Une femme du monde
Note moyenne
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118 critiques spectateurs

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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2021
Encore un film qui peut compter sur le talent décidément incroyable de l’actrice récemment césarisée pour « Antoinette dans les Cévennes », l’inénarrable Laure Calamy. Dans « Une femme du monde », elle est quasiment de tous les plans. Et dans un rôle bien plus sérieux et dramatique qu’à l’accoutumée, elle rayonne. Encore une fois. Mais, et il y a un mais, on commence en effet à s’habituer à ce tempérament, cette voix et ce physique si singuliers qui symbolisent cette comédienne hors pair découverte à la télé et qui s’épanouit de plus en plus au cinéma dans des seconds et maintenant des premiers rôles bien mérités. Conséquemment, on n’est beaucoup moins surpris par sa prestation, certes de haute volée, mais qui n’est la meilleure de mémoire.



De plus, il faut souligner que ce rôle de prostituée lui demande beaucoup. Elle donne d’ailleurs tout mais son personnage, et surtout l’obstination et parfois les mensonges de celui-ci, rendent ce dernier peu aimable et qu’il est parfois très difficile de se mettre à sa place. Et plus qu’un film sur la condition de fille de joie, « Une femme du monde » est avant tout une œuvre sur une relation mère-fils plutôt toxique et violente. Tout du moins pendant une bonne partie du film. Et son adolescent de fils en crise joué par le jeune Nissim Renard (encore un excellent jeune acteur) n’est pas plus agréable. Et comme ils forment le duo principal et quasiment exclusifsdu long-métrage, on suit durant près de deux heures deux protagonistes moyennement sympathiques, ce qui n’aide ni à l’empathie pour eux, ni à s’y identifier. Ils en deviennent même presque agaçants arrivé à un certain point. Leurs choix, leurs motivations et leurs façons de faire apparaissent même parfois quelque peu incompréhensibles, bêtement obstinées et énervantes.



A noter également que le film accumule pas mal de longueurs et de sous-intrigues dispensables (le client fidèle et sa trahison) qui ralentissent le rythme. En revanche, on voit que pour son premier long-métrage de cinéma, Cécile Ducrocq s’est fortement renseignée sur le monde de la prostitution à la frontière franco-allemande. Cela se ressent dans certaines séquences presque documentaires et finalement les plus intéressantes. Au niveau de la mise en scène, on est davantage proche du téléfilm haut de gamme que du film de cinéma. Elle tend vers le réalisme presque naturaliste comme on en voit beaucoup dans les premiers films et le cinéma d’auteur contemporain. « Une femme du monde » est donc moyennement réussi et moyennement captivant mais il recèle assez de qualités intrinsèques pour convaincre et attendre le prochain essai de son auteure. Et il doit beaucoup à son actrice principale chevronnée.



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Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2022
Nul. Les premières minutes ça va puis on se rend compte qu'on tourne en rond.
Mise en scène hyper classique. Ca manque d'émotions, de profondeur et de gueule!
Il manque ce truc pour que j'accroche et apprécie pleinement le film.
Debo Livio Palamara
Debo Livio Palamara

