L'ambiance est très sombre du début à la fin. L'enquête tient en haleine et son final est intéressant. La légende de Jack l'éventreur est plutôt bien menée, avec sa part de mystère. Mais j'avoue avoir deviné assez vite qui est le tueur, sans me douter du mobile.
Une superbe mise en image du mythe-réalité de Jack l'éventreur. Quelques éléments de surnaturels en plus qui apporte une trame passionnante et envoûtante. Une vraie belle oeuvre.
Les frères Hughues tentent de relater la traque de Jack l'éventreur. Malheureusement, ils en font un peu trop. Plus de sobriété aurait pu renforcer leur illustration du Londres du XIXème siècle glauque et désespérée. Ils s'attachent trop à la quête du coupable (puisqu'il s'agit d'un whodunit finalement assez basique) et pas suffisamment à la lutte des classes et à leurs personnages.
Le thème de Jack l'Eventreur est usé. Les frères Hugues tentent donc de remettre l'histoire de ce méthodique assassin de prostituées au goût du jour, notamment par un formalisme nouveau. Je n'ai pas été totalement convaincu car, si l'identité du tueur en série et ses mobiles sortent de l'ordinaire et renouvellent le mystère autour de l'Eventreur, l'intrigue policière, menée épisodiquement par un Johnny Depp perspicace et halluciné, semble trop souvent passer au second plan, derrière l'exercice de style de la réalisation. Les effets stylistiques prennent en effet le pas sur un récit qui progresse lentement et qui ne soulève guère d'intérêt en termes de suspense policier. Les cinéastes s'emploient à faire des bas-fonds londoniens, théâtre de toutes les misères humaines et sociales, un enfer terrestre et victorien. Ils décrivent un microcosme typé et sordide où prédominent la couleur sang et les lieux glauques. Le principe est estimable mais entretient une atmosphère macabre dont sophistication de la photographie et de la mise en scène en général ne masquent pas toujours une apparence factice, artificielle. Les personnages sont plutôt indifférents, le sort qui les attend aussi.
From Hell fait partie de ces films que l'on vit pleinement au fur et à mesure du scénario. Les frères Hughes réussissent le pari de plonger le spectateur en immersion au coeur du Londres de la fin XIXe, dans une atmosphère pesante et frissonnante, bercée par une superbe BO et servie avec grand talent par une photographie exceptionnelle qui fait ressentir avec brio la noirceur et le côté sanguinaire de l'histoire. Avant tout il s'agit d'un film critique et militant, qui cible la société victorienne, qui fut parfois érigée en modèle de prospérité et de modernité. Les frères Hughes démontent ce mythe brio et nous emmènent dans un univers à la Dickens, où l'on entre vite en empathie avec ces déshérités de la Terre. Là où la visée du discours accroche moins, ce fut pour ma part dans la dernière demie-heure où les amateurs de la théorie du complot s'en donnent par contre à coeur joie. L'intrigue est vraiment bien ficelée dans la majorité du film, qui est tourné avec beaucoup de rythme et des scènes d'une violence suffisamment suggérée via des procédés proches du film d'horreur que l'on se prend totalement au jeu. Cependant la dernière demie heure me parait bien moins réussie, on comprend très (trop) vite quelle est l'identité de Jack l'Eventreur et la fin me laisse plutôt perplexe. Au niveau des acteurs, Johnny Depp, très jeune, est excellent dans le rôle d'un inspecteur dépendant de l'opium, guidé par ses intuitions et ses visions, Heather Graham apporte un touche d'humanité profonde et de tendresse alors que les seconds rôles comme Robbie Coltrane (Le fameur Zukovky de la saga Bond) apporte soit bonhomie et confiance soit mystère et frayeurs à l'image de Ian Holm. Un bon divertissement, rythmé, qui aurait toutefois pu bénéficier d'une fin plus soignée.
L'inspecteur Fred Abberline et la prostituée Mary Kelly vont tous deux tenter de démasquer Jack L'Eventreur, un assassin qui terrifie toute l'Angleterre. Adaptation noire et sanglante d'un graphic novel s'inspirant de Jack L'Eventreur. Bon casting
J'aimerai bien dire que c'est le meilleur film sur Jack L'éventreur que j'ai jamais vu mais en même temps c'est aussi le seul que j'ai eu l'occasion de voir donc...
