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Kadec
1 abonné
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1,5
Publiée le 14 avril 2024
Ce film n'est hélas qu'une esquisse mais le fond est là. A refaire avec plus d'action, des relations entre personnages plus intenses et un scénario plus épais.
0,5 parce qu on pouvait pas mettre moins.... des gens prisonniers dans une tour semblant être dans le néant, décident de faire une guerre ethnique sans raison car ce phénomène n est du à personne. 5 mois après ils sont toujours dans le même contexte... 2 ans... ils se font livrer à manger par Deliveroo ? ils ont aussi toujours l électricité et l eau.... bravo ENEDIS ! et quand il n y a pas de lumière il y a des bidon en feu... avec 5 ans de combustible ! scénario incompréhensible, une morale bancale en terme de fin...
Filmographie plutôt en dents de scie pour Guillaume Nicloux depuis ses débuts. Quelques films réussis (Valley of love, Les confins du monde), certains très drôles (ceux avec Houellebecq) et d’autres très mauvais. Le thème de celui-ci était tentant. Dans l’ensemble j’ai trouvé cela assez réussi. Une certaine ambiance s’installe dès les premières images, le chaos s’installant progressivement. Rien ne nous est expliqué et c’est très bien comme ça. Casting entièrement inconnu mais pas plus mal non plus. Une sorte de parabole sur les confinements que nous avons vécus et une évocation de l’âme humaine aussi pessimiste que sans espoir. Inquiétant et angoissant. Plutôt une bonne surprise donc.
Le plus versatile des réalisateurs français aborde cette fois plus franchement le cinéma de genre, autour duquel il a tourné durant la majeure partie de sa carrière. Cependant, l’élément inexplicable - une tour d’habitation se retrouve projetée dans ce qu’on appellera, faute de mieux, le “néant” - ne lui sert que de base de travail. Confrontés à l’inexplicable et à la réclusion forcée, les résidents se regroupent très rapidement sur une base ethnique et culturelle à travers les différents étages. Le fragile équilibre est maintenu vaille que vaille par le troc et les rencontres discrètes des “ambassadeurs”...mais le moindre vol, la moindre agression peuvent mettre le feu aux poudres alors que les mois et les années passent, que la morosité s’installe, que l’habitat se délabre et que la survie devient de plus en plus compliquée. A équidistance idéale des codes de genre et de la vision d’auteur, Nicloux exploite son concept très “Quatrième Dimension” avec un certain brio et alterne le point de vue des personnages et des clans, qui s’adaptent comme ils peuvent à une situation qui les pousse inéluctablement vers la barbarie. Moins complexe et “philosophique” que d’autres huis-clos verticaux comme ‘High-rise”, plus primal, ‘La tour’ semble également fonctionner comme une allégorie d’une France au bord de l’implosion permanente, tiraillée entre des communautés qui ne se font plus aucune confiance.
Un film qui pourtant possède un scénario tres bon et si bien exploité pourrait sûrement nous faire tremblais de peur mais non . Alors pourquoi le scénario n’est pas bien écrit : d’une part le fait que l’on ne connaisse pas directement et mieux les gens des différents clan ethnique au sein de cet immeubles, aussi le fait que l’on n’arrive pas a s’attacher a une personne en particulier ce qui nous rends lecteur a la 3 eme personne certe omniscient mais je n’ai pas l’impression que c’est ce qu’il nous feut pour de l’horreur , et pour finir le fait des passages trop rapides sans fair un simple résumé des annees ce qui a conséquence de nous perdre et de plus la fin nous deçois alors nous partons sans aucun souvenir de se film .
Un noir opaque, tranchant, a remplacé le brouillard du roman de 2010 de Jean-Pierre Andrevon, "La maison qui glissait". La ficelle ethnique est trop grosse : le personnage central, qui permet les allers-retours entre communautés, est une métisse blanc black amie avec un algérien. Ce sont malheureusement les seules caractéristiques qui semblent justifier l'attention de la caméra, car elle n'a aucune épaisseur. Le filon homosexuel n'est pas de reste, avec trois habitants traités sans intérêt moral. L'horreur tient davantage dans l'évolution vers une société à la Gilles de Rais, où l'humanité peu à peu disparait, que dans le phénomène prétexte qui contraint à l'enfermement. J'ai envie de demander : à quoi bon survivre dans ces conditions? qu'est-ce qui motivent les uns et les autres? Aucune réponse, sinon le nihilisme.
