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Un visiteur
2,5
Publiée le 9 septembre 2021
Bon sujet quoique déjà vu (Petit paysan, terre des hommes) malgré un bon début ....il retombe comme un soufflé après quelques égarements passant de la nostalgie du passé, au drame familial et au mal être à l'âge adulte... Ces quelques flottements font qu'il manque un je ne sais quoi me laissant sur ma faim. Dommage.
Un petit rappel des années 80 de temps en temps j'aime bien ! ce n'est pas le film de l'année mais j'ai trouvé l'histoire plutôt tendre plutôt juste...!
Un film sur le monde agricole? Surtout un film sur le monde de l'enfance repeinte avec une grande maîtrise et toute la palette des couleurs indélébiles des souvenirs. Montage réussi, casting impeccable, jeu parfait tant pour les répliques que les attitudes. Sûrement beaucoup de travail et de nombreuses prises et reprises pour atteindre un tel niveau de simplicité, de naturel, et un grand respect du spectateur considéré comme l’interprète principal de ce récit mené avec autant de légèreté que de profondeur.
Un film sur l'enfance à la ferme d'une professeure d'histoire géographie. On est dans la nostalgie d'une jeunesse dans un milieu agricole qui souffre de la crise. L'intrigue se déroule en 1988, on retrouve à l'écran des objets , des tranches de vies qui ravivent chez nous également des souvenirs de l'époque... La petite qui joue Louloute jeune est sincère et touchante, le film doit beaucoup à sa prestation. La scène du petit déjeuner au lit est très émouvante. Louloute veut revivre à l'infini ce moment d'intimité avec sa mère et son père... On ne ressort pas indemne de ce film qui aborde avec pudeur un drame familial.
Une histoire pas plus inintéressante qu'une autre, mais où je n'ai pas pu entrer en raison de la mauvaise interprétation d'Alice Sainte, qui surjoue en permanence, dommage. Laure Calamy n'est pas mal, mais j'ai du mal avec cette actrice, qui en fait toujours trop. La petite fille est très bien et le père, Bruno Clairefond, formidable. Mais ça ne suffit pas pour sauver le film.
C’est le 1er long-métrage d’Hubert Viel qui bénéficie d’une vraie sortie sur nos écrans. 88 minutes touchantes et souvent poétiques qui brassent sans doute un peu trop de thèmes pour être totalement abouties. Années 80, Normandie. Entre les vaches, le Club Do' et les gros pulls en laine, Louloute rêve, tombe amoureuse et se dispute avec ses proches. Alors que la ferme familiale s'endette, sa vie va changer à jamais. Des défauts dues au désir de trop bien faire, de trop en faire, qui nuisent à l’ensemble de ce joli film pour tout public, mais qui hélas sort au cœur de l’été et qui risque fort d’être délaissé. A voir et à soutenir. Au départ, il s’agissait d’un récit plus léger, sur les rêveries d’une petite fille, sans l’évocation de la précarité du monde agricole. Mais les producteurs trouvaient le projet trop abstrait et manquant d’un ancrage dans le réel. Pour faire tenir le tout : il a donc ajouté la crise laitière, la tragédie familiale, les années 80, la narration en flashback avec le dédoublement de l’héroïne. Cette espèce de conte naturaliste est un peu déroutant dans sa construction. Personnellement, je me serai bien passé de la double temporalité. Je ne suis pas bien sûr que la partie actuelle apporte grand-chose de plus au propos. Bien au contraire, elle le dilue. On sent que le personnage de Louloute adulte n’est là que pour permettre de raconter l’histoire au passé. D’ailleurs, le film se conclut sur un sentiment de nostalgie à l’état pur… une très belle idée. Entre poésie du terroir et comédie douce-amère, le film permet la découverte d’une jeune actrice dont le regard ne peut laisser personne indifférent. Ce qui vaut le détour avant tout, c’est la jeune Alice Henri, qui pour son 1er rôle, est époustouflante. Les parents, Laure Calamy – comme toujours parfaite de naturel - et Bruno Clairefond, - qu’on avait plus vu à l’écran depuis 2016 ??? -, sont d’une justesse remarquable. Une mention pour Erika Sainte, qui campe notre Louloute adulte et Olivier Saladin, parfait en grand-père déjanté. Un film discret, sensible, qui refuse le clinquant et donc d’une justesse extrême. Une belle chronique sur le malaise des agriculteurs, mais vue à travers le regard – tellement expressif -, d’une petite fille. Touchant !
