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Dandzfr
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3,5
Publiée le 19 décembre 2021
Rose est bien vivante et souhaite le faire savoir en vivant sa vie suite à son veuvage. Un 1er film pas totalement abouti mais qui reste agréable à voir. Jolie bande son avec notamment la chanteuse algérienne Warda (rose en arabe....).
Aurélie Saada a réalisé un excellent film, très touchant, sur une veuve séfarade franco-tunisienne qui redécouvre le plaisir de vivre et que la mort de l'autre n'est pas un renoncement au monde. C'est filmé avec intelligence, en faisant comprendre les émotions de cette femme au travers des détails, des éclairages, des sons, des instants partagés. Le réalisme de la réalisation donne beaucoup de force au film. Le seul reproche que l'on peut formuler est cette improbable scène dans le bar avec Françoise Fabian et Pascal Elbé, une relation trop superficielle pour être envisageable. Tout le reste est subtil et François Fabian rayonne de talent.
Pour son 1er film, Aurélie Saada cumule la réalisation, le scénario et… la musique. Voilà 103 minutes de comédie dramatique solaires sur le deuil, la famille et le retour à la vie. Rose, 78 ans, vient de perdre son mari qu’elle adorait. Lorsque sa peine laisse place à une puissante pulsion de vie lui faisant réaliser qu’elle peut encore se redéfinir en tant que femme, c’est tout l’équilibre de la famille qui est bouleversé... Cette histoire est beaucoup plus que celle d’une « veuve joyeuse », c’est un des plus beaux portraits de femme vu depuis longtemps au cinéma. Emouvant et tonifiant. Certes, l’ensemble est souvent maladroit, parfois inutilement répétitif, mais on oubliera volontiers ces défauts inhérents à un 1er film pour retenir la belle histoire qui nous est contée et ce portrait de vieille dame – presque indigne – porté par une actrice d’exception. On nous décrit avec sensibilité la révolution intime d’une femme de 78 ans qui après avoir perdu son mari qu’elle aimait tant, se découvre et réalise qu’elle n’est pas juste une mère, une grand-mère, et une veuve, mais qu’elle est encore une femme et qu’elle a le droit d’en jouir et de désirer jusqu’au bout de la vie. Voilà un film à réveiller les endormis et dans ces temps de sinistrose, c’est un bonbon qu’il faut savoir déguster. Françoise Fabian va avoir 90 ans et elle assume ici le rôle titre avec une présence, une chaleur et un don incomparable pour créer l’émotion. Elle est fort bien entourée par Aure Atika, Pascal Elbé, Grégory Montel, Damien Chapelle, sans oublier l’ ébouriffante apparition de l’inusable Michèle Moretti qui, plus de 50 ans après ses débuts à l’écran, tient toujours une forme resplendissante. La voix des femmes perturbe, la liberté des femmes perturbe, alors celle des grands-mères et des veuves n’en parlons pas… Et puis Madame Fabian rayonne.
Magnifique, C’est un film tendre, doux et émouvant ! Une ode à la vie avec ses joies et ses chagrins. Interpretation toute en justesse et délicatesse de Françoise Fabian.
Rose Goldberg (Françoise Fabian) a toujours vécu dans l’ombre de son mari. Elle a consacré sa vie à l’éducation de ses trois enfants. À soixante-dix huit ans, à la mort de son mari, elle se cherche une raison de vivre, elle qui s’est toujours oubliée au profit des autres.
Ces temps ci, au cinéma, qu’on regarde "The Father", "Falling" ou "Tout s’est bien passé", les septuagénaires étaient des vieillards cacochymes, frappés d’une maladie dégénérative. Rose Goldberg n’a pas de tels soucis. Elle a encore sa tête et ses jambes. Mais c’est le cœur qui flanche quand son mari disparaît.
"Rose" raconte un vrai phénomène de société : le veuvage qui touche, on le sait, plus souvent les femmes, dont l’espérance de vie est plus élevée que celle des hommes. D’ailleurs la salle où je l’ai vu était remplie de femmes d’un certain âge (je n’oserais, sauf à passer pour un goujat, préciser lequel) cramponnées à leur sac à main.
