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Joklab
11 critiques
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5,0
Publiée le 16 novembre 2022
Nous voilà replongés dans les années 80. Tout y est. Nostalgie. Insouciance de la jeunesse, premiers amours, etc.. et l'ambiance toute particulière de l'école de théâtre. Bravo pour un film attachant. Valeria Bruni Tedeschi réalise là ce qu'on peut appeler une œuvre avec des acteurs jeunes et remarquables. Merci
Drole, intime, émouvant, dramatique mais sans excès , très juste mais terriblement romanesque, un hommage exalté à la vie, au theatre, à la jeunesse qui s'envole. Ceux qui ont eu 20 ans dans les années 90 se retrouveront. les acteurs sont magnifiques, en particulier l'actrice principale, Nadia Tereszkiewicz. j'ai vu ce film hier, et déjà, j'aimerais le revoir!
Pas du tout accroché de bons moments notamment les répétitions mais j'ai peu aimé les personnages notamment le rôle masculin je me suis pas du tout pris dedans. Dommage le thème me plaisait bien.
VBT a gagné une évidente assurance dans la mise en scène, cela donne quelques scènes vraiment réussies. Néanmoins le film, très linéaire, met un temps fou à démarrer et d'ailleurs on se demande quel est le sujet du film. Comment devient on acteur de théâtre ne semble pas être ce qui intéresse VBT... On tourne autour de cette bande narcissique, et au bout d'un moment on est lassé de ces hystériques et/ou défoncés. La fin réserve enfin un peu d'émotion et donne restrospectivement de l'épaisseur à tout ça. Ça reste un film assez moyen, avec pas mal de passages ennuyeux.
Film très pénible à regarder : j'ai souvent passé la lecture en x2, ce qui est très mauvais signe : du pathos du début à la fin, de l'héroïne, du SIDA, de la coke, de l'hystérie, du harcèlement sexuel, et surtout Sofiane Bennacer qui est tout simplement insupportable. Garrel comme d'habitude excellent.
Je suis allée voir les Amandiers avant qu’il ne soit censuré. Je n’ai pas été déçue. Très franchement c’est le meilleur film que j’ai vu depuis très longtemps. On suit le destin de ces jeunes apprentis acteurs au sein du théâtre école des Amandiers dans les années 80. La sélection drastique pour y être admis. Les histoires d’amours au temps du sida et de la drogue. On est loin de la star ac et du loft. Ça va vite, c’est drôle, tragique, vibrant, culotté et super bien interprété. La bande son est géniale, les comédiens sont excellents, les dialogues percutants, les situations criantes de vérité. Les cinéphiles s’amuseront à reconnaître qui se cache derrière les personnages de la troupe (j’ai reconnu Agnès Jaoui, Eva Ionesco et Vincent Perez). Valéria Bruni Tedeschi livre ses souvenirs de jeunesse dans ce théâtre école dirigé par Pierre Romans et Patrice Chereau, à une époque où les baisers volés, la drogue et l’abus de pouvoir étaient permis. Un grand vent de liberté et de nostalgie souffle sur ce film qui est déjà culte. Courrez y !
Je n'ai pas aimé ce film. On y parle absolument pas de théâtre. On a l'impression que ce passage aux Amandiers se résume à quelques coucheries, des addictions et quelques profs déjantés
Chronique vibrante et passionnée qui nous plonge dans les années 80 au cœur d’une école de théâtre bouillonnante, où de jeunes comédiens s’émancipent entre rivalités artistiques et amoureuses, interprétés par un casting rayonnant, notamment Nadia Tereszkiewicz qui crève l’écran. 3,75
Un film qui nous laisse un sentiment très mitigé, à la fois du plaisir de voir cette troupe de jeunes acteurs souvent talentueux, s’approprier et revivre l’expérience de Patrice Chéreau et du théâtre des Amandiers des années 80 : beaucoup de générosité, de force , de fougue et de passion, poussé à l’extrême par Valeria Bruni- Tedeschi qui se révèle être une grande directrice d’acteur/rice. Et puis souvent on a un sentiment de lassitude, d’ennui et l’impression de tourner en rond, de se regarder le nombril, (ou plutôt celui de Valéria ) de sur-jouer, le jeu extrême tuant le jeu. Le processus de sélection initial en est un parfait exemple, ultra caricaturé. Un autre exemple typique étant celui du César du meilleur espoir , Nadia Tereszkiewicz qui par moment est bien dans le ton , et d ’autres surjoue complètent, trop fort , ou trop mou , c’est faux , c’est « théâtralisé ». Au final je dois concéder que je ne suis pas entièrement conquis par son jeu et toutes ses mimiques et grimaces incessantes. Le passage à New York est probablement le meilleur avec cette jeune troupe qui visite le « fameux » Actor’s Studio, et y pratique quelques cours. La photographie d’une époque. Un autre témoignage fort étant bien sûr, l’arrivée du SIDA , et l’apogée des drogues dures et surtout l’héroïne qui tuera le conjoint de Valéria, deux fléaux qui toucheront cette même génération. Difficile de faire un projet aussi personnel, touchant à l’intime, tout en gardant une distance, très ambitieux et complexe. Une demi-réussite.
