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Dock77
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1,5
Publiée le 10 mars 2024
Les notes parlent d'elles mêmes..Si le début est prenant, les images assez belle et qu'il y a un intérêt....on se rend compte que l'histoire dans l'espace n'est qu'une excuse pour raconter la relation d'un couple qui s'éloigne..Tout ca pour ca...
Un pur film de soporifiction, ou comment un cosmonaute tchèque embarqué dans une mission pour prélever des échantillons de commencement et de fin de l'univers dans la zone de Jupiter, de retrouve à partager son vaisseau avec un extra-terrestre arachnéen qui lui sert de psy pour palier à ses problèmes de couple. Ca parait débile résumé ainsi et ça l'est tout au long de ce film affligeant. C'est mou, lent, bavard mais dans le genre confidence sur canapé entre un praticien et son patient. Inintéressant de bout en bout et sur tous les plans, et ne décroche chez le spectateur que besoin de bâillements et envie de couper court à cette purge. Une production - encore - Netflix qui confirme son statut d'entrepôt our ne pas dire de poubelle du cinéma de l'âge du streaming. Un cinéma pour le coup nombriliste, qui se veut profond en faisant tourner dans tous les sens la coquille vide de ses propos.
Sorti sur Netflix, "Spaceman" est une odyssée spatiale introspective portée par la performance subtile d'Adam Sandler. Ce drame de science-fiction mélange l'intime et le cosmique, explorant les thèmes de l'isolement et de la quête de sens. Bien que visuellement impressionnant, le film souffre parfois d'un rythme inégal qui peut freiner l'immersion. La réflexion profonde qu'il propose sur la condition humaine reste intrigante et émouvante.
Un astronaute tchèque, en route vers Jupiter, s'interroge sur son couple, sur son besoin continuel de laisser sa femme alors que celle-ci le vit mal. Il va entrer en relation avec une entité qui lui permettra de réfléchir sur son passé et sa vie actuelle. Assez surprise par ce film de science fiction peu ordinaire qui se déroule dans l'espace. En effet, il n'y pas d'actions, seulement des réflexions et des dialogues sur le sens de la vie et les choix prioritaires dans une vie.
Ce long métrage de science-fiction possède un scénario assez original, en effet malgré une approche classique pour le genre ( un spationaute est envoyé dans l’espace près de Jupiter pour y explorer et récolter des échantillons d’un mystérieux nuage cosmique), ce film possède une certaine poésie et une approche assez psychologique de la solitude. En effet les effets spéciaux même s’ils sont peu nombreux sont très réussis mais surtout ils servent le propos à merveille et sont en cohérence avec le scénario et il en va de même pour la réalisation à la rythmique lente. Certainement le gros point positif est le traitement de la solitude et de la force de l’amour entre le spationaute et sa femme restée sur terre. Effectivement le réalisateur va au bout de son propos en exploitant toute la complexité psychologique de son personnage. Pour cela il se sert du personnage d’Anouch ( une sorte d’araignée extraterrestre ) qui sert d’intermédiaire un peu comme une voie intérieure ou comme un psychologue. Peu importe d’où vient cette créature ou si elle est réelle ou pas car là n’est pas le sujet principal du film. L’utilisation de cette créature peut paraître brouillonne mais en fait elle renforce l’effet de confusion du spationaute et donc du spectateur et donne paradoxalement plus d’intérêt au film et à son propos. Peu attrayant au premier abord on est en face d’un film de science fiction original où la science fiction sert de support à des sujets plus profond comme la solitude, l’amour au delà de cette solitude, et même la question de l’intérêt de l’objectif de la mission et plus largement de la superficialité des choses matériels ou du travail face a l’importance de l’accomplissement de sa vie personnelle et de sa vie de famille. Une excellente surprise ce film qui mérite d’être vu par plus de mondes.