...bref un bon film qui prend pour base une des très nombreuses théories élaborées et fantasmées depuis 1888 par un certain nombre d'écrivains et criminologues concernant l'identité et les motifs de Jack The Ripper spoiler: ( ici on parle de la théorie de la conspiration royale...Oh my God !!! J'en dis pas plus regardez le film ^^)
L'atmosphère du Londres et du Whitechapel de l'époque est assez bien retranscrite même si j'aurai aimé encore un peu plus de noirceur, de glauque et d'horreur ! Quant à Johnny Depp rien à dire il est impeccable ;)
Noir, Angoissant, Stressant, ce film nous plonge dans le Londres de 1888, et nous captes pendant 1 heure et demi, la fin est jouissive ! Johnny Deep joue une fois de plus à la perfection !
Esthétiquement réussi, voilà bien la seule chose que l'on retiendra de cette énième adaptation de "Jack l'éventreur", puisque l'intrigue on ne peut plus classique a bien du mal à nous tenir en haleine pendant deux heures. Le tout à grand renfort de scènes tape-à-l'oeil parfois réussis. Le casting est très simple. Seul Johnny Depp semble ramer désespérément pour sauver ce film du naufrage. Je n'ose parler de Heather Graham dont elle joue le rôle de Mary Kelly bigrement flaibarde et fade. Tant qu'à Ian Holm (grand acteur), qui joue le rôle de l'éventreur, est très impliquer, mais du certainement au scénario, l'acteur s'enbourbe quelque peu. Vraiment désolant, ayant une véritable dévotion pour l'histoire du célèbre Jack et de l'inspecteur abberline, je vous conseille, de voir plutot, le grandiose film TV Jack l'Eventreur, avec un Michael Caine en inspecteur Abberline.
A priori, l'éternelle histoire Jack l'éventreur... bof ! Et pourtant... Au fur et à mesure des adaptations les films se font plus trash (les images, l'hôpital psy, la morgue), plus sexuelles et plus gores. Un bon point. La vision de Londres au 19ème siècle est une fois de plus extraordinaire (les couleurs utilisées s'éloignent du traditionnel noir & blanc, le brouillard classique est toujours là). La réalisation est raffinée, recherchée, énergique et entrainante : un gros atout. Enfin, le scénario fini par nous faire totalement adhérer à l'oeuvre : il est touffu et rudement malin, voir carrément osé... Les personnages tout d'abord, le protecteur des putes, le flics drogué qui a des visions et les protitués. Puis l'intrigue, l'épais mystère de l'enlèvement et surtout le cas "Jack l'éventreur" illuminé sous un nouveau jour, passionnant et surprenant. Un film gothique, complexe, beau et neuf.
"From Hell" revient sur les traces du mythique meurtrier de Londres, Jack l’Éventreur, ayant sévi en 1888 dans un quartier pauvre en s'acharnant spécifiquement sur des prostituées dans une horreur indicible. Les frères Hughes sauvegarde de nombreux détails précieux allant du nom des différents personnages jusqu'à l'élaboration sanglante des crimes, à cela s'ajoute une photographie décolorée, à la fois sombre et brumeuse, ainsi qu'une bande d'acteurs et d'actrices préservant le mystère et une tension soutenue. Thriller noir, on suit l'inspecteur chargé de résoudre cette affaire sinueuse (Depp), ayant lui aussi un passé difficile à oublier, son personnage aux méthodes et aux raisonnements peu ordinaires se rapproche davantage de la mort que de la vie, ce qui le conduit malgré lui progressivement vers l'identité du tueur. Parallèlement, on découvre un groupe de prostituées tentant désespérément de se faire un peu d'argent, mais la première d'entre elles va être retrouvée égorgée et méticuleusement éviscérée. La mise en scène des meurtres est électrique et saccadée ; une touche de rythme et un vrai souffle contemporain sur ce décor ancien. Et, bien que les meurtres soient attendus, les scènes sont néanmoins réussites et violentes et apportent toute l’esthétique lugubre et morbide propre au film. Le scénario reste cependant fictif quant à la découverte du meurtrier car sa véritable identité n'a jamais été retrouvée dans le contexte réel. Ma surprise s'est évanoui à ce stade car on le devine très facilement (ou sinon, il faut vraiment avoir un train de retard!), et heureusement que le jeu d'acteur est de bonne qualité sinon, rien n'aurait fonctionné. L'histoire lance de nombreuses pistes d'éclaircissement difficiles à joindre entre elles ce qui rend le fond compliqué car beaucoup de choses ne sont pas explicite. Malgré tout, la surface de l'enquête et des meurtres glaçants suffisent à créer une atmosphère particulièrement froide et tendue. Le jeu d'acteur est correct, ce qui rend ce thriller agréable à découvrir!
