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Robinsnake37
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2,5
Publiée le 14 novembre 2022
Le voilà enfin dans les salles françaises, ce petit film d’horreur sorti au printemps aux USA et qui a déjà rencontré un joli succès commercial (il a rapporté 14,5 millions de dollars pour un budget de 1 million). Car c’est la grande force de sa boite de production, la fameuse A24 dont le but est de proposer des films à petits budgets pour une grande qualité, mais ce très attendu « X » est-il à la hauteur de nos attentes ?
Le résumé : tout commence en 1976 aux Etats-Unis quand une bande de jeunes part réaliser un film pour adultes dans une ferme qu’ils ont louée à des petits vieux dans le fin fond du Texas ; arrivés sur place, ils commencent leur tournage, mais le couple âgé va décider de ne pas les laisser salir leur ferme…
Alors, par où commencer ? Déjà, la réalisation est au top ! Le metteur en scène Ti West sait nous immerger complétement dans le film grâce à des plans ingénieux et parfaitement en accord avec l’atmosphère de l’histoire qui se veut glauque et dérangeante. On peut notamment citer un plan zénithal sur la jeune femme qui se baigne alors qu’un crocodile arrive près d’elle, un panoramique descendant qui part du dessus d’un lit pour arriver en dessous, ou encore un plan sur deux trous dans un mur en bois d’où l’on aperçoit des yeux, bref, tout est nickel.
Le jeu d’acteur est aussi très bon et c’est avec plaisir que je vois la présence de Jena Ortega qui se donne toujours autant à fond, Kid Cudi, Brittany Snow Martin Henderson et Stephen Ure s’en sortent très bien aussi, mais c’est sans compter la présence de Mia Goth qui incarne à la perfection à la fois la jeune femme (Maxine) et la dame âgée (Pearl) à l’aide d’un maquillage saisissant.
Vous l’aurez compris, sur la forme, rien à dire, mais sur le fond…
C’est horriblement lent ! Le film fait 1h45 et j’ai eu l’impression de regarder l’écran pendant au moins 2h30. Alors je sais que « l’horreur lente » est un style horrifique qui se développe ces temps ci et qui cherche avant tout à installer une ambiance pesante et malsaine (pari réussi pour « X » d’ailleurs), mais Ti West n’avait pas besoin de prendre autant de temps sur les personnages des jeunes pour savoir qu’ils sont stupides et qu’ils vont tous se faire tuer (ce n’est même pas un spoil, on le sait dès le début).
Donc au final, je suis mi-figue mi-raisin pour ce « X » qui se promettait grandiose mais qui reste, selon moi, assez oubliable.
La critique entière ici : https://doisjelevoir.com/2022/11/01/x-une-merveille-de-lhorrifique-inspiree-des-annees-80/
C’est une réalisation de Ti West qui aime le style horrifique après avoir fait The House of the Devil et participé à V/H/S. Il en a écrit le scénario. Ce film horrifique américain sort le 2 novembre 2022 en salle.
Si X marque autant son public, l’ambiance des années 80 y est grandement responsable. Une esthétique rétro parfaitement retranscrite. L’inspiration des films d’horreur low-budget des années 70 et 80 se ressent. Pour tous les fans d’horrifiques, ce film est un bonbon. La photographie est particulièrement bien travaillée pour ce genre. Un plus fort appréciable.
L’histoire prend son temps pour se développer. Le contexte de ce film pornographique amateur est particulier. Au lieu de foncer tête baissée dans le massacre, X met bien en place chaque élément. D’un côté les jeunes du tournage avec leur air désinvolte. Il y a un panneau autour de la tête pour dire que leur temps est compté. L’introduction de la veille est la pierre angulaire.
A la fin des années 70, une petite équipe de tournage investit un ranch au fin fond du Texas pour y tourner un film X : "Les Filles du fermier". Les scènes pornographiques viennent briser le silence qui règne dans la propriété et ne tardent à transformer ce lieu paisible en scènes de massacres…
Avec X (2022), Ti West met en scène un épatant film d’exploitation, un slasher qui fleure bon les années 80, période drive-in, avec des personnages haut en couleur, des hôtes particulièrement flippants et des mises à mort savoureusement sanguinolentes.
