Partant d'un thriller, un fait divers d'enlèvement d'enfants, S. Derrickson intègre également une dimension surnaturelle. Avec plus ou moins de réussite, de cohérence scénaristique et d'éléments demeurant flous. Un enferment propice à une tension, un certain suspens, à l'image du final, plutôt bien réalisé.
"Black Phone" est une agréable surprise dans l'univers des films d'horreur ou thriller surnaturel. Scott Derrickson (Sinister, Doctor Strange) est un réalisateur qui monte dans cet univers et suit les traces de l'excellent James Wan. Les productions Blum sont toujours de qualité et "Black Phone" ne contredit pas cette règle. Le film est un subtile mélange entre Split/Prisonnier soupoudré d'une dose de surnaturel avec l'usage du téléphone noir et les visions d'une des sœurs des victimes. Ethan Hawke est méconnaissable avec ses cheveux longs et son masque impressionnant digne des meilleurs masques du cinéma et surtout flippant dans ces apparitions. Le film est divisé en deux parties : Une permettant de mettre en place les personnages et une plus angoissante sur l'enlèvement. Les deux sont importantes dans la construction progressive de l'histoire alors que des films de qualité plus moyennes auraient insisté sur la deuxième partie. On sent les acteurs bien dirigés, sachant se positionner par rapport à la caméra qui se place pour ne pas tout montrer.
Ethan Hawke est impressionnant en Attrapeur dans ce slasher de Scott Derrickson avec qui il avait déjà tourné Sinister en 2012. Même méconnaissable car masqué. Il sait fort bien jouer de son physique pour foutre la trouille d'autant qu'il s'en prend à des gosses et qu'il aura forcément l'avantage face à eux. Encore que je ne sais pas de quoi il faut avoir le plus peur. De lui ou de la société américaine des années 70 gangrénée par la violence : violence d'un père qui bat ses enfants à coups de ceinturon, harcèlement à l'école (eh oui, ça ne date pas d'aujourd'hui), baston dans une épicerie pour un record loupée au flipper. La violence est partout. Et il ne suffit d'un rien pour que ça s'embrase. Derrickson disait avoir vraiment vécu ça dans son enfance et en avoir souffert. Ça fait de Black Phone un film d'horreur plus personnel qu'il n'y paraît.
L'intrigue est alléchante, pourtant nous finissons le film sur encore énormément de questions, c'est dommage mais cela en fait un film thriller / fantastique manqué.
En soit, je m'attendais vraiment à un navet et finalement, c'est moins pire que je le pensais. Le seul gros bémol c'est que j'ai du le voir en VF et qu'hélas ça change beaucoup de choses d'entrée. Après, l'idée est assez originale j'ai trouvée, ce qui devient assez rare aujourd'hui il faut le signaler. L'ambiance est intéressante et on retrouve bien les années 80 des États-Unis où beaucoup d'enfants se faisaient enlever. Les acteurs ne sont pas spécialement mauvais et on ne s'ennuie pas. Après, ça manque un peu de punch et on est parfois beaucoup dans le cliché mais pour une prod' moyenne, franchement c'est pas si mauvais que ça. Ce n'est pas un chef d'œuvre non plus mais je pense qu'il plaira à pas mal de monde. 10/20.
La réussite de Black phone ne tient pas à son scénario, aux rebondissements un peu trop attendus notamment dans son dénouement, qu'à sa manière de montrer la violence qui régit les rapports humains. Le monde des enfants, aussi violent que celui des adultes, est à la fois inquiétant et désespéré. Derrière le film d'horreur, à la Stephen King, se cache un beau drame sur l'enfance meurtri. Les plus belles scènes du film sont d'ailleurs celles qui montrent le quotidien du jeune héros avant sob enlèvement. Cruel mais aussi émouvant, black phone doit aussi beaucoup à la performance angoissante d'Ethan Hawke, particulièrement inquiétant en psychopathe sadique. Bref, efficace et bien mis en scène, Black phone est, sans doute, le meilleur film de Derrickson qui réussit à faire d'un petit film d'horreur classique un beau film sur l'enfance. A voir.
Bonne surprise que ce Black Phone qui mélange les genres (teen movie, horreur, angoisse, fantastique) avec le bon dosage, au sein d’un scénario simple mais astucieux et avec une réalisation extrêmement accrocheuse malgré sa sobriété. Du bel ouvrage qui montre que le cinéma tient à autre chose que le budget mis dans les FX et le casting.
Je vais saluer quand-même plusieurs points originaux : le mélange de surnaturel, de piège dont il faut trouver la solution et d'époque 80. Bon évidemment comme prévu quand on pose autant d'attentes lors de la construction, on est souvent déçu du dénouement mais la tentative est intéressante.
"Black Phone" surclasse le tout-venant du genre par une mise en scène travaillée. Mais il ne sort pas du lot par l'originalité de son scénario. Un de plus donc.
Huis clos stressant par le réalisateur de Sinister qui met en scène la nouvelle Joe Hill, fils de Stephen King, oppressant, parfois malaisant dommage que le scénario ne tienne que sur un fil. Big Up à Ethan Hawke qui brille de mille feux en pervers sadique. Un peu partagé au final.
Un bon thriller paranormal, avec des effets d'image et de scénarisation très intéressants. Les acteurs sont très crédibles; l'histoire tient debout comme on peut l'imaginer. A regarder avec un oeil intéressé.
Ce n’est pas trop mal avec le peu de moyens déployé, ça reste cependant un thriller avec une mise en scène classique. Les appels d’outre-tombe ne sont pas vraiment angoissants, c’est surtout sur l’interprétation du frère et de la sœur que cette intrigue glauque repose. Celle du kidnappeur n’a rien d’extraordinaire, même avec son masque, et celle des policiers est très lisse. Ça a du mal à démarrer en s’attardant sur les problèmes au lycée et reste une histoire d’ados flippante dans l’Amérique déjantée avec ses psychopathes et ses croyances aux phénomènes paranormaux . Film qui se regarde avec un recul réservé.
Scott Derrcikson prouve une nouvelle fois, avec Black Phone, qu'il est passé maître dans le cinéma d'horreur, distillant de superbes images et une tension de tous les instants pour plonger le spectateur en plein coeur de son intrigue. C'est beau, c'est bien interprété et c'est à la fois flippant et stimulant, tant les gamins nous font frissonner de crédibilité. Black Phone est clairement à voir si on est fan du genre et apporte un "je ne sais quoi" de plus au film d'enlèvement.
Un excellent film de Scott derrickson avec une réalisation soignée , un scénario noir et oppressant et une originalité de traité un thriller noir avec une touche de surnaturel Un régal