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Bernard D.
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3,5
Publiée le 17 janvier 2022
« Une femme du monde » est le premier long métrage de Cécile Ducrocq tourné avec une équipe majoritairement féminine ! On est à Strasbourg où Marie (Laure Calamy), 35 ans, est prostituée à son compte et militante. Elle élève seule son fils de 17 ans, Adrien (Nissim Renard), qui renvoyé du lycée avec un piètre carnet scolaire ne peut prétendre accéder à une formation dans l’hôtellerie/cuisine. Sans repères, il « erre », se met à fumer et veut s’engager dans l’armée. Mais à Strasbourg il existe une école de cuisine privée très chic mais très chère avec des frais de scolarité de 9 000 €uros par an dont un droit d’entrée de 4 000 €uros mais Marie n’a que 1 000 €uros d’économie. Ses parents et la banque ne pouvant lui accorder un prêt, elle va donc « se mettre au turbin » dans une maison du sexe en Allemagne, tenue par Bruno et une mère maquerelle particulièrement sévère avec ses « pensionnaires ». Du fait d’une embrouille avec une collègue/concurrente, elle se fera rapidement viré par Bruno … sans avoir les 1 000 €uros qui lui manquaient encore pour pouvoir inscrire son fils … mais tout finira bien pour Adrien qui pourra assumer sa passion : la cuisine ! Un film où Laure Calamy est loin d’être la douce et naïve Antoinette de « Antoinette dans les Cévennes » de Caroline Vignal qui fut en 2020 avec la période du Covid, une grande bouffée d’oxygène. Elle est ici « criarde », prononçant le mot « p… » toutes les 3 minutes mais très décidée à ce que son fils puisse sortir de la misère bref une mère courage. Un film sans artifice cinématographique et sans aucun pathos, un peu curieux car flirtant parfois avec du voyeurisme mais … qui finalement se laisse agréablement regarder.
L'excès et la réalité vont de pair dans ce film qui d'ailleurs hésite entre le documentaire et l'improbable. Entre la fiction et le militantisme. On balance entre le quotidien et le rêve, entre le beau et le sordide. Malgré le talent des comédiens qui sont tous les deux excellents, le ton reste froid, voire brutal. Peut-être le conflit entre l'ado et sa mère est-il trop réaliste pour nous émouvoir? Peut-être est-ce voulu?
Le genre de film que je voudrai aimer à tout prix . Parceque le sujet est digne d'intérêt et qu'il est traité ici avec pudeur et sans voyeurisme inutile. Parceque Laure Calamy donne au personnage de Marie toute sa sensibilité et son honnêteté. le film est construit très classiquement. Au début, on découvre l'histoire d'une mère seule qui se bat pour son fils adolescent à la dérive. Puis on les accompagne un bout de chemin le temps que la relation se renoue , le temps de croiser quelques personnages attachants. Par moment le pathos dépasse la sincérité. Les deux coexistent dans ce récit qui se veut assez réaliste et c'est certainement difficile de tenir l'équilibre... A trop vouloir appuyer sur l'ambivalence de Marie: et forte et fragile, on se lasse. Cette dualité pouvait être perceptible avec plus de finesse. Alors j'ai aimé ce film malgré ses failles, j'aurai voulu l'aimer beaucoup plus.
Ayant, pour une fois, découvert ce film directement sur les affiches du cinéma, je suis allé le voir sans trop savoir à quoi m'attendre (bon, j'avais tout de même lu le synopsis avant de prendre ma place, et Laure Calamy est une actrice que j'apprécie, je n'étais pas non plus en plein inconnu). Et "Une femme du monde" m'a vraiment enthousiasmé.
Dans son long-métrage, Cécile Ducrocq réussit à présenter la prostitution sans tomber dans les clichés habituels : Pas de vulgarité gratuite, mais pas non plus de pudibonderie, juste une femme qui fait ce métier "librement", sans souteneur et sans contrainte. Le film va tout de même aussi aborder d'autres formes d'organisation du travail du sexe nettement moins reluisantes, jusqu'au trafic d'êtres humains. Mais on y voit aussi une critique des lois actuels de pénalisation, qui renforcent la précarité de ces femmes (et hommes) et les mettent dans des positions toujours plus difficiles pour s'en sortir financièrement.
En parallèle de ce sujet de société très souvent tabou, on a l'histoire d'une mère d'un adolescent un peu perdu dans ses études et dans sa vie, une mère qui tente de l'aider comme elle le peut du bas de l'échelle sociale, avec de nombreuses portes qui se ferment devant elle à cause de son métier.
