Coécrite et mise en scène par Valeria Bruni Tedeschi, cette Comédie extrêmement dramatique, séduit par la grâce de sa bande musicale et la qualité de tous ses interprètes. Nadia Tereszkiewicz, extraordinaire, déborde de sensibilité dans le rôle central de Stella avec également un coup de cœur pour la grande prestation de Sofiane Bennacer, monstrueux dans la peau d'Etienne. La liste des qualités de ce film s'arrêtera ici, car j'ai été très déçu par son synopsis qui ne raconte pas grand-chose, avec de multiples scènes de répétitions aussi laborieuses qu'incongrues. Un film globalement décevant par la noirceur de son scénario. Il nous dresse le portrait d'une bande de jeunes interprètes dépressifs en folie, victimes de passions tragiques et irresponsables ou de crises de démesures.
Donnant l’impression que les auteurs se regardent le nombril, l’autofiction est déjà difficilement supportable en littérature, c’est encore pire au cinéma. D’autant plus que Valéria Bruni-Tedeschi ne parvient jamais à inclure le spectateur dans cette bande de jeunes comédiens
ce n'est pas un documentaire sur une troupe de theatre, c'est un vrai film sur l'amour eu theatre, du jeu, dans les années ou le Sida fait rage, / les acteurs sont SUBLIMES, c'est un film réjouissant sur la pulsion de vie
Film fort et poignant. A la fois vivant et insolant, ce film est une immersion dans une jeune troupe de théâtre nouvellement créée. La musique comme les jeux d'acteurs sont très bons
Pour son cinquième long-métrage en tant que réalisatrice, Valeria Bruni Tedeschi réussit pleinement son coup. Inspirée de ses propres souvenirs, l’histoire prend place au sein de l’école de théâtre des Amandiers de Nanterre. On est au milieu des années 1980 et les étudiants préparent une pièce de Tchekhov sous la direction de Patrice Chéreau (Louis Garrel). Les thèmes de la passion, du travail de comédien et du désespoir sont traités avec densité grâce à une mise en scène virevoltante. Le caractère tragique du film est renforcé par la description froide et réaliste des méfaits du SIDA et de la drogue vécus par cette génération insouciante. Tous les acteurs mettent vraiment leurs tripes sur la table avec une mention spéciale pour Sofiane Bennacer et Nadia Tereszkiewicz (César du meilleur espoir féminin en 2023). Bref, une œuvre qui malgré son caractère intimiste, parvient totalement à décrire les émois de n’importe quelle jeunesse.
Le portrait d'une jeunesse majoritairement bourgeoise, bohème, inconséquente à laquelle il est difficile de s'attacher dans ce microcosme parisien malgré une juste retranscription de leurs émotions. Entre fantasme, artifices et réalité avec un jeu de superposition entre les séquences de répétition et la vie hors scène s'incarne le quotidien de la troupe de comédie menée par Patrice Chéreau dont l'implication, l'exigence et l'intransigeance sont portraites avec force et densité par Louis Garrel - qui définit magnifiquement l'émotion du théâtre ou du cinéma! Illustrant toutes les façons de se mettre à nu (^^) l'intrigue dessine tant les limites que les richesses de la dramaturgie à travers notamment l'incandescence d'un junkie qui fut l'amant de la réalisatrice. Hommage ambigu à cette époque d'insouciance et de désillusions à l'atmosphère fidèlement retranscrite, le récit nous laisse avec malice juges et spectateurs. De la puissance de la fiction et de son lien intrinsèque avec le réel...
Pathétique !Ces acteurs ne sont décidément pas très intéressants.Des nombrilismes!Quel ennui!Pas beaucoup d'amour du théâtre mais beaucoup d'amour pour soi.