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 août 2022
Je ne le recommande pas du tout. Mes tympans s'en souviennent.
Beaucoup de cris dans un film qui n'a rien d'extraordinaire.
Beaucoup parlent de la performance d'actrice de Laure Calamy, mais c'est pas non plus transcendant.
Une fin plus que bof.
En bref un film linéaire sans grand intérêt.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 novembre 2021
Si Une femme du monde, le premier long-métrage de Cécile Ducrocq, doit être vu, c'est essentiellement pour la performance de Laure Calamy, qui se dévoue corps et âme pour son rôle de prostituée par choix, qui n'échappe pas à la précarisation progressive des travailleuses du sexe. Le film est intéressant quand il se fait social, décrivant aussi bien les trottoirs de Strasbourg que les prestations à domicile où le travail dans un bordel allemand. Pas de faux tabous dans Une femme du monde, qui montre une femme d'âge moyen, qui serait plutôt heureuse de son sort et de son indépendance, si elle ne connaissait pas des fins de mois de plus en plus difficiles, avec un fils adolescent qui ne semble pas décidé à penser à son avenir. Là, malgré l'intensité des relations mère/fils, le film frôle les clichés avec ce garçon sans ressort et sans envie mais qui va soudainement changer de comportement sans que le scénario n'explique réellement ce revirement. A un moment donné, tous les enjeux qui tenaient le film depuis le début semblent annihilés, sans rime ni raison. Malheureusement, la mise en scène, correcte mais sans éclat aucun, ne vient pas à l'aide d'une histoire qui se termine en roue libre. Une femme du monde est un bon exemple d'un cinéma très "qualité française", honnêtement conçu et réalisé, mais qui doit beaucoup trop à son actrice principale. Et même tout.
Brut618
Brut618

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2021
Film fort et par moment même bouleversant. Entièrement porté par une prestation incroyable de Laure Calamy qui emporte tout, entre rires et larmes en permanence.
Valentine
Valentine

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2021
Le genre de film qui vous surprend et vous prend. J'étais curieuse de connaître le quotidien d'une mère de famille dont le métier est prostituée, certes, mais je m'attendais plus à un "petit film". Et en fait j'ai totalement embarqué dans le combat de Marie, dont le rôle est interprété par Laure Calamy avec une si grande justesse ! Sans pouvoir vraiment expliquer pourquoi, j'ai été scotchée pendant tout le film, c'était captivant, j'étais avec elle. On rit comme on pleure, au cours de l'histoire, c'est assez équilibré. Mais surtout, quand on sort de la salle, on ressent quelque chose de fort. ET c'est ça qu'on veut au cinéma !
Merci !
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 décembre 2021
A Strasbourg, Marie se prostitue depuis 20 ans en tant qu'indépendante.
Certes, ce n'est pas le métier idéal, mais elle l'assume à 100% et élève seule son fils de 17 ans.
Ce dernier rêve de devenir chef cuisinier, mais il traverse une période compliquée, la tension est palpable à la maison.
Elle décide de l'inscrire dans la meilleure école de la ville, mais il lui faut de l'argent, beaucoup d'argent, vite !
Après "Antoinette dans les Cévennes" sorti en 2020, revoilà Laure Calamy dans un premier rôle, plus dramatique cette fois : une maman "brute de décoffrage" prête à tout pour la réussite de son rejeton.
L'histoire n'est pas dénuée d'intérêt, même s'il est agaçant de voir cette mère un peu écervelée s'y prendre souvent de travers dans tout ce qu'elle tente, heureusement que le destin va se charger de la dépanner de façon plus ou moins crédible.
Un drame globalement maladroit, mais porté par une actrice dotée d'un charme naturel indéniable.
L'ensemble reste moyen et pourra largement attendre d'être vu à la télévision.
Site CINEMADOURG.free.fr
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 décembre 2021
le réalisateur aurait dû appeler ce film PLAN SÉQUENCE SUR LAURE CALAMI !!! on ne voit qu'elle. elle se déchaîne pendant tout le film pour pas grand chose. tous les autres acteurs passent inaperçus et c'est bien dommage. le scénario est faible. aucun sentiment ne passe dans ce nanar !
sophiesene
sophiesene

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2021
J'ai eu la chance de voir ce film lors de l'avant-première parisienne. C'est un portrait de femme naturaliste et puissant, incarnée par une Laure Calamy toujours juste et éclatante. Un film à voir cette semaine !
Marie
Marie

