Massacre à la tronçonneuse, mais sans tronçonneuse, film d'épouvante-horreur. Oui, mais où est l'horreur ? Franchement, on est plus sur de l'humour, sérieusement. Mon Dieu, que le titre porte bien son nom ! Une heure de fesses et une demi-heure à se demander pourquoi on avait commencé le film, et pourtant déçu du résultat. Franchement, on s'ennuie. Jeu d'acteur bon. De base, je voulais juste voir Jenna Ortega spoiler: et, woah, ce qu'elle s'est pris dans la bouche là, là j'ai bien rigolé. Ça, c'est de la scène qui tue ! En bref, je salue la performance de Jenna Ortega pour le cri.
Avec X, Ti West signe un slasher particulièrement réussi, qui rend un hommage assumé aux classiques de l’horreur des années 70 et du début des années 80. Dès les premières minutes, le film installe une ambiance poisseuse et oppressante qui rappelle immédiatement Massacre à la tronçonneuse, sans jamais donner l’impression d’être une simple copie.
L’esthétique rétro, la photographie, la musique et le décor rural contribuent à créer une vraie identité. Le film prend son temps pour présenter ses personnages avant de faire monter progressivement la tension, ce qui rend les scènes de meurtre encore plus efficaces.
X est un slasher bien cool, porté par une mise en scène soignée et une atmosphère qui respire le cinéma d’horreur américain de cette époque. Ti West réussit à mêler hommage et modernité, tout en proposant un casting convaincant et quelques séquences particulièrement marquantes.
Un excellent point de départ pour une trilogie qui trouvera ensuite son prolongement avec Pearl et MaXXXine.
M'étant trompé en ayant son petit frère "Pearl" avant, je dois bien avouer que le scénario est ici bien plus conventionnel, se rapprochant vraiment d'un slasher très réussie, mais dans une construction assez classique. Malgré tout c'est très maitrisé et la troupe d'acteur est très juste, il n'y a techniquement pas grand chose à redire. Impactant même si la première partie prend son temps.
M'étant trompé et ayant vu son petit frère "pearl" avant, je dois dire que c'est ici plus conventionnel en terme de scénario, on tombe un peu dans le slasher assez classique, cependant, très maitrisé, avec une troupe d'acteur vraiment convaincants, et rien a redire techniquement, pearl est impactant malgré sa première partie qui prend son temps.
Avec X, Ti West signe une déclaration d’amour crasseuse et viscérale au cinéma d’horreur des années 70. Dès les premières minutes, on est projeté dans une Amérique rurale poussiéreuse, moite, presque suffocante. Le Texas écrasé de soleil devient un personnage à part entière et impossible de ne pas ressentir l’ombre de The Texas Chain Saw Massacre planer au-dessus du film. Même isolement, même sensation de chaleur étouffante, même menace invisible qui grandit lentement.
L’ambiance est la grande réussite du film. Tout respire les années 70 : les décors, la photographie granuleuse, les costumes, la liberté sexuelle assumée, et cette manière de poser la caméra qui prend son temps. On ne cherche pas le jumpscare facile, on installe un malaise progressif. Et quand la violence éclate, elle est sèche, brutale, presque choquante par son côté cru et sans glamour.
Côté casting, Mia Goth est magnétique. Elle dégage quelque chose d’étrange, de fragile et dérangeant à la fois. Elle porte le film sur ses épaules avec une performance troublante, presque hypnotique. Et Jenna Ortega apporte une présence plus retenue, plus intérieure, qui contraste intelligemment avec l’énergie des autres personnages. On sent déjà chez elle cette capacité à exister dans le regard sans en faire trop.
Mais ce qui rend X intéressant, ce n’est pas seulement son côté slasher. Il joue avec les codes du genre : le désir, la jeunesse, la peur de vieillir, la frustration, la morale puritaine en toile de fond. Il y a presque un sous-texte mélancolique derrière la violence. Ce n’est pas juste “qui va mourir ensuite ?”, c’est aussi une réflexion sur le corps, le temps qui passe, et le regard qu’on porte sur le désir.
Premier volet d’une trilogie mettant en scène des personnages récurrents à des périodes différentes de leur vie, X prend pour cadre les États-Unis des années 70, et nous fait suivre une équipe de tournage de films pornos à la recherche de gloire et d’argent, qui va atterrir dans une ferme tenue par un couple de vieilles personnes très bizarre, et de plus en plus inquiétant. Évidemment, nul besoin de préciser que rien ne va se passer comme planifié pour ces jeunes gens. Reprenant les codes du slasher, en y incorporant un certain nombre d’originalités, le long-métrage, en plus de sa dose minimale de sang requise, évoque les thèmes de la fin du désir, de la recherche de la célébrité, des stigmates des guerres passées (première, seconde, Vietnam...) et d’une Amérique abreuvée de discours religieux. Tout à fait honnête.
Excellent film d'horreur. On y retrouve les éléments typiques d'un slasher mais réalisé d'une manière originale. Le film peut paraître wtf mais après avoir vu Pearl, il prend tout son sens.spoiler: La scène finale où l'ont découvre que Maxine est la fille du pasteur fait froid dans le dos. Bref, un bon film d'horreur.
X est un film d’horreur qui met en scène l’univers du porno de l’époque, le tout dans un style rappelant le classique Massacre à la tronçonneuse. On y suit Maxine et son équipe de tournage, en pleine période de crise, qui décident de réaliser leur film dans une vieille maison isolée appartenant à un couple âgé.
À mon sens, le film est agréable à regarder, sans être un chef-d’œuvre : il s’agit d’un slasher assez banal qui joue volontairement avec la naïveté et les clichés des films d’horreur de l’époque. On peut toutefois lui reprocher quelques longueurs.
Ce qui le rend plus intéressant, c’est son univers étendu sur la trilogie : Pearl, qui revient sur le passé de la maison, et MaXXXine, plus récent, approfondissent l’histoire et les personnages. C’est surtout dans cette construction de lore et dans ses protagonistes que la saga tire sa force, plus que dans la réalisation elle-même.
X fonctionne comme une déclaration d’amour tordue au cinéma d’horreur d’exploitation tout en le questionnant. C’est un film qui se savoure autant pour sa construction visuelle et sonore que pour ses idées sous-jacentes sur le regard et le passage du temps.
L’équipe de tournage d’un film pornographique s’installe dans une habitation reculée jusqu’à ce que cela dérape après que leurs hôtes les surprennent dans leur activité. Le réalisateur Ti West orchestre un film entre le slasher et le « grindhouse » avec un aspect volontairement pulp et dérangé. Plus que l’hommage au cinéma d’horreur des seventies, le cinéaste s’amuse d’un récit aussi sensuel que macabre.