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Jennifer Colom
2 critiques
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5,0
Publiée le 14 août 2022
Black Phone est un conte d'horreur remarquablement prenant. L'horreur présentée est à la fois horriblement crue, réaliste, pire, elle est en partie probable. Mais elle est aussi supernaturelle, incompréhensible et surprenante : comme la magie dans un conte. Les personnages principaux sont particulièrement attachants, ce qui aide à se plonger dans le film et à prendre les événements paranormal avec facilité, puisque eux même les acceptent sans mal.
Quelque facilité scénaristique, mais les jeunes acteurs interprètent à merveille leur rôle. Les années 80 contribuent parfaitement à l'ambiance du film. Un excellent film qui vous fera apprécier le dénouement.
Assez mitigé, j’ai le sentiment d’avoir un vu un film qui ne s’assume pas : on ne tombe jamais réellement dans le thriller, pas vraiment dans le fantastique et encore moins dans le film d’horreur.
Les personnages joués par les enfants sont attachants, l’univers « retro » est bien retranscrit et la photo plutôt belle. Malheureusement le « méchant kidnappeur » ne fait jamais peur, il est trop peu charismatique et mal développé (quelles sont ses intentions ? En quoi consiste le jeu ?).
Il y a également plusieurs incohérences qui m’ont empêché d’y croire : spoiler: Le frère qui vit avec le kidnappeur mais qui ne se rend compte de rien ou encore la police qui débarque en masse, flingue à la main, sur la base d’un rêve d’une gamine (qui ne servira à rien du tout finalement) et je ne parle pas des enfants qui se bagarrent comme des boxeurs professionnels.
Donc pour moi ce n’est pas un mauvais film mais plutôt un beau potentiel manqué.
Tout simplement génial ! Ce film est un film digne de Stephen King ! J'adore le côté ressemblant avec "Ça". En un mot tout simplement extraordinaire Je vous conseille !!
Blackphone, (bien que quelque peu différent des autres films d'horreur proposés par Scott Derrikson), est une très bonne surprise comparé à sa bande annonce qui n'envoie pas du rêve. J'ai trouvé que ce film apporte une bouffée d'air frais dans le cinéma d'horreur. Il ne s'agit pas seulement de faire peur, le film met en avant une ambiance pesante qui tout au long de notre visionnage parvient à nous faire ressentir un stress constant. Le comportement du méchant est également très intéressant, en effet nous avons pu le voir sous différentes facettes (en fonction de la façon dont son masque était posé sur son visage) et ses différentes personnalités ajoutent du caractère à ce personnage qui nous glace le sang et dont on ne cesse d'être surpris.
Le côté "réaliste" sur le point de vu émotionnel est aussi très intéressant. Nous suivons un frère et une sœur qui entretiennent des liens très forts (de par le fait qu'ils ne peuvent compter que l'un sur l'autre), puis nous voyons également la façon dont la figure de Dieu est remise en question par la jeune fille lorsque ses prières ne sont pas entendues de la façon dont elle le souhaite. spoiler: Le rôle de la petite sœur est très bien travaillé et les scènes de rêves sont artistiquement très belles.
Niveau scénaristique, encore une fois on nous apporte quelque chose de différent de ce que nous avons l'habitude de voir ses dernières années au cinéma.
Le choix des plans est très bon ce qui rend le film très agréable à regarder. Le fait également de rajouter une présence physique à l'image (bien qu'invisible pour Finney) pour nous illustrer l'importance de la présence des anciennes victimes lorsque l'on se retrouve seul enfermé dans une cave m'a beaucoup plu.
Je vous le conseille vivement, car pour une fois nous avons le droit à un film qui ne fait pas seulement peur (en nous envoyant des jump scares prévisibles et ennuyeux comme on le retrouve bien trop souvent maintenant) mais qui est un film d'ambiance avec un très bon côté artistique.