Imaginez une immersion entre le Texas et la Louisiane façon Tobe Hooper, entre Massacre à la tronçonneuse (1974) & Le Crocodile de la mort (1976), dans un ranch perdu au beau milieu de nulle part, avec un joli petit étang et une étable. Un cadre idyllique pour y tourner un petit film X fauché. Sauf que très rapidement, les morts vont se succéder les uns après les autres, dont certains dans d’atroces souffrances.
Les références sont belles et bien là, mais cela ne gêne nullement l’appréciation du film, d’autant plus que le tueur en série n’est absolument pas celui auquel on s’attend et pour cause, le coupable est en réalité spoiler: une octogénaire aux seins tombant comme deux vieux gants défraichis. La bonne dame est frustrée que son mari ne puisse plus lui donner satisfaction (et pour cause, il craint qu’à la moindre trique, il fasse un arrêt cardiaque). Nostalgique de l’époque où son mari lui titillait le bourgeon et y prenait plaisir, elle cherche encore et toujours à raviver la flamme par tous les moyens (on en viendrait presque à avoir de la sympathie pour elle).
Sous couvert de réaliser un slasher horrifique, le réalisateur en profite aussi pour brosser le portrait d’un couple de personnes âgés spoiler: (en y parlant de leurs frustrations sexuelles) et nous entraîne dans un film-hommage aux slashers des années 70/80. A noter enfin, l’excellente distribution où l’on y retrouve la surprenante Mia Goth, qui incarne les deux rôles féminins principaux : Maxine (la cocaïnomane) & Pearl (l’épouse d’Howard), avec à ses côtés Brittany Snow, Kid Cudi, Martin Henderson, ainsi que Jenna Ortega.
Signalons aussi qu’une préquelle a été réalisée dans la foulée (Pearl - 2022), toujours par Ti West et qu’une suite intitulée MaXXXine (2023), est en cours de développement.
“X”, une seule lettre pour définir un projet aguicheur de film d’horreur qui renoue avec la simplicité que l’on perd résolument dans ce genre. Effectivement, plus les années passent et plus le genre horrifique se perd dans des dédales inutiles, à coup de grands concepts incompréhensibles, à qui trouvera la meilleure idée pour que celle-ci soit finalement souillée par d’affreux “jumpscares” inconsistants. “X” montre un groupe de jeunes en quête de fortune, tourner un film porno dans une vieille ferme habitée par un couple de vieux. Ambiance dirty années 80 aux Etats-Unis, la formule est donnée, l’image granuleuse et le ton irrévérencieux. Tout ça sent bon l’horreur fun, celui qui rend hommage à ses prédécesseurs et qui compose dans le style slasher avec un humour cradingue. Ti West choisit délibérément ses inspirations, “Massacre à la tronçonneuse”, “La baie sanglante” et “Vendredi 13” en tête. Le traitement sonore sur une boucle entêtante est réussie car il reprend implicitement le leitmotiv de “Vendredi 13”, le célèbre "ki-ki-ki...ma-ma-ma" pour créer une continuité entre les meurtres. Toujours drôle (le personnage de Kid Cudi est hilarant), le film de Ti West se permet pourtant certains moments terriblement sombres et décalés, toujours autour du personnage de la grand-mère lorsqu’elle danse en pleine nuit ou même lorsqu’elle se maquille. Ti West filme ce corps âgé sans aucun complexe et dévoile une autre représentation de la vieillesse, à l’instar de “The Visit” de Shyamalan. Également, sa manière de traiter le porno au même titre que l’horreur traduit d’une fascination pour le cinéma bis et les débuts de certains réalisateurs cultes par la suite dans ce milieu. Le personnage / réalisateur dans le film cite d’ailleurs régulièrement des cinéastes influents et souhaite élever ce film porno au rang d'œuvre d’art. Le déferlement de violence qui suit est tout simplement jubilatoire et témoigne d’un profond respect pour l’horreur. La récente révélation d’un second opus avec “Pearl” et potentiellement d’une franchise donne à voir le potentiel du projet de Ti West, qui inscrit délibérément son œuvre dans la référence pure et la promesse d’un spectacle d’horreur à l’ancienne.
X est un film sacrément surprenant avec des personnages étonnament développés pour un film du genre. Le film oscille entre comédie grivoise sacrément drôle et des moments tendus vraiment bien foutus.
Il est clair que ce n'est pas un simple slasher et le réal s'est éclaté à intégrer des références qui lui parlent tout en posant des questions sur la nature humaine, un peu classique et rabachés à outrance sur certains points mais très intéressants voire fascinants pour d'autres.