Donnant l’impression que les auteurs se regardent le nombril, l’autofiction est déjà difficilement supportable en littérature, c’est encore pire au cinéma. D’autant plus que Valéria Bruni-Tedeschi ne parvient jamais à inclure le spectateur dans cette bande de jeunes comédiens
Malgré un jeu parfois maniéré et certains persos/segments auxquels on a du mal à accrocher, le film nous offre une plongée singulière et sans filtre dans le quotidien de cette célèbre école dirigée par Patrice Chéreau au cours des années 80, à une époque où le sida commence à faire parler de lui.
L'histoire d'une troupe et des personnalités qui la composent. Le portrait d'une jeunesse à fleur de peau, jetant ses joies et ses peurs sur la scène, et se dévoilant l'un.e après l'autre.
Une œuvre où la réalité des émotions et la mise en scène s'entremêlent sans cesse. Parce que le théâtre, c'est avant tout la vie. Et en tant que comédien, on va dire que le sujet ne me laisse pas indifférent.
De jeunes acteurs fougueux évoquent pour Valeria Bruni-Tedeschi son passage au célèbre théâtre des Amandiers, école réputée pour faire éclore de jeunes talents sous l’égide de Patrice Chéreau et Pierre Romans au mitan des années 90. Pour ma part, je n’ai pas été emporté par la construction du film et certains personnages excessivement caricaturaux. Sans doute la réalisatrice a t’elle cette perception de ces deux années passées là-bas, et donc ce film est à mon sens trop personnel pour capter l’attention du public, fut il amoureux des mots et du théâtre.
Le portrait d'une jeunesse majoritairement bourgeoise, bohème, inconséquente à laquelle il est difficile de s'attacher dans ce microcosme parisien malgré une juste retranscription de leurs émotions. Entre fantasme, artifices et réalité avec un jeu de superposition entre les séquences de répétition et la vie hors scène s'incarne le quotidien de la troupe de comédie menée par Patrice Chéreau dont l'implication, l'exigence et l'intransigeance sont portraites avec force et densité par Louis Garrel - qui définit magnifiquement l'émotion du théâtre ou du cinéma! Illustrant toutes les façons de se mettre à nu (^^) l'intrigue dessine tant les limites que les richesses de la dramaturgie à travers notamment l'incandescence d'un junkie qui fut l'amant de la réalisatrice. Hommage ambigu à cette époque d'insouciance et de désillusions à l'atmosphère fidèlement retranscrite, le récit nous laisse avec malice juges et spectateurs. De la puissance de la fiction et de son lien intrinsèque avec le réel...
Ce n'est pas la première fois que Valeria Bruni Tedeschi se sert de sa propre vie pour réaliser ses films mais avec "Les amandiers", le fait d'évoquer ses premières années d'actrice semble avoir boosté son style et "Les amandiers " apparait très vite comme son film majeur. Très vite, le film impose un ton nerveux et énergique, la caméra scrute les acteurs en gros plan avec une précision remarquable. Sur le fond, la réalisatrice évoque sa vie professionnelle et privée avec une lucidité et une justesse de ton. Mais, elle sait aussi rendre vivants les personnages secondaires qui entourent le personnage principal. Enfin ,le casting est remarquable, dominé par une jeune actrice impeccable dans le rôle principal.