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Peter Brouns
48 critiques
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1,5
Publiée le 4 juin 2026
Désolé, ce film ne ’passe pas la rampe ’. Tant mieux pour les protagonistes de cette époque, vraiment. Mais, désolé , Chéreau a été un peu trop sublimé. Lui manquait le regard sur autres personnages intéressants, inhérents, à vision plus globale d’une œuvre,
D’un drame romantique en est fait une réalisation parfaitement sensible et émouvante. Tout au long de ce récit, on y découvre une jeune fille intégrant une école de théâtre, et qui se retrouve confronté aux déboires de l’amour. Cette réalisation absolument poignante et bouleversante nous plonge dans son jeu immersif.
Très joli film, comme toujours avec Valeria Bruni Tedeschi... Belle évocation de ses années d'apprentissage aux Amandiers... Quand aux jeunes acteurs (Nadia Tereszkiewicz et Sofiane Bennacer notamment sont... Brûlants... de réalisme...) qui figurent les acteurs de l'époque, certains sont sans nul doute appelés à une carrière intéressante...
Ce portrait d’un groupe de comédiens intégrant la célèbre école des Amandiers à la fin des années 80 vibre à l’unisson de ses acteurs intenses à l’écran et de sa réalisatrice puisant dans ses propres souvenirs mettant ses tripes dans ce récit échevelé offrant la vision à cœur décharnée d’une jeunesse trouble et innocente. De la mise à nu de sentiments sur scène à son évocation du sida et de la drogue « Les Amandiers » puise dans un vécu incandescent pour offrir un moment de cinéma intense.
Un film qui nous laisse un sentiment très mitigé, à la fois du plaisir de voir cette troupe de jeunes acteurs souvent talentueux, s’approprier et revivre l’expérience de Patrice Chéreau et du théâtre des Amandiers des années 80 : beaucoup de générosité, de force , de fougue et de passion, poussé à l’extrême par Valeria Bruni- Tedeschi qui se révèle être une grande directrice d’acteur/rice. Et puis souvent on a un sentiment de lassitude, d’ennui et l’impression de tourner en rond, de se regarder le nombril, (ou plutôt celui de Valéria ) de sur-jouer, le jeu extrême tuant le jeu. Le processus de sélection initial en est un parfait exemple, ultra caricaturé. Un autre exemple typique étant celui du César du meilleur espoir , Nadia Tereszkiewicz qui par moment est bien dans le ton , et d ’autres surjoue complètent, trop fort , ou trop mou , c’est faux , c’est « théâtralisé ». Au final je dois concéder que je ne suis pas entièrement conquis par son jeu et toutes ses mimiques et grimaces incessantes. Le passage à New York est probablement le meilleur avec cette jeune troupe qui visite le « fameux » Actor’s Studio, et y pratique quelques cours. La photographie d’une époque. Un autre témoignage fort étant bien sûr, l’arrivée du SIDA , et l’apogée des drogues dures et surtout l’héroïne qui tuera le conjoint de Valéria, deux fléaux qui toucheront cette même génération. Difficile de faire un projet aussi personnel, touchant à l’intime, tout en gardant une distance, très ambitieux et complexe. Une demi-réussite.
Très probablement un parti pris de faire un film un peu « foutrac » pour mieux faire ressortir la Bohème de ces jeunes qui se lançaient avec fougue dans leur passion du théâtre. Mais si l’on peut y trouver un certain charme j’aurais aimé qu’on s’attache plus encore à 2 ou 3 personnages central plutôt que de se disperser entre une petite dizaine et nous laisser à voir qu’une infime partie de leur personnalité/ personnage. La jeune actrice principale fait preuve d’une belle présence et ne trouve pas son double masculin à la même hauteur.
Un bijou de réalisation. Tout est à la fois calculé mais ressenti comme pur et spontané. C'est comme si le travail des plans, de la musique, de la lumière permettait toute la liberté aux acteurs et actrices de jouer leur rôle. Et pourtant, être spectatrice de la débauche, de l'excès, du déni et donc du malheur des personnages n'est pas fait pour moi. J'aimerais assister à la même passion pour souligner le bien, ou mettre en valeur d'autres émotions que le malheur et le malaise que j'ai pu ressentir.
Les Amandiers - très spécial mais pas nul. Le film intéressera surtout les fans de théâtre. Il faut aimer cette façon ancienne de s’exprimer ! Le choix des acteurs est très réussi. Ils sont tous excellents. J’ai un peu moins aimé les multiples amourettes et baisers. C’est trop appuyé. Ca ne raconte pas une histoire mais le passage de vie jeune adulte quand celui-ci espère vivre de sa passion 3,1/5
j'ai aimé, malgré quelques lenteurs, parfois,..., ce retour en arrière, les acteurs, vraiment formidables, j'étais suspendue à leurs lèvres et je n'ai pas été déçue
Je ne suis pas surpris de lire ensuite que le film est autobiographique, tellement on sent qu'il est personnel. L'amour du théâtre transpire de ce film où un groupe de jeune fait ses débuts de comédiens. C'est pas facile et ça se voit. Pourtant ils se battent tous à leur manière. Dans ce sens c'est un beau film. Mais ça reste un peu long et pour les non-passionnés de théâtre, ça peut devenir un peu ennuyeux.