Insipide. On ne peut pas dire que le film soit totalement mauvais, car il n'est pas mal filmé, les musiques sont correctes et on retrouve bien l'ambiance rétro voulu par le réalisateur... Je ne sais même pas si on peut critiquer réellement le jeu des acteurs car ce n'est pas leur jeu que je remets en cause (De plus, j'adore Ethan Hawke et ce n'est là vraiment pas un rôle à la mesure de son talent) , mais la platitude absolue des dialogues et surtout le vide abyssal du scénario. Je n'ai pas lu la nouvelle dont est tirée cette oeuvre, mais si le scénario lui est fidèle, c'est totalement inintéressant... Et être le fils de Stephen King ne semble pas assurer d'avoir son talent. Ce film est une somme de clichés du genre où rien n'est expliqué spoiler: ( Pourquoi le héros est le seul enfant à entendre le téléphone ? D'où vient l'existence de ce téléphone ? D'où viennent les pouvoirs de sa soeur ? Aucun background sur le tueur et ses motivations... ). C'est juste creux, vide de sens et on s'ennuie... Je n'ai ressenti absolument aucune émotion : ni peur, ni effroi, ni angoisse spoiler: et même le happy end - où on nous force par tous les moyens (musique, manière de filmer) à essayer d'avoir un peu de joie/soulagement pour nos protagonistes - m'a laissé stoïque.
Bref, un film à aller voir s'il n'y a rien d'autre et que vous voulez un lieu climatisé durant la canicule; sinon passez votre chemin.
Inspiré et ludique, Black Phone est sans doute l'un des meilleurs film du réalisateur. Le ton horrifique est crescendo et les acteurs très justes. Une belle surprise qui oscille entre polar et surnaturel.
Ce film est peu captivant, mais sympathique, je vous conseille d’aller le voir. Sauf si vous n’aimez pas les gens avec des masques terrifiant. Et des gens qui meurt. Final, emmoustillant, j’ai presque versé une larmichette.
Je me suis laissé convaincre par les critiques. Grosses déception. Le seul point positif du film : les deux jeunes acteurs sont hyper attachants.
Sinon, on tombe très rapidement dans les gros travers du cinéma d'horreur grand public et sans envergure : on montre trop, on met des masques de monstre au méchant, on donne des pouvoir magique et on fait parler les morts pour simplifier un scénario téléphoné (héhé) et qui doit tenir sur un post it. On est sur un teenmovie clairement, destiné à un public jeune. Le film ne fait pas peur, si ce n'est sur un jumpscare qui arrive sans aucune nécessité, sans doute parce qu'il fallait filer un petit budget à l'équipe effets spéciaux de Blumhouse.
Quand bien même on ne retiendra pas son nom pour son remake de « Le Jour où la Terre s'arrêta », Scott Derrickson revient à ses amours et donc à ses horreurs les plus fascinantes. Plus question de rempiler chez Marvel, il n’est pas près de renoncer à sa liberté d’expression, lui qui nous a amené tant de frissons avec « Sinister », une œuvre imparfaite, mais dotée d’une aura suffisamment ténébreuse pour que l’on se laisse hanter par le climax. Ainsi, le cinéaste trouve l’occasion de se replonger dans des réalisations plus modestes, comme l’ont été « L'Exorcisme d'Emily Rose » et « Délivre-nous du mal ». Un détour par son enfance n’est donc pas surprenant, sachant qu’il finira par croiser ses traumatismes avec des personnages tout bonnement Kingien dans l’âme.
Adapté d’une nouvelle de Joe Hill, le fiston de Stephen King, le récit prend place dans les années 70, dans une ville reculée de Colorado, qui fait face à l’horreur et à une confusion qui dépassent ses habitants. La menace pouvait aussi bien venir de l’extérieur que dans son foyer, où les violences parentales se multipliaient. Il en va ainsi du portrait d’une Amérique qui court après des masques, insaisissables pour la simple raison que chacun vivait dans un désert de solitude. C’est à ce moment que le Grabber (Ethan Hawke) attrape ses proies et pourquoi pas le spectateur par la même occasion. C’est en tout cas ce qui arrivera au jeune Finney Shaw (Mason Thames), un adolescent sans histoire, si ce n’est son attachement pour sa sœur cadette, Gwen (Madeleine McGraw), car ils parviennent à réaliser l’impensable dans le même mouvement, à savoir un élan de solidarité.
