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Theo
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3,5
Publiée le 16 décembre 2023
"Big Fish" de Tim Burton, sorti en 2003, est un film qui se démarque dans la filmographie du réalisateur par son approche émotionnelle et narrative. Adapté du roman de Daniel Wallace, le film tisse un récit poétique et fantastique, centré sur la complexe relation entre un père et son fils. Avec un casting remarquable incluant Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, et Jessica Lange, "Big Fish" offre une exploration riche et nuancée de la nature des histoires et de la mémoire.
Le film suit Edward Bloom (interprété à différents âges par Ewan McGregor et Albert Finney), un homme du Sud des États-Unis dont la vie est ponctuée de récits fantastiques et colorés. Sa tendance à l'embellissement et à l'hyperbole crée un fossé avec son fils William (Billy Crudup), journaliste pragmatique, qui cherche la vérité derrière les contes de son père.
Le réalisme magique de "Big Fish" est typique de l'esthétique de Burton, mais il est utilisé ici pour creuser des thèmes plus intimes et humains que dans ses œuvres précédentes. Le film aborde la complexité des relations familiales, la réconciliation, et la manière dont les histoires façonnent notre compréhension du passé. Les séquences de flashback, où McGregor incarne un jeune Edward Bloom, sont remplies de merveilleux et d'émerveillement, capturant l'essence des récits qui ont enchanté William dans son enfance.
L'interprétation d'Albert Finney en tant qu'Edward âgé est particulièrement poignante. Son personnage, confronté à la mortalité et au regret, est à la fois grandiloquent et profondément humain. La performance de Crudup, quant à elle, offre un contraste nécessaire, ancrant le film dans une réalité émotionnelle qui évite le sentimentalisme.
La direction artistique de "Big Fish", avec ses paysages surréalistes et ses créatures fantastiques, est une autre réussite. Tim Burton exploite pleinement son talent pour créer des mondes visuellement riches et inventifs. La musique de Danny Elfman, collaborateur de longue date de Burton, ajoute une couche supplémentaire d'émotion et de narrativité au film.
Toutefois, le film n'est pas exempt de faiblesses. Certaines des extravagances narratives peuvent parfois paraître déconnectées de l'arc émotionnel principal, et quelques personnages secondaires manquent de développement. De plus, l'équilibre entre réalité et fiction peut parfois sembler déséquilibré, laissant le spectateur dans l'incertitude quant à la véritable nature de l'histoire d'Edward.
En conclusion, "Big Fish" est une œuvre émouvante et visuellement captivante qui se distingue dans la carrière de Tim Burton. Le film réussit à capturer la magie des contes tout en abordant des thèmes universels de famille, de mémoire et de réconciliation. Malgré quelques défauts mineurs, il reste un film profondément humain et une illustration remarquable du pouvoir du récit.
Un chef d’œuvre ! Une palette d’acteurs incroyables, une histoire d’amour romantique et pleine de belles valeurs. À la fois fou, drôle et touchant, quelle belle leçon de vie. À revoir sans hésiter.
Alors j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à me mettre dans ce film... j'ai trouvé le début étrange (mais rien d'étonnant non plus dès qu'il s'agit de Tim Burton) et j'ai bien cru que je n'allais pas accrocher tant les saynètes qui se succédaient me laissaient un peu de marbre... et puis finalement Edward rencontre la femme de sa vie et j'ai fini par me mettre dans l'histoire et j'avoue que le restant du film m'a tenu en haleine jusqu'au final qui vous met le cœur en joie ! Un belle fable avec des moments magiques et barrés comme sait si bien le faire Tim Burton...
A « fairy tail » tout en nuance, tout en douceur, avec ce qu'il faut d'harmonie, de justesse, de créativité et la volonté de ne jamais perdre tout à fait l'enfance. Un très beau et doux « Tim Burton » même si on se prend à rêver, tellement ici inspiré d’Édouard aux mains d’argents », spoiler: sans Johnny Deep hélas.