Très bon film, très efficace en son genre. Le climat de huis clos oppressant est bien réalisé, je l'ai trouvé particulièrement glauque. Le dosage intelligent de scènes de violence nous laisse imaginer le pire...
Un film intéressant, avec de nombreux défauts. Ce n'est pas très bien filmé, ni toujours très bien joué, mais dans ce genre de productions, je suis souvent plus indulgent qu'à l'accoutumée. On comprend l'ambition du réalisateur. C'est le genre de film où le pitch, bien que mystérieux, est surtout prétexte à parler des relations humaines. Néanmoins, l'aspect sociologique est abordé par-dessus la jambe, il me semble. Il en résulte un film très stéréotypé et qui manque de substance.
Un film de genre français qui part plutôt bien avec un solide climat d'angoisse mais qui fait pschit très rapidement à cause dans un premier temps d'un casting assez mauvais qui appuie en outre extrêmement sur le clivage racial en y apportant tout sauf des solutions. De fait les personnages sont inintéressants au possible et on tourne méchamment en rond côté scénario. On s'ennuie ferme, les quelques rebondissements sont improbables et pour finir on n'aura aucune explication sur quoi que ce soit. Une perte de temps en somme.
L’idée de départ de ce huit-clos est très intéressante mais son développement raté. Mal interprété, trop cliché, trop axé sur le racisme. Trop lisse. Pas assez de bonnes idées et de bonnes scènes, mais un fouillis d’idées naïves et pas abouties.
Drame horrifique, à forte dimension sociale, écrit et réalisé par Guillaume Nicloux, La Tour n'est malheureusement pas une grande réussite. L'histoire se déroule dans une cité où, un matin, dans une des barres d'immeuble, les habitants se réveillent et découvrent qu'ils ne peuvent plus sortir de celle-ci à cause d'un inquiétant brouillard opaque qui bloque toutes leurs portes et fenêtres. Ce scénario, plutôt prometteur sur le papier, n'est hélas pas fameux dans les faits pendant toute sa durée d'un peu moins d'une heure et demie. Si l'intrigue commence de façon mystérieuse et donne envie de voir la suite, on se rend vite compte des limites de cette dernière. En effet, le concept, bien que peu original car vu dans d'autres œuvres, est très vite abandonné et relégué au second plan au profit de son aspect social. En conséquence, on apprend absolument rien sur cette matière noire obstruant toutes sorties. Le récit se focalise sur le communautarisme et développe certaines idéologies assez malhonnêtes sur la vie dans ce type d'endroit. De plus, les ellipses sont beaucoup trop espacées dans le temps et le film comporte des incohérences et des facilités scénaristiques. Cependant, son ambiance anxiogène et lugubre tout du long est sa plus grande force. L'ensemble est porté par des personnages trop peu intéressants pour s'y attacher et s'inquiéter de leur sort, malgré un petit effort de fait pour leur apporter des caractéristiques. Mais leurs personnalités ne sont effleurées qu'en surface et pas assez approfondis. De surcroît, ces protagonistes représentants différentes ethnies sont de véritables caricatures raciales. Tous ces rôles ne sont pas très bien interprétés par une distribution nombreuse, ne méritant pas vraiment d'être citée. Les relations entretenues par ces individus se veulent remplies de tension et de défiance, mais soutenus par des dialogues primaires assez insupportables. Résultat, on ne ressent aucune émotion. Sur la forme, la réalisation de Guillaume Nicloux s'avère correcte. Sa mise en scène évolue dans un environnement clos et est assez sommaire alors qu'il aurait été possible de faire preuve de d'avantage de créativité. Les quelques effets spéciaux aperçus sont eux peu convaincants. Ce visuel sombre est accompagné de bout en bout par une ambiance sonore de grande qualité, renforçant grandement l'atmosphère étouffante et oppressante de cette prison violente. Cette vie en groupe forcée s'achève sur une fin abrupte, laissant un fort arrière-goût d'inachevée, venant mettre un terme à La Tour, qui, en conclusion, est un long-métrage possédant trop de lacunes pour mériter le coup d'œil.