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2021
Une performance enflammée de Laure Calamy, qui prouve une fois de plus, qu'une grande actrice a éclot sous nos yeux.
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2022
L'excès et la réalité vont de pair dans ce film qui d'ailleurs hésite entre le documentaire et l'improbable. Entre la fiction et le militantisme. On balance entre le quotidien et le rêve, entre le beau et le sordide. Malgré le talent des comédiens qui sont tous les deux excellents, le ton reste froid, voire brutal. Peut-être le conflit entre l'ado et sa mère est-il trop réaliste pour nous émouvoir? Peut-être est-ce voulu?
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2021
Pour "Une femme du monde", son premier long métrage, Cécile Ducroq, scénariste dans de nombreuses séries télévisées à succès, a repris avec Marie, interprétée par Laure Calamy, le personnage de Suzanne dans "La contre-allée", un court métrage réalisé en 2014 et dans lequel ce personnage de Suzanne était déjà interprété par Laure Calamy. Les recherches que la réalisatrice a menées pour La contre-allée puis pour "Une femme du monde" lui ont donné une bonne connaissance du milieu de la prostitution et elle nous montre les divers facettes de ce métier avec, semble-t-il, beaucoup de vérité mais sans aucun voyeurisme malsain : comment se déroule une passe, la proximité avec les clients réguliers, la concurrence des prostituées africaines, les combats contre les nouvelles législations concernant la prostitution, la vie des prostituées dans une maison close allemande. A côté, le film n’oublie pas de montrer jusqu’où peut aller l’amour d’une mère pour son fils, n’oublie pas non plus de montrer la perception qu’Adrien, qui n’ignore rien du métier de sa mère, peut avoir de celle-ci selon qu’il la sait libre ou, au contraire, prisonnière d’un système. Comme d’habitude, Laure Calamy, qui prend une place de plus en plus importante dans le cinéma français, s’avère très tonique et particulièrement sincère dans son jeu. Quant au jeune comédien belge Nissim Renard, on ne peut qu’apprécier la façon dont il interprète le rôle d’Adrien, le fils de Marie, un mélange de mollesse et de dureté pas si étonnant que cela concernant un grand adolescent.
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2021
Rarement un drame social aura été si rythmé. Une Femme du monde raconte les semaines d’une prostituée cherchant beaucoup d’argent pour offrir le meilleur avenir à son fils (et il faut s’accrocher pour garder foi en lui). Laure Calamy illumine chaque plan, son charisme est indéniable. Ni misérabiliste, ni glauque, le film se focalise sur un combat, une mission, en toute dignité. Un très beau film.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2022
Laure est désarmante dans ce rôle délicat de prostituée crédible mais non vulgaire. Musiques intéressantes : Aria de Vivaldi sur des scènes glauques de crêpage de chignons dans le bordel allemand, Véronique Sanson avec "Vancouver" pour donner du sens à cette vie de femme forte.
L'ado est d'abord très rebelle puis trop angélique... C'est une faiblesse du film de ne pas donner assez de corps à ce jeune cuisinier qui ne montre pas assez d'amour envers sa mère.
Film sympa plein d'énergie...
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2021
Une prostituée qui se bat pour que son fils ait un meilleur destin. Pas de scènes pornographiques, quelques flash tout au plus pour nous rappeler qu'on évolue dans un milieu particulier, celui des travailleurs du sexe. Leur légitimité n'est plus à remettre en cause car on le sait, la sexualité dans de nombreux couples est quasi inexistante. A l'heure de Meetoo, je pense qu'il vaut mieux être pincé avec une prostituée que d'être accusé de viol. Les conséquences sont moins lourdes.
Dans ce milieu, ce n'est pas le chaos : il y a des tarifs, des horaires, des règles de vie. Ce sont des gens qui payent leurs impôts et leurs loyers. Au delà de ce combat d'une mère, ce film dénonce les conditions de travail, des droits bafoués et la quasi-impossibilité d'obtenir un prêt.
Par quelques scènes tournées en Allemagne, on comprend que ce pays 'est le paradis des travailleurs du sexe.
Pour finir, formidable performance de tous les acteurs.
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