On pardonnera à Tim Burton cette trop grand innocence pour un film certainement dédié à son papa, décédé 4 ans plus tôt
"Big Fish" est un chef-d'œuvre du réalisateur Tim Burton, une fable poétique et émouvante sur la relation entre un père et son fils. Basé sur le roman de Daniel Wallace, le film raconte l'histoire d'Edward Bloom (Albert Finney/Ewan McGregor), un homme qui a vécu une vie extraordinaire, pleine d'aventures incroyables et de rencontres étonnantes. Mais son fils Will (Billy Crudup) a toujours eu du mal à croire aux histoires de son père, le considérant comme un menteur invétéré.
Le film est magnifiquement réalisé, avec une direction artistique étonnante et une photographie qui évoque l'ambiance mystique de l'histoire. La musique de Danny Elfman est également superbe, créant une atmosphère magique qui transporte le spectateur dans le monde fantastique d'Edward.
Les performances sont également excellentes, avec Finney et McGregor qui apportent une profondeur émotionnelle à leurs personnages. Leur relation est touchante et authentique, avec des moments d'émotion sincère qui sont difficiles à oublier.
Mais ce qui rend "Big Fish" si spécial, c'est sa capacité à raconter une histoire poignante qui aborde des thèmes universels tels que l'amour, la famille et la mort. Le film est à la fois fantaisiste et réaliste, avec une vision du monde qui est à la fois magique et éclairante.
En fin de compte, "Big Fish" est un film magnifique et touchant qui mérite une note de 5/5. Il est à la fois captivant et émouvant, avec une histoire qui restera gravée dans l'esprit du spectateur bien après la fin du film. C'est un chef-d'œuvre absolu du cinéma qui mérite d'être vu par tous.
"Mourir est la pire chose qui me soit jamais arrivée." , "Le plus gros poisson de la rivière le devient en ne se faisant jamais attraper.", "Plus une chose est difficile, plus on est récompensé à la fin." Big Fish me paraît comme le film d'un homme qui refuse de grandir. Sa vie devient un conte. Les histoires merveilleuses qu'il raconte sont à la fois le cauchemar de ses proches tant il les a répétées et aussi le meilleur paravent de ce qu'il garde pour lui. La quête de son fils pour connaître la vérité est vaine. Mais d'ailleurs, qu'est-ce que la vérité si ce n'est ce qui survit à notre mort ? Tim Burton emmène le spectateur dans un monde féérique, irréel, peuplé de sorcières, d'être difformes, d'animaux étranges. Ce monde de l'enfance que son héros raconte en passionnant les gens qu'il rencontre. Un monde qui lui survit après sa mort, alors que son petit-fils, qu'il n'a pas connu, prend le relais. Le final est grandiose, humide, emprunt d'une tristesse joyeuse. Un magnifique spectacle pour ceux qui ont su garder une âme d'enfant.
Une très belle histoire, un monde merveilleux bien raconté par les personnages du film. Je le trouve cependant un peu trop long. Ce n'est pas le meilleur de Tim Burton!
Les tics et le bestiaire de Tim Burton peuvent susciter l'intérêt, ou l'ennui, cela dépend des goûts. Cela dépend aussi des films. Son univers est cohérent. Ce Big Fish est dans la veine personnelle. Il s'agit d'une histoire plutôt sympathique qui permet à Tim Burton de créer un conte qui perturbe cette Amérique profonde. Il y a les lieux qui font peur. Il y a des personnages surnaturels et sympathiques, ou pas. Et des êtres plus ou moins effrayants, typiques du bestiaire de Tim Burton, mélangés aux clichés de la vie parfaite ou supposée rêvée. Ensuite, l'histoire convie une empathie mesurée pour les différents personnages, avec en tête Billy Crudup et Ewan McGregor. Le personnage d'Albert Finney est lui plus problématique, et surtout la raison de l'intrigue, c'est-à-dire très fonctionnel, et ne suscite aucune empathie. Quant à Jessica Lange, elle est moins que fonctionnelle. Le film à au moins l'intérêt de convier une distribution riche et en général réussie. Le film est sauvé par sa conclusion, pas prévisible, mais évidente, et tout ce qui précède n'a aucune raison d'exister si ce n'est de préparer cette fin qui est une libération des personnages et de l'arc dramatique. À noter une très belle musique de Danny Elfman.
