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Un visiteur
3,5
Publiée le 24 septembre 2023
Evidemment, la prestation de Brenda Fraser est au centre du dernier film de Darren Aronofsky. Evidemment, une prestation à Oscar… méritée. Un film oppressant au début puis peu à peu, on s’habitue. J’entends par là que Charlie a tous les contours du monstre, puis en apprenant à le connaître, on ne voit plus trop la difformité de son corps. Au début, le réalisateur pousse le spectateur à être voyeur : on voit Charlie torse nu, puis nu sous sa douche, enfin manger un énorme bol de nuggets (?) de façon animale. En soi, j’ai l’impression que le réalisateur veut à la fois satisfaire et se débarrasser rapidement de la curiosité du spectateur ; curiosité malaisante et légitime.
Darren Aronofsky a eu la bonne idée de réduire le format de l’image, ainsi Charlie prend plus de place dans l’écran accentuant son aspect monstrueux. A cela s’ajoute l’enfermement ; à deux ou trois exceptions près, Darren Aronofsky ne sort pas sa caméra. L’essentiel du film se passe dans cet appartement cage-prison spoiler: où Charlie se sait condamné . Darren Aronofsky semble affectionner les rapports conflictuels fille - parent : fille - mère pour « Black Swan », fille - père pour « The Wrestler » et « The Whale ».
Plaisir de retrouver Sadie Sink (l’interprète de Max dans « Stranger Things ») même si son personnage avait de quoi m’irriter, et Hong Chau qui joue une Liz émouvante de générosité. Quant à Brenda Fraser, je lui souhaite le meilleur maintenant qu'il nous est revenu… A voir en V.O… si vous voulez…
Adapté d'une pièce de théâtre, le film souffre d'un manque d'inspiration cinématographique qui aurait pu apporter un intérêt à son adaptation. Mais le film vaut quand même le coup d'être vu pour son interpréte principal, le outsider Brenda Fraser (rappelle vous c'était le branquignole du film La Momie). Acteur oublié donc qui ici nous émeut et nous fend littéralement le cœur dans ce rôle de prof monstrueusement obèse qui cherche la rédemption avant de mourir. Tout ce passe dans ses yeux et sa voix chevrotante. Il est bouleversant.
"Wouah, le sujet traité est très dur, ou plutôt les sujets, le côté de nouveauté qui intrigue tout au long du film c'est l'obésité excessive, avec ses causes tragiques et ses conséquences horribles. Mais aussi la crise d'adolescence violente, la colère et l'amour des gens qui se sentent délaissés par ceux qu'ils aiment, les exigences et la morale religieuse, la vérité crue que celle ci propose, face aux libertés sexuelles et aux valeurs du monde moderne libéral. L'amour d'une sœur, l'amour sans limite et inconditionnel d'un père. Tout cela nous tombe dessus de la manière la plus crue, à travers la bouche pleine de vulgarité et de colère d'une ado remontee, et la poésie d'un homme d'une sensibilité puissante dont rien n'arrive à affecter le son mélodieux de la musique que joue son cœur. Un film au rythme intense qui nous fait valser entre poésie et grandeur d'âme d'une part et dégoût et haine d'autre part. L'éclosion d'une fleur magnifique qui pousse au milieu d'une décharge. Intensément bouleversant !"
Juste une grosse claque. The Whale aborde un sujet délicat, dur, tragique et pourtant réel de la façon la plus neutre possible.
Le huis clos renforce le côté "piégé" : enfermé dans cet espace, enfermé dans son corps, enfermé dans son esprit. De nombreux thème gravitent autour du sujet principal : la drogue, l'abandon, l'amour, le suicide, les liens familiaux, les réseaux sociaux, ...
La prestation de l'acteur est juste incroyable, oscar largement mérité.
Je viens de découvrir The Whale et quelle magnifique découverte. Comme souvent, Aronofsky a peut-être un peu trop forcé sur le pathos et ça se ressent particulièrement comme on est face à un huissier clos avec très peu de personnages, ce qui fait que le film peut paraître un peu ennuyeux comparé à d'autres films du réalisateur. Et c'est dommage car en dehors de ça, Darren Aronofsky est toujours le maître pour nous prendre aux tripes avec ces personnages bouffés par leur remords. Ici c'est représenté par Charlie, un homme obèse depuis la mort de son amant pour qui il avait sacrifié sa vie de famille. Et mon Dieu que c'est touchant et fort, la façon dont il essaye de reprendre contact avec sa fille tout en n'ayant plus envie de se soigner pour aller mieux. Je ne suis pas fan de The Whale sur la forme mais sur le fond, l'histoire est vraiment bouleversante et le casting exceptionnel, un très beau come-back pour Brendan Fraser. En bref, je pense que c'est un Aronofsky assez mineur même s' il ne nie en aucun cas le talent du bonhomme. Ça reste une belle découverte et un film très touchant avec une superbe fin, je recommande.
Comme la sincérité est l'un des vastes sujets évoqués dans ce film , et bien j'ai sincèrement aimé ce film. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu autant d'émotions devant un film ! Film qui m'a aussi permis de me réconcilier avec cet acteur que je n'appréciais guère mais qui est formidable dans ce film. Merci aronofsky , c'est ce que l'on attend du cinéma.
Un huis-clos bouleversant magnifié par la superbe performance de Brendan Fraser et parfaitement dirigé par Darren Aronofsky. Un bon cru du réalisateur malgré quelques bondieuseries et surenchères larmoyantes.
