Note moyenne
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Un film époustouflant, qui brille notamment grâce à l’interprétation de Robert. Quelques secondes de pure talent, désormais si rare à trouver et qui fait toute la différence.
Remarquablement écrite, interprétée avec justesse et élégamment mise en scène, Youssef Salem A Du Succès est la comédie qui pourrait servir de mètre étalon du genre
Un film cliché qui tourne autour de l'obsession du sexe et de la communauté maghrébine. Tous les poncifs sur les arabes et les musulmans sont présents. Ça en devient problématique, même si c'est sous couvert d'un humour à deux balles de la part de Ramzy. Évidemment cela va ravir tous les spectateurs qui ne connaissent que des maghrébins à travers les écrans.
Sinon, la réalisation est digne d'un téléfilm.
Sinon, la réalisation est digne d'un téléfilm.
Un film drôle, émouvant, plein de tendresse, qui parle des tabous dans les familles, les cultures, de la pression que l'on se met pour rendre nos parents fiers. On rit, on pleure, on sourit on s'attache. à voir
Très bon film plein de tendresse et d'humour.
Le scénario est divertissant et les acteurs jouent bien sauf le passage avec Augustin trapenard.
J'ai même eu envie de lire le bouquin :)
Le scénario est divertissant et les acteurs jouent bien sauf le passage avec Augustin trapenard.
J'ai même eu envie de lire le bouquin :)
J'ai trouvé ce film très réussi sauf cette idée saugrenue d'intégrer le personnage du participant aux jeux télévisés de survie et
spoiler:
son rôle à la fin qui a passablement gâché mon plaisir
. Pour le reste, une belle galerie de personnages, la famille, l'éditrice, la médecin. Un joli moment porté par un Ramzy impeccable.
. Pour le reste, une belle galerie de personnages, la famille, l'éditrice, la médecin. Un joli moment porté par un Ramzy impeccable.
Très bonne comédie, avec sa dose de tragique, superbe écriture dynamique à moults rebondissements et inattendus, casting, mise en scène et jeux d'acteurs très réussis. Un rare film sans fausse note.
un bon film pas si léger que ça. l humour est là sans être excessif et sert d appui à la reflexion sur des sujets plus profonds
Excellent moment, histoire originale et vraiment d excellents acteurs..tous les rôles sont parfaitement bien interprétés avec mention spéciale à Ramzy et aux acteurs qui jouent les parents. Allez y !
La petite comédie douce amère de Baya Kasmi est la bonne petite surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Son long-métrage, découpé en chapitres et agrémenté de quelques fantaisies de mise en scène commence par montrer le roman, pendant plus de 10 longues minutes. On suit un jeune adolescent complexé, attiré par les filles mais pétri d’une culpabilité culturelle qui l’inhibe complètement. Et surtout on observe sa famille,
spoiler:
le fils gay qui n’assume pas, la mère qui s’encanaille à la piscine, le père qui se travesti, le grand frère qui deale.
Tout ce premier quart d’heure est là pour une bonne raison, pour que l’on puisse comparer avec la vraie famille de l’écrivain, que l’on va fréquenter (avec un certain bonheur) pendant tout le reste du film. Et les dénégations de Youssef sont trop virulentes pour ne pas être suspectes : évidemment qu’il s’est inspiré de sa famille, parfois de près, parfois de loin, mais évidemment que son inspiration n’est pas venue de nulle part. C’est d’ailleurs une des thématiques du film : quand on écrit de la fiction, est-on réellement capable de ne rien y glisser de soi-même ? Va-t-on sciemment ou inconsciemment toujours raconter un peu de soi et des siens dans tout ce qu’on raconte ? Le film répond à cette question spoiler: par une pirouette, à la fin, avec le personnage de Karim
. Le film passe tout seul, il est parfaitement bien dialogué avec même parfois des petits morceaux d’anthologie comme cette parodie de débat littéraire façon pugilat (on se croirait sur CNews !), cette fausse émission de « Koh Lanta », spoiler: ou cette scène où les propres parents du prix Goncourt ne sont pas autorisé à entrer dans la salle de restaurant où leur fils est célébré, ce qui rend fou Youssef mais ne dérange pas tellement ses parents, sans doute un peu habitués (ou résignés) à être regardés de haut.
