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Le barbouze
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4,0
Publiée le 15 mars 2024
Poussé par la curiosité, et malgré une critique peu laudative, je suis rentré dans la salle. Le film est très bien interprété par les deux actrices principales, Viard parfaite en mère manipulatrice étouffant sa fille sous l’ « amour », Girardot en fille ambivalente, esquivant aussi longtemps que possible un conflit pourtant inévitable mais s’affirmant peu à peu jusqu’à ce que celui ci éclate. Mère et fille survivront à cette relation toxique . La thématique intemporelle rend passionnante le déroulé de cette histoire. S’y ajoutent le charme des costumes et d’un français châtié, des seconds rôles efficaces et ces lettres qui ponctuent le film et qui feront de Madame de Sevigné une femme de … lettres. Sans être un grand film, celui-ci est suffisamment divertissant, joli et instructif pour se laisse charmer
"Madame de Sévigné" d'Isabelle Brocard est une tentative ambitieuse de plonger dans la vie de la célèbre épistolière française, mais le film peine à trouver un équilibre entre rigueur historique et drame émotionnel. Karin Viard livre une performance nuancée, mais le récit reste souvent trop froid et académique, manquant de souffle narratif. Les décors et costumes d'époque sont soignés, mais l'intrigue manque parfois de rythme, rendant difficile l'attachement aux personnages. Bien que le film offre des moments intéressants sur la relation mère-fille, "Madame de Sévigné" ne parvient pas totalement à captiver, malgré son potentiel.
Récit intimiste et cruel de la relation passionnelle et complexe entre la Marquise de Sévigné et sa fille, entre désir d’émancipation et contraintes sociales imposées aux femmes dans la France patriarcale du XVIIᵉ siècle, porté par l’excellent duo Karine Viard/Ana Girardot.
En immersion dans la relation entre Madame de Sévigné et sa fille. La photographie est soignée, le récit très beau et les actrices impeccables dans leur jeu. L'ensemble manque peut-être de relief, c'est longuet par moments, mais le film reste agréable à voir.
Le film manque un peu d’ambition et/ou de budget toutefois le duo Ana Girardot et Karin Viard fonctionne bien mêle si cette dernière ne semble pas toujours à sa place. L’image est belle mais la réalisation un peu trop sage.
Film intéressant d'Isabelle Brocard qui adapte avec intelligence la correspondance de Mme de Sévigné avec sa fille Françoise de Grignan qui avaient une relation aussi fusionnelle que dévastatrice ! Le film repose sur le binôme Karin Viard et Ana Girardot , qui prennent soin d'éviter tout manichéisme !
Une belle reconstitution mais la relation mère fille est pesante et ennuyeuse. Et l'on s'ennuie vite de les voir se débattre dans ce monde dévoyé et obsequieux
Comment pouvait-on remplir un film avec la vie de Madame de Sévigné, dont la propre vie fut relativement épargnée par les vicissitudes de son temps et qui reste dans l’histoire et la littérature justement pour sa capacité à raconter la vie des autres ? Au début, j’ai d’ailleurs pensé qu’on allait simplement avoir affaire à un défilé de robes, de dentelles et de perruques, prétextes aux lectures d’extraits des lettres que Madame De Sévigné envoyait par sacs postaux entiers à sa fille…mais le scénario, justement concentré sur la relation orageuse entre Sévigné et sa fille Madame de Grignan, choisir de mettre en lumière d’autres biais d’analyse. Tout d’abord, l’incompréhension d’une mère qui n’était sans doute pas “pionnière du féminisme” comme on le résume bien trop facilement mais qui s’était débrouillée pour rester financièrement et maritalement indépendante, ce qui n’allait pas de soi durant le Grand Siècle et qui observe avec incompréhension sa fille qui ne rêve que de rentrer dans le rang, seconder son mari, tenir son rôle de maîtresse de maison et faire des enfants dont elle ne s’occupe pas. Ce refus inconscient d’avaliser un choix de vie qui n’est pas le sien se double d’un amour maternel exclusif et obsessionnel envers cette fille, qui peine à exister en dehors du regard de sa génitrice, par ailleurs figure reconnue de la société intellectuelle du XVIIème siècle. Des considérations finalement très actuelles à même de donner un léger vernis réflexif au film d’Isabelle Brocard, à défaut d’en faire un grand film d’époque.