Il y a une grâce indéniable qui se dégage durant tout le film, une vraie capacité d'équilibre également : le film s'assume passéiste en s'inscrivant dans une époque (grain de pellicule, tenues, problématiques sociales etc.) et pourtant il parvient à être résolument actuel, à capter une certaine incandescence de ce qu'est la jeunesse. On sent la dynamique autobiographique en permanence, avec l'envie parfois de vérifier à qui correspond tel ou tel acteur et pourtant on a le sentiment d'un scénario inventé, d'une narration solide. Il y a parfois des scènes ou des personnages qui semblent plus anecdotiques, pas forcément utiles ou bien traités ( Suzanne Lindon, à quoi sert-elle? elle est fausse en permanence et m'a fait sortir de l'histoire ) La bande son est fantastique et prenante, la justesse de certains gros plans, de certains décors n'est pas à minimiser non plus. (Je ne sais pas dans quelle mesure la polémique qui a entouré le film lui a nui mais j'étais parfois parasité en regardant l'acteur qui joue Etienne en y voyant un "regard d'agresseur sexuel" et en sortant donc de son jeu, son intensité était pourtant souvent juste mais cela m'a peut être retenu de pouvoir être totalement unanime sur le film)
Cette histoire tragique est en grande partie autobiographique, certes, mais cela ne fait pas tout : les personnages ont beau hurler, rire, pleurer, souffrir pendant deux heures, il ne se passe absolument rien, rien qui puisse ressembler à une émotion réelle. Ce n'est probablement pas tant lié aux acteurs (même s'ils sont généralement assez peu convaincants) qu'à un montage qui n'arrive pas à choisir son angle, et à une écriture d'une indigence assez ahurissante. Les personnages sont à peine esquissés (Etienne ne suscite absolument aucune sympathie, par exemple, ce qui désamorce complètement le propos du film), et les dialogues si pauvres qu'on se croirait souvent devant une émission de téléréalité type Star Ac'. Il n'y a bien que le personnage de Patrice Chéreau incarné par Louis Garrel qui sauve un peu ce film.
J'y allais un peu à reculons. Les séquences hallucinées des exercices aux amandiers et à l'actor studio sont en effet un peu crispantes, comme peut parfois l'être Bruni-Tedeschi comme actrice. Mais le charme prend, les années 80 sont bien là, certes dans un microcosme artistique, avec une grande sincérité. A noter que la musique fait beaucoup pour transcrire l'émotion. Guarda che luna...
Un film qui se veut d auteurs, mais nous n'avons malheureusement ressenti aucune émotion. Tout est surjoué et les acteurs bien que talentueux (car vus dans d autres films) semblent complètement survoltés. Je vois que bcp parlent de la bande son... alors là je ne comprends pas du tout car la petite musique de fond est franchement insignifiante. Je regrette d'avoir perdu 2h de mon temps pour ce film. Comment a t il pu obtenir tant de prix !!! Et quand on voit le "héros" violent et drogué, on ne peut que penser aux poursuites auxquelles il est visé. Bref passez votre chemin. À moins que n aimiez lez films lents avec des excités sans histoire. Quelle déception je n en reviens pas !
Film que j’ai trouvé sans intérêt. Mise en scène irritante avec gros plans incessants, style pompeux et prétentieux, histoire peu passionnante… ca n’a pas du tout fonctionné en ce qui me concerne…
Les acteurs collent à leurs personnages, le film sonne incroyablement juste. La photographie est très belle et certaines séquences m'ont bluffées, que ce soit au niveau de leur écriture et de l'interprétation. À voir.
Je suis fan des films de Valeria Bruni-Tedeschi qui est une réalisatrice de talent dotée d'une grande sensibilité ! De plus, je suis une grande romantique donc ce film qui narre les amours compliquées d'une jeune fille de "la haute" ultra-sensible avec une tête brûlée avait forcément des atouts pour me plaire. Ce fut effectivement le cas ! L'histoire et les acteurs sonnent juste, cela sent le vécu ! On vibre avec cette bande de jeunes talents bouillonnants à qui tous les horizons sont ouverts malgré la menace du sida qui plane, omniprésente. Les anecdotes sur les metteurs en scène, certainement authentiques, sont assez savoureuses (et c'est cocasse que ce soit Louis Garrel, incarnant Patrice Chéreau, qui soit en quelque sorte le "tortionnaire" de sa propre soeur Léna Garrel). Merci Valéria de nous avoir fait partager un peu de la fougue de ta jeunesse !