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Sally Face
10 critiques
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4,0
Publiée le 9 septembre 2025
Excellent film d'horreur. On y retrouve les éléments typiques d'un slasher mais réalisé d'une manière originale. Le film peut paraître wtf mais après avoir vu Pearl, il prend tout son sens.spoiler: La scène finale où l'ont découvre que Maxine est la fille du pasteur fait froid dans le dos. Bref, un bon film d'horreur.
X est un film d’horreur qui met en scène l’univers du porno de l’époque, le tout dans un style rappelant le classique Massacre à la tronçonneuse. On y suit Maxine et son équipe de tournage, en pleine période de crise, qui décident de réaliser leur film dans une vieille maison isolée appartenant à un couple âgé.
À mon sens, le film est agréable à regarder, sans être un chef-d’œuvre : il s’agit d’un slasher assez banal qui joue volontairement avec la naïveté et les clichés des films d’horreur de l’époque. On peut toutefois lui reprocher quelques longueurs.
Ce qui le rend plus intéressant, c’est son univers étendu sur la trilogie : Pearl, qui revient sur le passé de la maison, et MaXXXine, plus récent, approfondissent l’histoire et les personnages. C’est surtout dans cette construction de lore et dans ses protagonistes que la saga tire sa force, plus que dans la réalisation elle-même.
X fonctionne comme une déclaration d’amour tordue au cinéma d’horreur d’exploitation tout en le questionnant. C’est un film qui se savoure autant pour sa construction visuelle et sonore que pour ses idées sous-jacentes sur le regard et le passage du temps.
L’équipe de tournage d’un film pornographique s’installe dans une habitation reculée jusqu’à ce que cela dérape après que leurs hôtes les surprennent dans leur activité. Le réalisateur Ti West orchestre un film entre le slasher et le « grindhouse » avec un aspect volontairement pulp et dérangé. Plus que l’hommage au cinéma d’horreur des seventies, le cinéaste s’amuse d’un récit aussi sensuel que macabre.
X coche toutes les cases du slasher rétro : un groupe isolé, une maison paumée, une menace tapie, une montée en tension poisseuse… mais il ne se contente pas d’imiter. Ti West rend hommage à un pan du cinéma horrifique tout en y injectant un vrai discours.
Ici, le sexe n’est pas puni comme dans les vieux slashers, il est exploré comme une force vitale. Pearl, silhouette spectrale dès les premiers instants, fait naître un malaise profond sans un mot, elle incarne la douleur du désir éteint. Ce n’est pas une tueuse par sadisme, c’est une femme désespérée d’être devenue invisible. Le regard est au cœur du film. Qui regarde ? Qui désire ? Qui est encore digne d’être vu ? La mise en scène est belle, soignée, presque précieuse. Et le fait que Pearl et Maxine soient jouées par la même actrice ajoute une profondeur symbolique subtile.
Mais à trop vouloir installer, X s’étire. Le film chauffe pendant une heure… puis tout explose trop vite. Le premier meurtre aurait dû électriser. Il désamorce. Les morts s’enchaînent rapidement, sans réel impact. Le soufflé retombe. Et les personnages secondaires, à peine esquissés, laissent peu d’émotion derrière eux. L’ambition symbolique n’efface pas les faiblesses du scénario. À force de vouloir jouer sur deux tableaux (slasher et fable métaphorique), X finit par n’en maîtriser vraiment aucun. On admire, mais on décroche un peu.
Alors non, ce n’est pas un chef-d’œuvre. Mais il ose. Il tente de faire cohabiter violence, désir, vieillesse et cinéma dans un même plan. Il y a de la noirceur, de la sensualité, une vraie réflexion sur le corps et le regard. Même si le rythme déraille et que certains clichés subsistent, X propose une vision du slasher comme miroir déformant de notre peur de vieillir, de notre obsession du désir… et de notre besoin de filmer tout ça.
C’est un film étrange. Incomplet, mais fascinant. Et surtout, un vrai parti pris de cinéma.
Flippant, horrible, magnifique, dérangeant, d'une laideur resplendissante, intelligent, complexe, superficiel... Bref, difficile de qualifier ce film hors norme. À voir absolument !
Bon, c'est un peu comme une vieille voiture : ça met 6 plombes à démarrer.
J'ai bien aimé le film hin, y'a une ambiance sympa, du sang qui gicle, mais serieux, il faut attendre la moitié du film pour qu'il se passe enfin quelque chose. J'avais le temps de me faire un café, mon sport et de lire la notice de ma vieille bagnole qui met 6 plombes à démarrer.
Alors oui le reste de la moitié du film est vraiment bien, y'a du sang, du massacre, des vieux chelou a oilpé (bon j'avoue c'est marrant même si je suis pas gérontophile calmez vous)
Dommage qu'on ait du traverser une heure de blabla, de cul et de vieille nympho pour y arriver.
"La frustration engendre des monstres et une fois de plus, le Texas les abrite !"
