Portrait ambigu mais inabouti et peu palpitant d’un transfuge de classe prêt à tout pour la réussite scolaire de son fils, interprété par un Roschdy Zem impeccable comme dab. 2,25
"Le principal" est entièrement centré sur le portrait d’un transfuge de classe doutant en permanence de sa place. Jusqu’à aller trop loin pour permettre la réussite de son fils. Les enjeux tardent à se mettre en place mais le portrait est très réussi.
6 ans après «De toutes mes forces», le réalisateur Chad Chenouga nous revient avec ce film en milieu scolaire, suivant le quotidien d'un principal adjoint de collège, carré et propre sur lui, sur le point d'être promu.
Derrière cette œuvre à la mise en scène très sobre et parfois proche du documentaire, l'auteur-réalisateur y traite des thématiques de l'exemplarité, du déterminisme et de l'ascension sociale.
À travers le parcours de cet homme très discret sur sa vie privée (notamment les difficultés qu'il peut rencontrer avec son frère instable et sans emploi) et mettant une pression constante sur son propre fils (et par extension à lui-même), le film dresse le tableau d'une personne voulant tout contrôler autour de lui, que rien ne dépasse, et que les choses que l'on obtient dans la vie soient méritées. Une exigence tellement poussée qu'elle va finir par se retourner contre lui, et ce en faisant un choix (dés)intéressé : en voulant aider son fils.
Un film assez solide sur ses appuis dans ce qu'il veut nous raconter et comment il veut nous le raconter, et cela sans effets superflus. Un Roschdy Zem toujours aussi impeccable dans le rôle principal, celui d'un homme cherchant à se cultiver sans cesse à travers la lecture (donnant lieu à quelques belles scènes avec la touchante Yolande Moreau) et voulant à tout prix que son fils ait le même parcours de réussite que lui, qu'il soit accepté là où il faut. Mais son fils a-t-il son mot à dire là-dedans ?
Une œuvre sincère dans sa démarche, à laquelle on pourrait reprocher sa durée trop courte (1h22) et son aspect parfois un peu cuté, à l'intérieur desquels le rebondissement principal intervient un peu tard et les conséquences que celui-ci engendre paraissent un peu trop mécaniques pour convaincre entièrement.
Mais un film qui ne quitte pas des yeux son histoire : celle d'un père (trop) strict qui aime son fils et qui souhaite que celui-ci intègre les hauts sommets de la société, de la même manière que lui a travaillé ardemment pour arriver au poste auquel il se trouve. Mais l'amour rend parfois aveugle.
Deuxième long métrage (premier que je vois) de Chad Chenouga qui a été tourné dans la ville de Mulhouse en Alsace, on y suit, comme le titre l'indique, un principal de collège qu'on voit au début très ferme envers les élèves et les professeurs, ayant un frère delinquant, puis un fils dans l'établissement qui lui donne et le conseille le meilleur dans ses notes scolaires. Le brevet approche, le principal mais aussi père va faire une grosse boulette sur les corrections falcifiant son fils, sans que ce dernier ne soit au courant, qui va être l'objet d'une enquête. Le début fait les présentations, decrit le milieu scolaire, les relations père fils, de couple avec une enseignante mère de l'adolescent, puis l'enquête monte les volumes en tensions. Un long métrage que j'ai beaucoup aimé, tiré (je crois) d'une histoire vraie. La caméra suit le principal, ses faits et gestes, joue par un grand Roschdy Zem dans différents situations. A ses côtés, de très bons comédiens comme Yolande Moreau, Marina Hands entre autres, plus les participations de Philippe Duquesne et Agnès Soral qu'on a toujours plaisir à revoir.
Interprétation au poil, thématiques intéressantes, scénario tenant en haleine. Le Principal avait à priori tout pour faire un excellent film. Mais l’enjeu peine à justifier toute ce trouble, nuisant à la crédibilité.
Avec parfois des allures de téléfilm, mais de qualité tout de même (genre pour France 2, pas TF1), le film repose essentiellement sur les qualités d'interprétation de son acteur principal, Roschdy Zem. Dire une nouvelle fois qu'il est formidable pourrait sembler redondant et peu original mais il faut reconnaître à l'acteur son extraordinaire capacité à rentrer dans la peau de tous les personnages qui lui sont confiés depuis maintenant quelques années, et notamment depuis son César pour Roubaix, une lumière.
Il campe ici un Principal Adjoint tout à fait crédible, évoluant dans un monde de l'enseignement représenté avec justesse, sans trop de caricature. Les seconds rôles portés par Marina Hands et Yolande Moreau, toutes deux césarisées également, sont très réussis.