"Rose" déroule une partition sans surprise. À la première phase de sidération, d’abattement que traverse la veuve pas vraiment joyeuse, succède une seconde, plus gaie, qui la voit se reprendre en main, décider de s’assumer voire de se donner le plaisir qu’elle s’était toujours refusé : un verre d’alcool, une virée en voiture, un flirt…. Une belle brochette de seconds rôles accompagnent Françoise Fabian, impériale dans le rôle-titre. Ses enfants l’entourent de leur affection envahissante, dans des dîners de famille joyeux et bruyants. On les voit tour à tour, chacun dans leurs scènes, qui dévient le film de son cours mais qui sont suffisamment attachantes pour qu’on le leur pardonne : le fils aîné (Grégory Montel) est devenu un grand chirurgien ; la fille (Aure Atika toujours parfaite) ne se remet pas de son divorce ; le fils cadet (Damien Chapelle) vit aux crochets de sa mère.
"Rose" réjouira toutes les spectatrices qui y verront un modèle pour inspirer le dernier tiers (quart ?) de leur vie. Quant aux autres….
Plongée dans une famille juive séfarade-ashkenaze, expansive et très vivante malgré le décès du patriarche. Une mère veuve qui ne veut pas être réduite à ce rôle, elle veut "être". Une rencontre avec Marceline Loridan-Ivens au cours d'une soirée va la réveiller... Chantons, Chantons toute la Famille Mazel Tov... Un joli film pour cette première réalisation !
Un film touchant mais surtout alertant. Alertant sur la vie et sa beauté que l'on peine à redécouvrir à un âge avancé de la vie. Simple dans sa réalisation mais marquant. N'hésitez pas et ça peu importe votre âge :)
Film communautariste avec beaucoup de complaisance. Ça fait penser à l'albatros (l'oiseau) ou plutôt à la caricature d'un albatros, ses fausses ailes de géant l'empêchent de s'envoler. La bande-annonce est le meilleur du film !
Un véritable vent de liberté nous emporte avec ce film, sur une veuve qui redécouvrir le plaisir du lâcher prise et de l'importance de prendre du temps pour soi. Un bonheur et une évasion !
Rose ! Ahh quelle femme ! Françoise ! Ahhh quelle comédienne ! Alors quand l'actrice joue ce personnage, ça donne des moments chaleureux. Un film plein de tendresse et d'humour qui permet d'aborder le moment du deuil et le temps où on avance vers ce qui est nommé la vieillesse, celle des corps dont "les contours" se modifient mais où la tête et le coeur restent plein de rêves et de devenirs. L'accompagnement dans le deuil, j'ai aimé ce texte très fort lu au cimetière sur le rituel de la déchirure (pour manifester leur tristesse, les sept parents les plus proches du défunt, appelés aussi les « onens » pratiquent le rite de la déchirure , en déchirant leurs vêtements au niveau de leur poitrine, près du cœur) Quelques longueurs ( le repas entre amis) mais aussi quelques scènes tellement sincères. Le jeu de la séduction qui s'installe entre le patron de bar et notre Rose si jolie et si triste. J'ai aimé ce passage en duo, les rires, les confidences, la connivence, la danse, la sensualité même. L'instant de volupté est à peine esquissé mais il existe pour Rose qui s'anime. Et parlons des musiques si adaptées qui accompagnent cette histoire et aussi de la chanson du générique "accroché au bout de mes rêves" chanté par la réalisatrice elle-même. Quel bonheur ! Je garde pour la fin de ma chronique mes applaudissements enthousiastes pour le dernier monologue de Françoise Fabian face caméra. C'est d'une telle vérité pour répondre à l'image de mère parfaite attentive et discrète tant attendu par ses enfants et surtout ses fils . Non ! Rose continue de vivre sa vie pleine d'autres jours.
Une septuagénaire, affectée et esseulée par le décès de son mari mais pas abattue ni complètement effondrée, sans doute parce que à un certain âge un veuvage est dans l’ordre naturel des choses, reconstruit peu à peu sa vie quotidienne. Elle sort, elle fait des rencontres, redécouvre presque une nouvelle jeunesse. C’est Rose, c’est elle qu’on suivra au gré de ses pérégrinations qui n’ont toutefois rien d’exceptionnel dans nos sociétés actuelles urbaines, éduquées... aisées sur le plan matériel. En éléments de contexte, une famille Juive ouverte sur le monde mais dont le fils « a viré orthodoxe » (c’est Rose la mère qui le désigne ainsi, avec un peu d’excès d’ailleurs), un autre fils plus jeune en proie avec la justice pour un recel avec la crainte maternelle de la prison, et une fille – chorégraphe de son état – attentive, inquiète, présente mais gardant toutefois la juste distance. Une situation qu’on peut rencontrer dans beaucoup de familles, ce qui fait que tout un chacun s’identifiera assez facilement à ces scènes de vie tout court après un deuil et de vie de famille plus précisément. Rien d’exceptionnel mais attachant. Visiblement, le public Senior est attiré. C’est donc que ça lui parle.