Bien tenu, son film est globalement réussi même si point de vue réalisation on est dans du standard. Je reconnais que quelques scènes sont un peu en dessous, le ressort comique est un peu éculé, comme celle de la librairie, mais ce n’est pas grand-chose. Le scénario brasse beaucoup de thèmes au-delà de celui de la liberté de l’écrivain : les non dits, le poids de la religion et de la culture, le désir d’intégration, la difficulté s’assumer qui on est et d’où on vient. Ce ne sont pas des thèmes super originaux mais ils sont ici traités avec une certaine acuité, sans raccourcis et sans facilités. Le film est émaillé de vrais moments d’émotion, comme la confection du pain à quatre mains (où on sent que les deux frères si différents sont malgré tout sur la même longueur d’onde, celle de la tendresse jamais formulée), où celle de l’hôpital. Parfois le scénario s’autorise quelques audaces, explorer un peu plus loin qu’attendu les questions de racisme ou de communautarisme, sans fausse pudeur ni peur d’être mal interprété. Je ne cache pas que, passé la petite surprise, cela fait du bien de voir un film qui ose dire des choses un peu fortes sans le maquillage habituel. Pour servir ce scénario il fallait des comédiens et là, on est servi. Ramzy Bedia, d’abord, est très bien en écrivain tiraillé, effrayé par un succès qu’il ne maitrise plus et le met en porte à faux avec les siens. Il est entouré de seconds rôles très écrits et parfaitement incarnés, à commencer par Noémie Lvovsky en éditrice un peu exhalée par un succès plus commercial que purement littéraire, ou encore Melha Bedia, en petite sœur aux prises avec son identité de femme arabe et qui se débat avec comme si elle était sur un ring de boxe (on pourrait sans doute faire un film entier sur son personnage, ses contradictions et ses souffrances). Mais ce sont les parents Salem qui emportent le morceau : Tassadit Mandi et surtout Abbes Zahmani, en père obsédé par la langue française et amoureux des mots. Chaque scène où ils apparaissent est un petit délice, on est même déçu de ne pas les voir davantage à l’écran. Sans être un chef d’œuvre, le long métrage de Baya Kasmi, je le répète, est plutôt une bonne surprise. Bien incarné, bien dialogué, parfois incisif sur le petit monde le d’édition ou de la télévision, il mérite un petit tour au cinéma.
Tout ce premier quart d’heure est là pour une bonne raison, pour que l’on puisse comparer avec la vraie famille de l’écrivain, que l’on va fréquenter (avec un certain bonheur) pendant tout le reste du film. Et les dénégations de Youssef sont trop virulentes pour ne pas être suspectes : évidemment qu’il s’est inspiré de sa famille, parfois de près, parfois de loin, mais évidemment que son inspiration n’est pas venue de nulle part. C’est d’ailleurs une des thématiques du film : quand on écrit de la fiction, est-on réellement capable de ne rien y glisser de soi-même ? Va-t-on sciemment ou inconsciemment toujours raconter un peu de soi et des siens dans tout ce qu’on raconte ? Le film répond à cette question spoiler: par une pirouette, à la fin, avec le personnage de Karim
. Le film passe tout seul, il est parfaitement bien dialogué avec même parfois des petits morceaux d’anthologie comme cette parodie de débat littéraire façon pugilat (on se croirait sur CNews !), cette fausse émission de « Koh Lanta », spoiler: ou cette scène où les propres parents du prix Goncourt ne sont pas autorisé à entrer dans la salle de restaurant où leur fils est célébré, ce qui rend fou Youssef mais ne dérange pas tellement ses parents, sans doute un peu habitués (ou résignés) à être regardés de haut.