Un film tourné en 2024 est une mise en abîme de l apprentissage du métier d acteurs de théâtre censée se dérouler dans les années 1980. Il est basé sur les souvenirs et l expérience de Bruni Tedeschi alors que Patrick Chéreau était directeur du Théâtre en question. Ce dernier recrute de jeunes acteurs d une vingtaine d années qui joue certes avec une grande intensité et semblent impliqués dans leurs rôles mais les personnages des artistes forcément déchirés excessifs déjantés et drogués homosexuels sont trop caricaturaux et font la part belle a l' image de l artiste maudit dont les excès dans leurs vie prives sont censés nourrir leur inspiration et leur jeu théâtral d ou des longueurs ou des exces dans le film qui suscitent l ennui voir l incompréhension. Peut on être un bon comédien sans forcément avoir une vie privée cahotique attraper le sida en multipliant les aventures amoureuses se droguer jusqu à en mourir a l image du personnage d Etienne sorte de pervers narcissique manipulateur totalement déjanté qui entraîne sa jeune et naïve fiancée dans ses le film aurait gagné a montrer une image plus apaisée et sereine des artistes et du milieu du spectacle en montrant en plus de personnages déjantes sans doute inspirés de la réalité vécue par Bruni Tedeschi des personnages talentueux et charismatiques tout aussi attachants sans être forcements excessifs voir toxiques pour éviter la caricature d ou ma note très mitigée
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Les Amandiers + Valéria Bruni-Tedeschi" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun ! Et si l’adolescence ne finissait jamais ? Si le théâtre servait à enfouir les cris plutôt qu’à les délivrer ? Dans Les Amandiers, Valéria Bruni-Tedeschi ne filme pas une école : elle exhume un vertige. Le film n’avance pas, il vibre. Il n’illustre pas l’acteur : il le dissèque. Fin des années 80, Stella, Étienne, Adèle, Victor — des prénoms d'époque comme des balafres douces. Ils hurlent dans des couloirs, s’aiment sur des matelas jetés, répètent Tchekhov comme on implore Dieu de répondre. Ce n’est pas une fiction, c’est un souffle erratique.
Arte diffuse, mais ce n’est pas du théâtre filmé. C’est un champ de ruines émotionnelles. Une caméra qui colle à la peau jusqu’à ce qu’elle saigne. Valéria Bruni-Tedeschi signe ici un autoportrait en kaléidoscope, dérangé, affecté, désaxé. Un film qui n’a pas peur d’être hystérique, ni même ridicule parfois — parce qu’il sait que c’est dans le débordement que naît l’authentique.
On attendait un hommage, une reconstitution sage de l’école des Amandiers, dirigée par Patrice Chéreau. On reçoit une danse affamée, un déraillement nostalgique, un chœur de jeunes adultes qui ne savent pas encore que tout va brûler. Entre Polina de Havel et les éclats adolescents de Mommy, la caméra bascule, tourne, bouscule. Le film ne cherche pas la beauté : il cherche la vérité par le débordement.
Pas vraiment de scénario. Des fragments. Des répétitions. Une audition comme un accouchement. Des séjours à l’hôpital. Un enterrement. Des gestes impossibles à digérer. L’amour s’effondre, la drogue s’installe. Tout se mêle, dans un désordre qui n’imite pas la vie — il l’aspire.
La mise en scène déborde les cadres. Une photographie granuleuse, saturée d’émotion. Des plans trop longs, des zooms trop proches. Comme un film qui veut s’étouffer avec ses propres larmes. Chaque cri n’est pas seulement joué : il est vécu. Une esthétique du vertige, du flou, du chaos.
Nadia Tereszkiewicz brûle l’écran. Elle est Stella, mais aussi tous les autres. Étienne (Sofiane Bennacer) est un bloc d’arrogance et de fragilité. Louis Garrel en Chéreau devient presque spectral. Il ne dirige pas : il regarde se consumer. Chaque acteur, chaque élève, est une étincelle prête à claquer dans le vide.
La musique — peu présente — laisse respirer les silences. Et ce silence, il n’apaise pas : il amplifie. Ce n’est pas du théâtre filmé, c’est du théâtre vécu. Par à-coups. Par fièvre.
Message ? Peut-être : l’école n’apprend pas à vivre, elle apprend à jouer — et c’est parfois pire. On ressort lessivé, mais traversé.
Note : 16 sur 20. Pour ce que ça ose. Pour ce que ça fracasse. Pour ce que ça expose : la jeunesse, à nu, et sans armure.
2 ieme fois que j’essaye de regarder ce film car c’est du Chérreau mais quel ennui , décevant acteurs peu crédibles , amour dans un confessionnal vraiment de mauvais goût . Cela ne donne pas envie d’aller voir des pièces quand on voit le peu de sérieux des personnages.
Chronique vibrante et passionnée qui nous plonge dans les années 80 au cœur d’une école de théâtre bouillonnante, où de jeunes comédiens s’émancipent entre rivalités artistiques et amoureuses, interprétés par un casting rayonnant, notamment Nadia Tereszkiewicz qui crève l’écran. 3,75
Dommage, sujet prometteur... Néanmoins j'ai trouvé cette proposition interminable...Le jeu des acteurs manque considérablement de finesse ( le côté éplorée et ébouriffé de Stella est insupportable on a envie de la secouer, sans parler de son camé de mec Etienne qui semble n'avoir aucun talent on se demande même ce qu'il fout dans cette promotion), c'est cliché à souhait ( pourquoi le monde du théâtre est forcément représenté par des gens défoncés sans respect ni les limites ? Les rires incessants des profs lors de l'audition d'entrée sont insupportables )... Je trouve la fin tout comme le reste du film molle et sans peps. On voit encore Stella se rouler par terre ! Pour moi ce n'est pas ça le théâtre ! Je suis professeur d'art dramatique au sein d'un conservatoire et se répandre lamentablement comme le font les personnages n'est pas du théâtre... Une seule heure aurait suffit pour pour un contenu aussi insipide et creux.