"Spaceman" est un film ambitieux à la "Interstellar", voulant explorer les confins de l'univers et répondre à des questions existentielles. On retrouve également avec la grosse créature qui fera certainement faire des cauchemars à certains une ambiance à la "Life, origine inconnue". Sauf qu'ici la bestiole n'a aucune volonté belliqueuse mais veut uniquement se lier d'amitié à l'espèce humaine et partager sa solitude. Avec Adam Sandler qui a trouvé un vrai tournant dans sa carrière dans les rôles dramatiques, notamment grâce à son partenariat avec Netflix, on retrouve un duo avec Carey Mulligan qui a le don d'intriguer, tout comme Paul Dano pour doubler Hanus. Le principal problème de "Spaceman" est de soit aller trop loin, soit pas assez dans son ambition. Beaucoup y verront la simple aventure d'un astronaute en perdition, qui finit par s'imaginer un ami pour partager sa peine. D'autres s'intéresseront de près à cette histoire galactique et n'y retrouveront certainement pas la profondeur d'autres grandes œuvres de SF. Pas inintéressant mais loin d'être marquant aussi, dommage pour cette expérience un peu ratée sauvée par son interprétation.
On avait envie de l’aimer ce film de science-fiction intimiste et minimaliste au pitch singulier. Il était plutôt intrigant de voir Adam Sandler, dans un rôle qui se range dans la catégorie de ses films sérieux, en astronaute à la découverte d’un immense nuage rose près de Jupiter et qui va rencontrer une créature arachnoïde extraterrestre pacifique lui permettant une introspection personnelle, notamment sur sa relation de couple avec Lenka jouée par Carey Mulligan. Adapté d’un roman tchèque paru en 2017, « Spaceman » est le premier film de Johan Renck, réalisateur de séries reconnues comme l’illustre « Tchernobyl » ou encore l’interminable « The Walking Dead ». Et on peut dire qu’avec un budget qu’on suppose limité, le film entrant clairement dans la case film d’auteur et non celle d’un blockbuster de science-fiction à grand spectacle comme on aurait pu le croire, il nous livre un long-métrage aux images soignées et parfois même sublimes (celles dans l’espace à la fin) avec des effets spéciaux de toute beauté que ce soit pour lesdites séquences ou pour la confection d’Hanūs, cette créature d’abord effrayante puis étonnamment attachante et touchante. En revanche, il ne parvient pas à éviter quelques maladresses comme lors de flashbacks faits de flous et d’images mouvantes ridicules et bien trop systématiques. On ne peut en revanche et encore une fois que saluer la très belle partition musicale de Max Richter, auteur de l’inoubliable accompagnement musical de la toute aussi inoubliable série « The Leftovers ». Elle participe à rendre hypnotique les quelques scènes réussies et déchirantes de la fin par exemple.
Cependant, il faut bien avouer que « Spaceman » n’est pas un film facile et qu’il va en laisser beaucoup sur le bas-côté. Lent sans être vraiment contemplatif, neurasthénique et souvent ennuyeux, il faut vraiment persévérer pour commencer à adhérer notamment dans la seconde partie lorsque les liens entre le mari et sa femme se dévoilent plus et que la complicité et l’amitié entre cet astronaute et cette improbable créature se fait jour. De la même manière, il faut s’enlever de la tête que ce long-métrage est un film de science-fiction. Ce genre n’est que l’habillage peu usité d’une grande histoire d’amour et de regrets ainsi qu’une réflexion sur la place de l’homme dans l’univers et la vie en général. Parfois maladroite et avec des dialogues souvent trop écrits ou livrant des banalités un peu clichées, elle n’en demeure pas moins parfois pleine de sens. Adam Sandler offre un jeu sobre et pertinent prouvant qu’il peut être un bon acteur sans pour autant être renversant ici. Carey Mulligan est à son aise mais n’a pas beaucoup à jouer. Au final, ce n’est pas le purgatoire ou un film véritablement raté mais il s’avère un peu prétentieux sur certains aspects et pas aussi hypnotique et réussi qu’attendu. Et ce contexte temporel flou tout comme le fait de situer le film - comme dans le livre - dans un Prague vintage donne un aspect visuel étrange et singulier comme l’est ce film qui aura l’effet d’un somnifère pour beaucoup et qui pourra provoquer un sommeil du genre stellaire empli de quelques moments de grâce.