Bien tenu, son film est globalement réussi même si point de vue réalisation on est dans du standard. Je reconnais que quelques scènes sont un peu en dessous, le ressort comique est un peu éculé, comme celle de la librairie, mais ce n’est pas grand-chose. Le scénario brasse beaucoup de thèmes au-delà de celui de la liberté de l’écrivain : les non dits, le poids de la religion et de la culture, le désir d’intégration, la difficulté s’assumer qui on est et d’où on vient. Ce ne sont pas des thèmes super originaux mais ils sont ici traités avec une certaine acuité, sans raccourcis et sans facilités. Le film est émaillé de vrais moments d’émotion, comme la confection du pain à quatre mains (où on sent que les deux frères si différents sont malgré tout sur la même longueur d’onde, celle de la tendresse jamais formulée), où celle de l’hôpital. Parfois le scénario s’autorise quelques audaces, explorer un peu plus loin qu’attendu les questions de racisme ou de communautarisme, sans fausse pudeur ni peur d’être mal interprété. Je ne cache pas que, passé la petite surprise, cela fait du bien de voir un film qui ose dire des choses un peu fortes sans le maquillage habituel. Pour servir ce scénario il fallait des comédiens et là, on est servi. Ramzy Bedia, d’abord, est très bien en écrivain tiraillé, effrayé par un succès qu’il ne maitrise plus et le met en porte à faux avec les siens. Il est entouré de seconds rôles très écrits et parfaitement incarnés, à commencer par Noémie Lvovsky en éditrice un peu exhalée par un succès plus commercial que purement littéraire, ou encore Melha Bedia, en petite sœur aux prises avec son identité de femme arabe et qui se débat avec comme si elle était sur un ring de boxe (on pourrait sans doute faire un film entier sur son personnage, ses contradictions et ses souffrances). Mais ce sont les parents Salem qui emportent le morceau : Tassadit Mandi et surtout Abbes Zahmani, en père obsédé par la langue française et amoureux des mots. Chaque scène où ils apparaissent est un petit délice, on est même déçu de ne pas les voir davantage à l’écran. Sans être un chef d’œuvre, le long métrage de Baya Kasmi, je le répète, est plutôt une bonne surprise. Bien incarné, bien dialogué, parfois incisif sur le petit monde le d’édition ou de la télévision, il mérite un petit tour au cinéma.
Assez déçu par le film, je m'attendais à beaucoup mieux au niveau du scénario qui est à mon sens un peu faiblard...
Un film sympa, très bien joué. Loin des clichés, parfois presque à contre courant de l'air du temps, bref une bouffée d'air. Ça fait du bien! Un bon divertissement léger, tendre et drôle. Pas de malveillance ni de méchanceté !
Dans le cinéma en général et dans le cinéma français en particulier, le genre « comédie » arrive à couvrir des œuvres bien différentes. En effet, les films qui entrent dans le genre « comédie » peuvent aller de la stupidité la plus vulgaire ( dans l’avant film, on nous annonçait trois sorties plutôt débiles) aux réalisations qui, tout en n’oubliant pas de faire rire, amènent simultanément le spectateur à réfléchir sur des sujets éventuellement sérieux, voire même très sérieux….Et « Youssef a du succès » et de ceux-là.
Ce film n’est que le deuxième long métrage de Baya Kasmi en tant que réalisatrice mais on la connait bien pour ses activités de scénariste notamment sur les films de Michel Leclerc, son compagnon dans la vie et lui-même coscénariste de « Youssef Salem a du succès ». Normal alors de retrouver dans ce film l’intelligence comique dont faisait preuve « Le nom des gens » ou « La lutte des classes » films que j’ai adorés !
On connait le synopsis de « Youssef a du talent » : Youssef Salem, 45 ans, a toujours réussi à rater sa carrière d’écrivain. Mais les ennuis commencent lorsque son nouveau roman rencontre le succès car Youssef n’a pas pu s’empêcher de s’inspirer des siens, pour le meilleur, et surtout pour le pire. Il doit maintenant éviter à tout prix que son livre ne tombe entre les mains de sa famille…Omar, son père est un amoureux de la langue française et il ne supporte aucune faute dans sa pratique, qu’elle soit d’orthographe ou de syntaxe, au point que Youssef a pris l’habitude de soumettre ses écrits à son père avant leur parution afin qu’il procède à la correction des fautes éventuelles…mais s’est bien gardé de lui soumettre son texte « Le Choc toxique » , tout simplement, parce que, plutôt que de satisfaire le souhait de son père en se lançant dans l’écriture d’un livre sur les héros algériens et, particulièrement, l’émir Abd el-Kader, c’est dans l’écriture d’un roman à caractère autobiographique sur lui-même et sa famille qu’il s’est lancé…
C’est une comédie intelligente et tendre qui fait du bien…un film sur les mensonges à l’intérieur d’une famille, sur les hontes et les peurs que peuvent générer les religions, un film sur la vie dans le sud de la France d’une famille d’origine algérienne qui montre, comme « Les miens », le récent film de Roschdy Zem, combien cette vie est, tout simplement, une vie normale de « français moyens », avec ses qualités et ses défauts !
