sombre qui malheureusement existe et pour lequel le spectateur ne s'attend pas. Et là, c'est la déception. Les scènes sont limites parodiques et improbable. A quel moment la moitié des geôliers et prisonniers parles couramment le français... Dommage car le sujet aurait largement etre mieux exploité
C'est le retour de nos Crevettes Pailletées, à savoir une équipe de volley haute en couleurs, composée de gays plutôt extravertis qu'introvertis. En partance pour le Japon elle se retrouve bloquée en Russie, pays où l'homophobie et les centres de conversion pullulent. Meilleure que le gros des comédies françaises l'aventure est sympathique mais n'a plus la fraîcheur du premier épisode, le côté politique du film est salutaire mais il s'oublie assez vite, en voulant s'expatrier nos crevettes se sont panées.