Avec la prestation remarquable de Laure Calamy et son scénario bien écrit (malgré quelques petites lacunes, pas spécialement gênantes), Une femme du monde parvient à embarquer le spectateur dans un environnement tabou, trop souvent maltraité par les films (et par la société en général, d'ailleurs...) et, s'il n'est pas mon meilleur film 2021, il reste pour moi une très belle découverte.
Un film de mauvais goût avec une fin plus ou moins incrédule... Certes , on peut tout de même admirer l'incroyable talent de Laure Calamy qui joue un rôle de prostituées d'une main de maître .
Par ailleurs , le film reste plat et est régulièrement redondant et ennuyeux . Il ne vaut pas l affiche du grand écran mais pourra se regarder sans plus dans la petite lucarne .
Il y a peu de joies dans la prostitution, et il vaudrait mieux gagner sa vie autrement pour élever son fils. Voilà. Calamy est bien, peut-être pas aussi bien que sur son âne.. Il manque un grain de folie qui aurait tiré le film du bourbier des conventions. De l’audace en somme..
ni misérabiliste , ni vulgaire , ce film au sujet délicat sur la prostitution choisie , laisse une place de choix à son actrice principale . Belle , pulpeuse et émouvante elle se bat pour ses choix et l'avenir de son unique fils . On ne peut que la soutenir moralement tout au long du film tant son jeu est juste ! On sort de la séance avec plein d'estime et d'amour sans jugement bravo !
Bien sûr le charme de Laure, comme ressassé par tous les spectateurs. Et bien sûr un actrice qui passe de la comédie au drame est toujours encensée (comme si faire pleurer était plus aisé que faire rire). Bref... Une vision peu réaliste de la prostitution (un seul ex. : Marie passe allègrement de l'escort au trottoir) voire irénique. Les relations entre la mère et le fils sont plus intéressants, mais on est bien loin des chefs d'ouvre du réalisme.
magnifique , éblouissant , émouvant , magnifique pour rôle pour Laure calamy et le jeune Adrien et l'avocat , très beau combat de cette maman , et qu'elle bonheur de voir sur le fils de son fils l'épanouissement dans cette école , bravo pour ce film
le réalisateur aurait dû appeler ce film PLAN SÉQUENCE SUR LAURE CALAMI !!! on ne voit qu'elle. elle se déchaîne pendant tout le film pour pas grand chose. tous les autres acteurs passent inaperçus et c'est bien dommage. le scénario est faible. aucun sentiment ne passe dans ce nanar !
Même si Laure Calamy est excellente, l'idée du film n'est ni une grande nouveauté, ni très original. Malheureusement les rôles secondaires ne sont pas développés et on reste sur une performance de l'unique actrice principale dont on connaît l'univers, déjà...
Une prostituée indépendante et aux revenus en berne depuis la pénalisation des clients doit faire le choix de travailler dans un club allemand pour assurer les frais de scolarité de son fils. Ce film réalisée par une femme porte un regard bienveillant sur celles qui font le plus vieux métier du monde, par obligation ou par choix, même si quelques fois il n'y avait pas vraiment d'autres alternatives. La relation mère-fils est aussi intéressante mais le film ne reste pas vraiment en mémoire.
Film social qui mise sur le réalisme ou mélodrame ? Le film est à mi chemin des deux, et l’on sent qu il lorgne vers les frères Dardenne ou le bouleversant Mamma Roma de Pasolini, mais manque pour cela d’un scénario moins prévisible. Néanmoins on est résolument du côté de cette femme du monde, prostituee assumée qui se bat pour offrir à son fils un avenir radieux, une réussite sociale par procuration. C’est un véritable chemin de croix pour le personnage et pour le spectateur , pour se terminer dans un semi happy end hélas un peu faible. Mais Laure Calamy finit de balayer toutes les réserves par son jeu si sincère, si humain. Présente dans chaque plan, elle réussit le tour de force de passer par tous les stades de l’émotion sans jamais verser dans le numéro d’actrice. C’est pour elle, ainsi que pour l’ensemble de tous les formidables seconds rôles, qu’il faut soutenir ce film.
Bon film sur la réalité d'une femme qui souhaite voir réussir son fils dans la restauration. Elle se prostitue d'abord pour payer ses factures puis pour payer les frais d'inscription de son fils.