Un film assez glauque, qui m’a mis plutôt mal a l’aise et ou je me suis passablement ennuyé. J’ai arrêté avant la fin. Vraiment difficile de comprendre d’aussi bonnes critiques…
C'est du théâtre filmé, et ça se voit, les personnages et les situations sont un peu outranciers (comme la fille, une peste absolue), c'est peu réaliste. Sinon le film est assez réussi, mais glauque, et tourne un peu en rond...
Ce film m'a très touchée, nous pouvons nous faire notre propre avis dessus. Pour moi ce n'est pas un simple film c'est le goût des choses que l'on accepte où non de traverser, peux de personnages pour de grandes histoires. C'est avec le coeur rempli de larmes que je vous conseille cette histoire.
C'est toujours un plaisir de découvrir un nouveau long de Darren Aronofsky, j'adore ce qu'il fait (la plupart du temps) mais l'effervescence autour de The Whale, visiblement calibré pour les récompenses, m'effrayait un peu. J'aurais dû faire confiance au réalisateur une fois encore puisqu'il nous livre une nouvelle petite pépite en mettant le spectateur face à ce qu'il refuse de voir dans la vraie vie. Car c'est bien de maladie dont on parle ici, pas "uniquement" d'obésité, sujet de voyeurisme malsain et de moquerie. D'ailleurs ça porte un nom ici, l'hyperphagie, autant psychologique que physique si ce n'est plus. Nous rencontrons Charlie, détruit aussi bien d'un côté que de l'autre, en obésité morbide et à qui il reste éventuellement une semaine à vivre. L'occasion de se réconcilier avec sa fille par exemple et de se prouver, à lui comme aux autres, qu'il n'est pas un monstre de foire. Il a un cœur, qui bat encore, et pas que pour lui. L'histoire est touchante, l'image parfois choquante, mais Aronofsky n'élude rien de la détresse de Charlie. Ce dernier est incarné à merveille par le revenant Brendan Fraser qui s'avère extrêmement touchant. Il l'est par rapport au rôle bien évidemment mais aussi par son parcours personnel avec lequel on fait forcément l'analogie. Physiquement (en quelque sorte), moralement et socialement, ils se ressemblent et ça saute clairement aux yeux, le comédien semble s'être donné corps et âme afin de donner la dimension nécessaire à ce rôle d'une vie. Il est par ailleurs plutôt bien entouré avec des comédiens efficaces et notamment Hong Chau, irrésistible et très touchante également. Aronofsky nous livre une nouvelle fois un très bon et beau film avec ce huit clos étonnant et qui remue son spectateur, du cinéma comme on aime en somme.
J'ai toujours pensé que le vrai talent était de soulever les cœurs et les âmes en racontant des histoires simples et ordinaires. Le défi n'étant pas à portée de tout le monde certains réalisateurs se croient obligés d'empiler les themes tendancieux pour briller sur le sujet et cacher leur manque dambition, voir leur paresse sur le fond et la forme. The whale est un condensé de sujets glauco-tendances pour bobos en manque de voyeurisme et en manque de charité chrétienne. Poisseux, nauséeux, avec des personnages tous aussi détestables les uns que les autres. Il réussi peut être à susciter l'empathie et tirer quelques larmes aux personnes peu exigeantes mais pas chez ceux qui cherche de la nouveauté et du sens. Aucun des sujets abordé n'est traité en profondeur, on reste continuellement en surface et on fini par couler. Pour la performance de l'acteur, on l'aura compris hollywood confond toujours latex et talent...une transformation physique si ultime soit elle ne fait pas le jeu de l'acteur. S'il n'est pas mauvais, j'ai personnellement eu du mal à voir du géni sous toute cette masse immobile la plupart du temps...comme on ne voit que ses yeux, le fait qu'ils soient continuellement noyés de larmes semble faire le job à l'unanimité sans que j'y sois conviée. Je regrette vraiment le manque de respect du réalisateur sur des thèmes qui, dans la réalité, sont réellement source de grandes souffrances et de grand conflits interieurs. Il n'a pas su saisir les enjeux de ces sujets et n'en détient visiblement pas les codes. Bref rien ne va jamais au bout, tout est tout juste effleuré...on se satisfait de peu et enfermés dans son salon on attend que finissent l'enchaînement de scènes toutes aussi convenues les unes que les autres. Ce film parle d'oser mais il n'ose jamais. En gros il vaut mieux un très bon pâté qu'un foie gras à la recette bâclée. Par pitié arrêtez de penser qu'un sujet polémique suffit à faire un bon film et vous epargne une vraie réflexion.
J'ai pas compris pourquoi les gens trouvaient que c'était vulgaire. Il doit y avoir une bonne partie d'homophobie dans ceux qui ont dit ça car oui, le personnage principal est homosexuel ohlala Et puis sa fille lui parle mal mais personnellement je n'y vois pas trop de grossophobie même si elle n'est pas très sympa à la fin avec lui, je trouve que c'est plus de la tristesse car elle peur de perdre son papa et elle veut lui dire de changer et de prendre soins de son corps
C'était bouleversant, Brendan mérite son oscar, Hong chaud ( ma reine ) n'a plus rien a prouver, Sadie est excellent elle aussi et les 2 autres acteurs aussi fin le casting était incroyable.
Beau film. Le sujet est assez difficile mais il est bien amené et surtout très bien joué par Brendan Fraser. La manière de jouer est incroyable et on ressent beaucoup d'empathie pour le personnage. Bravo Brendan !
Brendan mérite t-il un oscar... sûrement pour sa prestation, pas pour le film qui est dans l ensemble pas terrible. Cette œuvre serait bien mieux à voir en pièce de théâtre qu'en film.