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Nicolas L.
121 abonnés
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2,0
Publiée le 16 mai 2024
Déçu. D'habitude j'aime les films de Dupontel pour le cynisme mélangés de poésie mais là le scénario est trop alambiqué et moi qui attendait d'Albert une critique acerbe et maligne sur le monde de la politique, je n'y ai trouvé finalement qu'une petite fable proprete un peu tiré par les cheveux. J'ai tout de même un peu ri mais grâce à Nicolas Marié qui est toujours irrésistiblement marrant.
J’ai beau adorer le cinéma de Dupontel depuis ses débuts et y déceler chaque fois une progression claire, que ce soit dans le développement d’une touche visuelle qui lui soit personnelle ou dans la constance d’un certain état d’esprit propre à ses films, mélancoliques, doux-amers et poético-revanchards, je ne peux pas l’adouber à tous les coups. En général, les personnages de Dupontel luttent dans une logique anar, affrontant des forces suffisamment nébuleuses pour que tout le monde puisse projeter sur eux le nom et le visage qui leur convient. Dans ‘Second tour’, il décide de tailler un costard à la politique française, sa démagogie, son traitement médiatique, ses bailleurs de fonds. Les idées n’y sont pas mauvaises, et autant le réalisateur que Cécile de France et Nicolas Marié se débrouillent pour faire rejaillir, de temps à autre, le côté burlesque des films précédents mais trop souvent, la touche poétique vire à la naïveté, l’anarchisme vire à un positionnement plus confus, le pastiche vire à la caricature à gros traits rageurs. Dupontel est en colère, plus qu’avant, il ne croit plus à la solidarité des laissés-pour-compte, à l’art du contournement et du piégeage de système : il croit que le changement doit venir d’en haut, quitte à recourir à d’étranges stratégèmes. En ne s’éloignant jamais de la satire, quitte à y coller de trop près comme ici, je suppose que Dupontel ne cherche pas trop la subtilité et qu’il se voit toujours comme le cinéaste des “petites gens victimes du système”. En simplifiant le propos au niveau d’un roman de Bernard Werber, ce n’était pas une raison pour prendre les petites gens pour des cons.
L’idée est bonne mais on perd le fils conducteur. J’aime beaucoup Dupontel mais on est proche de l’égocentrisme à ce stade. On perd le fils conducteur tellement l’histoire est abracadantesque. Dommage car la promesse était intéressante
Vu dans un vol, car je n'aurai pas payé pour voir..ça! Une bouse immonde, une histoire invraisemblable, et complotiste, mal filmée mal jouée, gags lourdingues même pas digne de la maternelle, personnages caricaturaux. Mais ça reste bien pensant le "héros" est un écolo intégre qui lutte contre les méchants capitalistes. Le débat du second tour est copié collé de celui Marine Le Pen Macron 2007 où évidemment, on est dans le cinéma français, le gentil écolo a le beau rôle.
Le dernier film de Dupontel est une sorte de satire du monde politique et des journalistes les interviewant, notamment en pleine période d’élections. Toutefois, ce n’est pas que ça, le réalisateur français arrivant à nous surprendre à mi-temps avec un scénario très bien construit sous forme d’enquête journalistique mâtinée de flashbacks, mais aussi grâce à un duo d’acteurs (Nicolas Marié et Cécile de France) ô combien savoureux ! Après deux derniers métrages un peu moins bons, Albert Dupontel semble ainsi avoir retrouvé de son mordant et l’inspiration qui lui avaient fait un peu défaut. Pourvu que ça dure !
quelle énorme déception, une purge, je me suis forcé parce que c’est Dupontel ! je le préfère nettement dans le registre de l’humour pur et dur ! il devrait en rester là.
Certes ce n'est pas le meilleur Dupontel, il y a ici une sorte de mélange des genres qui affaiblit quelque peu la puissante folie auquel le réalisateur nous avait habitués. C'est tout de même un bel exercice de style où tous les ingrédients de Dupontel sont là sauf qu'il en use avec parcimonie et la déception de certains vient sans doute de cela. Reste que le ton de ce film reste cohérent avec celui des deux derniers. La poésie est toujours là, l'humanité aussi, mais le tout teinté d'une certaine tristesse prenant le pas sur l'humour et l’absurde. Nous avons là affaire à un thriller chagriné bien plus qu'une comédie. Néanmoins Dupontel vu son œuvre a bien le droit cette fois-ci ne pas nous faire nous taper sur le ventre et de nous proposer une réflexion douce amère, moins chaplinesque que d'habitude, tendre et légère, presque enfantine. L'innocence reste l'innocence, une pépite si bafouée de nos jours que peu importe un scénario qui ne soit pas béton si pour l'évoquer le bel esprit est là et les couleurs sont belles. Merci Albert pour ce nouvel opus que j'ai regardé avec gourmandise.
"Second Tour", comédie française écrite et réalisée par Albert Dupontel, sortie en 2023. Une satire politique bien réalisée, à la fois drôle et lucide, avec Albert Dupontel, Cécile de France et l'excellent Nicolas Marié. Avec aussi, Jackie Berroyer, Bouli Lanners, David Marsais, Philippe Duquesne et Bertrand Usclat. Après "Adieu les cons" en 2020, Albert Dupontel signe un nouveau film drôle et acerbe sur la société actuelle. Sans concession, avec des personnages attachants, un film fort.