Le plus gros point faible du film est son scénario. Il y a en effet quelque chose qui ne fonctionne pas dans le principal enjeu narratif : pourquoi ce père prendrait-il autant de risques pour aider son fils, reconnu bon élève par tous, avec une orientation dans un lycée international pour l'année suivante, à obtenir le diplôme national du Brevet, que l'on sait tous absolument inutile ? Se posent peut être alors les questions du regard des autres, de l'honneur et de la fierté pour cet homme ? Le film prendrait alors une toute autre dimension en interrogeant sur la pression sociale lié à un statut...
Il parvient d'ailleurs à très bien faire ressentir, jusqu'à son dernier plan, la solitude du personnage et l'isolement, voulu ou non, que son métier a provoqué. Tenu à distance par son enfant, son ex compagne et les professeurs de son établissement, c'est finalement à un immense besoin d'amour et de reconnaissance que semblent renvoyer toutes ses actions.
Pas le film de l'année, mais j'ai tout de même passé un bon moment, grâce notamment à une mise en scène soignée et de très bonnes interprétations.
Un film étonnant montrant les jeux de pouvoirs et de manipulation pour parvenir à ses fins, un film sur la méritocratie et au-delà de tout sur l’intégration, Roschdy Zem est simple et épatant en qualité de principal et de père. La tension ne fait que monter pour atteindre une explosion en fin de partie.
Tricherie inutile même si elle inspirée d’une histoire vraie. En soi, cette malversation ne semble pas constituer l’intrigue ; c’est ce qui amène Sabri Lahlali (Roschdy Zem ) à commettre ce méfait. Personnalité relativement complexe que me donne à voir Chad Chenouga, le réalisateur. Ce personnage qui ne dégage aucune sympathie permet sans doute de justifier son acte. Mon ressenti à l’égard de ce Principal est confirmé spoiler: quand il invite son fils à se dénoncer.
Si le réalisateur aborde le thème du mérite, il me dit aussi en filigrane que l’Education Nationale pratique l’omertà en laissant couler l’affaire… préférant récompenser le mérite plutôt que rendre objectivement la justice ! Bref, s’il y avait une morale à l’attention de ce Sabri Lahlali : que l’on soit en costard, féru de lettres ou paumé en marge de la société, un malfrat reste un malfrat. Sous couvert de sa situation, Sabri Lahlali est mal placé pour faire la morale à son frère. Voilà ce que je retiens de ce film au format court pour lequel je me suis senti concerné que dans le dernier quart d’heure.
Un film ni bon ni mauvais, dans lequel foisonnent des ressorts qui ne sont exploités qu'en surface. Le récit évolue dans un faux rythme constant et semble hésiter en permanence entre plusieurs axes sans jamais en embrasser vraiment aucun. Roschdy Zem tient parfaitement le personnage, comme à son habitude dans des rôles d'autorité, Marina Hands quant à elle est sous-exploitée.
De Chad Chenouga (2023); Jusqu'où sommes nous prêt à aller sans trahir son idéal de vie et sa droiture morale. Telle est la question centrale du film porté par Roschdy Zem très inspiré en campant ce proviseur. Un très grand acteur français aux pluviales talents. Subtil et fort à la fois, le film pose des questions sur où on peut aller autant que la question de l'excellence de ceux qui doivent constamment se priver et prouver aux autres qu'ils ont intégrés. Avec de bon comédiens comme Yolande Moreau, Marina Hands.
Sur un sujet intéressant, ce film offre une vision alternative concernant les fuites des examens de fin d'année, comme chaque année... et avec comme d'habitude un Roschdy qui assure ! ----Décembre 2023----
Interprétation magistrale de roschdy zem, yolande Moreau est moins crédible dans ce rôle là Le suspens est prenant mais l'ensemble n'est pas à la hauteur du jeu de l'acteur principal A voir quand même pour lui..
Ce film est parfois boîteux car il se disperse trop sans être vraiment concentré sur la fonction de principal de collège.Bien sûr, la vie privé de cet homme a un impact sur sa vie professionnelle comme c'est parfois le cas dans la réalité de l'existence, mais ici les débordements sont trop nombreux et c'est dommage car on sent une réalisation pavée de bonnes intentions.Les acteurs jouent fort bien, à commencer par Roschdy Zem et Yolande Moreau et ,en fin de compte, le film se suit bien sans déception ,mais aussi sans passion