Ti West (“The House of the Devil�, “The Innkeepers�, “In a Valley of Violence�), réalisateur américain de 42 ans, semble ne pas être né à la bonne époque. En effet, au vu de sa filmographie, il est acté que le bonhomme voue un amour inconditionnel au cinéma des années 70 et début 80. “X�, sa dernière réalisation en est une preuve indéniable, en plus d’être un film réellement intéressant à bien des égards. Les premières minutes sont d'ailleurs sans équivoque, Ti West s’est transformé en Tobe Hooper version “Texas Chainsaw Massacre�. À travers la porte d’une grange, on aperçoit une vieille ferme, sur le perron trône une voiture de police. Un travelling avant dévoilera une deuxième voiture, puis une troisième. A l’intérieur de la maison, dans le poste de télévision, un évangéliste crache sa bile verbale sur les suppôts de Satan et l'univers de perdition qu’est le sexe (des propos qui prendront bientôt tout leur sens). Un officier de police et ses hommes s’arrêtent devant des corps sous des draps ensanglantés. En quelques minutes, Ti West - au même titre qu’Hooper avec ses clichés morbides dans le cimetière - vient de poser les jalons du récit horrifique qui va suivre. Nous sommes en 1979, lorsqu’une petite équipe de tournage d’un film pour adultes, quitte Austin (Texas) pour la campagne. Composé de Wayne (Martin Handerson), le manager motivé, de R.J (Owen Campbel), le caméraman qui veut faire du Godard, d’une jeune preneuse de son (Jenna Ortega), de deux actrices (Mia Goth et Brittany Snow) et d’un comédien noir (Scott Mescudi), la fine équipe s’enfonce dans les profondeurs texanes, véritable lieu de perdition pour toute une génération de cinéastes. Le petit groupe investit la dépendance de la propriété d’un couple d’étranges retraités, en leur ayant bien évidemment caché la nature du film en préparation. N’oublions pas qu’au Texas, les apparences peuvent être trompeuses ! À noter que la photographie lumineuse et poussiéreuse, couplée à la luxuriante végétation naturelle, donne au film cette touche d’authenticité qui fait la différence. Rien à voir avec le dernier “Texas Chainsaw� chez N…..X, tourné en Bulgarie dans un décor à la Scooby-Doo ! Bref, de l’authenticité, je vous dis ! Quand on ne prend pas le spectateur pour un neuneu, on peut lui raconter une histoire. Et celle de “X� va s’écrire en lettres de sang. Le choc du citadin contre l’autochtone et la fracture générationnelle seront les leitmotivs de ce troublant survival au relent de slasher, mais pas seulement, car le film cache une trame sociétale, comme ce fut le cas avec “Texas Chainsaw Massacre� (1974). À l’époque, c’était le trauma Vietnamien et la désertification des campagnes qui hantaient le Texas de Hooper. ! Avec “X�, sous couvert d’une véritable révolution sexuelle et surtout culturelle, Ti West nous narre les prémices de l’énorme industrie pornographique domestique en devenir lorsque Wayne au détour d’une conversation dit : “Bientôt, avec nos films, les gens pourront regarder du porno dans le confort de leur salon, sans peur du jugement�. Plus qu’un jugement, c’est une véritable guerre idéologique que mène une Amérique prude, traditionaliste, et ultra-religieuse s'échinant par tous les moyens, à contrer ce qu’elle appelle le Mal absolu...
Pearl reste selon moi le plus réussi de la bonne trilogie de Ty West, mais au même titre que MaXXXine, ce X vaut largement le coup d'œil, notamment encore une fois pour la qualité de la reconstitution d'époque (ici la fin des seventies) et pour la présence magnétique de Mia Goth.
alors j'ai kiffé le film, mais petit bémole, j'ai regardé maxxxine avant x sans savoir que maxxine était la suite de x, sinon le film est vraiment mal, il me fait penser au film des annnées 70, horreur et érotique sans que se soit exagéré!
“X”, le film de Ti West, est une incursion dans l’horreur vintage. Le film démarre en douceur, posant une ambiance pesante et développant des personnages intrigants : une équipe de tournage porno qui loue une grange à un couple de vieux pour le moins bizarres. Ces instants instaurent une tension palpable, et les habitants de la bâtisse, avec leur attitude inquiétante, laissent présager un dérapage sanglant.
Au bout d’environ une heure, le film bascule dans un véritable festival gore où chaque mort est traitée avec une brutalité saisissante, et l’on ne peut s’empêcher de penser à Tobe Hooper et son “Massacre à la tronçonneuse”. “X” se distingue par sa montée en intensité et offre un spectacle visuel marquant, culminant dans une série de scènes sanglantes qui raviront les amateurs d’horreur.
En somme, “X” est un bon film d’horreur, offrant une belle surprise pour les passionnés du genre grâce à son ambiance prenante et à ses scènes gore mémorables.
Début de ce qui sera une trilogie, X prend le temps d'installer son ambiance bizarre et malsaine avec soin pour finalement basculer dans un slasher certes efficace mais classique et sans grande surprise.