Très bon film. Une super représentation du racisme au Etats-Unis a l’époque de Martin Luther King, et que toute la dernière génération de jeunes devrait voir pour gagner en maturité et en empathie.
Avec Chien blanc (2024), Anaïs Barbeau-Lavalette signe son quatrième long-métrage et adapte au cinéma l’œuvre homonyme de Romain Gary. Un questionnement essentiel sur l’acceptation de l’autre jusque dans son altérité la plus radicale.
Après l’inoubliable La Déesse des mouches à feu (2020), grande était l’attente tournée vers la prochaine réalisation de la talentueuse Québécoise, à la fois écrivaine et cinéaste, Anaïs Barbeau-Lavalette (8 février 1979, Montréal – ). Portée par son histoire personnelle, et notamment celle de sa grand-mère maternelle, Suzanne Meloche, qu’elle n’a pas connue mais à laquelle elle avait consacrée l’un de ses romans, La Femme qui fuit (2017), la réalisatrice se tourne ici vers l’adaptation d’un texte autobiographique de Romain Gary, Chien blanc (1970).
Film canadien, dramatique. D"un côté Romain Gary recueille un chien dressé pour attaquer uniquement les Noirs, de l'autre sa femme Jean Seberg soutient les Black Panthers, après l'assassinat de Martin Luther King. Couple fragilisé : "Le plus grand risque, c'est d'aimer". Emeutes, manifestations, racisme, répression par les forces de l'ordre à Los Angeles en 1968.
Film inspiré d'une histoire vraie, un monde en noir et blanc. Acteurs pas très crédibles et malgré un sujet sérieux et toujours d'actualité, le film est relativement décevant et peu convaincant.
"Chien Blanc", réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette, mérite ses 3 étoiles pour sa représentation émouvante de la relation entre un jeune garçon et son chien dans un contexte difficile. Le film offre des moments touchants et authentiques, capturant la tendresse et la loyauté entre l'animal et son maître. Cependant, malgré ses qualités, il peut parfois manquer de profondeur et de développement narratif, ce qui limite son impact global. Malgré cela, Chien Blanc reste un film émouvant et visuellement beau qui saura toucher le cœur des amoureux des animaux et des histoires simples mais sincères.
Cette nouvelle adaptation de l’ouvrage éponyme de R. Gary se différencie du film de S. Fuller en s’intéressant avec finesse aux ambiguïtés et aux difficultés de l’engagement de Gary et Seberg en faveur des Afro-Américains lors des émeutes à Los Angeles en 1968. L'action se situe au moment de la mort de Martin Luther King et des violentes émeutes qui embrasèrent les Etats-Unis. Romain Gary recueille un berger allemand qui s'avère être un chien blanc, cad un chien dressé pour rattraper et souvent tuer les esclaves noirs en fuite dans les Etats du sud. Il décide de le garder et de convaincre un dresseur noir de le déprogrammer. Un film d'espoir qui dénonce de racisme et la folie de l'homme blanc et des membres du Klu-Klux-Klan.
Le meilleur film que j'ai vu depuis le début de l'année ! j'ai pleuré plusieurs fois, je trouve qu'il révèle les guerres que l'on peut avoir en soi face à des choix qui ne sont pas possible et le parallèle avec le couple et même le chien complètement perdu dans ce monde...
C'est un bon film qui traite d'un sujet important. Entre autre la réalisatrice, nous laisse une multitude de détails très intéressants à interpréter dans l'ensemble de l'œuvre. Elle arrive à mélanger le passer et le présent d'une manière très subtile avec une belle composition des plans. Ce qui est dommage, c'est que certains personnages mériteraient plus de développement, ce qui fait qu'on peut avoir un peu de distance avec eux. Mais ce n'est pas pour autant que les acteurs livrent une mauvaise performance, loin de là, surtout pour Kacey Rohl dans le rôle de Jean Seberg. C'est un film qu'on doit prendre le temps de regarder et surtout où il faut être attentif à chaque détail pour l'apprécier
Menochet en romain Gary émeut, en l incarnant de manière sensible et en montrant à voir toute l humanité profonde de ce grand écrivain. Les nombreuses images d archive ponctuent le film qui dénonce un racisme intolérable et historique envers les noirs. J ai été émue et je recommande ce film
Adaptation du livre de Romain Gary, centrée sur un instant de sa vie aux Etats-Unis en 1968, secoués par les émeutes déclenchées par lors de l'assassinat de Martin Luther King et plus généralement par la ségrégation, centrée aussi sur la relation en déliquescence avec sa femme Jean Seberg, militante très engagée, et la rencontre d'un chien dressé à attaquer les afro-américains. La réalisatrice canadienne a truffé sa fiction de documentaires de l'époque qui alourdissent considérablement le film. Ca plombe le film qui n'avait pas besoin de ça pour dénoncer le racisme et la bêtise humaine de toutes parts.
Film très intéressant ou le racisme contre les noirs, aux Etats Unis, est magnifiquement interprété d'après le roman de ROmain Gary, avec une fin très "originale"
Excellent film à aller voir et revoir. La réalisatrice Anaïs Barbeau Lavalette a réussi à adapter avec beaucoup de sensibilité et sans fausse note le livre de Romain Gary dont le sujet est encore tellement d'actualité. Les acteurs sont excellents de justesse.
Tout comme ses livres qui nous transpercent, ce film d’Anaïs ne nous laisse pas intact. Très poignant, superbement réalisé, l'angle de vue intimiste révèle des interprétations sensibles, à fleur de peau. Sujet d'actualité, malheureusement. Aide à approfondir la question du racisme, de questionner l’appropriation des luttes. J'apprécie cette auteure québécoise pour son engament personnel total, les sujets qu’elle ose aborder, pour son langage juste, universelle. Ses talents de réalisatrice sont sans équivoques.