Inconditionnel de Dupontel, je n'ai encore une fois pas été déçu par ce nouveau film avec toujours son humour grinçant, décalé, parfois tendre Une satire de la vie politique où toute ressemblance avec le réel serait purement fortuite...
Une image, une lumière au service d'une histoire qui pourrait paraître rocambolesque, mais qui touche du doigt les réalités d'un monde politique déconnecté de la base ... Mention spéciale pour les références à l'œuvre de Pagnol ...
Albert Dupontel est extrêmement doué pour faire des films drôles, fins, justes et poétiques. Le film dénonce avec brio les errements de la société avec la place prépondérante du capitalisme, le massacre de l’environnement, les groupes financiers à la tête de médias évidemment tout sauf indépendants, les politiques et leurs discours sans relief, le racisme.
A vu "Second tour" le dernier film du réalisateur et acteur Albert Dupontel. Ce dernier opus est une copie, tout du moins dans la forme, du film précédent de Dupontel, "Adieu les cons" : même photographie saturée, même montage sec, mêmes flashbacks inutiles et images superposées, même presque trio d'acteurs (Albert Dupontel, Nicolas Marié, Cécile de France remplaçant Virginie Efira). Mais c'est beaucoup moins bien tant le propos est naïf et d'un autre temps. On pourrait croire voir un film tout à fait oubliable des années 80. Manque d'inspiration où vieillissement qui se passe mal ? Dupontel est ici bien moins subversif et drôle que par le passé. Les dialogues sont répétitifs et manque de bons mots. Le scénario s'inspire énormément de "La gueule de l'autre" de Pierre Tchernia (sans jamais le mentionner) où un homme politique (Michel Serrault) à la veille d'élections prend peur et ... Bien évidemment tout est dans ce ET qu'on ne peut dévoiler. Mais une fois la situation réellement posée tout est prévisible, puérile et surtout pas drôle. Cécile de France en fait des tonnes, Nicolas Marié nous ressert le numéro qui avait fait son succès et lui avait valu un César en 2021 pour "Adieu les cons". Mais peut être que la grosse erreur de casting est Dupontel lui-même. Là où il aurait fallu plus de folie, de physique, de loufoquerie, l'acteur nous donne souvent la sensation de ne pas croire lui même à sa prestation... un peu comme son rôle. Ca se regarde nonchalamment et sans passion tout en pensant que peut être aurait il mieux valu s'abstenir pour ce "Second tour".
Un film très décevant et qui n'arrive pas à susciter l'intérêt, tant il mélange les genres -d'une façon brouillonne- et l'on ne sait pas si l'on assiste à une comédie, un thriller politique, un plaidoyer pour l'écologie ...mais Dupontel ne semble pas lui-même avoir choisi, en mélangeant les genres d'une façon déroutante.Je m'y suis quelque peu ennuyée mais quelques bonnes séquences de l'excellent duo formé par N. Marié et C. De France m'ont parfois amusée. Un film loin de se distinguer dans l'excellente filmographie de Dupontel par ailleurs.
Le talent de Dupontel est indéniable. Cécile de France est drôle et charmante. Mais le propos social du vivre ensemble est si gros qu'il en devient trop grand pour nos petits yeux de simples Spectateurs. Les leçons qui se tissent au fil des films de bobos socialos sur les toiles des salles deviennent trop lourdes... Un film qui sent le vieillissement.
C'est une bonne fable politique avec la patte de DUPONTEL dans ce film qu'il a réalisé et scénarisé. Le résultat ne déçoit pas et le réalisateur met en avant le rôle des médias dans cette campagne électorale sur la manière qu'ils la couvrent. et nous permet de découvrir une belle manipulation. Mais le grand intérêt de ce film réside dans la composition artistique du couple de journalistes remarquablement incarnés par le jubilatoire tandem Cécile DE FRANCE et Nicolas MARIE.
Décidément, Mr Dupontek est un génie ! De l'humour, de la poésie, une histoire visionnaire et terriblement touchante... Encore un grand film ! Avec des acteurs à l'interprétation magistrale !
une très belle comédie, intelligente et subtile, jouant sur un fil d'actualité qui explique notre réalité aujourd'hui. Et pourquoi pas en vrai cette happy end.
On a toujours autant de plaisir à voir un film d'Albert Dupontel, même quand il est vraiment tiré par les cheveux (c'est bien le cas aujourd'hui), même (et surtout!) quand il flirte avec l'absurde. Le comique nait beaucoup de la faculté de Dupontel de garder toujours son masque tragique d'empereur romain dans les circonstances les plus burlesques. C'est César-Auguste chez la dame de chez Maxim's... Grâce à dieu, il ne ressemble à aucun des rigolos français qui polluent nos écrans. S'il faut lui chercher une parenté, c'est avec les anglais des temps héroïques: Noblesse oblige, Tueurs de dames.... Ici, il se dédouble, incarnant à la fois le candidat à la Présidentielle de la droite d'affaire, de la droite libérale et bien pensante, et son jumeau (ils ne se connaissent pas, l'un ayant été adopté et pas l'autre), un neuneu qui vit au fin fond de la campagne en élevant des abeilles... Ses péripéties seront orchestrées par une journaliste qui joue son retour en grâce après avoir été envoyée aux Sports, la délicieuse Cécile de France, assistée par son caméraman, l'excellent Nicolas Marié qu'on aimerait beaucoup voir plus souvent, et qui, lui, à part le foot dont il a une connaissance encyclopédique, ne connait absolument rien à rien.... Allez y sans hésiter vous passerez de toutes façon un bon moment...