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Une mission spatiale qui n'emporte qu'un seul astronaute, c'est impossible parce que le mal de l'espace déborde. Ce film est une sorte de conte sur le thème de l'éloignement. Le rythme est assez lent, et la rencontre avec l'hôte-conscience est un moment curieux. L'éloignement révèle la présence, l'absence est-il le fait d'être loin, ou bien c'est autre chose. C'est poétique, et assez bien tourné. Après que les tchèques arrivent à battre les coréens, c'est assez drôle.
Il est intéressant de noter que cette production américaine a décidé de conserver les noms, l’environnement (terrestre) et les références culturelles du roman original tchèque : ce n’est pas si fréquent et confère un léger côté absurde à ce qui traite quand même d’un programme spatial qui cherche à aller plus loin que l’homme ait jamais été, au-delà de Jupiter. En réalité, ‘Spaceman’ n”évoquera qu’en surface cette odyssée spatiale et observera plutôt l’homme dans la capsule, Jakub, astronaute éteint, dépressif et désabusé, qui a peut-être sauté sur cette opportunité pour fuir, une fois de plus, ses responsabilités vis-à-vis de sa femme et de son enfant à naître. A mesure qu’il s’enfonce dans le vide galactique, Jakub se rapproche en pensée de ses manquements, de ses erreurs et de ce qu’il a laissé derrière lui. Ok. Tarkovski, quelqu’un ? Sauf qu’il n’y a pas de planète Solaris à l’horizon pour envoyer des illusions mais un visiteur de l’espace arachnéen qui souhaite étancher sa curiosité vis-à-vis de l’espèce humaine et se prépare à rompre sans le vouloir la solitude et les blocages émotionnels de Jakub. C’est pas mal comme idée, à vrai dire : les dix premières minutes, malgré les évidentes ressemblances avec la science fiction psychanalytique et philosophique de l’éminent cinéaste russe, on se dit qu’après tout, pourquoi pas, ça vaut sans doute le coup de vérifier ce que l’exercice pourrait donner cinquante ans plus tard. Le problème, c’est qu’un film pareil est fragile, très fragile : le moindre faux-pas et l’introspection vire à la farce. C’est malheureusement ce qui se passe avec ‘Spaceman’, qui se tient plus ou moins dans les premiers échanges entre l’homme et l’alien mais se vautre lamentablement lorsqu’il se pique d’embrasser des considérations plus complexes ou abstraites, et anonne des généralités pseudo-poétiques sur la vie, l’univers et le reste comme un Terrence Malick des mauvais jours. D’autre part, le choix d’une entité réelle (ou irréelle, en tout cas dotée d’une matérialité physique à l’écran) comme déclencheur à cet crise de conscience obéissait sans doute à une volonté de rendre le propos plus accessible mais s’avère sacrément contre-productive en pratique. Les grands yeux mouillés de la créature ou son obsession pour le pot de beurre de cacahuète cherchaient peut-être à la rendre attachante mais transforment surtout ‘Spaceman’ en une décevante pantalonnade.
Conte philosophique où le processus de métacognition de la solitude et de l'introspection est couru d'avance mais aussi, explicité outre mesure, alourdissant ainsi le récit de subterfuges narratifs répétitifs voire clichés. Cependant, l'ambiguïté du cadre spatio-temporel et l'évolution floue des enjeux sociaux apportent une touche de mystère plaisante à l'ensemble.
En vrai c’était vraiment limite, j’ai aimé l’incorporation de l’Alien, une remise en question assez convaincante, Carey Mulligan toujours aussi incroyable, mais j’ai trouvé qu’Adam Sandler dégageait strictement rien dans l’œuvre, dommage après le très bon Punch Drunk-Love que j’ai vu précédemment avec lui, là il m’a pas convaincu, le récit non plus d’ailleurs, j’ai trouvé ça plus que barbant et du vu et revu, y’a pas d’accroche. En vrai les oeuvres dans l’espace on plus rien à raconter ou quoi?
Enfin du vrai cinéma. C'est probablement l'un des meilleurs films de 2024. Une vraie ambiance sonore, une esthétique travaillée, une dimension psychologique, une tension latente... Et de l'onirisme. Le premier film que j'apprécie avec Adam Sandler. Il était temps.