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Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2023
L'histoire, vraie, est traitee comme un thriller politique : c'est réussi et très bien interprété ! Il faut aller voir ce film qui dénonce les lobbies, prêts à tout, en allant jusquau viol, pour faire taire une lanceuse d'alerte syndicaliste.
Un très bon thriller sur les bases d'un scandale d'état. Ce film revient sans détour sur la liquidation d'Areva par la gouvernement en place. Un film haletant sublimé par les interprétations de Isabelle Huppert et Gregory Gadebois.
Un film qui ne laisse pas indifférent, essentiellement grâce à ce qu ‘il dénonce avec force et précision. Un scandale d’état très récent mais peu commenté à l’époque. Ce film répare cet oubli avec courage, sans masquer les noms des réels protagonistes de l’affaire, notamment grands patrons, hommes politiques et intermédiaires douteux. Cela le rend passionnant. L’autre interêt marquant du film est cette figure de syndicaliste, aux antipodes de l’image réductrice que l’on peut s’en faire, cette intelligence, cette force et cette totale absence d’auto apitoiement qui font d’elle une véritable héroïne qui jamais ne cherche la sympathie. Là, il faut évidemment parler d’Isabelle Huppert, qui nous livre une prestation hors pair, une lointaine cousine de l’héroïne de Verhoeven, « Elle » C’est le principal intérêt du film et l’on ne sait plus si on assiste à cette histoire, racontée de manière classique, un peu plan plan années 70, ou si l’on revisite simplement le mythe d’une actrice qui envoie balader tous les clichés de son personnage, et nous refuse le plaisir facile de la consolation. Droite dans ses bottes !
un bon film pour nous faire découvrir ou redécouvrir les pressions qui ont eu lieu pour cacher certaines choses. dans ce milieu on ne peut faire confiance à personne. chacun défend sa place. isabelle huppert n'évolue pas dans sa manière de jouer par contre elle a perdu plus de 50 ans.... merci la chirurgie esthétique
Une bonne histoire, avec une adaptation habile, cohérente, toute en tension et émotion. Deux acteurs habités par leur personnage qu'ils défendent avec conviction. Du bon cinéma, comme on l'aime.
Le film démarre comme un polar politique avec cette lanceuse d’alerte qui se fait violement agresser à son domicile, alors qu’elle est sur le point de dévoiler un scandale d’état. Et cette première partie est d’ailleurs bien foutue, mais le film laisse finalement l’affaire totalement de côté pour changer de registre et devenir un thriller paranoïaque. Certains, vont surement lui reprocher ce choix artistique, mais c’est justement cette deuxième partie qui m’a passionné.
On se retrouve face à un portrait de femme qui se bat, seule contre tous, pour sa dignité et que justice lui soit rendue. On est sidéré par l’avancement de l’enquête et la misogynie face à laquelle se retrouve le personnage d’Isabelle Huppert. Et quelle prestation !!! Si le film fonctionne, c’est clairement grâce à son jeu sans faille, qui arrive à passer sur une même scène de femme forte, à blessée ou désemparée, avec un naturel qui laisse admiratif. Elle arrive à interpréter son personnage avec beaucoup de profondeur, en le rendant aussi attachant qu’ambigu, et en arrivant continuellement à faire douter le spectateur.
J’ai été captivé par les 30 premières minutes de ce film, un thriller économico-politique prometteur. Ensuite, l’histoire se déplace sur le terrain du complot, abordant les violences physiques et morales faites à une femme publique par ses agresseurs et par le système policier et judiciaire. Et là, j’ai beaucoup moins adhéré. Isabelle Huppert est impressionnante dans le rôle de Maureen Kearney, une cadre syndicale déterminée à défendre les conditions de travail chez AREVA. Son combat la rend impopulaire, surtout après l'éviction de son alliée Anne Lauvergeon. Elle devient alors la cible d'une conspiration, culminant en une agression brutale à son domicile. Le film bascule ensuite dans une enquête policière kafkaïenne où elle est accusée d'avoir tout inventé. Bien que la performance de Huppert soit remarquable, le film manque de profondeur et de dynamisme, surtout dans l'exploration des complots industriels et des failles du système judiciaire français. Malgré ses défauts, il reste un témoignage édifiant sur le déséquilibre entre les puissances financières et les individus. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
L'enquête est cool mais le personnage de la syndicaliste est un peu caricatural. Le réalisme du déroulement de l'enquête et du jugement fait froid dans le dos. Un film à voir pour construire ensemble une autre société, où l'humain passe avant l'argent.
