Les Amandiers
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209 critiques spectateurs

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mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2023
Waouh! Quelle claque! Le film nous plonge au coeur des années 80 dans l'école crée par Patrice Chéreau (Louis Garrel). Les jeunes apprentis comédiens vont s'aimer, se haïr avec comme toile de fond l'émergence du SIDA et des drogues dures. C'est une oeuvre vivante portée par des acteurs toujours sur un fil. C'est aussi l'heure des espoirs et des illusions perdues. Sofiane Benacer (sans rentrer dans la polémique) traine son désespoir et sa folie, non sans rappeler un certain Patrick Dewaere. Véritable reflet d'une époque, ce film n'est pas loin de tutoyer les sommets.
Juan 75
Juan 75

79 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mars 2023
Le film ressemble à sa réalisatrice, parfois pénible, souvent lumineux. Dommage que le film s'attarde sur le couple Stella - Etienne plutôt que sur le théâtre. Ce dernier passe bizarrement au deuxième plan après les aventures sentimentales des membres de la troupe. Le film ne saisit pas le talent de CHEREAU dont on ne voit que le côté tourmenté et égocentrique. La réalisatrice semble régler des comptes personnels, pourquoi pas. Mais le spectateur n'a pas toutes les clés. Le film donne néanmoins une vision juste des années 80 avec le sida notamment. Les épisodes dramatiques du film sont sans doute les meilleurs, rendus avec une énergie sombre. La polémique autour des accusations de viol de l'acteur Sofiane Bennacer colore le film à son désavantage.
Pierre Andre E
Pierre Andre E

16 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2023
J'ai beaucoup aimé l'évocation de ce début des années 80, très réaliste : la passion de ces jeunes pour le théâtre, leur envie de vie, la figure tutélaire de Chereau, le sida, la drogue... c'est comme si on y était. Hélas, le jeu des acteurs m'a peu touché. Je ne les ai pas trouvés assez incarnés, ce qui enlève beaucoup de grâce au film. C'est dommage car curieusement, j'ai préféré le documentaire " Des amandiers aux amandiers " sur le tournage, dans lequel on se régale des talents de réalisatrice et de directrice d'acteurs de Valeria Bruni Tedeschi.
Fanny F
Fanny F

23 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2023
J'ai trouvé ce film très long et tellement trop personnel ! L'actrice principale est fantastique mais lui est un peu flippant !
Deux heures pour raconter cette histoire c'est trop long.
Mathieu
Mathieu

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mars 2023
Un scénario peu courant mais qui colle parfaitement avec les personnages et par ailleurs un jeu remarquable de Nadia Tereszkiewicz. Un film réussi et émouvant avec un jeu d'acteur professionnel et cohérent avec l'époque et le scénario.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mars 2023
A la fois véritable moment de cinéma d’auteur, et étude saisissante et réaliste sur le travail invisible de l’acteur : «Les Amandiers» est un film aussi riche que complexe. D’une belle authenticité, le film balade le spectateur avec une grande tendresse, dans les méandres et les doutes de chacun de ces personnages. Servit par de jeunes comédiens en herbe dont la révélation Nadie Teresezki qui a reçue à juste titre le César du meilleur espoir féminin, «Les Amandiers» est une chronique, brute, revigorante dans la lignée des grandes œuvres tel que «Les Choses de la Vie», ou «Chronique d’un enfant Rebel». Un très bon film.
Fan Red
Fan Red

4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2023
J'y suis allé presqu'à reculons car j'avais deux heures à tuer et qu'il n'y avait pas de place pour le Marvel. Au bout de 10 minutes seulement j'étais complètement happé, j'ai ri et pleuré avant que la première scène ne se termine. Il faut dire ça commence fort avec une scène d'audition remarquable. Les acteurs sont plus que vibrant, c'est du jeu en 3D sans les lunettes, ça vient vous toucher direct sur votre siège de spectateur. L'un des meilleur films français de 2022.
Nicolas Dgj
Nicolas Dgj

8 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2023
Une belle émotion, ce film de Valeria bruni tedeschi.
Le casting est sans faute. La caméra fuyante captant les moments de cette jeunesse incandescente des 80s
Dzibz
Dzibz

