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Louise09
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5,0
Publiée le 24 janvier 2024
Le film que j'ai préféré en 2022. C'est la première fois depuis des années que j'achète un dvd pour pouvoir visionner ce chef d'œuvre à l'infini. Les acteurs sont plus qu'excellents.
"Les Amandiers" en compétition cette année au festival de Cannes est un drame à la française convenable. En effet l'actrice Valeria Bruni Tedeschi que j'aime beaucoup a réalisé ce film pour évoquer sa jeunesse au théâtre des Amandiers de Nanterre dans les années 1980, l'histoire met du temps à décoller vraiment, en effet des péripéties quelconques de la vie d'une jeune troupe de théâtre s'enchaine à l'écran, la seconde partie est nettement plus intéressante s'intéressant à la psychologie des personnages principaux, aux fléaux du sida et de la drogue dans les années 1980, l'homosexualité et la passion amoureuse destructrice entre Stella et Etienne brillamment interprétées par Nadia Tereszkiewicz et Sofianne Bennacer.
Malgré la polémique actuelle, concernant le film, je l'ai beaucoup aimé. Un réel voyage visuel et sonore dans les années 80. On suit ces comédiens en herbe qui nous transmettent leur envie, leur fougue, leurs peurs etc VTB arrive à nous partager ses années qui semblent avoir été importantes dans sa vie. Très beau film pour ma part.
Un joli film, inspiré du vécu de la réalisatrice (Valéria Bruni Tedeschi) qui nous fait découvrir de jeunes acteurs très talentueux : Nadia Tereszkiewicz , Sofiane Bennacer et Clara Bretheau en particulier. On devrait revoir certains d’entre eux dans la catégorie Meilleur Espoir des prochains Césars..
On est pris dans cette folie douce emmenée par cette bande de jeunes, menée par Louis Garrel/Patrice Chéreau. Une belle dynamique de groupe qui ne laisse pas de côtés les problèmes personnels des personnages, le tout emballé dans des plans très jolis et soutenu par une musique parfaite. Malheureusement le film pêche par une narration assez lisse et qui s’étale trop.
Un voyage dans les années 80 qui fonctionne mais qui souffre donc d’une certaine longueur (il dure probablement une vingtaine de minutes de trop).
Une toute nouvelle chaîne YouTube dédiée au cinéma est disponible ici : www.youtube.com/@flim. Venez écouter les plus belles histoires et anecdotes du 7e art !
Les années 80, l amour , la drogue, le sida , la jeunesse et le theatre de Tchekhov, Patrice Chereau .... on rit, on a les larmes aux yeux , jamais de pathos ne vient entraver ce film magnifique.... Les deux acteurs principaux sont bouleversants; allez y , courez y ....
Un film sur les liens au sein d'une école de théâtre, le projet aurait pu être intéressant malgré sa dimension élitiste. Ce film regorge d'intentions qui ne sont pas développées. Les acteurs sont bons, rien à redire dessus, mais leurs personnages malgré les relations interpersonnelles manquent de profondeur, devenant quelque peu caricaturaux: l'héroïne "sage" et bienveillante, la copine délurée, l'artiste maudit englué dans sa dépendance (personnage dont le mal-être relève davantage d'une façade tant il parle, là où les artistes maudits réels sont moins prolyxes). Le tout sur fond de transgression (le coït dans un confessionnal était-il pour autant nécessaire?), de drogue omniprésente, d'ambivalence sexuelle, de sida... A titre personnel, je n'ai pu m'attacher à aucun de ces arrogants personnages, ce que je regrette. Enfin, un gros travail a été fait sur la contextualisation des années 80, mais recourir à la qualité vidéo de l'époque, avec un grain grossier tout du long, était plutôt gênant et donc dispensable.
En société, le fou est celui qui extériorise tous ses ressentis en public. Seul le comédien trouve une légitimité à pratiquer cet exercice sur scène. Le bon acteur effleure du bout du doigt la folie du personnage qu'il incarne et l'associe à la sienne. Une réussite magistrale dans ce film qui nous donne la fièvre.
C'est un beau film. Mais le plus surprenant dans cette histoire, du moins au début, c'est que la cinéaste filme des personnages qui se croient "fous", mais qui se révèlent en fait soumis, dans la mesure où à aucun moment ils ne contestent, ou tout au moins questionnent l enseignement qui leur est proposé (sous la direction de Patrice Chereau, perçu comme le "maître absolu", et sous l influence de l actors studio, considéré comme le Graal). Bref, on peut considérer "les amandiers " comme un film délicieusement nostalgique ("inutilement ", diront peut-être certains), et au final une thèse, plus ou moins volontaire, sur la quasi incapacité d une génération (déjà, à l époque), à penser par elle-même.
Le film est très bien interprété, mais malheureusement il n'y a pas de scénario. Ce n'est qu'une succession de scènes assez décousues durant l'année de formation aux Amandiers. Louis Garrel est comme d'habitude remarquable, comme la totalité des jeunes comédiens. Mais l'émotion (surtout lors du final) reste factice, et le problème du Sida anecdotique. Ce film parlera surtout aux initiés, ceux qui ont fait une école de théâtre dans les années 80.
