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Florent A
10 abonnés
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3,5
Publiée le 1 avril 2024
Dupontel seul me fait aller au cinéma et je ne vais pas m'arrêter apres ce film mais force est de constater que ce n'est pas sa plus grande réussite. Nicolas Marié en cameraman fan de foot est trop caricatural et peu crédible, les jumeaux roumains de même, bref certaines scènes sont toujours très drôles et bien amenées, toujours un peu de militantisme mais cette fois j'ai trouvé que c'était un peu trop populiste, facile, bien moins dans la poésie, un peu bâclé même.. "pour changer le système, il faut en faire partie", on va dire que ce dupontel est un film un peu consensuel.
Albert deviendrait-il sérieux? D'une certaine façon, la folie douce qui traverse ses films à l'ordinaire (Au Revoir Là-Haut mis à part) est un peu mise en sourdine, le sujet dégageant une certaine gravité et une volonté sous-jacente de porter un message politique plus appuyé. Toujours pertinent dans ses choix de casting comme dans sa direction d'acteurs, Dupontel se montre moins corrosif qu'en d'autres occasions, mais son regard à la fois rêveur et désenchanté transcende cette comédie pas si légère dans le ton, mais en tout cas solidement écrite.
Un très bon Dupontel, peu être le meilleur depuis 10ans.
Dupontel c'est toujours un cinéma sensible, intelligent, drôle, fou et parfois énervé. Je n'étais pas fan plus que cela d'adieu les cons, même si j'avais passez un agréable moment, Au revoir là-haut aussi, ces deux derniers film mon fait passer un moment sympathique mais pas suffisamment marquant. A vrai dire j'aime beaucoup Albert, c'est l'un des rares qui ose être sensible et faire de la mise en scène, alors même si je trouve ses anciens films un peu sur-côté je n'ai jamais eu vraiment envie de lui taper dessus, car après tout, à chaque fois c'est bien fait et ce n'est pas si mal.
Cette fois, avec Second tour, je trouve qu'il a attends une vrai forme de maturité et cela fonctionne beaucoup mieux selon moi. Alors si le film reste très proche de son style habituel, il ose en revanche ici affronter un sujet bien plus difficile que d'habitude, c'est plus sérieux et sans détour. Albert s'expose un peu plus à l'image de son personnage sur un sujet de société très important.
En effet si le personnage est double à l'image de son titre ce n'est pas un hasard, Albert semble ne plus vouloir fuir en lançant enfin un vrai petit missile sur la société avec ce film qui fait rudement du bien et qui rappelle, qu'il ne faut jamais baisser les bras. J'attends le prochain avec une certain impatience, car il n'est plus très loin, de faire des films qui ose mettre un coup de tête comme dans sa jeunesse mais avec cette fois, beaucoup plus de maturité dans ces sujets.
1H30 mais long malgré tout, on retrouve l'intelligence propre aux films d'Albert Dupontel mais tout est très naïf, c'est franchement risible, le scénario est difficile à croire et certains acteurs ont un jeu trop propre au cinéma pour qu'on croit que c'est la vraie vie. Bon sinon la comparaison avec le foot est plutôt amusante ou la métaphore du frère jumeau qui incarne l'archétype du politique à qui on dit exactement quoi dire et quoi faire. Enfin c'est bien de mettre en lumière la bêtise des médias français avec leurs journalistes décomplexés dans la bêtise, et pour finir l'idée qu'un apiculteur serait plus adapté à gouverner un pays qu'un politique ne manque pas de cynisme mais est ce que c'est totalement faux ?
Dupontel avait un message important pour nous avec ce film. Pourquoi pas. Mais cela ne dispense pas d'un minium d'exigence artistique. Or ce Don't loop up à la française est raté, et ce malgré tous les efforts louables de Cécile de France. Dupontel est meilleur quand il est dirigé par autrui, comme dans Deux jours à tuer, ou au moins aidé comme dans Monique.
