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Jean-luc G
88 abonnés
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2,5
Publiée le 28 avril 2024
Ce documentaire généreux ne mérite malgré tout pas les bonnes notes de spectateurs, certainement acquis en majorité à la cause palestinienne. L'utilisation de documents d'époque crédibilise la recherche personnelle de Linda Soualem, qui en revanche n'apporte pas la qualité photographique qu'aurait mérité le lac Tibériade. Une histoire tragique, mais pas unique, et dont on ressort sans l'esquisse d'une solution ou d'un espoir qui réchaufferait le cœur. cinéma avril 2024
Film certes intéressant sur le vécu des femmes en Palestine. Cependant ce film est traité de façon trop personnelle avec un nombre considérable de photos de famille et n’aborde pas les problèmes sociaux et politiques auxquels on pouvait s’attendre.
Très émouvant ce retour vers le futur, où se mélangent le présent et les archives familiales et historiques. On peut comprendre la décision d'Hiam Habbass d'avoir voulu s'extraire, 30 ans auparavant, d'un milieu familial aimant mais au fonctionnement patriarcal. Cette tentative de revisiter l'histoire familiale se confronte lourdement à l'Histoire (dès 1948, création de l'Etat d'Israël et "colonisation" de territoires palestiniens). De fait, retrouver la mémoire des lieux lui est parfois impossible car il ne reste parfois plus rien des anciens villages palestiens qu'elle (et sa famille) a connus. Au final, ce documentaire m'est apparu comme un vrai hommage à toutes les femmes palestiennes de la génération de Hiam.
Le lac de Tibériade se situe en Galilée dans le rift du Jourdain, il a donc vu naître les trois religions monothéistes, mais aussi beaucoup plus tard la mère, Hiam Abbass, et la grand-mère de Lina Soualem qui leurs consacre ce documentaire. En filigrane du destin de ces femmes se dessine forcément celui de la Palestine. Un documentaire sur l’effacement de la mémoire et peut-être celui d’un peuple mais qui ne pas touché plus que ça, comme si j’avais été convié à une fête de famille mais caché derrière un voile.
Réalisé par la fille des acteurs Zinedid Soualem et Hiam Abbas, ce documentaire est constitué de deux axes. Il est d’abord le portrait d’une femme forte – celui de sa propre mère, qui a quitté la Palestine dans les années 80 pour rejoindre le Royaume-Uni puis la France, afin de poursuivre son rêve de cinéma. Elle-même actrice, elle entretient un rapport ambigu à la caméra, peut-être le principal défaut de ce film. Au-delà de son portrait, Bye bye Tibériade raconte l’histoire d’une lignée de femmes palestiniennes depuis l’arrière-grand-mère de la réalisatrice. Le documentaire rend ainsi hommage aux femmes palestiniennes, offrant un éclairage bienvenu sur le sort des familles forcées de quitter leurs maisons après la naissance de l’État d’Israël. Une œuvre intime, simple et modeste.
Lina Soualem retrace dans Bye bye Tibériade l’histoire de sa famille maternelle à travers le regard et les souvenirs de sa mère Hiam Abbass. Une famille palestinienne installée à Tibériade et contrainte de quitter cette ville devenue israélienne en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël. Un déracinement que les arrière-grands-parents et la grand-mère de la documentariste ont dû subir. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2024/02/26/bye-bye-tiberiade/
C'est intéressant de voir, sous forme de documentaire, la vie de l'actrice Hiam Abbass, que j'ai déjà due voir dans certains de ses films, au travers des yeux de sa fille qui filme en Palestine près du lac de Tibériade ses origines, elle qui est nait à Paris après que sa mère y a déménagé. Le film décrit l'histoire de plusieurs femmes, la mère et actrice Hiam Abbass, mais aussi la mère de cette dernière, et ses relations avec ses quatre soeurs. On est parfois un peu perdu dans cette grande famille malgré l'effort qui a été fait de nous montrer un arbre généalogique; Le film montre quelques belles images de la Palestine. On y parle de la guerre mais ce n'est nullement un plaidoyer pour la Palestine. Au travers de cette histoire, on découvre la Palestine et un petit peu de la vie de tous les jours de ses habitants sur plusieurs décennies. Et probablement que ces derniers ne vivent pas vraiment différemment de leurs voisins.
Partant à la rencontre de la réalisatrice, je me devais de découvrir son dernier film. Malheureusement, j'ai trouvé ce documentaire relativement moyen. La mise en scène est vraiment immersive, cependant, le récit est peut-être trop personnel.
L’écriture est peut-être trop précise, trop personnelle. Par conséquent, cela a sans doute créé un fossé entre la réalisatrice et mon visionnage. Très touchant dans son approche mais le film présente tellement de moment privé que j’ai eu du mal à rentrer dedans.
En ce qui concerne la réalisation, l’utilisation d'images d’archives et de prises récentes est vraiment pertinente. La mise en scène est littéralement immersive et nous plonge dans une famille qui nous est inconnue.
Malgré le fait de ne pas être rentré dans le documentaire ne m’empêche pas de conseiller ce film car il y a un véritable travail qui se doit d’être découvert.
L'intention est bonne, les images d'archive de l'enfance très touchantes. Malheureusement le film manque de parti pris : est-ce un récit de l'intime ou bien à travers l'intime, un récit politique ? On a finalement peu d'éléments sur le contexte politique et géopolitique, mais également peu de scènes pour réellement s'attacher à cette famille et communier à leurs joies et peines. On s'étonne presque qu'il n'y ait pas de regards caméras, et que globalement ce film tourné dans l'intime ne soit pas questionné par ceux qui en sont l'objet. On a une sensation de voyeurisme, celui de voir un film de famille, mémoriel, mais pas une œuvre destinée au grand public.
Il s'agit d'un film qui en dit long sur le conflit Israel Palestine sans pour autant asséner une vérité idéologique ou militante. Le résultat est bien plus efficace car on vit les drames vécus par les membres de cette famille palestinienne et leurs amis. Les personnages filmés sont très attachants et la réalisatrice dévoilent peu à peu leurs secrets avec retenue et bienveillance. C'est un plaisir de les accompagner dans leurs récits respectifs.
Œuvre sincère et authentique qui n'est pas qu'une simple histoire de famille mais une histoire de femmes. On sent le courage de ne pas subir à chaque génération.
La matière est intéressante donc le film est globalement intéressant. Mais avoir une matière intéressante (un parcours personnel hors du commun, un contexte politico-historico-humain dramatique) ne suffit pas. Ce n'est pas abouti. Il ne faut pas se contenter de mettre des bouts ensemble. Il faut travailler, construire, fignoler...Il y a du potentiel, donc j'espère que cette critique pourra être prise de manière constructive.