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Patricia D.
87 abonnés
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3,5
Publiée le 20 janvier 2023
Youssef Salem a écrit un roman qui parle beaucoup de sexualité, en s'inspirant largement des membres de sa famille. Il fâche ses frères et soeurs et ne veut surtout pas que ses parents lisent son livre. Le livre va finalement être couronné par le Goncourt... Le ton est drôle et tendre et beaucoup de familles s'y retrouveront. Ramzy Bedia est très juste et Noémie Lvovsky souveraine. La réalisatrice Baya Kasmi présente lors de la projection a évoqué l'idée de départ du film : montrer une famille arabe dans sa "normalité", dans une histoire romanesque, sans l'enfermer dans une approche sociologique, ou en lien obligé avec le thème des cités ou celui de l'immigration.
On passe un bon moment grâce a des dialogues percutants et un casting d' acteurs vraiment très drôle. Malheureusement la réalisatrice n' est pas allée au bout de la satire et a préféré la carte du sentimentalisme.
Un récit familial à la fois drôle et plein de tendresse sur les racines et l’intégration, porté par un super attachant Ramzy en écrivain dépassé par son succès.
Postulat de depart amusant avec cette histoire d’écrivain qui va devoir faire face a sa famille. Pas mal de petites choses drôle mais plus que cela , on ose aborder plusieurs sujet tabou dans le monde musulman. La dernière partie est un peu plus emouvante.
Youssef Salem se voit écrivain mais le succès peine à arriver et les éditeurs ne se précipitent pas pour le publier. Vivant à Paris, sa famille à Port de Bouc, il donne à cette dernière l’image d’une vie de couple stable à Paris ; ce qu’ils attendent de lui. Il leur ment pour sa tranquillité. Mais dans cette famille tout le monde se ment, tous prisonniers du carcan culturel et éducatif. Youssef va tout faire éclater avec son premier roman à succès dans lequel il s’inspire fortement de sa propre famille. Celle-ci n’est pas dupe, va comprendre le parallèle entre le roman et l’auto biographie ; au risque de tout faire exploser. De cette comédie intelligente, on retient surtout le dynamisme et le rythme de la première moitié ; et l’accès au succès. Les thèmes de la double culture et de la religion sont abordés avec beaucoup de légèreté et tout ceci est savoureux. Baya Kasmi s’est associé à Michel Leclerc au scénario, habitué des comédies sociales, les dialogues font mouche et la comédie est très bien écrite. Ramzy Bedia assure aussi à l’interprétation avec son personnage interrogeant l’identité arabe. Cependant, dès que le succès arrive et que la confrontation à la réalité par chaque membre de la famille fait jour ; le film perd de sa force. Tout alors semble convenu, et la finesse des situations fait place petit à petit à de la maladresse et des lourdeurs. Une comédie de qualité qui s’affadit dans sa seconde moitié. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un film sur la double culture et l'intégration d'une famille musulmane et algérienne en France, c'est drôlement efficace et attachant sans tomber dans une litanie de clichés communs. Un humour maîtrisé et pertinant.
Faut-il écrire en s'inspirant de ses proches ? Avec son roman Le choc toxique, Youssef Salem répond par l'affirmative. Incarné par Ramzy Bedia au sommet de son art, l'acteur donne à son personnage une profondeur et une sincérité touchantes. Au fil du film, telles des pelures d'oignon, chacun révèle un peu plus ses failles, ses défauts, ses angoisses. La famille du héros devient le théâtre d'une mise au jour motivée par la publication d'un roman revendiqué comme un mensonge. On y trouve quelques réflexions légères, comme lorsque la mère (Tassadit Mandit) se lamente de sa télévision défaillante : "Qu'est-ce que je vais devenir sans ma télé, mes émissions de cuisine ?" Réponse du père (Abbes Zahmani) : "Bah tu vas lire !" À propos de livres, le film glisse une réflexion sévère sur le business de l'édition, sur le dos des auteurs, ouvriers de cette industrie en perdition. Ainsi la libraire fait preuve d'une prétention pathétique à l'égard des auteurs : "Sans nous les libraires, vous n'êtes rien." Et que serait un libraire sans auteurs ? Quant à Youssel Salem, constatant les dégâts de son livre auprès de ses proches, il entrevoit une conséquence inspirante : "J'ai commis le crime parfait, pas de couteau, pas de sang. Il a lu mon livre et bam." On y trouve enfin quelques réflexions plus profondes sur l'intégration en France d'immigrés algériens, inattendues dans une comédie et bien amenées. Sur une note plus personnelle, la double mention de Cassiopée a forcément attiré mon attention. Un film juste, profond, drôle, porté par un Ramzy Bedia inspiré.
Youssef Salem a du succès - comment gérer l’obsession sexuelle quand on vient d’une famille où on n’en parle pas ? C’est bien raconté, correctement joué et parfois amusant ! 3,3/5
Un écrivain algérien de 45 ans rencontrant soudainement le succès avec un roman s’inspirant de sa famille tente de cacher son livre à ses parents dans cette comédie drôle et intelligemment écrite qui questionne la double culture et les paradoxes que cela déclenchent. Non seulement c’est pertinent dans son approche, mais grâce à sa galerie de personnages attachants, le film brosse le portrait d’une famille maghrébine enclavée par le poids des non-dits et des secrets. Entouré par une solide distribution, l’acteur Ramzy Bedia trouve un rôle sur mesure, touchant et d’une réelle justesse.
Moins incisif que « Le nom des gens » du même tandem Kasmi/Leclerc, « Youssef Salem a du succès » est tout de même une bonne satire du monde littéraire parisien et de la télévision (avec cette parodie de « Koh Lanta » délicieuse) doublée d'une réflexion sur la place et l’intégration des français d'origine maghrébines (trop) attachés à leurs codes culturels. Si le comique vient de certaines situations, il faut reconnaitre qu’il provient avant tout d’une galerie de personnages loufoques au possible (le père fan d’orthographe et de syntaxe, l’éditrice un peu farfelue…). Malgré une magnifique prestation de Ramzy Bedia dans un rôle à contre-emploi, on regrettera toutefois un scénario paresseux aboutissant sur une fin un peu bâclée et certains protagonistes peu brossés voire peu intéressants comme Léna, assez inutile finalement, malgré tout l’amour que l’on peut, comme moi, porter à Vimala Pons…
Comédie qui fait réfléchir, rire de soi est une force, montrer tous les non dits dans une famille en dénonçant des coutumes qui n’évoluent pas et font souffrir ....
Sur la trame comique traditionnelle du piège du mensonge, Ramzy Bedia fait un auteur à succès très crédible. Si la satire du microcosme littéraire est féroce, le thème de la famille est traité avec un humour tendre. La relation père-fils mêlée d'admiration et de méfiance est touchante. Mehla Bedia et Noémie Lvovsky sont très drôles.
Ramzi Bedia est parfait dans cette histoire de famille où tous les membres sont attachants et où chacun reconnaîtra l’un ou plusieurs de ses proches. Une belle histoire réalisée avec délicatesse et humour.