Derrickson vient alors questionner et surtout nuancer un contrôle parental toxique, venant d’un père alcoolique (Jeremy Davies), qui n’affiche pas la caricature grotesque comme on en voit trop dans les carcans hollywoodiens. Il est toujours possible de se renouveler chez Blumhouse, le réalisateur préfère avant tout s’y resourcer, le temps d’un teen-horror bien senti, malgré le manque de subtilité dans un scénario assez laborieux investir. Il fait ainsi le choix d’abandonner un présumé huis-clos pour faire évoluer deux axes narratifs, qui se répondent intelligemment à certains moments, notamment lorsque cela concerne des visions cauchemardesques de Gwen, qui cherche à tout prix à sauver son frère. Leur connexion est assez forte pour que l’on n’oublie pas l’enquête qui plane derrière les kidnappings. Mais en attendant, Finney est livré à lui-même, ou presque, avec un téléphone dysfonctionnel qui trône dans la même cave où des victimes l’ont précédé. Un jeu de suggestion génère ainsi toute la tension qu’il faut, avec Hawke dans le manteau d’un monstre immobile sur une chaise, attendant patiemment son vis-à-vis, un fouet à la main.
Il est le gardien d’un secret qu’il ne le redoute pas, où ses anciennes proies finissent par initier Finney à leur désir de vengeance, là où ce dernier cherche avant tout à se dépasser par le courage, celui de se défaire du harcèlement subi dans le cadre scolaire ou celui d’un père un peu trop présent pour lui rappeler sa suprématie. « The Black Phone » est-il pourtant téléphoné ? Bien entendu, mais sa force réside dans cet aspect anti-spectaculaire, qui attrape la malveillance, de l’exposer avec le plus d’arguments pertinents possibles. Si cela peut d’abord nuire au manque d’originalité de l’intrigue, ce n’est qu’à l’arrivée que l’on se surprend à apprécier l’autopsie du boogeyman à travers des yeux d’enfants.
Huis clos plutôt réussi. L’ambiance et la réalisation sont bonnes. La performance du petit Finney et d’Ethan Hawke est excellente. Le film dépeint une Amérique des années 70 et dénonce le climat de violence et de maltraitance infantile qui était omniprésent.
Il est dommage de ne pas spoiler en savoir plus sur spoiler: le grand méchant. Pourquoi kidnappe-t-il et punit-il les « vilains » enfants ? S’identifie-t-il à son propre père et à sa victime ? Était-il lui-même maltraité dans son enfance ? S’agit-il pour le « maltraiteur » de retrouver dans sa victime ce qui s’est passé pour lui lorsqu’il a été maltraité, tel le "syndrome du vampire", c’est-à-dire que celui qui a été mordu devient vampire à son tour.. Le grand méchant n’est-il pas aussi la métaphore de ce père alcoolique qui maltraite ses enfants ? A la fin du film, le petit Finney obtient le pardon de son père après s’être « opposé » à l’attrapeur ou je dirai après avoir « tué » symboliquement le père (dirait Freud) pour prendre sa place d’adulte.
Scott Derrickson nous a concocté un petit film vraiment fluide à regarder et plaisant dans sa mise en scène. Certains atouts du film auraient mérité un peu plus de développement à mon gout mais au risque il est vrai de rendre le film trop long. Mais à voir absolument !
Bonne surprise que ce Black Phone qui mélange les genres (teen movie, horreur, angoisse, fantastique) avec le bon dosage, au sein d’un scénario simple mais astucieux et avec une réalisation extrêmement accrocheuse malgré sa sobriété. Du bel ouvrage qui montre que le cinéma tient à autre chose que le budget mis dans les FX et le casting.