En effet, derrière le vernis gore et sexy du film se cache un propos sur la peur de vieillir, ce qui nous attends tous. L'antagoniste principal est un reflet direct à ces jeunes femmes aussi belles que vicieuses. J'ai éprouvé une véritable empathie envers Pearl pour des raisons que je n'évoquerais pas.
Je vous recommande ce film, pour la surface très soignée accompagnée d'un montage soigné et d'une mise en scène inventive mais surtout pour le sous-texte du film qui constitue la cerise sur le gateau de ce X. Hâte de découvrir le préquel.
Un film n'est jamais parfait donc je lui donne 4,5, mais après 2 visionnage quel vent de fraîcheur sur le cinéma de genre, l'image est aussi crade que le film en lui-même, j'en arrive à avoir la nostalgie d'une époque que je n'ai pas connue. Chapeau aussi aux acteurs, et à l'écriture, notamment sur le fait que le personnage principal n'est pas celui sur lequel on aurait misé au début. À consommer sans retenue, j'ai hâte de voir Pearl maintenant
Je ne comprends pas comment ce film peut être classé dans la catégorie "horreur" puisqu'il n'y a aucune tentative de nous effrayer, que cela soit par une surprise ou par une tension psychologique. Si on le prend comme une démonstration des affres de la vieillesse, le film se laisse regarder mais ne pousse pas le sujet assez loin. A noter une bonne BO qui colle bien au contexte du film !
Scénarios ennuyant.. scènes wtf.. on ne comprend pas les personnages. Film long à voir. Ne vaut pas la peine d'aller le voir au ciné. Vraiment déçu. Nul.
Sur une base dépassant tout le possible en terme de médiocrité au point qu'on ne pouvait que supposer que l'objectif était de sublimer ou pervertir le genre, le film déroule au final tristement le programme attendu, sans grace ni trouvailles scénaristiques ou visuelles ...... Si, de nombreux petits effets de réalisation pour meubler, qui ne mangent pas de pain, qui sont censés faire illusion. Un produit Netflix de plus au cinéma.
Un petit film d'horreur qui ne fait pas peur mais assez original dans son traitement...Les acteurs s' amusent et les "méchants" changent de ceux habituels.
L'intrigue se met lentement en place avec ce qu'il faut pour faire monter la température comme la tension... Tous les ingrédients de l'angoisse sont présents dans ce film qui joue avec les clichés du genre tout en étant absolument novateur par sa simplicité complètement efficace !
Certains disent que c'est de l'art... Perso quand je vais voir un film "horreur/thriller" je ne me rend pas a une expo de tableaux. Le film ? Un vrai navet et pourtant je ne suis pas difficile... Aucun suspense, aucune intrigue, aucun mystère. De l'ennui pendant près de deux heures. Et pourtant il est si bien noté ?! La prod a acheté les avis je ne vois pas d'autre solution... Bon courage si vous souhaitez le voir...
Bonne surprise que ce film d’horreur vintage, réalisé à la manière des films d’horreur des années 1970-80. L’exercice de style est malin et soigné, tant au niveau du scénario, des dialogues, de la mise en scène et de l’interprétation (avec un double rôle pour Mia Goth). Références attendues et bien senties à quelques fleurons du genre. Déroulé narratif classique, prévisible mais réjouissant dans sa façon de revisiter les clichés du genre. Ambiance mi-rigolarde mi-flippante, d’une coolitude hémoglobineuse bien équilibrée. Au-delà de l’exercice de style, le tableau des États-Unis de l’époque est intéressant, opposant une génération marquée par les guerres et imbibée de puritanisme à autre génération éprise de légèreté et d’indépendance, rêvant d’hédonisme et de gloire. Opposition qui se cristallise avec originalité autour de la thématique sexuelle, entre obsession et frustration. Si l’évocation de la sexualité de la jeunesse n’est pas plus étonnante que ça, celle de la sexualité du grand âge l’est beaucoup plus… Et là, on peut rester partagé entre reconnaissance d’audace et gêne puissante face au traitement cash et hardcore du sujet. Un traitement plus allusif eût été plus judicieux et n’eût pas forcément rompu la cohérence du parallèle thématique. Mis à part cela, et quelques propos religieux un peu répétitifs, l’ensemble se tient bien et apparaît abouti dans son projet : jouer avec la forme tout en cultivant un fond dérangeant.