Je ne connaissais pas Ramzy Bedia, j’ai quelques vagues souvenirs du duo comique qu’il formait avec Eric Judor, et en consultant sa filmographie, pourtant étoffée, je n’ai pas souvenir d’avoir vu le moindre de ses films.
Et là, c’est un grandiose Ramzy Bedia que j’ai découvert… Cette comédie mordante et attachante sur l’obsession des apparences, tient en grande partie sur lui.
A ses côtés, dans l’excellente distribution, on remarque particulièrement Abbes Zahmani et Tassadit Mandi dans les rôles de Omar et Fatima, les parents de Youssef, touchante Fatima !! Ainsi que Melha Media, sœur de Ramzy dans la vraie vie et qui interprète ici le rôle de Bouchra, la révoltée, et sœur de Youssef. Et nous pourrions tous les citer…
C’est un petit bijou de comédie, j’ai adoré et même rit de bon cœur…Je vous le recommande !!
Ce film n’est que le deuxième long métrage de Baya Kasmi en tant que réalisatrice mais on la connait bien pour ses activités de scénariste notamment sur les films de Michel Leclerc, son compagnon dans la vie et lui-même coscénariste de « Youssef Salem a du succès ». Normal alors de retrouver dans ce film l’intelligence comique dont faisait preuve « Le nom des gens » ou « La lutte des classes » films que j’ai adorés !
On connait le synopsis de « Youssef a du talent » : Youssef Salem, 45 ans, a toujours réussi à rater sa carrière d’écrivain. Mais les ennuis commencent lorsque son nouveau roman rencontre le succès car Youssef n’a pas pu s’empêcher de s’inspirer des siens, pour le meilleur, et surtout pour le pire. Il doit maintenant éviter à tout prix que son livre ne tombe entre les mains de sa famille…Omar, son père est un amoureux de la langue française et il ne supporte aucune faute dans sa pratique, qu’elle soit d’orthographe ou de syntaxe, au point que Youssef a pris l’habitude de soumettre ses écrits à son père avant leur parution afin qu’il procède à la correction des fautes éventuelles…mais s’est bien gardé de lui soumettre son texte « Le Choc toxique » , tout simplement, parce que, plutôt que de satisfaire le souhait de son père en se lançant dans l’écriture d’un livre sur les héros algériens et, particulièrement, l’émir Abd el-Kader, c’est dans l’écriture d’un roman à caractère autobiographique sur lui-même et sa famille qu’il s’est lancé…
C’est une comédie intelligente et tendre qui fait du bien…un film sur les mensonges à l’intérieur d’une famille, sur les hontes et les peurs que peuvent générer les religions, un film sur la vie dans le sud de la France d’une famille d’origine algérienne qui montre, comme « Les miens », le récent film de Roschdy Zem, combien cette vie est, tout simplement, une vie normale de « français moyens », avec ses qualités et ses défauts !
Je ne connaissais pas Ramzy Bedia, j’ai quelques vagues souvenirs du duo comique qu’il formait avec Eric Judor, et en consultant sa filmographie, pourtant étoffée, je n’ai pas souvenir d’avoir vu le moindre de ses films.
Et là, c’est un grandiose Ramzy Bedia que j’ai découvert… Cette comédie mordante et attachante sur l’obsession des apparences, tient en grande partie sur lui.