Une fresque familiale au 17 eme siècle racontée avec beaucoup de tact et de réalisme. Karin Viard est excellente dans son interprétation dune mère présente et dans la résilience.les rapports entre mère/fille/gendre pourraient être très transposés aujourd’hui.film superbe pour les décors et les couleurs.On passe un excellent moment.
Isabelle brocard s attaque à juste titre à cette dame de sevigne, mes souvenirs sont assez flou, car je l avais étudié lors de mes années lycée, plus précisément ses écrits épistolaire envers sa fille ce qui l à rendu plus tard célèbre et surtout lui ont donné des siècles plus tard le statut d ecrivain(e). Elle est interprété magistralement par karin viard dont je préfère ses rôles dramatique que comique. En jouant cette mère aimante, prévenante mais surtout envahissante, elle donne à aimer cette dame dont la vie assez dure lui donne cette caractéristique de moderne, surtout sur cette condition de femmes au 18eme siècle, à contrarié sa fille est à l opposé de celle ci interprété par ana girardot, tellement belle, toujours dans la contradiction de sa mère et en fait une femme soumises à son mari le comte de Provence ruiné et dont la réputation est exécrable. Un film tout de même réussi pour ma part, même si parfois il existe des scènes pétantes, je trouve que isabelle brocard a bien cerné la psychologie de cette madame de sevigne
Un biopic comme le laisserait penser le titre ? Pas vraiment, tant le film se concentre sur la relation que Madame de Sévigné a entretenu avec sa fille Françoise, comtesse de Grignan ; et ce faisant dévoile surtout une part ombrageuse de cette brillante écrivaine. En la poussant vers un devenir dont elle aurait rêvé pour elle-même, elle construit une relation toxique, une emprise. Le film porte son nom, n’eût-il pas été intéressant de montrer en contrepoint - comment elle avait elle-même conquis indépendance et liberté dans un siècle qui n’en accordait guère ?
On peut saluer l’intention : s’appuyer sur cette relation pour mettre en valeur ces magnifiques lettres qui à elles-seules ont fait d’elle une grande écrivaine. Mais la mise en scène, classique, excessive sans doute avec ses décors et habits d’époque trop présents, échoue à nous les faire apprécier pleinement.
Le film s’intéresse d’ailleurs presque autant à comtesse de Grignan, dressant le portrait d’une personnalité complexe. Indépendante et libre, mais trop jeune au début pour s’affirmer complètement, que voulait-elle en définitive ? Avec les années, elle va s’exprimer progressivement avec des mots forts, dans des dialogues de style contemporain. Oui elle souhaite une vie de province, soumise à un comte qui semble l’avoir plutôt respectée, plutôt que la vie parisienne, ses codes et ses excès, et l’histoire nous dit qu’elle persévérera. Accessoirement, le tableau des difficultés financières de son mari le comte de Grignan, devenu bras droit du roi en Provence, est loin d’être inintéressant.
Il y a donc une grande modernité dans les lettres de Mme de Sévigné, que le scénario et les dialogues appuyent. C’est sans doute l’aspect le plus réussi du film. Non ce n’est pas un mauvais film, il est d’ailleurs plutôt agréable à regarder, bien joué, bien rythmé. Mais décevant par rapport aux attendus rapportés dans le dossier de presse.
Un très beau sujet assurément, hélas gâché par une approche complètement anachronique, qui ne comprend rien à l'époque, en y plaquant, bien à tort, les névroses contemporaines.
Tout simplement sublime. Tout est raconté et pense à merveille , le decor est absolument splendide et les performances de Karine Viard particulièrement mais aussi d’Anna Girardot sont excellentes. Allez le voir !
Film intelligent qui sait rendre de manière juste et judicieuse l'esprit d'une époque où, si l'on n'est pas le premier à vouloir "torcher le cul du roi" comme le dit le fils de Mme de Sévigné, on est réduit à demeurer dans son château à l'écart des divertissements de la Cour... C'est dans ce contexte que nous est raconté un siècle dont l'envers du brillant apparaît à travers une intrigue finalement très sombre mêlant amour névrotique d'une mère maladivement égocentrique - interprétée de manière plus que convaincante par Karine Viard - et sa fille - Ana Girardot, écrasée par une mère qui va jusqu'à lui couper la parole en plein récit pour raconter à sa place afin de mieux briller en société. Très beaux décors naturels aussi efficaces que minimalistes, avec de très belles contre-plongée sur les arbres... C'est l' "envers du décor" qui apparaît magnifiquement ici. Derrière Versailles et sa "galerie des glaces"...