Big Fish est l’adaptation cinématographique du roman Big Fish, a story of mythic proportions, écrit par Daniel Wallace, publié en 1998. « Ce qui m’a frappé dans le scénario de Big fish, c’est l’équilibre entre l’ampleur épique des contes et l’histoire plus simple et intimiste de cette famille » dira Tim Burton. Il va constamment jouer de ces contrastes pour raconter une histoire féérique autant que bouleversante, sur notamment la façon d’aimer les siens, et les montagnes à déplacer pour le faire au mieux. Après un détour quelque peu en demi-teinte par La planète des singes (2001), où il aura été impossible à Tim de faire du Burton, le génie de la pellicule retrouve avec Big Fish la liberté de ses émotions multicolores, tellement magnifiées dans Edward aux mains d’argent (1990) et retrouve toute la ferveur magique de son propos si empathique sur le fond et féérique sur la forme.
Le héors va croiser une galerie de personnages burlesques, multipliant ainsi un comique parfois autant farfelu que toujours efficace dans les situations. Toujours mâtiné de cet art poétique foisonnant. L’inattendu nous guette à chaque scène. L’œil visionnaire de la sorcière plutôt cool, les sœurs siamoises qui veulent fuir le régime communiste chinois, et bien sûr Danny DeVito en Monsieur Loyal, dont la présence et l’extravagance ne peuvent que plaire à Burton, qui travaillera avec lui ici pour la troisième fois.
Big fish signera pour le cinéaste le retour de la dimension homérique dans le plus pur style Burton, qui ici touche au cœur, ou comment ne faire plus qu’un avec ces histoires pour toucher l’immortalité… Oui Tim Burton est immortel.
Un film de Tim Burton sur l'enfance, le rêve, la filiation avec tout ce que cela comporte de rêves, de fantastique et de réalité, le tout étant parfois difficile à discerner. On retrouve comme d'habitude chez Burton, ces êtes différents, monstrueux ou difformes, pour la plupart empreints de bons sentiments, et s'ils on l'air méchant ou mauvais, c'est juste pour dissimuler un passé compliqué ou un manque, et c'est provisoire. le récit est fluide, les images superbes, parfois oniriques, la musique superbe. un bon film pour tous
Le meilleur film de Tim Burton à mon sens. Un pur chef d'œuvre, magnifiquement interprété. Une histoire ordinaire avec des gens ordinaires, mais tout est dans la façon de la raconter. C'est beau, ça commence doucement et amèrement, et plus ça progresse, plus ça devient émouvant. La fin est géniale. Ce film est génial.
Tout en légèreté et poésie, c'est un très beau film. On se laisse emporter dans cette chronique et l'on voudrait même que ça dure plus longtemps ! Bravo monsieur Burton
Pas le plus convaincant des films de Tim Burton, "Big Fish" se voit cependant sans déplaisir, même si certaines longueurs en alourdissent le propos de ci, de là. Bénéficiant d'un casting XXL, l’œuvre pâtit quelque peu du cabotinage d'Albert Finney, que rééquilibre malgré tout le jeu tout en douceur de l'émouvante Jessica Lange. On peut regretter également le climat trop doucereux de l'ensemble (un comble pour le cinéaste de "Edward aux mains d'argent ") et le caractère aimable de tous les personnages (pas un(e) seul(e) méchant(e) à l'horizon).