Decision To Leave
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292 critiques spectateurs

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Sabine
Sabine

11 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2023
Plus je revois ce film et plus je l'aime. J'aime sa construction, tout ce qu'il dit sur le désir, la fascination, l'obsession, la construction de l'image que l'on se fait d'une personne sur des détails, les fantasmes, les projections, la distorsion du réel, la complexité des émotions. Et puis c'est beau tout du long (cadrage, lumière, ambiance, couleurs, mouvements de caméra). Et enfin ce mélange subtil de sensualité et de romantisme. A voir et revoir.
Gérard F
Gérard F

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2022
film très ennuyeux, intrigue sans intérêt, d'une lenteur interminable..... soporifique au possible
Frédéric Zamochnikoff
Frédéric Zamochnikoff

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 septembre 2022
Le metteur en scène veut démontrer qu'il est intelligent et il ne cesse d'inventer. Sauf qu'au bout d'un moment on est complètement perdu dans sa narration, et quand on est pas perdu, on s'en fout. Le film est une souffrance donc !
Aylan KHELIFI
Aylan KHELIFI

6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 juillet 2022
Ce film est nul trop de violence trop long un film qui dure 2h17 pour de la violence c’est trop bon le point positive est que le film est bien réalisé sinon sans spoil c’est mauvais
Olivier Gallais
Olivier Gallais

11 abonnés 44 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2022
Très belle mise en scène et photographie mais ça ne suffit pas au film. C'est très alambiqué sans doute trop, on s'y perd et la fin est interminable
Dommage
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2022
Après sa trilogie de la vengeance, « Thirst, ceci est mon sang », « Stoker » et la sublime « Mademoiselle », Park Chan-Wook retrouve la Croisette avec un récit particulièrement bien fouillé. Si le « Vertigo » d’Hitchcock résonne dans les couloirs, ce sont globalement les films noirs qui sont les piliers de la narration. Le visuel va ensuite brasser tout un tas d’idées pour composer un cadre, souvent en mouvement et souvent vertigineux, comme pour nous hypnotiser à l’usure. Un arrière-goût d’Otto Preminger se dégage alors de l’exercice de style, purement technique, où la mise en scène devient l’outil de compréhension pour le spectateur et de délivrance pour les personnages, mutilés par leurs désirs et une profonde mélancolie.

Nous progressons donc dans la brume, mais avec une clairvoyance dont le cinéaste a le secret. En mariant les genres et en multipliant les ruptures de ton, le spectateur se fait constamment balader dans une confusion partagée avec le héros. Jang Hae-Joon (Park Hae-il) est un détective qui a atteint sa maturité, ou presque. Il excelle dans ses affaires et dans les courses-poursuites, où il semble se situer à la parfaite limite entre la retenue et la flamboyance. Ce sera sur ce même terrain glissant que le réalisateur nous invite à explorer la psyché du bonhomme, obsédé par une mort mystérieuse et fasciné par l’objet premier de son enquête. La suspecte Song Seo-Rae (Tang Wei), n’est autre que la veuve chinoise du défunt, qui catalyse un penchant certain pour un cynisme inquiétant. Elle apporte cette fraîcheur, puis soudainement une froideur, qui a de quoi figer son vis-à-vis, qui s’éprend peu à peu de la figure de la femme fatale.

Son développement reste alors des plus généreux et nous ne pouvions attendre que cela, sachant toute la tendresse que Park Chan-Wook a pu transposer dans son film précédent. Les armes de cette dernière restent pourtant rattachées à son archétype, où le mensonge et la manipulation sont de mise. De notre côté, cela passe par un changement de temporalité, tenu dans une même réplique, dans un même souffle et dans une ambiguïté à en perdre une partie du public, moins à l’aise avec une approche aussi stylisée et sensorielle. Le film est une accolade permanente et mutuelle. Chacun cherche à avoir le dessus sur l’autre, à ses dépens, mais en ajoutant une couche supplémentaire de complexité pour ne pas sombrer dans la simplicité du scénario, maintes fois revisité.

