Sur un thème pas très folichon - l'histoire d'une lanceuse d'alerte dans l'industrie française - Jean-Paul Salomé réalise un devoir appliqué qui manque du panache que l'on aurait attendu d'un tel casting. La faute à un scénario déroulé sur un rythme plan-plan que n'aurait pas désavoué l'inspecteur Derrick et à un montage sans imagination. Il reste une plongée salutaire dans les eaux noires de la politique industrielle française contemporaine, ses magouilles et ses complices politiques responsables mais jamais coupables des conséquences de leur incompétence ou de leurs lâchetés.
J'adore les acteurs, Gregory Gadebois, que j'ai admiré dans Dreyfus, Marina Fois, François Xavier Demaison, Isabelle Huppert que j'ai admirée la veille, avec 50 ans de moins, dans le chef-d'œuvre de Tavernier, Le juge et l'assassin, mais, décidément j'ai eu du mal avec ce docufiction peu crédible...
Beaucoup d'invraisemblances...
Le spectateur reste sur sa faim...
Un film doit être une fiction ou bien un documentaire, ce film n'est ni l'un ni l'autre...
Après avoir vu ce film, je me suis documenté sur Areva et sa gestion catastrophique par Anne Lauvergeon, EPR en Finlande et surtout l'incroyable fiasco à 3 milliards d'Euros URAMIN impliquant le propre mari d'Anne Lauvergeon, Olivier Fric...
Or, ce film montre Anne Lauvergeon et la protagoniste main dans la main, de pauvres femmes victimes de vilains machos...
Quoi de pire qu'un mauvais film à thèse ? Étant allé voir ce film avec une personne désireuse d'y assister, je ne m'attendais à rien après le visionnage de la bande annonce. Toutefois, j'ai quand même réussi à être déçu par la première partie qui est absolument catastrophique. Rien ne va : le jeu d'acteur est insupportable, le scénario d'une simplicité aberrante et la mise en scène d'une terrible banalité. Quant à la deuxième partie, elle est juste médiocre. Bref, passez votre chemin sauf si vous tenez à assister à un téléfilm français.
Film nul doublé d'une propagande digne du Kremlin.
D'un point de vue purement cinéma, c'est mal joué, on dirait un film d'acteur amateur. Le casting n'est pas pertinent. Qu on aime ou pas, Huppert n'est pas crédible pour un sou en tant que syndicaliste. C'est mal expliqué, l'enjeu politique et industriel est très mal étayé et confus. La trame scénaristique n'a ni queue ni tête, on ne sait pas ou le réalisateur veut en venir.
D'un point de vue politique industriel (je suis de la filière), on est plus proche de la fiction/propagande que du documentaire. Anne Lauvergeon présentée comme une Jeanne d'Arc du Nucleaire face à Proglio le grand méchant, fallait oser! Suffit juste de demander à un salarié de Framatome (ex-AREVA), pour avoir une idée du souvenir négatif qu'a laissé Atomic Anne dans l'entreprise. Faire croire que c'est le partenariat avec CGN qui a coulé AREVA, la farce! AREVA s'est coulé tout seul sous la direction de Lauvergeon, a cause d'une mauvaise stratégie (vouloir faire cavalier seul sans EDF) et de mauvais investissement (URAMIN). Par ailleurs on voit que le réalisateur ne connait absolument rien au monde industriel. Il confond le rôle d'une syndicaliste avec celui d'une DRH. Si vous souhaitez vous informer sur la filière nucléaire, préférez les videos youtube de la commission d'enquête parlementaire sur la souveraineté énergétique de la France.
Bref à part balancer gratuitement quelques noms connus en pâture, on ne comprend pas à quoi sert ce film. En tout cas on n'en sort pas plus informé, hormis sur ce fait divers énigmatique.
Un thriller basé sur une histoire vraie qui fait froid dans le dos ! Isabelle Huppert est remarquable en Maureen Kearney et c'est incroyablement mis en scène.
