The Whale
Note moyenne
4,1
7030 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

516 critiques spectateurs

5
151 critiques
4
187 critiques
3
94 critiques
2
46 critiques
1
20 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
DemoCiné
DemoCiné

14 abonnés 187 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2023
Un huis-clos oppressant qui permet de se sentir au plus proche du protagoniste souffrant d'obésité morbide, et s'isolant du reste du monde. C'est sombre et étouffant comme un bon Aronofsky, et pourtant assez simple dans la forme, avec d'élégants mouvements de caméra dans une seule et unique pièce. Très bien ficelé, le film est émouvant, surtout sur son dernier tiers. Brendan Fraser n'a clairement pas volé son Oscar : quelle prestation !! Une belle histoire de transmission, où les personnalités et les personnages se révèlent peu à peu, le voile tombe sur leurs démons respectifs, et l'espoir est malgré tout, malgré la prison que constitue ce corps, là, a portée de main. Un saut dans le sable. Déroutant et poétique.
Ricardo Martinez2
Ricardo Martinez2

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2023
Film bouleversant,des acteurs et des dialogues d'une grande précision,il n'y a pas un seul plan inutile..Un chef-d'œuvre,pour moi.Brendan Fraser mérite son Oscar.
Andréa Bedos
Andréa Bedos

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2023
Ce film est exceptionnel ! Une grande surprise pour ma part.
Le jeu d'acteur est bluffant et l'atmosphère captivante. Il pousse à réfléchir et remettre en question le monde qui nous entoure.
serb
serb

28 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2023
Une vraie réussite. Déjà dans la mise en scène, c'est vraiment un art d'imprégner le spectateur dans le quotidien du personnage (on ne sort jamais de la maison) sans nécessairement donner l'impression de voir un 8 clos.
Des sujets potentiellement difficiles sont abordés:
-l'homosexualité et la religion (enfin sous une forme un poil extrême), et donc le rapport entre les deux;
-l'obésité en elle-même dont le sujet n'est jamais détourné et est ouvertement abordé avec des termes parfois difficiles;
-le rôle de parentalité avec le regard d'une mère qui affirme sans détour que sa fille est "cruelle" ce que le spectateur peut constater lui-même quoi que le personnage peut avoir plusieurs interprétations.
Sinon les interprètes, cela a déjà été dit donc pas grand chose à ajouter; mais tout de même, Brendan Fraser est juste incroyable mais aussi Sadie Sink qui se révèle dans un grand film bien que déjà connu dans Stranger Things mais dans un rôle beaucoup plus "classique" que là :)
Tony
Tony

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2023
Mon coup de cœur de l'année, je pense.

Un grand bravo à Brendan Fraser pour son interprétation magnifique (l'oscar du meilleur acteur est plus que mérité, surtout pour un retour dans le cinéma). Hong Chau aurait d'ailleurs, à mon sens, mérité l'oscar pour le meilleur second rôle car elle est pour beaucoup dans cette réussite. L'infirmière tiraillée entre son éthique professionnelle et le respect du choix de son grand ami (et beau-frère) de ne plus se battre pour vivre. La difficulté d'accompagner son proche dans une période sombre de sa vie, dans sa chute vers la fin. Bravo à elle.
Le petit point noir du film pour moi : l'interprétation de Sadie Sink que je trouve parfois un peu trop, dans l'excès. La relation plus que complexe avec un père qui l'a abandonné quand elle était enfant est plutôt intéressant (et est la base du film) mais le versant adolescente rebelle est un peu exagéré parfois.
Ty Simpkins est juste. Outre le lien qu'il permet avec l'ancien compagnon de "Charlie", il amène une réflexion sur le lien entre religion et l'homosexualité. Aussi (et de façon plus subtile), la place de la fin de vie (le désire de mourir) et la religion. Aider Charlie devient sa mission mais à aucun moment il se demande si l'aider serait finalement de l'accompagner vers son souhait, mourir.
Enfin, Charlie (Brendan Fraser), un homme brisé par la vie qui, finalement, a décidé de baisser les bras et de se laisser sombrer. Avant de quitter ce monde, il souhaite revoir et donner des explications à sa fille. Il y a aussi un aspect personnel et plus profond pour Charlie : s'éteindre en sachant qu'il a fait quelque chose de bien. L'essence du film est là. Le moment venu, Charlie tranche et trouve une conclusion, sa conclusion. Finalement, se ment-il à lui même pour partir en paix ou a-t-il raison ? C'est à vous de voir.

Il y a encore tellement de choses à dire : le parallèle avec la rédaction sur Moby-Dick et sa situation actuelle, la compulsion pour la nourriture dans les "mauvais moment", la dépression, le deuil..

Un film magnifique, vraiment. Bravo.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 novembre 2023
MONSTRO. Cétacé s'écria Brenda Fraser. La chasse est maintenant interdite, mince alors. Noé n'a pas pu sauver tout le monde. Film léger qui se regarde sans faim. George de la jungle a aimé, mince alors.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2023
"The Whale", réalisé par Darren Aronofsky, est un film qui repose lourdement sur le talent de son acteur principal, Brendan Fraser, dans le rôle d'un homme obèse et tourmenté, Ce drame présente à la fois des aspects poignants et des limitations inhérentes à son approche.

Fraser, revenant d'un long éloignement des feux de la rampe, livre une performance inoubliable qui dépasse l'impressionnant travail de maquillage pour révéler la douleur intérieure de son personnage. C'est un tour de force d'humanité qui rend son rôle mémorable et, pour cela, le film mérite des éloges et la reconnaissance qu'il a reçue. Sadie Sink, en tant que fille éloignée, apporte une énergie brute et une complexité à son rôle qui complète parfaitement la performance de Fraser.