« Decision to leave » (Haeojil Gyeolsim) est définitivement une œuvre qui surligne les genres et construit son atmosphère sur les nuances. Le cinéaste coréen vient donc sonder l’âme de ces deux êtres magnétiques, qui s’attire rarement au même moment et se repousse pour la satisfaction de se retrouver un peu plus loin sur la pente qu’ils dévalent ensemble. La touche de modernité revitalise ainsi chaque nouvelle interaction, partant d’un interrogatoire et qui finit en un dîner aux chandelles. Pourtant, tout n’est pas aussi lumineux, car c’est dans la pénombre que l’on se surprendra à révéler ses sentiments et ses atouts les plus précieux, quitte à se noyer dans la démonstration. La patience est donc de rigueur. Encore faut-il bien activer tous ses neurones dans l’exercice et ne pas perdre une miette de ce condensé fiévreux d’un amour impossible, afin de jouir de chaque instant, dont la récompense se trouve au bout du tunnel.
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2022
Park Chan-wook, qui appartient à la classe très restreinte des réalisateurs asiatiques à l’envergure internationale, nous apporte le thriller de l’été - sûrement de l’année - tout simplement. « Decision to leave » s’inscrit dans une lignée cinématographique bien connue : le policier qui tombe amoureux de la prétendue coupable. Véritable film noir dans la ligné d’un chef d’œuvre tel qu’ « Assurance sur la mort » de Billy Wilder, la proposition de Park Chan-wook déconcertera un public non averti car les standards filmiques sont poussés un cran au-dessus. J’ai pris beaucoup de plaisir à décortiquer cette histoire sans que l’on me serve le plat déjà cuisiné. Les cinéastes coréens du sud en particulier ont cette faculté de masquer leur propos, leurs symboliques à travers une histoire certes universelle, mais toujours traitée différemment. « Decision to leave » impressionne d’abord par son rythme lançinant qui nous plonge dans le quotidien d’un flic antipathique et bourgeois, puis parvient brillamment à inverser la tendance vers une romance digne des plus grands films noir. Tout est en subtilité, la réalisation léchée épouse les regards, les émotions et chaque plan millimétré tient son rang au sein du long. Jouant véritablement avec les niveaux de lecture, les couches s'empilent puis se révèlent par des astuces scénaristiques efficaces. La soundtrack parfait le tableau, mêlant notes lyriques et notes dramatiques, car « Decision to leave » est véritablement et avant tout l’histoire d’un amour impossible. Œuvre déconcertante à tous les niveaux, « Decision to leave » est la partition de maître immanquable de l’année.
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2023
Bien des films cet été sont passés, aperçus, entr’aperçus, et inaperçus, noyés sous des signes fumeux (« Nope »), poreux (« Flee »), et brumeux (« Revoir Paris »).

En juin pourtant sortait un autre film de signes, qui voulait comme réinventer le cinéma en déployant, à la manière d’un château de cartes renversé, les codes du cinéma de détective, Hitchcock et De Palma en figures tutélaires.
« Decision to leave » s’est vu octroyé à Cannes un bien généreux prix de la mise en scène ; parfait! Le film ne semble rêver que de ça. Qu’importe les intrigues tarabiscotées et les émotions en sourdine, qu’importe que X soit une parcelle d’Y et que l’on y comprenne ce que l’on peut selon son état intellectuel (pour ma part ; néant) tant que Park-Chan Wook peut exercer, et le mot est juste, sa technique de mise en scène. Pour l’auteur de ces lignes, c’est un véritable paradoxe : car j’accepte ô combien le pacte qui veut qu’un bon scénario mal mis en scène ne donne jamais lieu à grand-chose, quand en revanche l’inverse est rarement vrai. Et pourtant.