Rose, 78 ans, vient de perdre son mari qu’elle adorait. Lorsque sa peine laisse place à une puissante pulsion de vie lui faisant réaliser qu’elle peut encore se redéfinir en tant que femme, c’est tout l’équilibre de la famille qui est bouleversé...
C’est la première réalisation de l’actrice Aurélie Saada qui en a aussi signé la bande originale. À côté du cinéma, elle est chanteuse et a même reporté une la Victoires de la musique du prix « Groupe ou artiste révélation scène » en 2012 avec Sylvie Hoarau. Elle a aussi écrit le scénario avec Yaël Langmann ayant fait celui de Les Choses humaines récemment.
Pour une première, j’ai trouvé cela réussit avec un bon résultat.
À la vue du synopsis, je m’attendais à une mise en introduction peu évidente mais là ce fu encore plus dur que je ne pensais. En effet, durant quelques minutes on va partager la joie matrimoniale de Rose et son mari. Ce qui fait que la séparation est d’autant plus impactant. Tout le début du film est donc basé sur les larmes. On a beau chercher la comédie, elle est difficilement trouvable, tellement la tristesse est dans l’air. Après au fur et à mesure que Rose se prend en main, on va basculer dans un message positif et l’aspect comédie va prendre le pas.
Cette veuve est donc le point central de tout ce récit. On va la voir évoluer, passant de femme dont le mari est mort, à celle qui respire et prend sa vie en main. Malgré ses 78 ans, il n’est pas trop tard pour exister en tant que telle, et non le rôle d’épouse ou de mère qui lui a été donné la majorité de sa vie. L’étape de la mort de son mari aurait pu signifier la fin, mais elle sait rebondir et s’épanouir. Elle va se découvrir de nouvelles envies. J’ai apprécié de voir cette émancipation.
Cela va offrir un spectacle que j’ai aimé. On sent toute sa joie et on voit la vie du bon côté. Cela se reflète à travers une bande originale magique. Aurélie Saada fait un travail complet. Malheureusement, le film va se perdre à quelques reprises, rajoutant des lourdeurs qui finalement se ressentent un peu. Je pense notamment au passage solo sur les enfants. Ils sont dans la lignée soit-on en a trop montré, soit pas assez”. En effet, ils ne se servent pas à grand-chose car rien ne permet d’en découler. J’étais aussi un peu déçu de la fin sous forme d’une conversation mais qui n’a pas l’impact que j’attendais. Au vu du dérouler, cela aurait pu être plus fort quand même.
Heureusement que le personnage de Rose est très attachant. Françoise Fabian est parfaite dans ce rôle. Malgré son expérience, je ne la connaissais que trop peu. Je me rappelle surtout d’elle avec son apparition dans Le Prénom en 2012. Pour jouer ses enfants, le casting est aussi pas mal du tout. On aura Aure Atika, le Belge Damien Chapelle qui en fait un poil trop selon moi, et Grégory Montel égal à lui-même, brillant. En plus de cela, on aura un génial Pascal Elbé qui aura un rôle-clé pour l’histoire.
Un peu long à démarrer ce film, plutôt intimiste et intéressant pour le point de vue de cette famille juive et cette mère de famille (Françoise Fabian) déjà âgée qui voit son monde s'écrouler à la mort de son mari ; les acteurs et actrices fonctionnent bien dans ce milieu familial étouffant à souhait, avec un scénario réaliste - bien que l'on ait ma foi un peu de mal à croire à la scène qui fait basculer le film dans la romance...Mais, quand on y pense, ce sont bien souvent les choses les plus improbables qui finissent par arriver et à mettre du sel et des paillettes dans nos existences devenues un peu trop ternes du fait du temps qui passe et qui lasse... Il n'y a pas de conclusion - pourtant attendue par le spectateur - dans le scénario, ni morale, ni jugement hâtif et définitif : c'est la vie et c'est très bien ainsi.