Dupontel seul me fait aller au cinéma et je ne vais pas m'arrêter apres ce film mais force est de constater que ce n'est pas sa plus grande réussite. Nicolas Marié en cameraman fan de foot est trop caricatural et peu crédible, les jumeaux roumains de même, bref certaines scènes sont toujours très drôles et bien amenées, toujours un peu de militantisme mais cette fois j'ai trouvé que c'était un peu trop populiste, facile, bien moins dans la poésie, un peu bâclé même.. "pour changer le système, il faut en faire partie", on va dire que ce dupontel est un film un peu consensuel.
Albert deviendrait-il sérieux? D'une certaine façon, la folie douce qui traverse ses films à l'ordinaire (Au Revoir Là-Haut mis à part) est un peu mise en sourdine, le sujet dégageant une certaine gravité et une volonté sous-jacente de porter un message politique plus appuyé. Toujours pertinent dans ses choix de casting comme dans sa direction d'acteurs, Dupontel se montre moins corrosif qu'en d'autres occasions, mais son regard à la fois rêveur et désenchanté transcende cette comédie pas si légère dans le ton, mais en tout cas solidement écrite.
Un très bon Dupontel, peu être le meilleur depuis 10ans.
Dupontel c'est toujours un cinéma sensible, intelligent, drôle, fou et parfois énervé. Je n'étais pas fan plus que cela d'adieu les cons, même si j'avais passez un agréable moment, Au revoir là-haut aussi, ces deux derniers film mon fait passer un moment sympathique mais pas suffisamment marquant. A vrai dire j'aime beaucoup Albert, c'est l'un des rares qui ose être sensible et faire de la mise en scène, alors même si je trouve ses anciens films un peu sur-côté je n'ai jamais eu vraiment envie de lui taper dessus, car après tout, à chaque fois c'est bien fait et ce n'est pas si mal.
Cette fois, avec Second tour, je trouve qu'il a attends une vrai forme de maturité et cela fonctionne beaucoup mieux selon moi. Alors si le film reste très proche de son style habituel, il ose en revanche ici affronter un sujet bien plus difficile que d'habitude, c'est plus sérieux et sans détour. Albert s'expose un peu plus à l'image de son personnage sur un sujet de société très important.
En effet si le personnage est double à l'image de son titre ce n'est pas un hasard, Albert semble ne plus vouloir fuir en lançant enfin un vrai petit missile sur la société avec ce film qui fait rudement du bien et qui rappelle, qu'il ne faut jamais baisser les bras. J'attends le prochain avec une certain impatience, car il n'est plus très loin, de faire des films qui ose mettre un coup de tête comme dans sa jeunesse mais avec cette fois, beaucoup plus de maturité dans ces sujets.
1H30 mais long malgré tout, on retrouve l'intelligence propre aux films d'Albert Dupontel mais tout est très naïf, c'est franchement risible, le scénario est difficile à croire et certains acteurs ont un jeu trop propre au cinéma pour qu'on croit que c'est la vraie vie. Bon sinon la comparaison avec le foot est plutôt amusante ou la métaphore du frère jumeau qui incarne l'archétype du politique à qui on dit exactement quoi dire et quoi faire. Enfin c'est bien de mettre en lumière la bêtise des médias français avec leurs journalistes décomplexés dans la bêtise, et pour finir l'idée qu'un apiculteur serait plus adapté à gouverner un pays qu'un politique ne manque pas de cynisme mais est ce que c'est totalement faux ?
Dupontel avait un message important pour nous avec ce film. Pourquoi pas. Mais cela ne dispense pas d'un minium d'exigence artistique. Or ce Don't loop up à la française est raté, et ce malgré tous les efforts louables de Cécile de France. Dupontel est meilleur quand il est dirigé par autrui, comme dans Deux jours à tuer, ou au moins aidé comme dans Monique.
Deux journalistes enquêtent sur un candidat populaire en pleine élection présidentielle, espérant trouver un secret dans son passé. Référence volontaire ou pas, je n’ai pas pu m’empêcher de penser au très moyen « Président », où 20 ans plus tôt Dupontel incarnait le chef de l’Etat. Mais évidemment, « Second Tour » n’a rien d’un thriller. C’est une comédie d’Albert Dupontel. Le film a le mérite d’être mené avec énergie, et quelques bons comédiens (quand d’autres sont franchement moyens). Notamment Nicolas Marié, éternel comparse du réalisateur, qui a de loin le personnage le plus drôle. Un caméraman fan de foot, dont l’expérience va résoudre certains problèmes de manière inattendue ! Si l’ensemble est sympatoche, je l’ai trouvé un peu gros. Entre des effets de mise en scène lourdingues (flashbacks numériques, ou la scène de l’aigle, totalement gratuite). Et un propos politique simpliste : gros lobby de droite, contre gentils écologistes. Tandis que les quelques tacles à l’extrême droite ou aux médias demeurent superficiels. Ca reste plaisant à suivre.