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MSM
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4,5
Publiée le 9 janvier 2023
Quatre étoiles 1/2. Une fois n'est pas coutume, j'ai été littéralement happé par ce film français ! C'est probablement dû à la présence de Gilles Lellouche, remarquable dans son jeu et incarnant véritablement son personnage mais aussi à la qualité du scénario... À partir d'une histoire vraie vécue par Yoann Barbereau, Jérôme Salle interprète -très- librement les faits pour nous servir cette traque sibérienne à la façon d'un "Jason Bourne" mais avec une relative sobriété. De bout en bout, on suit cette inlassable fuite, oppressante et rebondissante... Si le véritable protagoniste s'est détaché du scénario qu'il juge excessif, la grande vertu du film, outre d'avoir passé un très bon moment cinématographique, aura été de me faire connaître cette histoire et de m'intéresser au livre de l'auteur, "Dans les geôles de Sibérie". Rien que pour ça, ce film mérite d'être vu !
Un très honnête thriller, une mise en scène percutante et rythmée, un Gilles Lelouch qui fait du Lelouch mais qui le fait bien, un scénario cousu de fil blanc et une impression de déjà vu, quelques invraisemblances et une mise en cause de la diplomatie française que l'on aurait pu éviter, au final on ne passe pas un mauvais moment mais sans jamais grimper au plafond.
Un bon thriller un peu à l’ancienne sur l’histoire d’un homme pris dans une machination aux confins de la Russie actuelle. Si le film n’évite pas certains écueils et facilités, il s’en sort plutôt bien grâce à un suspens plutôt bien tenu et un bon Gilles Lelouche.
Une chasse à l'homme en territoire hostile à la fois efficace et prenante malgré quelques lourdeurs et invraisemblances scénaristiques, portée par un Gilles Lellouche convaincant.
Film d'espionnage avec son petit côté romance. Donnant une crédibilité et de l épaisseur a l histoire. Qui se veut tiré de fait réel. Le fait de ne pas en faire trop, certains personnages restant un peu plus dans l ombre etc... Tout cela est voulu et cela fonctionne. Captivant à l'ambiance glaciale, "Kompromat" présente un duo poignant, formé par les convaincants Gilles Lellouche et Joanna Kulig, embarqué dans une fuite pour survivre. Le réal de Zulu nous montre qu il maîtrise ce registre et qu il peut intéressant de le suivre à l avenir. Un film que l on peut mettre en 2 parties là où la deuxième nous mettra au coeur de cette course folle et offre un final tout aussi intéressant que le reste ou le rythme ne faillit pas. Bonne surprise dans l ensemble.
Une quête de liberté tendue dans une Russie glaciale et déshumanisée. "Kompromat" est porté par un Gilles Lellouche excellent dans le rôle d’un monsieur tout-le-monde pris dans un engrenage qui le dépasse.
L’évidence n’est pas toujours la plus saine ni la plus rusée des cheminements vers la vérité. À l’écran, elle peut se montrer encore plus transparente. Sans qu’on l’attende au tournant, Jérôme Salle (Largo Winch, Zulu, L’Odyssée) revient pourtant sur une cavale des plus spectaculaires dans son récit et son engagement. En s’inspirant librement des témoignages de Yoann Barbereau, qui a vaillamment regagné sa liberté, le cinéaste tente de mettre en boîte les divergences culturelles qui nous séparent d’une nation confinée. Si le comédien en tête d’affiche peut tromper nos attentes sur une histoire qui mérite sa part de violence, il ne tient que sur une banquise sibérienne, prête à éclater à tout instant. Le film s’embourbe dans une écriture relativement classique et dépourvue de nuances.
Le titre interpelle en premier lieu, un terme russe qui s'assimile très bien au complot ou simplement à un procédé qui vise à condamner un citoyen quelconque, vite fait bien fait. C’est ce qui va finir par pousser un petit patron d’entreprise à l’isolement forcée, que ce soit au fond d’une prison ou de son domicile. Mathieu Roussel est donc retenu dans cette spirale, dont il devra faire tout son possible pour échapper à sa sentence. On évitera habilement les détours dans la première partie, avant que l’on navigue dans les pensées troubles de cette victime, qui prône l’injustice dans son regard. Salle pose alors sa caméra au plus proche de Gilles Lellouche, programmé pour ce genre de rôle, celui qui prend des coups et qui va chercher à opposer une résistance à une entité plus forte que lui, à l’image du capitalisme et des lobbyistes dans « Goliath » et le système hiérarchique, voire judiciaire, dans « Bac Nord », pour les exemples récents.
Le parcours de son personnage est alors suffisamment démonstratif pour que l’on ne soit jamais totalement investi dans sa fuite, que ce soit dans ses souvenirs, ses fantasmes ou dans cette réalité. La mise en scène bute sans arrêt sur la présence de Mathieu dans le paysage russe, qu’on a rapidement fait de caractériser via le portrait du tout-puissant leader local ou d’autres élans tenant de la propagande, lorsqu’il s’agit de rappeler le conflit en Ukraine. Il en fa de même pour une administration française, incapable de trancher, ni de rassurer ses citoyens, malgré l’évidence, tributaire d’une relation politique instable. Tout cela est survolé, car l’enjeu s’apprécie à hauteur d’un homme, désarmé par des agents du FSB, anciennement KGB. Ce survivant trouvera néanmoins une note d’espoir et d’amour dans ce blizzard et les ténèbres qui l’oppressent. Sa surprenante relation avec Svetlana (Joanna Kulig) apporte un brin de légèreté, quelques fois bienvenue, mais qui rompt net avec une tension précédemment établie.
