Derniers Avis : Les Lignes courbes de Dieu - Page 3
Les Lignes courbes de Dieu
Note moyenne
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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 avril 2023
Bonjour à us et toutes. Ce film est tout simplement magistral dans l'interprétation, le déroulé, les moyens, le réalisme, l'haletant de l'intrigue, l'illustration de ce captivant thriller psychologique, incroyable ! Il vous rappellera possiblement une autre pépite du genre queues années auparavant avec Mr Di Caprio.
Intéressant, intéressant, un remix de shutter Island, en mode shutter closed psychatric hospital with open garden. Même semblant d’intrigue, un détective qui vient résoudre un meurtre. Sauf qu’ici la détective se fait dès le début passer pour folle. Elle a le charme féminin qu’à Leonardo au masculin. Les retournements de situation son nombreux, la fin nous laisse coi, et on se dit « quoi ? ». Puis le générique apparait sans réponse sur la vérité, même si une hypothèse semble plus réaliste que l’autre. On pourra analyser les points communs des spectateurs qui se mettent du côté des médecins ou du côté de la patiente. Et les raisons qui poussent à choisir tel ou tel camp. Malgré un début un peu long et bizarre, des personnages qui ne mettent pas forcément à l’aise, et des moments un peu chocs, l’intrigue psychologique est intéressante et tout le monde prend à cœur son rôle dans cette mascarade.
A vouloir faire l'ange, Oriol Paulo fait la bête. Problème de crédibilité dû aux figurants exagérément torturés dans les salles et les couloirs, au décor grandiloquent de cet hôpital psychiatrique et surtout aux incohérences dérangeantes.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un thriller qui m'a captivé du début à la fin. Une très belle réussite, un bon jeu d'acteur. Un cocktail réuni pour nous donner 2h30 de questions.
J'ai adoré le scénario! Un film psychologie qui vous force à réfléchir et être concentré tout au long du film! Et cette actrice... magnifique performance!
Ce n'est pas le film que je retiendrais de la carrière d'Oriol Paulo mais c'est pas mal. Finalement les 2h35 passent vite car le scénario est monté en épingles. Un peu tordu quand même et je ne suis pas sûr d'avoir saisie toute les subtilités. L'actrice principale est une comédienne remarquable.
Passons sur la prétention du titre… Puis éliminons ensuite les critiques genre "ça ne se passe pas comme ça dans les HP" ou "c'est quoi tous ces passe-droits ?" On est au cinéma, c'est de la fiction et pas un reportage, le réal a parfaitement le droit de faire la description qu'il veut de ce genre d'endroit. A l'autre bout de la critique on va vous expliquer que le film n'a aucune longueur ! Faut peut-être raison garder, fallait-il 150 minutes pour nous raconter ça ? D'autant que certaines scènes sont interminables. Et puis la fluidité narrative n'est pas vraiment au rendez-vous, on passe du coq à l'âne pour se rendre compte une heure plus tard que certaines scènes sont en fait des flashforwards. De ce film je retiendrais essentiellement le rôle de l'actrice principale, Barbara Lennie, une très belle femme qui s'en sort avec brio. Sinon, bof.
Je vous conseille de regarder la première moitié du film et d'imaginer la suite, elle sera forcément meilleure que celle réalisée. Beaucoup de pistes et d'intrigues ouvertes, toutes celles laissées en suspens viendront alourdir le poids de la deception resenti à la fin du film. Bref, ne perdez pas votre temps.
Après nous avoir offert le magistral thriller à tiroirs « L’Accusé » et surtout l’incroyable mini-série à rebondissements et à l’intrigue tentaculaire « Innocent », Oriol Paulo revient sur Netflix avec un nouveau suspense plein de surprises comme il sait si bien nous les concocter (sans compter d’autres œuvres espagnoles inédites de son cru à la toute aussi bonne réputation dans le genre mais qui n’ont pas eu les honneurs d’une sortie en salles ou sur une plateforme à laquelle le public francophone a accès). Adapté d’un roman tout aussi machiavélique dans son scénario, « Les lignes courbes de Dieu » est un thriller à twists qui a le mérite de nous captiver plus de deux heures et demie durant à la manière d’un « Prisoners » ou d’un « Shutter Island ». Et c’est là l’un des problèmes du film : on pense fortement au film de Scorsese a bien des égards et de manière un peu trop prononcée. Il serait même de rigueur de l’oublier pour pleinement profiter de cette enquête passionnante et pleine de retournements de situation. D’ailleurs parfois un peu trop : si on aime être décontenancé et bousculé, le scénario abuse peut-être un peu trop de revirements narratifs et ce, jusque-là toute fin. D’autant plus qu’on ne peut nier qu’il y a tout de même bon nombre de facilités et d’incohérences défiant parfois la logique et la raison. Mais si on est tolérant et qu’on veut se prendre au jeu sans tiquer c’est tout à fait possible, tant le long-métrage et son déroulement son clairement machiavéliques et imprévisibles.
