1433 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
118 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
39 critiques
3
49 critiques
2
6 critiques
1
7 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
s.prsn
8 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 8 décembre 2021
Un film qui ne tombe jamais dans le misérabilisme ou dans le pathos malgré le sujet traité (une mère prostituée qui se bat pour l'avenir de son fils). Des acteurs toujours justes : mention spéciale pour Laure Calamy, magistrale et Nissim Renard, touchant. Cécile Ducrocq dresse avec beaucoup de sensibilité et d'intelligence le portrait d'une mère courage qui ira jusqu'au bout pour aider son fils, quitte à se brûler les ailes.
Formidable ! Tant pour l’histoire très réaliste, La Défense du métier de prostituee, et le fait qu’elle assume son métier, que l’interprétation de Laure Calamy en mère courage, prête à aller « jusqu’au bout » pour sortir son fils de leur modeste condition. A voir absolument.
On ne voit pas le temps passé ! Laure Calamy emporte le film, le jeune acteur Nissim renard également ! Il y a de l'action (l'héroïne se bat constamment!), des sentiments, de l'émotion ! La réalisation est efficace sans surplus inutile. Le rythme est enlevé et le scénario riche. Bref, un film de cinéma dense et riche en sensations ! Du bonheur !
C'est l'histoire d'une mère plus que d'une prostituée, c'est l'histoire d'une précarité ordinaire, d'un combat de femme pour l'amour de son fils.
Marie la fière, la digne, la militante, la mère courage qui ne flanche pas devant le désir des hommes, de ceux là même qui tentent de la réduire au rang d'objet, Marie qui n'a pas honte de son métier, qui relève la tête en toutes circonstances, même lorsqu'elle est contrainte de rejoindre une maison close - au combien glauque - à la frontière allemande, pour tenter de payer la prestigieuse école de cuisine convoitée par son fils. Ecole qui, le croit-elle, le sauvera de ses addictions et errances adolescentes.
Film féministe, où la cause de la prostitution de Marie n'est pas abordée - puisqu'elle revendique son métier comme n'importe quel autre - mais qui en relève cependant très bien la dureté, dureté des hommes envers les femmes mais aussi des prostituées entre elles, et où la précarité est omniprésente.
Laure Calamy est exceptionnelle, crève l'écran de bout en bout , nous fait passer du rire aux larmes.
Laure Calamy est fabuleuse ! On ne se lasse pas de suivre son parcours film après film. Quelle humanité et quelle énergie dans ce film. A voir absolument !!
Laure Calamy porte le film sur ses épaules, tantôt prostituée, tantôt mère de famille qui se traîne un ado compliqué et plutôt fainéant. Jamais elle ne perdra de vue les ambitions professionnelles qu'elle porte pour son fils et franchira même quelques lignes rouges de l'honnêteté pour parvenir à financer l'école privée de son fils. Un scénario plutôt simple, assez peu évolutif, pour un film moyen, sympathique, mais qui ne donne jamais l’émotion espérée.
Il y a peu de joies dans la prostitution, et il vaudrait mieux gagner sa vie autrement pour élever son fils. Voilà. Calamy est bien, peut-être pas aussi bien que sur son âne.. Il manque un grain de folie qui aurait tiré le film du bourbier des conventions. De l’audace en somme..
Je viens de finir ce film à l’instant et j’étais très heureuse de me dire qu’un nouveau film était tourné dans cette magnifique ville de Strasbourg mais pour des questions de budget, il a été tournée à 90% à mulhouse. Hormis la scène du Rafio (aka la péniche) et le parlement européen, vous ne verrez pas la ville. Je peux le comprendre.
Mais que dire… Le scénario ne tient pas debout. Je pense que ce qui m’insupporte dans un film c’est l’obligation de changer la réalité alors qu’en une recherche sur Google, et un peu de culture G, on a vite compris que c’était de la pipe.
Spoiler : le banquier ? C’est vraiment grotesque. Car en effet, un prêt étudiant, on a pas besoin de garant ! Ni de revenu, on peut le faire jusqu’à 20k et il prend effet à la fin des études. Mais il n’y avait pas le choix de modifier ça pour faire tenir le film.
Après ça, le film perd en crédibilité.
Je mets 2 car j’aime l’actrice mais sinon, faut arrêter d’écrire des scénarii, des films qui sont dans le délire « ta g*eule c’est magique » alors qu’on veut coller à la réalité.