Depuis l’acte sauvage d’« Old Boy », film complaisant mais si incroyablement puissant, et le plus conventionnel mais très beau « Mademoiselle », Park-Chan Wook s’est raidi ; une médiocre adaptation de John le Carré pour la forme télévisée et ce retour en fanfare donc, avec « Decision to leave », où tout son lyrisme suave et sa violence organique se trouvent noyés dans un geste théorique dont on se demande bien ce qu’il cherche à procurer. L’interminable assemblage de séquences décousues et disparates entretient le doute pendant une heure ; Park cherche-t-il à faire un puzzle en commencant par les trous? Est-ce un film sur l’image manquante et le fantasme du film impossible, comme chez De Palma? Mais à quelle réflexion politique ou romantique cette crypte d’images ramène-t-elle? De quoi parle cette rencontre saugrenue entre un détective et une suspecte d’origine chinoise?

Le film se donne immédiatement saturé de signes, d’informations, d’incohérences ; on s’imagine qu’il y a là un morcellement qui va tendre à se remplir, pour dire le trouble sensuel entre le crime (un mari assassiné) et l’amour (le détective captivé par l’identité d’une femme qui lui échappe). Le film commence avec des jeux temporels, des plans divisés par des écrans, comme si justement le cinéaste voulait à tout prix, lui, « faire écran », c’est-à-dire donner matière à réfléchir, à projeter, à fantasmer. La Madeleine de « Vertigo » déferle sur le film comme une hantise, à la recherche d’un langage nouveau, abstrait, parfaitement déconnecté, où les images produisent une infinité de sens, ou plutôt un sens in-fini, in-achevé.

Toute cette dimension cérébrale donne surtout à voir la production d’un cinéaste devenu terriblement snob et docte, obstiné à produire de la forme car il s’y est trop cantonné, mais une forme qui dément tout le fond : une forme-surface. Et la surface, c’est peut-être même le thème du film ; peaux, écrans, griffures, baume, final pris dans les débordements des sables maritimes quand le début se jouait au pied d‘une falaise… en haut et en bas, à droite et à gauche, vrai-faux, amour ou mystification, mort ou vivant, noyée sous le sable ou peut-être réapparue à la surface… Park-Chan Wook utilise tout ce qu’il peut pour donner une contenance à ce récit abscons et d’un ennui mortel, donnant à son film la sensation de déplacer tous les cadres, toutes les formes, toutes les lignes et les possibles lectures, pour ne faire que du sur-place. Comme une partie d’échecs où toutes les combinaisons y passeraient, mais en solitaire.

Son incapacité, désormais, à faire de la question du style un transport des sentiments et des émotions, est flagrante. On finit presque par rire des moyens démesurés employés pour figurer une si vide coquille amoureuse ; la caméra épousant l’oeil d’un cadavre dans un jeu de perspective sur lequel déambule une fourmi, la 5ème de Mahler assénée comme une solution à la frigidité mélodramatique du récit… le film tombe avec panache dans un grand n’importe quoi, reposant sur quelques éblouissantes idées scénographiques qui se doivent de nous tenir en respect.

Encore un film loin du cœur dont la multiplication de signes ne génère que l’énigme d’un ennui, bien profond cette fois.
Bmr Mam
Bmr Mam

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2023
Le coréen Park Chan-wook (celui de Old Boy et Mademoiselle) nous emmène au pays du matin calme pour nous perdre dans les brumes d’un polar-amoureux.
On y retrouve la belle Tang Wei, l’actrice de « Lust, caution ».
La première partie du film commence à Busan avec la découverte du cadavre d’un homme tombé d'une fa-laise. Le flic soupçonne l'épouse et commence alors entre tous les deux un ballet de regards, de croisements et de frôlements qui rappelle « In the mood for love » (du hongkongais Wong Kar Waï).
La mise en scène (primée à Cannes) est un jeu subtil de regards, de fenêtres, de miroirs et de reflets : le flic en planque perd le sommeil et, un peu voyeur, espionne sa belle suspecte aux jumelles.
Caméras, smartphones, miroirs sans tain des salles d’interrogatoires, montres connectées, tout cet attirail technologique est plutôt finement utilisé au service de la mise en scène.
À mi-parcours, après un twist qu’on ne dévoilera pas, le film bascule en province à Ipo, la ville natale du flic : le film aurait pu s’arrêter là, sur un dernier regard à énigme entre le flic et la belle, mais l’intrigue rebondit sur un second épisode beaucoup moins subtil et beaucoup moins crédible.
Encore un réalisateur qui n’a pas su s’arrêter à temps, dommage.
Maev46873
Maev46873