Et c’est en cela que « Les lignes courbes de Dieu » est un film policier implacable. On est constamment dans une zone grise à savoir si le personnage principal est fou ou pas. On est durant toute la durée du film à se demander si elle ment, si elle arrange la vérité ou si elle est de bonne foi. Sauf que le mélange des deux est aussi possible et ouvre un champ de possibilités étourdissant. Et même dans certaines sous-intrigues il y a un des twists à l’intérieur du twist. A ce niveau Paulo est doué et malin dans la façon dont il nous les présente; mais là, il se surpasse avec son film en forme de permanentes poupées gigognes. Il y a même des airs de De Palma dans la manière avec laquelle le cinéaste espagnol se permet des séquences inattendues frôlant le fantastique où on rentre dans la psyché du personnage central. De plus la mise en scène est comme souvent chez le cinéaste de toute beauté et le décor de cet asile dans les années 70 est parfaitement rendu. Beaucoup de personnages, de clés et d’indices, de secrets également ainsi que plusieurs temporalités qui sont au rendez-vous mais la narration reste malgré tout fluide et probante. Au final, « Les lignes courbes de Dieu » loupe le statut de chef-d’œuvre du film noir psychologique à cause d’un abus de rebondissements et de sa parenté trop proche avec « Shutter Island » mais n’en demeure pas moins un sacré thriller cousu de main de maître par un spécialiste du genre.
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Jusqu'à la dernière minute les possibilités se succèdent. Tourné très habilement, à chaque fois que l'on a une certitude, celle ci est balayée 10 minutes après. L'actrice est véritablement incroyable et elle nous tient en haleine Jusqu'à la fin. Tantôt nous sommes certains qu'elle est victime d'une escroquerie, Tantôt nous la pensons meurtrière, Tantôt totalement paranoïaque, et finalement de nouveau détective, telle qu'elle se présente au début. Et finalement... il faut allez jusqu'à la dernière seconde du film pour le savoir.
Oriol Paulo dispose de moyens importants pour son film d’hôpital psychiatrique. Avec un beau travail sur les décors, costumes et, très important, le décor impressionnant de l'hôpital psychiatrique où se déroule une bonne partie du film. Le film est somptueux. Un film où l'intrigue est de savoir si Barbara Lennie, patient de l'hôpital psychiatrique, est bien à sa place, ou pas, c'est à dire est-elle atteinte d'une maladie mentale ou pas. Selon les points de vue, selon le montage du film, selon les retours en arrière ou les retours en avant, la réponse diffère. Et c'est tout le propos d'Oriol Paulo de réussir un film qui tient en haleine le spectateur jusqu'au bout, jusqu'au dernier plan. Les multiples sous-intrigues que convient le scénario demandent un travail important au spectateur pour recoller les morceaux et faire les liens, et ceci en permanence. Ce qui fait que le film ne parait pas long malgré ses 2h30 de durée. Le film est aussi plastiquement une réussite: au niveau de la photographie, des décors et des costumes. Avec une mention spéciale à Barbara Lennie, qui est de tous les plans du film, avec un gros travail pour porter toutes les composantes de son personnage.
Oriol Paulo nous propose toujours des scénarios retors souvent très efficaces, et celui de ce dernier film propose des rebondissements et retournements de situations qui seraient forts satisfaisants si l'ensemble n'était pas plombé par de gros défauts. Comment ne pas être agacé par quelques incohérences d'écritures bien pratiques (spoiler: pourquoi quelqu'un qui souffre d'urticaire au contact de l'eau est dans un hôpital psychiatrique ?, pourquoi tant de résistance à passer de simples coups de téléphone aux différents protagonistes de l'histoire ?, pourquoi un nain prédateur sexuel n'est-il pas isolé des femmes ?, pourquoi quand quelqu'un meurt on n'appelle pas la police ? et encore d'autres pourquoi ), par cette représentation clownesque de la psychiatrie de la fin des années soixante dix qui s'achève par spoiler: une sorte de jugement en grande pompe pour décider si la patiente est malade ou pas . A trop vouloir tirer sur la corde du suspense et du twist en forçant le trait jusqu'à la limite du supportable, ce qui est une construction globalement très habile devient quelque chose d'assez indigeste. "Les lignes courbes de dieu" est clairement le moins bon film/série d'Oriol Paulo.