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Ninideslaux
106 abonnés
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4,0
Publiée le 22 septembre 2022
Thriller? Grand film d'amour? La dernière séquence est d'un romantisme échevelé. Ou bien plutôt témoin filmique inclassable de la virtuosité du plus doué, peut-être, de tous les cinéastes actuels? Le film n'a pas de style: il passe d'un style à l'autre, il n'a pas de ton, il se déroule dans un étrange flou qui ne semble aller nulle part. Au milieu de l'action, arrivent des micro-flashbacks, des scènes appartenant à des enquêtes policières passées du héros, de nombreuses séquences oniriques où figurent des personnages... qui en réalité sont ailleurs mais veulent revivre des moments qu'ils n'ont pas vécus, à tel point que le spectateur se retrouve parfois dans un brouillard aussi épais que celui qui entoure la ville d'Ipo et se demande si l'évènement qu'il suit à l'écran est réel.... ou pas. Et en même temps il est fasciné.... L'insomniaque inspecteur Park Hae-Il (Jang Hae-Joon) est marié sans enfant avec une jolie femme, mais leurs vies professionnelles les obligent à ne se retrouver que le week-end. Ils paraissent heureux, même si Hae-Il semble surtout s'éclater lorsqu'il poursuit un méchant.... Un jour son enquête le conduit sur un suicide, qui peut être n'en est pas un; un homme est tombé d'une falaise qu'il aimait à escalader. Et sa veuve, Song Sore (Tang Wei) qui n'a pas l'air plus triste que ça, intrigue le héros. Bien plus jeune que le défunt, elle a fui son pays natal, la Chine, où elle est recherchée pour avoir tué sa mère (euthanasie assistée dit-elle). C'est une véritable femme fatale à la mode hollywoodienne, Sore, même si elle est le plus souvent décoiffée et mal fringuée, et pas vraiment jolie: elle est indéchiffrable, énigmatique, et le restera jusqu'au bout. Pourquoi Hae-Il en tombe t-il éperdument amoureux? La filant, l'espionnant au cours de ses nuits insomniaques; pourquoi joue t-elle avec lui? Il se passera beaucoup d'autres choses au cours de ces deux heures et demi, il y aura un autre mari, un autre mort; pour Hae-Il la honte d'avoir raté son enquête, la volonté, peut-être, de réussir la suivante, mais avant tout, l'impossibilité d'échapper à Sore, son destin... Filmiquement c'est époustouflant. Les images sont magnifiques. Grand film déconcertant. N'est il pas temps pour Park de revenir à moins de brio, plus de sincérité? On peut se poser la question....
Je sais que je ne vais pas faire des heureux en prononçant ces mots, mais "Decision To Leave" n'est véritablement pas un film pour moi. Je ne suis pas forcément familier avec le cinéma Coréen, mais je ne suis pas un étranger à celui-ci pour autant. Mais ici, je n'ai vraiment pas ressenti l'engouement que ce film a suscité auprès du public, je n'ai pas compris ce que l'on lui trouvait de si génial. Visuellement, il n'y a que là que j'ai pu être servi. C'est assez joli, la mise en scène est plutôt recherchée de la part de Park Chan-Wook. Le parti-pris qui m'a le plus intéressé venant de ses plans où le personnage de Jang Hae-joon va être intégré à une scène qu'il suit de loin ou qu'il décrit. On ressent son implication à travers cela, et son rapprochement vis-à-vis du personnage de Song-Sore. Mais en dehors de cet aspect, j'ai surtout trouvé le film bien trop long. Vouloir passer plus de 2 heures au sein d'une histoire assez peu intéressante m'a profondément ennuyé. Sur le papier, je me disais que cette idée de vouloir faire se rencontrer ces personnages, au sein de cette situation, pouvait être intéressante. Mais globalement, je n'ai vraiment pas compris l'alchimie et la relation qui sont censés les rapprocher. Je ne comprends vraiment pas comment notre personnage principal peut être attiré par cette femme. On nous fait comprendre à un coup de foudre, mais, par la suite, leurs échanges seront tellement lambda et sans intérêt que je n'ai vraiment pas ressenti cela. De toute manière, on passe trop rapidement sur ces scènes. Le film a beau être long, il est découpé de manière assez brusque par moments, ce qui va donner beaucoup de séquences extrêmement courtes. L'exemple parfait va être l'introduction, 4 scènes en 1 minute ! Chacune est censée vouloir nous fournir une information importante pour la suite, mais comment intégrer autant d'éléments en si peu de temps ? Voilà donc mon problème. Je n'ai jamais réussi à accrocher à l'histoire et je me suis vraiment ennuyé. Park Chan-Wook a beau proposer des visuels travaillés et sympathiques, ce film ne restera pas dans ma mémoire. Pour conclure, clairement pas mon style.