C’est ainsi que « Kompromat » casse plusieurs fois ses ficelles scénaristiques, afin d’abandonner son discours dans un lyrisme maladroit, quitte à perdre en cohérence. Des contre-exemples défilent, au profit de courses-poursuites qui tournent rapidement la page. Le suspense renouvelle souvent ses bienfaits, jusqu’à ce qu’on soit à bout de souffle. Mais ce récit d’aventures ne condamne pas le film aux oubliettes, car donne justement l’opportunité au réalisateur d’affirmer une certaine aisance dans une narration très lisible. On se garde ainsi d’étouffer l’affaire sous la menace, à l’image d’un affrontement direct avec un mercenaire idéalisé des instruments organiques russes. Le programme peut décevoir par instant, mais dans un geste sincère, porté par un Lellouche exaltant, nous pouvons nous permettre de l’accompagner sans le filer.
Une affaire "librement inspirée de faits réels". Une photographie terrifiante de pratiques russes, de leur regard méprisant sur les sociétés occidentales et des enjeux diplomatiques. Une chasse à l'homme à la tension permanente, avec un P. Lellouche dans un rôle fort. Les dernières minutes sont particulièrement exaltantes.
Un film d'espionnage et de suspense réalisé par Jérôme Salle qui fait du travail propre mais avec un ait de déjà vu !! Ca faisait longtemps que le cinéaste ne nous avez pas donner rendez-vous dans les salles obscures, depuis "L'Odyssée" le biopic sur Cousteau que j'avais beaucoup aimé. "Kompromat" nous raconte, d'après des faits divers se passant en Russie (mais ici c'est une fiction), l'histoire d'un homme ordinaire, père de famille, qui se voit arrêter par la police Russe pour avoir visité un site de pédophile, qu'il n'a pas fait et se juge innocent. On voit des flashbacks du personnage central passé, la prison, le bracelet électronique chez lui seul, il va tenter de s'innocenter voir s'évader. Le synopsis parait classique, il l'est. Le scénario et les rebondissements font clichés la plupart du temps malgré une bonne mise en scène situé en Russie. Gilles Lellouche s'implique dans la peau du personnage principal, les seconds rôles sont impeccables, mais ce long métrage ne marquera pas les esprits plus tard et vite oublié, dommage.
Gille Lellouche en fait un peu trop des fois et c'est dommage il est souvent dans l'exagération. Mais film intéressant dans la fuite de l'homme pour fuir un pays où la justice n'existe pas vraiment. Intéressant mais un peu "gros" des fois..
Jérôme Salles avait commencé sa carrière en nous assommant avec Anthony Zimmer. Ce 1er long métrage d'espionnage ne pouvait générer qu'un ennui mortel, tellement il était truffé d'invraisemblances, de situations cliché, et de dialogues convenus. Le bougre s'est pourtant bien rattrapé avec deux "Largo Winch", absolument épatants. Certes le mérite revenait en grande partie à Jean Van Hamme, dont le scénario de base était en béton, mais Salles les avait fort bien adaptés. Salles était encore monté dans les hautes sphères de l'excellence cinématographiques avec un magistral "Zulu". Et Patatras! Avec ce "Kompromat", il nous lâche comme un sac de linge sale (sans jeu de mots) sur le sol. Non pas que le film est nul, mais il est bourré d'invraisemblances. La chasse à l'homme est certes bien menée, et apporte un suspense haletant mais certains ressorts dramatiques ne sont juste pas crédibles. Le premier est de nous faire croire qu'un directeur d'Alliance Française pourrait avoir la naïveté de vouloir convaincre des mécènes Russes à financer des projets artistiques futurs en leur servant un ballet faisant une sorte d'apologie lascive de l'homosexualité masculine. Tout talentueux que sont les danseurs, un tel ballet ne ferait pas l'unanimité des mécènes en France, à plus forte raison dans une société aussi conservatrice que la Russie, en Sibérie de surcroit. Aucun directeur d'Alliance Française ne pourrait l'ignorer, à moins de ne pas avoir la lumière à tous les étages. Ce n'est ni l'arbitraire et la violence de la répression, ni même la ténacité des persécutions de l'appareil politique Russe qui ne sont pas crédibles, c'est le rapport entre l'ampleur de l'opération et les motivations qui la dirigent. Motivations qui à aucun moment du film ne sont clairement exposées.
Gilles Lellouche et l’ambiance générale pesante sauvent un peu le tableau mais le film manque de rythme. Les 2h passent très lentement. Et il déborde d’invraisemblances et d’incohérences. Ce qui est d’autant plus nuisible quand il s’agit d’un film inspiré de faits réels.
Un film français d'envergure réalisé par un habitué des grosses productions, avec un casting globalement convaincant. Il y a une tension quasi permanente et le film ne paraît jamais long même si l'ambiance est bien sombre. Par contre vers la fin, un certain nombre d'éléments nuisent à la crédibilité. Dommage.