89 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2023
C'était le film de la sélection officielle cannoise que j'avais le moins envie de voir. Les précédents de Valeria Bruni-Tedeschi m'avaient été de douloureuses épreuves de résistance et de rire nerveux, extrêmement préoccupés qu'ils étaient de mettre en scène avec fausse légèreté les petits problèmes de la haute bourgeoisie.
La promesse, ici, n'était pas non plus un truc trop pour moi, puisqu'il s'agissait de filmer l'histoire d'une mythique école de théâtre que je ne connais pas, puisque je suis allé environ douze fois au théâtre dans ma vie, et dans 90 % des cas c'était pour voir Laurianne Loisel et passer la pièce à me dire "ouah j'la connais".
Donc là c'est la troupe des Amandiers, menée par Patrice Chéreau, sorte de génie-tyran adoubé de tous, y compris de la réalisatrice encore aujourd'hui, ancienne élève à lui, totalement sous son emprise mais racontant à travers son film combien son enseignement lui a été précieux, combien le type était avant tout un génie.
Pleurs, ambiance de merde, drogue, alcool, tout ce petit monde tourne complètement taré là-bas, mais aux yeux du film, ce n'est qu'au service de l'Art, et là-bas, c'en était un sacré, d'art, qui était en jeu.
Mêlé au scandale autour de son acteur principal accusé de viol et mis en examen au moment de sa sortie, le film est boursouflé des problèmes qu'il pose, autour de ces questions d'emprise, de violence. Il ne fonctionne qu'en complément avec le documentaire à son propos sorti sur Arte.
Réalisé en parallèle du tournage, Des Amandiers aux Amandiers m'a passioné.
Parce que sous son format assez épuré, il montre combien Chéreau et cette fascination qu'il a exercée sur son élève aujourd'hui réalisatrice, ont eu un impact fort sur l'artiste qu'elle est devenue. Et combien VBT reproduit beaucoup de ce que son mentor lui a fait subir. L'art serait plus fort que tout, se faire quelques bleus lorsqu'on est un acteur ne serait pas bien grave, le jeu est plus important que le reste.
Et l'acteur principal, dont tout le monde savait lors du tournage qu'il était au coeur d'une enquête judiciaire, apprend l'article de Libé, n'a pas à être écarté, puisque c'est dans ses "failles" qu'il trouve son intensité de jeu.
Tout ce petit bordel cumulé aux articles de presse donne à voir les effrayants mécanismes qui régissent et ont régi un certain monde du théâtre et du cinéma (et sûrement pas que), dont on imagine qu'il est rempli de scandales encore tus. À une époque de "libération de la parole", il m'est apparu intéressant qu'un tel diptyque, même si ce n'est absolument pas son objectif artistique, me rappelle qu'on est en réalité sur la partie émergée d'un bien volumineux iceberg.
Benevaaucine
Benevaaucine

24 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2023
Ce film risque de souffrir des déboires judiciaires de l’un de ces acteurs principal, mais je voulais quand même en parler parce que j’ai adoré l’énergie folle qui s’en dégage ! Valeria Bruni Tedeschi nous permet de nous évader pendant 2h et nous plonge dans l’école du Théâtre des Amandiers dans les années 80, au milieu de ces 12 acteurs sélectionnés, par Patrice Chéreau et Pierre Romans, dont a fait partie la réalisatrice.

Suivre ces acteurs passionnés (incarnés par des jeunes acteurs formidables) au rythme d’une BO folle et éclectique ; Vivre leurs joies, leurs drames, leurs inquiétudes, leurs amours dans des scènes où la limite entre le jeu et la « vraie vie » est si fine voire imperceptible ; ou toutes leurs émotions sont excessives, symboles d’une absence de limite et d’une folle envie de vivre ; tout cela au cœur des années 80 où la menace du SIDA et la consommation de drogue viennent assombrir la lumière de cette jeunesse à l’aube de sa Vie ; rendent ce visionnage vibrant et l’on ressort avec un sentiment de nostalgie d’une époque que je n'ai pourtant pas vécue.

Une mention spéciale au directeur de la photographie : Julien Poupard (également dans l’équipe technique de Les Miens ; L’Innocent) qui met son Art au service du scénario et qui sublime le film.
Et à l’actrice principale Nadia Tereszkiewicz, bouleversante de vérité et dont le rire communicatif nous suit encore quelques instants après le film…

Mon Instagram : @benevaaucine
Elsa-17
Elsa-17

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2023
J'ai été un peu déçue tant on m'avait vendu le film comme un incontournable à l'affiche. Personnellement j'ai eu du mal à accrocher aux personnages un peu trop tirés par les cheveux à mon gout. Le film est assez beau visuellement et le scenario vous embarque mais je ne suis pas sortie de la salle remplie d'émotions ou réellement enrichie.
luc bouvier
luc bouvier