Si la première partie, le "meurtre-suicide" du mari est torturée, voire alambiquée, avec un montage tout en flash- back et coupures ( montage minutieux) où l'on se perd, la seconde partie, 13 mois plus tard, nous remet le scénario ds le bon sens, même si'au final la culpabilité de la "femme" pour le 1er décès reste une énigme. Mise en scène ample, rigoureuse, interprétation irréprochable, le film mérite son prix à Cannes. On reste perplexe et subjugué, voire envoûté ?
Plus cinéma d’auteur que grand public, Park Chan Wook nous livre un film esthétique au rythme lent penchant plus vers le drame psychologique qu’un polar romantique. Les circonvolutions de l’intrigue peuvent dérouter le spectateur. Elles nécessitent d’ailleurs une concentration constante particulièrement sur la fin du film (film long voire trop long). Le final est à l’image du film fort mais déroutant.
Très bon thriller romantique... Mise en scène brillante... Acteurs excellents... Photographie excellente... L histoire est divisée en 2 parties... La première concerne la manifestation du désir de l un (le flic) vers l autre (la suspecte) et la seconde celui de l autre vers l un... On suit donc un flic qui enquête sur la mort d'un homme dont la femme est la principale suspecte... Puis s'en suit un jeu de dupe et de manipulation dans lequel le désir et l amour vont naître chez l'un puis chez l autre... La fin reste assez ouverte niveau interprétation... Bref un film intelligent et poétique...
Une histoire d'amour Une enquête sur un crime Tout se mélange Admirable manière d'organiser le récit en jouant sur l'action, le ressenti, le désir, en confondant les instants présents , réels fictifs, imaginaires. C'est en même temps la force du film et sa faiblesse. Une confusion agréable mais stressante. Un égarement pour se perdre et être nous même l'enquêteur voir l'amoureux. J'ai adoré cette mise en scène mais regretté quelques longueurs. La complexité des personnages, leur psychologie m'a vraiment intéressé. 2016 "Mademoiselle", à l'époque je n'écrivais pas encore mes chroniques ; mais si cela avait été le cas j'aurai été enthousiaste , déjà pour l'esthétique du film et l' originalité du sujet. Et puis surtout ma découverte du ciné coréen et plus largement asiatique débutait ; en effet depuis quelques années grâce à mon compagnon je me suis plus intéressée au ciné de ces pays lointains et aujourd'hui sans être pro. , j'ai particulièrement appris à les apprécier. Ici on retrouve les sentiments équivoques, les aspects pervers dans les relations amoureuses quand d'autres enjeux sont présents. L'esprit machiavélique de la femme, calculatrice ou la faiblesse, la vulnérabilité de la femme victime sous influence. C'est cette ambivalence dans la perfection des détails qui fait la force du film et qui me séduit.
Je n'ai pas été prise par le film, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages dont les comportements et réactions restent assez énigmatiques. Une femme tue ses maris et samourache du policier qui s'occupe de l'enquête. Mais que la femme du policier pendant tout ce temps qu'il accorde à la femme des défunts? Est ce que celle-ci tue dans le seul but de revoir le policier? Film assez étrange qui ne m'a pas convaincu
Je fais une belle découverte avec Decision to leave, le nouveau film de Park Chan Wook. J'ai été totalement séduit par la photographie et la mise en scène qui sont juste magnifiques. J'ai quand même trouvé que le film avait beaucoup de longueurs et un scénario pas si incroyable, mais le mélange des genres entre histoire d'amour et enquête policière fonctionne du tonnerre et offre une dose d'originalité à ce film. Bref, Decision To Leave est un bon film ! Je recommande !
