A défaut d'être acide, on trouve la critique bien amère avec ce film catastrophe assez classique mais prenant. On n'avait pas adhéré au précédent La Nuée de Just Philippot, et il fait tant l'inverse dans Acide, qu'on pouvait difficilement le bouder. Adieu le néant d'action qui se réveille à dix minutes du générique de fin (l'ennui total, pour un spectateur bassiné par le message balourd sur l'agriculture moderne et la capitalisation qui n'a pas grand chose à dire, au final), et bonjour l'action qui démarre cette fois-ci ultra tôt (peut-être même un peu trop tôt, pour y croire pleinement... Mais on ne s'est pas ennuyé, alors on ne va pas s'en plaindre ! Il faut savoir ce que l'on veut...). Guillaume Canet galère d'abord à nous faire attacher à son personnage (la caractérisation du bonhomme est épouvantablement mauvaise, on ne connaît que son pétage de plomb violent et son côté facho "climatosceptique", qui gueule tout le temps, autant dire qu'on n'avait pas envie que ce gars aille loin dans le film...), et puis le personnage de la gamine (Patience Muchenbach) et de la maman (Laetitia Dosch) arrivent, et alors le regard sur le papa change. Celui qu'on aurait jeté à la flotte nous fait mal au cœur lorsqu'il n'a même pas l'occasion de spoiler: pleurer sa femme (lorsqu'il protège les yeux de sa fille de la vision de la maman qui se désagrège dans le chenal... On a cru mourir de tristesse, la meilleure scène du film), doit avancer pour sa fille, et finalement manquer de se sacrifier pour elle... Message caché de Just Philippot pour les générations de ce siècle, vouées à faire plus attention au climat si elles veulent que leurs enfants puissent survivre ? On veut le croire (après ses convictions très distinctes dans La Nuée), et le message ne nous déplairait pas. On regrette en revanche cette non-fin qui nous a agacé au possible (on a l'impression qu'il manquait de pellicule, cela s'arrête net), nous arrachant au destin d'un duo qu'on commençait à vraiment bien aimer... Il n'empêche que Philippot, avec Acide, met le paquet dès l'ouverture (pauvre gars de la circulation qui fond et que tout le monde rejette comme un pestiféré ! Deuxième "pire" scène qui nous a fendu le cœur... Et on sait que cela se passerait exactement comme ça, c'est bien ce qui peine le plus dans l'histoire...), enchaîne les plans qui sont classiques (les gros plans sur l'eau, sur la sueur, sur absolument tout ce qui peut goutter... Un peu kitsch, mais efficace), et arrive assez vite à nous intéresser à sa famille en proie à la catastrophe de toute la bêtise humaine depuis des décennies, un combat perdu d'avance qui fait d'autant plus mal qu'il est vrai. Philippot nous le dit : pensez (même un peu) à la planète, ou donnez des parapluies en plomb à vos gosses.
Avec "La Nuée", Just Philippot avait signé un long-métrage audacieux et réussi, une bouffée d’air frais originale dans le genre horrifique hexagonal. Dans son film suivant "Acide", c’est la déception qui prime. Sur le papier, cela semblait prometteur, avec une poursuite des thèmes liés au changement climatique toujours en mode thriller. Mais le résultat ne convainc pas et le film devient même une caricature de ce qu’il prétend dénoncer. "Acide" ne fait que sombrer dans un excès de catastrophisme. L’interprétation ne fait pas non plus des miracles, avec un Guillaume Canet particulièrement transparent. Tout ce qui était pertinent dans "La Nuée", à savoir la maîtrise du genre sur fond d’environnementalisme, s’écroule dans "Acide". On espère néanmoins un accident industriel.
Alors là oui... ce film est magnifique ! Prenant et magnifique ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en me mettant devant cette histoire de pluies acides et bien je ne regrette pas d'avoir tenté car c'était génial !! Déjà les acteurs sont super bons mais en plus le scénario est haletant, super triste et super dur et je n'ai pas vu le temps passer tellement j'ai tremblé pour cette famille qui tente de survivre à cette catastrophe écologique ! Bravo... mille fois bravo !
Attention film catastrophe ! Tout va mal, on est tous foutu ! Puis c'est un invraissemblable jeu de massacre. Malheureusement sans nuance on tombe vite dans la caricature
J'avais beaucoup aimé "La Nuée", le précédent film de Just Philippot. Et du coup, quelle déception après avoir regardé "Acide" en DVD ! J'aurais espéré un propos centré sur les conséquences des atteintes à l'environnement par les humains, au lieu de se retrouver dans une trame familiale centrée essentiellement sur un père et sa fille tentant de rester en vie au milieu d'une sorte d'apocalypse acide ! Il faut espérer que Philippot saura se ressaisir pour son prochain film, sachant que c'est malgré tout un réalisateur talentueux !