J'ai trouvé que ce thriller était une excellente adaptation de Jack l'éventreur. Johnny Depp est très bon, le scénario aussi, l'ambiance est froide et j'ai trouvé qu'on se retrouvait bien en immersion dans les quartiers mal famé de Londres. Les décors sont eux aussi très bien faits.
« From Hell » c’est tout d’abord la nécessité d'arroser par la résurrection d’une sensibilité presque consumée un territoire violent, irrespectueux annonçant le contenu d’un vingtième siècle sanguinaire par une série de crimes au-delà de toutes définitions.
Le millésime 1888 Londonien est au dessous tout. Crasseux, puant, oppressant, mal famé. Le danger est au mètre carré. La prostituée terrorisée par le proxénète crève de faim dans une vie courte dépecée subitement à l’arme blanche par un illuminé insaisissable dont les méfaits sont intuitionnés à l’aide de l’absinthe par un enquêteur tourmenté.
Quelques êtres à la dérive tentent de s’extraire de ce bouillon destructif en remettant sur pied quelques notions de bontés mélées à une lucidité instinctive permettant de vibrer par quelques projets tout en entretenant l’espoir de voir le soleil se lever le lendemain.
Débarrassé de son hyper violence cet opéra gothique est un film sensible, attachant dont les quelques pépites émotionnelles paraissent irréelles dans un tel bourbier.
Avoir la force d’offrir la douceur d’un regard parait surréaliste dans un contexte ou les coups pleuvent en continus. La perfide Albion est au fond du trou carbonisée par le mépris de ses dirigeants, la noirceur de ses beuglants et la folie de ses criminels.
Johnny Depp se révèle émouvant entre dépendances et courages. Distribuant paroles réconfortantes et gestes tendres dans une faiblesse maîtrisée par le réalisme de son métier il ramène du fond de l’enfer une flamme vacillante presque éteinte vers les sentiments.
L’entretien d’un avenir familial au bord de l’océan refait surface pendant qu’un fou furieux étripe à tour de bras une faune avinée, édentée appâtée au raisin dans une ville sordide, sans cœur privée de caresses.
Le premier tueur en série connu de l’histoire criminelle m’a passionné, j’ai aimé le revoir autrefois en cours d’anglais au lycée, un fascinant mystère autour de Jack l’éventreur, pas d’analyse d’ADN pour cette époque, mais de l’investigation sur intuition tel l’intelligent inspecteur Abberline, conservant des traces et indices sous scellés, les prémices du profilage psychologique. Des quartiers malfamés de Londres où le criminel a pu sévir impunément, s’ajoute à l’intrigue un complot où la Royauté fut menacée par un scandale de mœurs implicant un de ses membres héritiers du trône, fit étouffé l’affaire, concernant le rôle qu’a joué la franc maçonnerie est un fort sujet intéressant pour la culture, une supposition qui peut expliquer les cadavres laissés derrière lui sans jamais en être inquiété jusqu’à sa disparition subite pour ne plus jamais refaire surface du monde des vivants, commençant et terminant son sinistre dessein par un message glaçant inoubliable dédié à la postérité de ses suiveurs sanguinaires. Le romantisme mélancolique finale se conclut ainsi avec une vive émotion ressentie.