Un homme est retrouvé au bas d’une falaise, mort. L’enquête va mener Hae-Joon à soupçonner sa femme. Mais petit à petit, l’enquêteur va se rapprocher de sa principale suspecte. Le film raconte à la fois l’histoire d’une femme que tout accuse et en même temps une histoire d’amour avec celui qui la traque. C’est bien réalisé, bien interprété. Le suspens est tenu. Un prix de la mise en scène mérité à Cannes !
Immense déception. Fanatiques de PCW, restez sur sa trilogie sur la vengeance. Ici, peu de choses marchent et on n'en retient rien. Inutilement complexe et sans enjeu émotionnel ni scénaristique. On se croirait face à un des derniers films de David Lynch : trop de hype, de confort, plus d'idées fortes donc on complexifie inutilement une mauvaise idée mais l'illusion ne dure pas 30 minutes. Triste.
Une bonne mise en scène, par contre niveau scénario, ça part un peu dans tous les sens et personnellement, je n'ai pas compris tous les personnages, bien que tous les acteurs soient excellent dans leur rôles. J'ai trouvé que ça ressemblait par moment a un thriller basique et oui c'est bien fait mais ce n'est pas révolutionnaire.
Une intrigue intéressante, des acteurs crédibles et un film en plusieurs parties qui se tient. On aurait peut-être aimé un peu moins de tergiversations et plus de dynamisme : certains passages sont longs.
Prix de la Mise en scène à Cannes pour le coréen Park Chan-Wook ? Une surprise ? Sûrement pas après des grands films comme Old Boy ou Mademoiselle. Histoire simple… en apparence : Hae-Joon, détective chevronné, enquête sur la mort suspecte d’un homme survenue au sommet d’une montagne. Bientôt, il commence à soupçonner Sore, la femme du défunt, tout en étant déstabilisé par son attirance pour elle. 138 minutes d’un polar flamboyant dans lequel le spectateur erre sans repères, mais sous le charme d’une réalisation ahurissante de beauté et d’invention. Si on aime le cinéma… le vrai, c’est un incontournable. Voilà un film pour adultes. Au lieu de raconter une histoire de deuil en la considérant comme un événement tragique, notre coréen a cherché à l’évoquer avec subtilité, élégance et humour. Le récit est évidemment très déroutant. Park Chan-Wook avait deux références prégnantes pour écrire ce film : comme héros, un policier poli, calme, courtois et gentil, ensuite une chanson populaire coréenne intitulée Brouillard. Greffer là-dessus un meurtre mystérieux et une suspecte envoûtante, et vous obtenez un polar psychologique subtil, sans violence, sans poursuite, sans coup de feu, sans nudité ni relations sexuelles… Ici, c’est la complexité émotionnelle qui est mise en avant. Et comme le tout est d’une beauté formelle qui atteint la perfection, porté par un montage virtuose et une interprétation pleine de finesse, on se régale, même si, on doit l’avouer, on est totalement perdu dans l’intrigue de ce faux polar qui revisite le mythe de la femme fatale digne de l’immortel Vertigo d’Hitchcock. La chinoise Tang Wei est une actrice magnétique qui donne une remarquable réplique à Park Hae-il, grosse vedette en Corée. Citons encore Go Kyung-Pyo et Park Yong-Woo, pour compléter le haut de l’affiche. On est fasciné par cet homme pris au piège de son désir et par l’ambiguïté de l’héroïne dans ce film difficile à apprivoiser, sorte de Basic Instinct platonique qui relève du pur défi de cinéma qui refuse de choisir entre le film noir et la romance. Déroutant mais superbe.