6 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2022
L'intrigue policière du film semble être évidente mais plus la trame se déroule, plus la complexité du récit se révèle. Coupable, victime, passion, raison tout s'entremêle..
Le film résonne d'hommages à l'oeuvre d'Alfred Hitchcock mais avec une patte unique au réalisateur Coréen qui maîtrise l'esthétique et la sensualité de ses personnages comme personne.
Je recommande
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2022
Ne laissez pas le point de départ vous berner, ce dernier film de Park Chan-Wook n'est ni un thriller ni un polar, mais une histoire d'amour ! Entre un enquêteur insomniaque qui soupçonne une veuve d'avoir tué son mari, et ladite veuve, femme aussi belle que trouble.
Le réalisateur coréen fait ainsi ostensiblement du pied à Alfred Hitchcock. Une séquence de voyeurisme qui référence "Rear Window", mais surtout une trame qui fait écho à celle de "Vertigo". Park Chan-Wook prend toutefois ses distances avec le "master of suspense", livrant un film personnel.
Bien qu'il soit assez différent de ses polars sombres et violents, "Heeojil Gyeolsim" n'en demeure pas moins très élégamment filmé. Avec plusieurs idées astucieuses dans la mise en scènes, de très jolies images, et une photographie soignée. Par ailleurs, le film ne rompt pas avec la tradition du cinéaste de fournir des pistes tortueuses, des rebondissements qui sortent des sentiers battus, et une construction différente des canons du genre, sans pour autant perdre le spectateur.
Toutefois, il faut bien avouer que le rythme est assez lent. 2h20 c'était peut-être un peu luxueux pour cette histoire d'amour sur fond d'enquêtes, qui contient plusieurs ventres mous.
Heureusement, les acteurs sont au top, le Coréen Park Hae-il et la Chinoise Tang Wei formant un couple interdit des plus tumultueux. En prime, le scénario joue allègrement sur leurs différences linguistiques.
A l'arrivée, Park Chan-Wook ne livre pas une œuvre majeure de sa filmographie... mais nous donne du bon Park Chan-Wook tout de même !
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2023
Un polar sentimental enivrant, à l’intrigue, entre faux-semblants et vrais sentiments, un peu trop tarabiscotée mais soutenue par une mise en scène brillante...et l’envoûtante Tang Wei.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2022
les films coréens commencent à avoir leur petite place dans nos salles avec pas mal le succès qui va avec et s'ensuit ici un film assez entêtant. Ne pas oublié que le cinéma est un art visuel, qui ne peut, ne doit être regardé par le seul regard de son scénario et sa construction ou mise en scène. Un scénario maitrisé, très habile, adaptée à chacune des scènes, pour les sublimer au moment le plus prenant.. Une mise en scène forte bien dosée, mais jamais dans l excessif.
un scénario pourquoi pas déjà vu mais ici à la sauce coréenne et cela joue beaucoup sur l'ensemble du film. Car c'est par une finesse incroyable d'écriture que va se décrire ce récit. Une femme troublante, mystérieuse ou le réal va utiliser divers thématiques. Et un très bon montage. Une histoire presque vaine, des péripéties et un twist étonnant.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2022
Un film très fort , à la réalisation soignée et très pointue. L'intrigue est astucieuse , très stricte dans la 1ere moitié du film. La deuxième partie plus en fantaisie et retournements de situation improbables, et le personnage de l’héroïne principale se delete un peu. . Mais le film possède une magie certaine et les deux acteurs principaux sont excellents..
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2023
Park Chan-Wook n’a pas volé son prix de la mise en scène tant chaque plan de "Decision to leave" est impactant. Plus sage que ses précédentes réalisations, c’est un thriller trouble, ambigu, romantique mené par un orfèvre.
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