C’est à l’Université que Jean-Paul Salomé a fait des études de cinéma, à la Sorbonne pour être plus précis. Après avoir été assistant dans le tournage de films, en particulier auprès de Claude Lelouch, c’est pour la télévision qu’il a réalisé son premier long métrage, en 1991, avant de réaliser en 1993 Les braqueuses, son premier long métrage de cinéma. A la lecture de « La syndicaliste », le livre de Caroline Michel-Aguirre consacré à l’histoire de Maureen Kearney, il a eu l’intuition qu’il y avait là la matière d’un film. L’histoire qui s’est réellement déroulée il y a une dizaine d’années avait en effet tous les ingrédients pour donner naissance à un grand film à la frontière entre le politique, le social et le thriller. Dire que Jean-Paul Salomé a raté son sujet serait mentir mais il parait honnête de dire que davantage d’implication dans la mise en scène et un montage plus nerveux auraient indéniablement permis de tirer le film vers le haut. voir critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-la-syndicaliste/
Caramba encore raté! Ce n'est pas encore aujourd'hui que nous aurons un vrai bon film de référence français sur notre monde des affaires. Vraiment dommage car les turpitudes autour du nucléaire était une occasion en or. Mais ´ La syndicaliste ´ ne relève pas le défi . Le scénario est manichéen. Il est bâti sur une affaire ayant défrayé la chronique : l'affaire Maureen Kearney. En gros des puissants , laissons les apprécier car leurs noms sont cités sans détour , ont sciemment scié la branche de notre industrie pour des motifs que le film ne contribue pas à éclaircir c'est le principal reproche qu on peut lui faire. On peut esperer que ce qui ressortira de l'enquête parlementaire en cours aura un peu plus de contenu. Pour ne pas arranger les choses , des scènes pénibles par manque de crédibilité parsement le récit. On n'imaginait pas qu'une syndicaliste était quasiment le bras droit d'Anne Lauvergeon, qu'elle pouvait entrer dans les comités de direction d'Areva comme dans son salon ou bien qu'elle gagnait si bien sa vie que maison au bord du lac d'Annecy , multitude de bijoux, de chemisiers de soie ou de paires de lunettes lui étaient accessibles. Pareil des dialogues tel l'inoubliable :' je vous laisse la grappa je garde les séminaires d'égalité hommes/femmes ´ (sic)!! Concernant les acteurs, tout d'abord ces messieurs. Le cinéma français a bien de la chance de trouver des candidats pour jouer des personnages aussi lamentables. Pas un pour rattraper l'autre. Violents, falots, corrompus, incompétents, pervers, violeurs et on en oublie. On ne sait pas pourquoi mais leur jeu en pâtit ils semblent tous très mal à l'aise. Heureusement les actrices relèvent le niveau Marina Foïs est excellente pour camper Anne Lauvergeon dans son rôle de pilier du nucléaire français. Quant à Isabelle Huppert parfaitement mise en valeur par la mise en scène (trop?) et dans un rôle oú elle cultive l'ambiguïté comme elle sait si bien le faire, elle brille dans son combat de défenseur des pauvres salariés d'Areva et retrouve des accents de l'indomptable Louise de la fin du juge et l'assassin.
"La Syndicaliste" est un film que je n'ai pas trop apprécié. L'histoire est intéressante mais le film tourne en rond, les acteurs mon pas trop convaincu et j'ai trouvé le film un peu trop long.
Un film incroyable qui dénonce d'une pierre du coup le lobbying chinois en terme d'énergie et - surtout - la culture du viol.
Tous les acteurs sont très bons jusqu'au dernier des figurants, le scénario n'est pas original mais prenant et on est frustré de ne pas en connaître le dénouement. Enfin moins frustré que la victime (le film est adapté de faits réels).
Il FAUT que les gens voient ce film, c'est un devoir citoyen.
Tandis qu'Isabelle Huppert fête encore ses 40 ans cette année, le film ne trouve pas vraiment sa forme. Docu, enquête ou cinéma ? Difficile de choisir apparemment et finalement le film fait l'effet d'un docu fiction un peu mou. Dommage parce que le sujet en valait la peine.
L'histoire est intéressante mais traitée de manière tellement molle que ça ressemble à un téléfilm. Tout est lourd et surligné. Huppert est de tous les plans, ultra retouchée en numérique, elle semble avoir 35 ans alors qu'elle en a 70. La pauvre Marina Fois, en Anne Lauvergeon, semble même plus vieille qu'elle. Mauvais signal pour les femmes qui ont du mal à vieillir... Elle refait ce qu'elle faisait chez Chabrol et Verhoeven, en moins surprenant, pas de surprise.
Le gens se sont levés à la fin pour applaudir ! Une histoire dingue, glauque par plusieurs aspects, mais traitée avec beaucoup de finesse, de poésie même parfois, tout est clair, carré, facile à comprendre, vivant, le suspense est préservé, avec les deux côtés de l'histoire très bon jeu d'acteurs (Marina Fois et I. Huppert) mais aussi dans les petits rôles (le policier, le médecin, la policière, la juge, l'ami syndicaliste, les deux avocats). Deux heures passées très vite.
Isabelle Huppert, comme Eastwood,a juste deux expressions, sens Chanel et avec Chanel. continuer à la croire une bonne actrice, encore aujourd'hui, relève de l'acharnement. essayer de la faire passer en syndicaliste, bien que de la CFDT, elle que n'a jamais dû voir un vrai ouvrier, est du pure enfumage, qui ne rend pas justice au drame de la vrai lanceuse d'alerte dont le film parle
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3,5
Publiée le 7 juillet 2023
De la daronne à l'emmerdeuse, Isabelle Huppert rejoue sous la direction de Jean-Paul Salomé dans un rôle cependant bien différent. Elle incarne une syndicaliste qui va toujours au bout des choses d'où ce surnom. Encore une histoire vraie pour le réalisateur qui s'intéresse à la lanceuse d'alerte Maureen Kearney. "La syndicaliste" est comme un film deux en un, mais c'est surtout le combat d'une femme pour d'abord faire éclater au grand jour une affaire sur le nucléaire dans ce qui s'apparente à un thriller politique avec menaces et intimidations puis pour prouver qu'elle est réellement une victime dans une partie plus proche d'un drame judiciaire qui met l'accent sur la misogynie dans la police et la justice voire la société en général. Dans tous les cas, on a affaire à quelque chose de révoltant d'autant plus quand on s'intéresse à cette histoire finalement peu médiatisée d'où l'importance du film. Le propos sur la bonne et mauvaise victime est très intéressant et souligne l'importance d'une évolution dans les mentalités. Un film qui énerve et révolte, ce qui montre qu'il remplit son objectif. Bref, un bon et solide film porté par une impeccable Isabelle Huppert.