A ses côtés, dans l’excellente distribution, on remarque particulièrement Abbes Zahmani et Tassadit Mandi dans les rôles de Omar et Fatima, les parents de Youssef, touchante Fatima !! Ainsi que Melha Media, sœur de Ramzy dans la vraie vie et qui interprète ici le rôle de Bouchra, la révoltée, et sœur de Youssef. Et nous pourrions tous les citer…
C’est un petit bijou de comédie, j’ai adoré et même rit de bon cœur…Je vous le recommande !!
On a beau avoir comme moi une sacrée estime pour Ramzi Bedia, on va tenter d'être le plus objectif possible pour rédiger mon humble critique. Comment ne pas se sentir proche de chacun des personnages principaux de cette comédie qui remplit parfaitement son rôle?
Tout est travaillé avec rigueur, tendresse et sincérité. L'écriture est soignée sans être grandiloquente, les répliques bien balancées.
Tassasit Mandi esr bouleversante du début à la fin.
Melha Bedia et Abes sahmadi font honneur à leur personnages si justes, et point de caricature !
Quant à Noémie Lvoski, comédienne remarquable ici comme dans tous ses films, elle ne déçoit jamais.
L'histoire pose adroitement la thématique jamais épuisée d'être né Arabe en France. Elle réussit à le faire sans culpabiliser les spectateurs français et fera probablement réfléchir celles et ceux qui évitent de le faire. On est aussi séduits par les touches de poésie qui illuminent certaines scènes ( la toute dernière est sublime)
Est-ce que je peux faire deux petits reproches à Baya Kasmi? Le gag de la langue ne fonctionne pas et semble forcé, ce qui clashe par rapport à tout le dialogue.
Et surtout, il y a de très beaux plans durant le film ( on songe au premier cadrage de la scène du pont) mais on aimerait en voir plus. Votre cinéma mérite, Baya Kasmi, mérite aussi qu'on s'en prenne plein les yeux après s'en être pris plein le cœur.
Tout est travaillé avec rigueur, tendresse et sincérité. L'écriture est soignée sans être grandiloquente, les répliques bien balancées.
Tassasit Mandi esr bouleversante du début à la fin.
Melha Bedia et Abes sahmadi font honneur à leur personnages si justes, et point de caricature !
Quant à Noémie Lvoski, comédienne remarquable ici comme dans tous ses films, elle ne déçoit jamais.
L'histoire pose adroitement la thématique jamais épuisée d'être né Arabe en France. Elle réussit à le faire sans culpabiliser les spectateurs français et fera probablement réfléchir celles et ceux qui évitent de le faire. On est aussi séduits par les touches de poésie qui illuminent certaines scènes ( la toute dernière est sublime)
Est-ce que je peux faire deux petits reproches à Baya Kasmi? Le gag de la langue ne fonctionne pas et semble forcé, ce qui clashe par rapport à tout le dialogue.
Et surtout, il y a de très beaux plans durant le film ( on songe au premier cadrage de la scène du pont) mais on aimerait en voir plus. Votre cinéma mérite, Baya Kasmi, mérite aussi qu'on s'en prenne plein les yeux après s'en être pris plein le cœur.
Peu de gens en France savent, comme Baya Kasmi et Michel Leclercq (ici coscenariste) réaliser des comédies populaires avec une véritable profondeur. Ce "Youssef Salem" est peut-être leur plus beau succès : il porte trois regards complémentaires sur la société française, sur la famille et sur la littérature - ce dernier thème est à mon avis la nouveauté et la plus belle trouvaille du film car il tient tout le reste ensemble, avec une vraie valeur de témoignage bien sûr car Kasmi et Leclercq sont aussi des écrivains. On suit avec plaisir la naissance d'un écrivain arabe national, personnage attachant, à la fois poil à gratter et fédérateur très bien campé par Ramzy Bedia. Les faiseurs de zizanie en prennent pour leur grade, les gens de bonne volonté sont épargnés - mais nulle mièvrerie ici, juste une belle proposition. Lorsque le générique de fin survient, on aimerait rester avec cette belle galerie de personnages. La réalisation en elle même revendique peut être avec bonheur, pour paraphraser Youssef "un droit à la médiocrité" mais le bon scénario, les dialogues percutants, le jeu irreprochable des acteurs offrent un excellent film.
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