Louloute se présente comme un immense flashback qui ne parle du temps présent que pour permettre de constater quels ont été les effets d'un traumatisme d'enfance, en Normandie, dans les années 80. Le film devrait être bien plus émouvant qu'il ne l'est, partagé entre un certain naturalisme, plutôt âpre, et une fantaisie qui correspond au monde vu par une fillette de 10 ans, qui se circonscrit principalement à sa famille, aux animaux de la ferme, à l'école ... Cette toute petite paysanne ne perçoit que confusément les difficultés financières de ses parents et leurs griefs de plus en fréquents l'un vis-à-vis de l'autre. Cette chronique rurale, dans un contexte impitoyable pour les plus "petits", a un air de déjà vu, même à hauteur d'enfant, et le côté artisanal du film, sympathique au demeurant, étale parfois ses faiblesses, en particulier dans l'interprétation sauf pour Laure Calamy qui se contente cependant d'une prestation assez neutre au côté de la petite Alice Henri, qui impressionne pour ses débuts dans un rôle assez complexe. La plus grande partie du film se situant à la fin des années 80, les scènes contemporaines auraient dû apporter quelque chose de neuf et de différent, ce qui n'est malheureusement pas le cas, au point qu'il est légitime de se demander si le film n'aurait pas été meilleur sans elles, sans ce recul qui, finalement, ne trouve son intérêt qu'après les instants les plus dramatiques des souvenirs d'enfance qui précèdent de peu le dénouement.
Une faible douce, où la frontière entre passé et présent se nuance - comme la protagoniste le dit au cours du film. J'y suis allée sans beaucoup d'attentes, j'en suis sortie émue. Le film donne un coup de projecteur sur la réalité du monde agricole, regardé avec tendresse. Les décors et les costumes ne sont pas forcément crédibles, mais pour un film à petit budget, c'est très bien -- l'histoire est si tendre qu'on lui pardonne.
Au début, j'avais peur. Le film commence sur une scène de classe absolument clichée au possible et la scène de dîner a manqué de me faire quitter la salle. Seulement je suis resté et le reste m'a plu. J'ai eu des réticences à certains moments car je trouvais que le jeu d'acteur laissait à désirer (la tirade du père dans la salle de bain est assez poussive, je trouvais Kevin absolument insupportable, ce qui fait qu'avec du recul je pense qu'il jouait son rôle juste comme il fallait...). Mais quels sont les points positifs ? De ce film se dégage une profonde mélancolie et m'a fait ressentir une sincère nostalgie d'une époque que je n'ai même pas connu, ce qui prouve que le film a fait son travail. Le personnage de Louloute est très bien interprété et certaines scènes m'ont pris au coeur, comme la scène de dispute entre le grand père et le père de Louloute ou la scène où Louloute va brosser sa vache. Bon film, naturaliste mais quelques fois un peu trop caricatural ce qui fait cette note.
Curieux de voir ce film qui n'a bénéficié d'aucune promo malgré le césar tout frais de son actrice principale, cela faisait longtemps que l'image que je me faisais d'un film et de ce qu'il allait me proposer à autant été desamorcé une fois devant l'écran.
comme un bonbon nostalgique de la campagne française durant les années Dorothée, "Louloute" se révèle avant tout être un drame très sec sur la condition malheureusement atroce des agriculteurs en France. Le film utilise son papier cadeau de nostalgie pour nous offrir quelque chose de brutal, sec, froidement réaliste du début à la fin.
C'est une idée intéressante que de prendre le bonbon de nostalgie à revers, mais malheureusement ça m'a mit à distance du film. Pas le fait que le bonbon était piégé, mais la froideur avec laquelle le réalisateur traite son sujet.
La moindre once de légèreté sera toujours désamorcée par une scène difficile, et ce yoyo émotionnel ne s'arrêtera pas avant l'amorce menant à la dernière scène du film dont la force et l'intelligence laissera à réfléchir une fois la séance finie.
Restera cependant de solides performances d'acting et un travail de la photographie en pellicule doux amer qui possède bien plus de charme que "Passion Simple" qui jouait sur ce même terrain.
Je n'ai vraiment pas été réceptif à "Louloute", je ne peux pas dire que c'est un film que j'aime, mais je ne peux pas dire non plus que c'est un mauvais film : il est parfaitement conscient de comment il joue avec nous du début à la fin, et le fait avec un certain attrait. Je ne suis simplement pas rentré dans son jeu naturaliste jusqu'au bout du film.