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2023
Virevoltante mise en scène. Les craintes d avant film vite dissipées. Réserve quant au personnage d Étienne trop caricatural et prenant trop de place cependant
Nath0301
Nath0301

68 abonnés 202 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2023
Un film fiévreux, fougueux et flamboyant, à l'image de cette période folle des années 80 au Amandiers.
Les acteurs sont tous formidables, de justesse et de sensibilité. Sofiane Bennacer et Nadia Tereszkiewicz crèvent l'écran, ça faisait longtemps que de jeunes acteurs ne m'avaient pas fait autant vibrer.
Quel dommage que la sortie de ce film ait été torpillée et que le film ait été déprogrammé dans de nombreuses salles
Rose SAUVAGE-MULLER
Rose SAUVAGE-MULLER

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2023
Je n'ai rien à reprocher à ce film et j'ai déjà hâte de le revoir ! Très bien réalisé, des acteurs excellents surtout l'interprète de Stella. L'écriture est très juste, il n'y a pas un mot en trop. Un film dont on ne ressort pas indifférent.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2023
Que Valeria Bruni-Tedeschi ait abandonné l’entre-soi qui effleurait constamment son cinéma pour un portrait de groupe et de jeunesse, est l’une des très bonnes nouvelles de ce film incarné et bouleversant.
En relatant la formation de jeunes comédiens au Théâtre des Amandiers de Nanterre à la fin des années 80, Bruni-Tedeschi ne cherche pas tant à parler d’elle, de son parcours, qu’à évoquer l’amour du jeu et du groupe, mais aussi montrer la tragédie d’une jeunesse trop près du soleil.

D’emblée, la cinéaste nous plonge dans le bain - chimique, émotionnel - en filmant les auditions d’entrée qui noueront le destin de celles et ceux qui intégreront l’épicentre du théâtre européen sous la direction de Patrice Chéreau et Pierre Romans. L’intensité a quelque chose de la vampirisation - des autres et de soi-même - et le jeu et la réalité ne font qu’un. « Les Amandiers » est un film sur le plaisir fou et pulsionnel des mots, des corps et de l’incarnation - jusqu’au point de non-retour. Filmé avec un paroxysme permanent, jouant sur les frontières de la folie psychique et de l’hystérie, le film dissèque les egos en jeux et la foudre d’une époque qui s’abat sur ces jeunes sacrifiés. Vivre chaque seconde comme la dernière, être aimés, dévorés, jouer avec l’essence et le feu… et surtout, montrer avec une distance paradoxale l’élan absolu de cette époque électrique et tragique.

La croyance en l’émotion permet au film de creuser la multitude d’affects que chacune et chacun porte, des plus profondes aux plus subtiles, et de les jeter comme un coup de pinceau colérique sur l’écran ; admirable direction d’une troupe d’acteurs abrasifs (Nadia Tereszkiewicz et Sofiane Bennacer, révélations géniales), image près des peaux, des textures, des éclats d’ombre et de lumière, goût musical. Cinéma qui capte avec vie les tumultes effroyables du théâtre, en une succession de foudroyants éclairs ; et qui se fiche bien des pièges putassiers de la reconstitution et de l’autobiographie.

Mais ce que le film montre surtout, parfois avec une fascination qui le tient un peu trop proche de la célébration, c’est l’enfer, l’angoisse, la mort à l’œuvre. Sans en faire des facteurs sociologiques, « Les Amandiers » aborde avec une insolence tragi-comique les éléments d’une réalité noire en son temps : l’absence de limites morales entre Romans et Chéreau et leurs élèves, la drogue, le sida, le suicide, le chantage affectif… c’est l’essence du jeu puisé dans sa tragédie et son déséquilibre psychique que Bruni-Tedeschi montre, prise entre la révérence et le regret du mythe de l’artiste maudit. Tout le monde cherche son inachevé et sa mort dans le grand ballet mécanique.

Mais ce que le film donne à voir convoque une gamme d’émotions devenue rare au cinéma, le film se tenant avec art au bord du gouffre, balancé entre la pulsion de vie et l’infinie tristesse des réveils endeuillés. Œuvre sur le trop-plein d’émotions, sur la fouille archéologique de soi-même, sur le débordement et le dépouillement, « Les Amandiers » puise dans l’estomac et met ses tripes sur la table. On en ressort retournés, épuisés, secoués, vraiment sidérés par la puissance de jeux de chaque actrice, de chaque acteur, dès la première minute. Et l’on se dit que l’on tient là un film qui tremble, romantique en diable.
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