Basé sur des faits réels , ce thriller politico-policier est intéressant de bout en bout. Isabelle Huppert y est magnifique et campe avec bonheur cette syndicaliste gênante ... c'est effrayant, mais très plausible.
Une histoire vraie sordide d'un scandale à 50.000 salariés ! Emporté total par l'histoire, le scénar et Isabelle Huppert (Ma faiblesse, Hi !) en caméléon de Maureen Kearney, je suis rentré dans l'écran. Jean-Paul Salomé en maître d'œuvre, tous impliqué dans leur rôle. Et surprise, François-Xavier Demaison m'a surpris ! En final, cette agression mystère sera t-elle un jour élucidée... Thriller, Drame parfait de réalité.
Jean-Paul Salomé choisit Isabelle Huppert parfaitement : blondeur glacée, pâleur d'un visage limpide, à la fois fonceuse et fragile... Ce thriller d'enquête quelque peu glaçant est intriguant au départ et en devient par la suite plus un film "dossier" judiciaire à défendre, qu'une réelle intrigue à suspens. C'est dommage. L'histoire de cet héroïne est un exemple de la force glaçante des lobbying politique, pour arriver à leur fin...
Déléguée syndicale chez Areva depuis 5 mandats, Maureen fait des droits des salariés de l'entreprise sa priorité. Lorsque la direction change et que des projets internationaux menacent ceux qu'elle protège, la syndicaliste monte au créneau et se fait agresser à son domicile... ou peut-être pas ? Difficile de démêler le vrai du faux. En salle le 1 mars.
La syndicaliste reprend les codes du Thriller policier à son compte sur fond de justice sociale. Le film assume une certaine partialité et ne cherche pas à nous convaincre de la vérité mais nous instille plutôt du doute en permanence. L'idée de nous pousser à croire Maureen puis non puis oui est intéressante mais finit par nous perdre un peu au final. L'œuvre a le mérite de nous montrer des rouages politiques autour des grandes entreprises françaises, sans jamais accuser directement qui que ce soit. J'aurais aimé un peu plus de parti pris à ce niveau.
J'y allais à reculons, craignant un film politique à la française, dénonçant un scandale d'état. Ce qu'il est en partie. Mais la deuxième partie du film est puissamment reprise en main par Huppert toujours puissante quand elle explore le registre de l'ambiguïté. Le film (même si sa réalisation reste classique) devient alors un puissant exercice de démonstration du pouvoir exercé par les hommes sur une femme qui les dérange. Et comment celle-ci vacille, semble se soumettre et relève la tête. Du coup, il trouve un écho dans tous les débats qui animent la société aujourd'hui. Le reste de la distribution est au diapason, qui sert le projet et back up l'interprète principale comme il faut.
Un sujet passionnant particulièrement bien rendu par Isabelle Huppert. Un suspens qui va croissant. Tout paraît crédible.
Malgré le nombre important de film fait selon cette même trame (une innocente au milieu de sociétés capitalistes sans foi ni loi qui font pression parce qu'elle détient un secret), le suspens est excellent et le jeu des pouvoirs est particulièrement bien traité.
Surtout, j'ai aimé l'ambiguîté des situations qui permet au film de prendre du recul sur son sujet même si le point de vue du réalisateur est sans équivoque. Mention spéciale au personnage d'Anne Leuvergeon, qui paraît à première vue sympathique, humaine mais dont on découvre progressivement la noirceur, l'hypocrisie et le cynisme. A voir.