Deux journalistes enquêtent sur un candidat populaire en pleine élection présidentielle, espérant trouver un secret dans son passé. Référence volontaire ou pas, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au très moyen « Président », où 20 ans plus tôt Dupontel incarnait le chef de l’Etat. Mais évidemment, « Second Tour » n’a rien d’un thriller. C’est une comédie d’Albert Dupontel. Le film a le mérite d’être mené avec énergie, et quelques bons comédiens (quand d’autres sont franchement moyens). Notamment Nicolas Marié, éternel comparse du réalisateur, qui a de loin le personnage le plus drôle. Un caméraman fan de foot, dont l’expérience va résoudre certains problèmes de manière inattendue ! Si l’ensemble est sympatoche, je l’ai trouvé un peu gros. Entre des effets de mise en scène lourdingues (flashbacks numériques, ou la scène de l’aigle, totalement gratuite). Et un propos politique simpliste : gros lobby de droite, contre gentils écologistes. Tandis que les quelques tacles à l’extrême droite ou aux médias demeurent superficiels. Ca reste plaisant à suivre.
mouai, pas vraiment convaincu... j'ai connu Dupontel bien plus vindicatif. Ensemble du film sans grande profondeur, on y entre, on y est puis on en sort dans grande conviction. un peu déçu cette fois ci. dommage.
Univers d’Albert Dupontel fait encore des merveilles, la magie de la mise en scène, le jeu des acteurs touchant et de la musique envoûtante. Dans cette histoire thriller, joli suspense, une belle histoire, utopique. Albert Dupontel est un réalisateur à part dans le monde du cinéma, avec son propre univers féerique et imaginaire
Les films d'Albert Dupontel se suivent et ne se ressemblent pas, ce qui dénote une démarche de recherche et un souci de renouvellement très appréciables.
Je n'ai pas accroché à celui-ci, pour plusieurs raisons : - le procédé de la gémellité, éculé dans le domaine de la fiction ; - la musique qui dramatise à outrance ; - le fait que l'aspect politique, très intéressant, passe finalement au second plan.
un peu idéaliste, mais le film a le mérite de rappeler ce que devrait être un vrai engagement politique - bons dialogues, du comique, on rit, des acteurs attachants - du vrai Dupontel
Sur les pas d'une journaliste chargée de suivre la campagne présidentielle du dénommé Mercier, dont elle cherche surtout à decouvrir le mystère, Dupontel met sur de bons rails une comédie satirique grâce notamment à la composition savoureuse de Cécile de France. Et puis son sujet tourne au mauvais thriller politique et au mauvais roman. En déplaçant le centre d'intérêt sur sa personne -ses personnes devrais-je dire, suivant le principal moteur du scénario...- Albert Dupontel propose un mélodrame des familles assez grotesque, où l'esprit initial de la comédie s'évapore au d'un profit d'un salmigondis vraiment pas inspiré, bien mal écrit, où perce par ailleurs un propos vaguement complotiste et populiste. Ce qui n'est pas fait pour surprendre de la part de Dupontel dont on connait le rapport assez immature à la politique. De plus, sa réalisation n'est pas aussi virtuose et inventive que dans ses meilleurs films; en tout cas ses effets de style ne sont pas déterminants. Son humour, quand il en a, n'est pas toujours subtil; ainsi le personnage de Nicolas Marié, le caméraman ahuri qui accompagne la journaliste, dont les traits et les vannes sont assez épais. Deux étoiles pour la première partie du film; la suite est décidémennt lourdingue est indigeste.
Est ce que Dupontel nous a habitué à trop bon ces dernières années ? J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film et à m'intéresser à cette enquête politique. Heureusement, après une grosse demi heure, on arrive à un de ces films que Dupontel sait si bien faire. Du rythme, de l'émotion et une prise de position sur l'écologie et la politique qui me plaît bien
Que cela fait du bien une dramédie qui dépoussière, avec un fourmillement d'idées scénaristiques et visuelles rafraichissantes! Après son rôle d'archiviste aveugle dans "Adieu les cons", MARIÉ nous éclate avec ce rôle de caméraman déjanté et attendrissant fou de foot... DUPONTEL nous propose une double interprétation très réussie, car il a un frère jumeau irrésistible, aux antipodes du personnage principal. DE FRANCE est également crédible dans ce rôle de journaliste impertinente et indépendante ("c'est son côté PAGNOL qui cache ses sources"). OK tout est accentué, appuyé , mais tellement bon enfant que les différents messages passent, et tout le monde en prend pour son grade : les politiques, les écolos, les journalistes,... Merci!