Que Valeria Bruni-Tedeschi ait abandonné l’entre-soi qui effleurait constamment son cinéma pour un portrait de groupe et de jeunesse, est l’une des très bonnes nouvelles de ce film incarné et bouleversant. En relatant la formation de jeunes comédiens au Théâtre des Amandiers de Nanterre à la fin des années 80, Bruni-Tedeschi ne cherche pas tant à parler d’elle, de son parcours, qu’à évoquer l’amour du jeu et du groupe, mais aussi montrer la tragédie d’une jeunesse trop près du soleil.
D’emblée, la cinéaste nous plonge dans le bain - chimique, émotionnel - en filmant les auditions d’entrée qui noueront le destin de celles et ceux qui intégreront l’épicentre du théâtre européen sous la direction de Patrice Chéreau et Pierre Romans. L’intensité a quelque chose de la vampirisation - des autres et de soi-même - et le jeu et la réalité ne font qu’un. « Les Amandiers » est un film sur le plaisir fou et pulsionnel des mots, des corps et de l’incarnation - jusqu’au point de non-retour. Filmé avec un paroxysme permanent, jouant sur les frontières de la folie psychique et de l’hystérie, le film dissèque les egos en jeux et la foudre d’une époque qui s’abat sur ces jeunes sacrifiés. Vivre chaque seconde comme la dernière, être aimés, dévorés, jouer avec l’essence et le feu… et surtout, montrer avec une distance paradoxale l’élan absolu de cette époque électrique et tragique.
La croyance en l’émotion permet au film de creuser la multitude d’affects que chacune et chacun porte, des plus profondes aux plus subtiles, et de les jeter comme un coup de pinceau colérique sur l’écran ; admirable direction d’une troupe d’acteurs abrasifs (Nadia Tereszkiewicz et Sofiane Bennacer, révélations géniales), image près des peaux, des textures, des éclats d’ombre et de lumière, goût musical. Cinéma qui capte avec vie les tumultes effroyables du théâtre, en une succession de foudroyants éclairs ; et qui se fiche bien des pièges putassiers de la reconstitution et de l’autobiographie.
Mais ce que le film montre surtout, parfois avec une fascination qui le tient un peu trop proche de la célébration, c’est l’enfer, l’angoisse, la mort à l’œuvre. Sans en faire des facteurs sociologiques, « Les Amandiers » aborde avec une insolence tragi-comique les éléments d’une réalité noire en son temps : l’absence de limites morales entre Romans et Chéreau et leurs élèves, la drogue, le sida, le suicide, le chantage affectif… c’est l’essence du jeu puisé dans sa tragédie et son déséquilibre psychique que Bruni-Tedeschi montre, prise entre la révérence et le regret du mythe de l’artiste maudit. Tout le monde cherche son inachevé et sa mort dans le grand ballet mécanique.
Mais ce que le film donne à voir convoque une gamme d’émotions devenue rare au cinéma, le film se tenant avec art au bord du gouffre, balancé entre la pulsion de vie et l’infinie tristesse des réveils endeuillés. Œuvre sur le trop-plein d’émotions, sur la fouille archéologique de soi-même, sur le débordement et le dépouillement, « Les Amandiers » puise dans l’estomac et met ses tripes sur la table. On en ressort retournés, épuisés, secoués, vraiment sidérés par la puissance de jeux de chaque actrice, de chaque acteur, dès la première minute. Et l’on se dit que l’on tient là un film qui tremble, romantique en diable.
Un film plutôt glauque sur une réalité plutôt glauque. Est-ce que cela fait un film réussi ? On nous montre de jeunes apprentis comédiens hystérisés par des adultes déplaisants, ce qui nous ferait presque perdre l'envie d'aller au théâtre. Chacun joue bien (dans le film), heureusement. Mais une fois de plus, deux heures c'est trop long !
22.11 Qu'est ce que c'est passionnant le monde du théâtre ! J'ai à la fois beaucoup aimé mais je trouve beaucoup de longueurs, une SPOILER [histoire de drogue] qui selon moi n'était pas nécessaire...J'aurai aimé qu'on voit l'entièreté de la puissance de tous les personnages plutôt sur seulement Stella et Etienne ! Petit coup de coeur pour le début des auditions, les scènes de jeu, elles m'ont donné envie de me lancer EH OUI, coup de folie. La mise dans le contexte des années 80 parfaite et le voyage à NY permet de quitter un peu le théâtre des amandiers: terrain de jeu du film.
23.11 Update: je regarde le documentaire des Amandiers aux Amandiers, C'est vrai c'est du vrai et ça me fait vivre d'autant plus !
Les amandiers c’est un torrent de talent pur, de jeunes acteurs qui transparaissent leurs propres motivations et qui nous embarquent. Dans ce déluge émotif, le rire, les larmes, la passion et le dégoût nous frappent, nous interrogent et nous captive !
J'ai été un peu déçue tant on m'avait vendu le film comme un incontournable à l'affiche. Personnellement j'ai eu du mal à accrocher aux personnages un peu trop tirés par les cheveux à mon gout. Le film est assez beau visuellement et le scenario vous embarque mais je ne suis pas sortie de la salle remplie d'émotions ou réellement enrichie.