Et mon dieu, on sait qu’on se gueule dessus en Alsace, mais les scènes d’hystéries, c’est complètement démesuré, les larmes de crocodile etc…
Film désagréable et moche, très nul dommage pour l'actrice pourquoi toujours réaliser des films sur le sex négatifs jamais des films joyeux positifs et agréable à voir
Même si Laure Calamy est excellente, l'idée du film n'est ni une grande nouveauté, ni très original. Malheureusement les rôles secondaires ne sont pas développés et on reste sur une performance de l'unique actrice principale dont on connaît l'univers, déjà...
16 164 abonnés
13 124 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 juillet 2023
Cècile Ducrocq tenait beaucoup à ce que Laure Calamy entreprenne ce film pour elle! Et la rèalisatrice ne s'y trompa pas en emmenant cette « femme du monde » indèpendante et entrepreneuse loin de son bout de trottoir strasbourgeois pour l'amour de son fils de dix-sept ans! Malgrè la justesse de son jeu et la force d'expression de son visage, Calamy n'obtint pas une seconde fois le Cèsar de la meilleure actrice! Qu'importe l'essentiel est ailleurs avec cette vision singulière de la prostitution sans fougue inutile! Les scènes fortes et gênantes ne manquent pas! De sorte que le combat de cette femme courage devient un beau film, simple et touchant, remarquablement interprètèe par une comèdienne qui va corps et âme dans tout ce qu'elle entreprend! Avec une chanson de Vèronique Sanson (« Vancouver ») qui se taille une place de choix dans ce portrait de femme rèussi...
Après « Antoinette dans les Cévennes » où elle excellait, Laure Calamy confirme qu’elle est une grande actrice, capable de tout jouer, avec intensité et naturel. On découvre aussi Nissim Renard qui incarne parfaitement l’adolescent révolté et nihiliste, sans repaires car sans père. Le scénario implacable s’appuie sur une tension dramatique parfaitement dosée. Un grand film sur une mère qui tente tout pour que son fils n’ait pas un destin similaire au sien, celui d’une femme dans la précarité permanente, sans reconnaissance ni dignité.
Marie (Laure Calamy) se prostitue à Strasbourg. Son fils Adrien est en échec scolaire. Sa seule planche de salut serait de l'inscrire dans une école privée de cuisine. Mais la scolarité n'y est pas gratuite. Marie réussira-t-elle à rassembler la somme qu'on lui demande pour donner à son fils un avenir ?
Le plus vieux métier du monde inspire de longue date le cinéma, depuis Mizoguchi ("La Rue de la Honte"), Fellini ("Les Nuits de Cabiria"), Pasolini ("Mamma Roma") sans oublier Godard ("Vivre sa vie"), Bunuel ("Belle de jour") ou Almodovar ("Tout sur ma mère").
Plus près de nous, le cinéma français contemporain a décrit dans une veine naturaliste la réalité de la prostitution, sa violence, sa précarité. Je pense à l'extraordinaire "Party Girl" (2013) qui avait pour cadre le lumpenprolétariat d’un Grand Est sans soleil, à "Sauvage", un film quasi-documentaire sur les tapins masculins, à "Filles de joie" auquel j'avais reproché de présenter le bordel comme un lieu joyeux, épanouissant, où ses trois héroïnes pansaient les plaies qu’un quotidien brutal leur infligeait.
"Une femme du monde" s'inscrit dans cette veine et le fait avec une extraordinaire réussite. Le film est juste de bout en bout qui documente le quotidien d'une femme indépendante qui essaie de conserver sa dignité dans l'exercice d'un métier réprouvé. Le scénario, d'une grande simplicité, est la course d'obstacles que Marie doit franchir pour réunir la somme que l'école privée de son fils exige. Face à elle, toutes les portes se ferment les unes après les autres. Sans autre alternative, elle en est réduite à franchir la frontière et aller travailler dans un club allemand, avec des filles plus jeunes qu'elle et une mère maquerelle intraitable.
"Une femme du monde" repose sur les épaules de Laure Calamy. Elle est de chaque plan. Elle y est formidable. On a fait grand cas de son interprétation dans "Antoinette dans les Cévennes" qui lui a valu le César 2021 de la meilleure actrice mais qui m'avait inspiré quelques réserves, à rebours des critiques et des spectateurs unanimes. Ici, plus encore que dans les sentiers cévenols, son tonus et son bagout font mouche. On la voit tomber sept fois et se relever huit, jusqu'au plan final juste parfait.