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Theo
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3,0
Publiée le 9 novembre 2023
Albert Dupontel est de retour avec "Second Tour", un film qui s'attaque avec une verve comique à la satire politique, un genre peu exploré dans le cinéma français. Malheureusement, malgré un départ prometteur et des performances énergiques, le film se perd dans un scénario qui manque de finesse et d'une direction qui manque de subtilité.
Le film débute avec une séquence captivante lors du Black Friday, où l'humour noir de Dupontel brille de mille feux. Nathalie Pove (Cécile de France), journaliste déchue et déterminée, est un personnage intrigant, et sa dynamique avec son cameraman (Nicolas Marié) offre quelques-uns des meilleurs échanges du film. Cependant, l'intrigue prend rapidement des tournures improbables avec l'introduction de Pierre-Henry Mercier (Albert Dupontel lui-même), le candidat présidentiel au double visage.
Dupontel, qui joue à la fois Mercier et son frère jumeau Santu, se montre à la hauteur des défis de ce double rôle, apportant une certaine humanité à deux personnages très différents. Cependant, le film s'embourbe dans des complots et des rebondissements qui semblent plus farfelus que révélateurs. Le message politique, bien que clairement critique envers la corruption et la manipulation des élites, est dilué par un manque de crédibilité et parfois de vraisemblance.
Le film prend des libertés narratives audacieuses, mais cela ne se traduit pas toujours par un récit cohérent ou engageant. Les tentatives de Dupontel de mêler farce et commentaire politique s'avèrent être un mélange déroutant qui laisse le spectateur perplexe quant à la véritable intention du film. Les incursions dans le surréalisme et l'absurde, marques de fabrique du réalisateur, semblent ici hors de propos et éclipsent les moments où le film touche juste sur la réalité politique contemporaine.
La réalisation est compétente, et certains plans sont visuellement impressionnants, mais la magie visuelle ne compense pas les failles narratives. La musique de Christophe Julien, quoique efficace, ne peut masquer les incohérences du scénario.
En fin de compte, "Second Tour" est une tentative inégale de fusionner la politique et la comédie dans un récit qui ne parvient pas à maintenir un équilibre. Malgré les éclats d'humour et les performances engagées, le film semble hésiter sur la direction à prendre, résultant en un produit final qui semble inachevé et sous-exploité. C'est un Dupontel moins tranchant que d'habitude, offrant une œuvre qui aurait gagné à se concentrer sur une satire plus affûtée et moins dispersée.
J'adore les films d'Albert Dupontel, mais cette fois, je n'avais pas lu le pitch et ne savais pas à quoi m'attendre. C'est un très très beau film, de l'humour, du loufoque, du décalé, du fond, et surtout beaucoup de tendresse dans une histoire qui vous emporte dans une esthétisme digne d'un conte. Merci pour ce bon moment de cinéma, je le regarderai de nouveau avec plaisir.
J'aime bien les films qui traitent de politique, qu'ils soient sérieux ou beaucoup plus légers. J'ai aimé "Bernadette" ou "Le procès Goldman". J'ai d'emblée pris "Second tour" pour ce qu'il me semble être, une comédie avant tout, une fable burlesque sur la politique française. Certes, il dénonce certains travers évidents de ce petit marécage notamment son lien incestueux avec les médias mais le scénario est trop grand guignolesque pour qu'on le prenne trop au sérieux. On dirait un récit de BD porté à l'écran avec un jubilatoire tandem de détectives de France - Marié. J'ai ri à gorge déployée plusieurs fois et le reste du temps j'étais happé par les rebondissements.
Pris au premier degré, ce très bon divertissement peut sembler lourdingue voire faire peur avec sa théorie du complot assez réaliste. Pour ma part, j'ai pris le parti d'en rire en espérant très très fort que tout cela n'est que fiction.
Un scénario improbable, une sorte de remake de l’autre avec Michel Serrault. Un Nicolas Marié extraordinaire et une Cecile de France pugnace mais ça ne sauve pas le film.
Film de Dupontel avec la patte Dupontel, iconoclaste comme souvent. Sa critique de la politique prend presque la forme d'une fable. Cécile De France et Nicolas Marié forment un bon tandem et font sourire tout au long du film.
Dupontel descend dans les méandres de nos inconscients, une partie du sien probablement. Beaucoup de profondeur dans le face à face avec son jumeau. C’est une fiction… pas un reportage, un un dupontel qui oscille entre la poésie et la folie et qui entraîne tous ses acteurs avec lui. Excellent moment
Mais comment se fait il que les spectateurs apprécient ce film alors que les critiques de plusieurs medias « mainstream » (Libération, Le Monde, l’Obs, le Figaro, France Inter etc.) l’ont descendu, lui reprochant l’ennui généré, l’histoire improbable, et un « complotisme » qui aurait l’audace de décrire les coulisses du système électoral. Le film montre l’action discrète d’une oligarchie qui œuvre en sous-main pour promouvoir un candidat façonné pour réaliser son programme en dépit de ses promesses de campagne : est-ce là les ravages de l’affreux complotisme ? La sévérité de nombreux journalistes trouve sans doute son origine dans ce regard incisif sur notre « démocratie »: ce film drôle, intelligent, servi par d’excellentes comédiennes et comédiens les a courroucés car ils se sont sentis visés par la vision des médias qu’Albert Dupontel montre dans leur complaisance envers les puissants, leur servilité et leurs petits arrangements avec le mensonge. Bref, outre le fait de procurer une saine et utile distraction tout en offrant des éléments à une réflexion critique, Second Tour a l’immense mérite de faire aboyer les « chiens de garde » et de les faire sortir de la niche confortable dans laquelle ils prospèrent au mépris souvent de la plus élémentaire des déontologies.
Un film pas mal, ce n'est pas le meilleur Dupontel. Ma plus grande déception reste l'image qui n'est pas à la hauteur de ces derniers films. Nous alternons entre un monde ou tout est orange cramoisi et un monde ou tout est bleu blanc rouge froid ! Aucune grâce, aucune délectation de ces images qui agressent l'œil.
Second tour n'est pas une expérience désagréable mais c'est un film facile. Facile dans les codes qui sous tendent son scénario, facile dans le mordant qu'on peut attendre de A. Dupontel. Ce dernier n'invente rien, il reprend les codes habituels de la dénonciation sociale et environnementale qui plus est avec une forme de manichéisme un peu mesquin. Bref, une œuvre moyenne sans audace et sans saveur particulière.
On ne rigole pas tant qu'avec un autre Dupontel , mais l'approche du sujet climatique et de la politique traité de façon légère et rigolote quand même donné un film sympathique
Un film merveilleux, bien, voir très bien interprété par tous les acteurs. Histoire fidèle ? peut importe, je vous conseil d'aller voir. anecdote sur les chasseurs drôle et sans doute vraie Lol
l'idée de Albert Dupontel est excellente, mettre en parallèle un politique du système face à un apiculteur. Dupontel est égal à lui-même. Cécile de France est géniale ainsi que Nicolas Marié.
La première demi heure est assez plaisante. Certaines situations font sourire. Cécile de France est charmante. Malheureusement le film devient vite convenu, sans nuance, avec des personnages caricaturaux et inintéressants. J'ai eu l'impression d'avoir vu ce scenario 10 fois. Tout est attendu. Pour tout dire cela devient gênant de bêtise à la fin du film. Attendez 6 mois, si vraiment vous n'avez rien de mieux à faire, vous le regarderez sur votre écran de télé...