Après La Nuée Just Philippot revient avec un film aux accents fantastiques sur fond de catastrophes climatiques. Un (voir deux) cran en dessous de La Nuée, Acide tourne beaucoup trop en rond et l'attachement aux personnages ne se met jamais en place, au contraire, la jeune actrice qui joue la fille de Guillaume Canet est insupportable dans son rôle de jeune fille qui hurle comme une hystérique pendant les 3/4 du film. Le cinéma fantastique et le cinéma Français font rarement bon ménage (même si il y a un mieux depuis quelques années ). 4/10
Certes, nous ne sommes pas dans un navet catastrophe hollywoodien à la Emmerich mais cela reste très moyen. Un film décevant pour un réalisateur qui avec "la Nuée" avait placé la barre beaucoup plus haut. Le scénario ici est improbable. Difficile de croire à cette histoire de pluies acides fulgurantes même si l'intention écologique du propos est louable. Un film d'action à regarder pourquoi pas en semaine sur sa tv mais guère davantage.
Grâce à ce film, le jour où Evelyne Dhéliat nous annoncera une pluie d'acide, nous saurons comment agir, ou presque. C'est l'un des points positifs de cette oeuvre d'anticipation, qui en compte peu. Les effets spéciaux et l'ambiance sombre sont d'autres atouts. Dommage que les personnages soient aussi détestables, impossible de s'attacher à eux ( le pompon revenant à l'adolescente, insupportable ), que les dialogues soient inaudibles ou hurlants ( on ne compte plus les " Selmaaaa...papaaaaaaa...Selmaaaaaaaaa..") et les situations répétitives. Pourtant, après la réussite de La Nuée, le réalisateur fait preuve de beaucoup d'ambitions salutaires.
Si le court métrage de Just Philippot était correct, sa transformation en long métrage est une catastrophe. Un cil jeté à notre critique de " Head Count " est nécessaire pour comprendre comment une même démarche peut aboutir à un véritable bijou artistique ou à un navet comme c'est le cas de "Acide". Car, les frères Burghart, ont fourni un gros effort scénaristique pour transformer leur court en long métrage. Philippot, lui, se contente de faire du remplissage, d'étirer la plupart de ses scènes à l'excès. Sans pour autant les charger d'un apport dramatique supplémentaire. Ne portant pas de suspense, pour la plupart, ces scènes amènent un ennuie qui ne diminuera jamais. En outre, de nombreuses incongruités et inconsistances sont à déplorer dans le scénario. Entre autres, pourquoi chercher une cave à perpette pour se protéger lorsque l'on peut en trouver d'autres sans risque à proximité? Ou encore, pourquoi un chef de centre pour ado donnerait-il le feu vert pour une sortie à cheval quand on annonce de rester planquer dans les médias? Les moniteur équestres de la vie réelle apprécieront. Sans doute à cause de leur pauvreté, les dialogues ne sont pas toujours prononcés de manière audible, par des acteurs dont le jeu est très inégal, voire même parfois très médiocre. Qui a classé ce film dans la catégorie "action" ? De toute évidence, une équipe de promotion, amis du réalisateur, pas du public.
Un pitch intéressant, mais l'histoire tombe vite dans une succession de scènes souvent mal filmées et qui n'arrivent pas à stimuler le spectateur....Déçu.
C’est efficace et bien fait. Le choix d’ancrer le début du film dans un contexte politico-social âpre et dans une esthétique naturaliste rend délicat son abord, mais ce sont des choix qui payeront ultérieurement quand le personnage principal s’oppose à un personnage de bourgeoise flamande qui s’enfermera fatalement dans son isolation sociale. Un joli message dans un film pas très original mais assez frappant et brut. Bonne expérience.
les français aussi peuvent faire des films catastrophe qui tiennent la route. Le départ est un peu long mais ensuite on est bien pris dans le rythme. les acteurs sont impeccables, les effets spéciaux très bons et on évite bien les poncifs habituels des équivalents US. Canet est très convaincant dans son role de père en limite de rupture avec la société;
L'histoire est assez originale pour un film français ! j'avais lu les mauvaises critiques avant de voir ce film donc je m'attendais à voir une bouse ! et finalement, j'ai passé un plutôt bon moment !