La saga de cette famille palestinienne sur quatre générations est empreinte d'une extrème sensibilité plus que d'une intention de revanche. Les cultures sont mêlées et enrichissent une histoire qui n'est pas faite que de haine et de guerres.
La fille de Hiam Abbas évoque la jeunesse de sa mère qui a choisi l’exil pour devenir actrice. Évocation à travers des photos et des films de fille. J’aime beaucoup cette actrice. Le film est assez émouvant mais reste très en surface et manque un peu de rythme et de substance. Au spectateur d’imaginer le contexte étouffant pour les femmes arabes qui vivent beaucoup entre elles et subissent les effets d’une guerre qui a tout bouleversé.
Lina Soualem retrace dans Bye bye Tibériade l’histoire de sa famille maternelle à travers le regard et les souvenirs de sa mère Hiam Abbass. Une famille palestinienne installée à Tibériade et contrainte de quitter cette ville devenue israélienne en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël. Un déracinement que les arrière-grands-parents et la grand-mère de la documentariste ont dû subir. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2024/02/26/bye-bye-tiberiade/
Pas mal réalisé, mais il ne se passe pas grand chose et le film dure un certain temps....tandis que le thème central (l'exil) est déjà bien documenté dans pas mal de films...
Un documentaire qui raconte une histoire, celle Hiam, actrice des Citronniers, entre autre, femme de caractère , à vif, qui a quitté sa famille et son pays où elle étouffait. Profondément touchant sur la douleur de l'exil, la tendresse entre femmes, sœurs, aieulles, filmées par lmLina, l'arrière petite fille qui cherche ses racines. Tiberiades, Palestine, si riche d'histoire,. Salle archi pleine aux 3 Luxembourg.
Un documentaire magnifique, pendant lequel on passe du rire aux larmes. cette histoire de femmes parle de l’ histoire d’une famille palestinienne qui a dû fuir sa maison en 1948 pour se réfugier dans un petit village de Galilée, et des personnalités féminines hautes en couleur de cette famille. Le personne de Hiam la mère est très attachant, Tout est sous titré , Hiam qui a appris le français à 25 ans le parle parfaitement avec un accent charmant. Les paysages sont superbes. Une ode à toutes les mères et à la Palestine.
Absolument magnifique ! Pendant 1h30 on passe du rire aux larmes, Lina nous raconte l'histoire des femmes de sa famille palestinienne avec autant de pudeur que de générosité, et avec beaucoup de sensibilité. Leur force et l'amour dont elles debordent toutes malgré les horreurs vécues est bouleversante. Vraiment un documentaire à voir!!!
Lina Soualem plonge dans les archives familiales pour raconter l’histoire de sa mère Hiam Abbas, née en Palestine en 1960. Sa grand-mère, Um Ali, avait dû fuir Tibériade en 1948 lors de la création d’Israël. Sa maison détruite, sa famille éclatée (l’une de ses filles s’est retrouvée en Syrie dont elle ne put jamais revenir), elle s’installa à Deir Hanna, à mi-chemin entre Acre et Tibériade. C’est là que vécut Nemat, sa mère, qu’elle y devint institutrice, qu’elle y fonda une famille bientôt riche de dix enfants. Hiam, la quatrième, se sentait étouffer dans ce milieu patriarcal. Elle partit le plus vite possible étudier la photographie à Haïfa, avant d’intégrer une troupe de théâtre à Jérusalem, de se marier contre la volonté de ses parents avec un Anglais et d’aller vivre à Londres avant de s’installer à Paris en 1989, sans parler un mot de français.
Lina Soualem creuse le sillon qu’elle avait déjà ébauché dans son premier documentaire, "Leur Algérie", consacré à ses grands-parents paternels (les parents de l’acteur bien connu Zinedine Soualem). Bye bye Tibériade est un documentaire à la fois intime et pudique. Comme son titre l’annonce, il est placé sous le signe de la nostalgie. Lina Soualem veut garder le souvenir, qui est en train de se perdre après la mort de sa grand-mère Nemat, de la vie de quatre générations de femmes palestiniennes.
Derrière la micro-histoire de cette famille, c’est l’Histoire de la Palestine qui se dessine, celle de la Nakba de 1948, celle de la difficile coexistence des deux peuples israélien et palestinien, sur une même terre minuscule, celle de la revendication sans cesse renaissante mais toujours bâillonnée de l’indépendance et de la souveraineté.
La vraie héroïne du film est Hiam, la mère de Lina. Ses traits nous sont devenus familiers, à force de l’avoir vue depuis plus de trente ans dans une kyrielle de films : "La Fiancée syrienne", "Free Zone", Munich", "Les Citronniers", "Corps étranger", "Gaza mon amour"… Comment une telle artiste est-elle née dans un tel milieu ? Comment sa sensibilité s’y est-elle aiguisée ? Pourquoi est-elle partie ? Comment s’est-elle réconciliée avec ses parents ? Autant de questions qui ne sont pas traitées de front mais auxquelles, par bribes successives, des réponses partielles et pudiques sont apportées.
..Malheureusement c'est un documentaire , un hommage d'une fille à a sa mère spoiler: , avec des extraits vieux de soixante ans en super huit ( mauvaise image, piètre qualité, des vidéos d'il y a trente ans, sans grand intérêt, et évidemment l'époque actuelle, où Liam Abbass semble boursoufflée et insipide, pour nous raconter es origines d'une famille et de ses enfants, avec des liens trop personnels pour le spectateur, qui peut, ce fut mon cas , se sentir exclus de ces confidences familiales... .Et ce d'autant que la moitié des dialogues est en arabe sans sous titre...Je me suis demandé si la réalisatrice ne se moquait pas des français......je ne me suis pas senti concerné par la la vie de cette famille;....Peut être le serez vous ? à vous de voir,...
Faire voir ce qui n'est plus; faire entendre ce qui est désormais silence. Du grand art pour tisser des liens de générations en générations, pour transmettre la mémoire d'une famille palestinienne meurtrie par le tourbillon de l'Histoire, niée dans sa chaire depuis 75 ans.
La merveilleuse actrice Hiam Abbass occupe une place centrale dans le documentaire Bye Bye Tibériade, réalisé par sa fille, Lina Soualem, mais ce n'est que justice car elle représente à la fois la transmission et la rupture, dans une histoire familiale qui raconte 4 générations de femmes, de 1948 (exode palestinien lors de la guerre israélo-arabe) à nos jours. Comme dans son premier film documentaire, Leur Algérie, la réalisatrice évoque l'intime pour évoquer le contexte sans cesse mouvementé du Moyen-Orient, et plus largement l'exil et le déracinement d'une partie de sa population, rendant hommage, au passage, au courage des femmes palestiniennes. Le récit ondule avec élégance entre vieux films familiaux (principalement aux alentours de 1992, quand l'arrière-grand-mère de Lina Soualem était encore vivante), de remarquables documents d'archives datant de 1948 et du dialogue actuel entre mère et fille (Hiam et Lina), reconstituant le puzzle familial à travers les souvenirs de la première et la découverte de photographies anciennes. Et c'est ainsi qu'une mémoire collective peut perdurer, via les femmes, à travers une évocation douce et généreuse, qui n'oublie pas que bien des deuils et des déchirements ont jalonné le passage du temps.