Cependant, "The Whale" est parfois desservi par un scénario qui semble confiné par ses origines théâtrales. Bien que la pièce de Samuel D. Hunter ait été acclamée, son adaptation à l'écran manque parfois d'une certaine expansion narrative nécessaire pour pleinement exploiter le médium cinématographique. Le récit, tout en étant puissant, peut donner l'impression de manquer d'ampleur et de dynamisme.

La direction d'Aronofsky est, sans aucun doute, engagée et méticuleuse, mais le film souffre d'une certaine prévisibilité et d'un manque d'originalité dans sa mise en scène. La caméra de Matthew Libatique, si elle réussit à capturer l'isolement et la souffrance du protagoniste avec compétence, ne parvient pas toujours à transcender le cadre de l'histoire pour l'amener vers de nouveaux horizons visuels.

La musique de Rob Simonsen est délicate et émotionnellement résonnante, mais elle n'est pas toujours utilisée de manière à renforcer l'intensité des moments les plus critiques du film. Par moments, elle se contente d'accompagner l'action plutôt que de la renforcer.

"The Whale" excelle lorsqu'il explore la condition humaine, la solitude et les relations brisées. Il offre un regard sans concession sur la lutte contre la dépression et l'autodestruction, ce qui le rend édifiant et déchirant. Néanmoins, certains aspects de la production empêchent le film d'atteindre l'excellence qu'il cherche manifestement à atteindre.

En somme, "The Whale" est un film qui touche profondément grâce aux performances extraordinaires de son casting, mais qui ne réussit pas à élever son récit au-delà de son format original pour créer une expérience cinématographique transcendante. Il se situe à la frontière entre le bon et le très bon, méritant le visionnage pour la force brute de ses acteurs, mais laissant le spectateur avec l'envie d'une exécution globale plus audacieuse et expansive.
Clockwork Blue Orange
Clockwork Blue Orange

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2023
Sortir du dogme pour affronter la réalité : Quand l’Amérique est au bord de la crise cardiaque.

Magnifique joyau de Darren Aronofsky, The Whale est à la fois d'une simplicité remarquable de par son propos et sa réalisation, tout en étant d'une richesse subtile et rare dans ces thématiques comme dans ces symboliques. C'est un petit film qui cache un grand film, voir même un très grand film, simple, racé, évident.

à l'image évidente du come-back incroyable de Brendan Fraser dont le jeu est d'une justesse impressionnante, c'est un véritable plaisir de le retrouver même si, comme un catalyseur grotesque de la métaphore du film lui même, oui, il a grossi, et bien s'il à grossi et qu'il a certainement très peur d'être jugé pour cela, il sera encore plus grossie, il sera énorme, difforme, en jouant le rôle d'un obèse répugnant et grotesque. Son apparence est alors celle d'un monstre handicapé, qui plus est homosexuel, présenté d'entrée de jeu par la première scène du film, dégoûtante, écœurante, horrible et en un instant, nous voilà projeté sans aucun détour possible dans le quotidien ce personnage : Ce méfier des apparences et des clichés. Savoir juger au delà des apparences, le premier degré est évident et même si oui, cela fait parti du message, il à bien plus à comprendre dans "The Whale".

Personnellement, j'ai trouvé le film décapant, furieusement génial et tout à fait à l'image du cinéma d'Aronofsky, je vais donc vous faire part de mon analyse car oui, ce très grand film, ne parle pas juste d'un obèse au grand cœur de la meilleur des manières et au delà de son titre qui est à la fois, le sujet et pas le sujet, ici les contraires cohabitent de la meilleur manière pour illustrer la montagne qui cache la forêt.

Je vais tenter de vous expliquer mon point de vue de la plus simple des manières, mais elle ne pourra ce faire sans une grande partie spoiler :

spoiler: Spoiler "On" Commençons par l'évidence, cette rédaction est la synthèse de Moby Dick, qui envoi le message meta du film : Ce livre me fait penser à ma propre vie. Ici il est question de l’Amérique moderne avec un grand A comme personnage principal, non pas de traiter des extrêmes de la violence physique, mais celle de la violence passive et psychologique. D'une certaine manière ce réçit me rappelle "La métamorphose" de Kafka, qu'il faut également savoir lire comme la "méta-morphose". Nous allons plonger ensemble dans le ventre de cette baleine qui a dévoré le monde au point de se retrouver au bord de la crise cardiaque. Sous ce prisme, on pourra y découvrir un dialogue interne entre les différentes facettes de ses personnalités, toutes multiples, toutes séparés les une des autres par leur besoin d'amour, à la fois égoiste mais aussi utopique, ils sont pourtant tous à l'abandon depuis leur rupture de leur communication : l’Amérique est un pays fragmenté depuis tellement longtemps pour oser regarder la vérité en face. Tous ces personnages sont condamnés sans cette réunion de famille qui dresse le bilan, tous sont perdu et comme un miroir de notre monde moderne, le cinéma leur offre ici une possibilité : la rédemption par la vérité, ce qui devient un catalyseur méta incroyable pour le spectateur. La baleine cache autre chose que l'évidence de l'apparence, elle cache même l'évidence de son propos, avec son premier degrés. "Le roman Moby Dick d'Herman Melville raconte sa vie en mer. Au début, le narrateur Ismaël est dans une petite ville côtière, partage son lit avec un certain Queequeg. Ensemble ils vont à l'église puis ils montent sur la navire du pirate "Achab" à qui il manque une jambe et qui rêve de tuer une baleine nommée Moby Dick qui est blanche. Au fil du livre Achab affronte des épreuves. Il a dédié sa vie à tuer cette baleine. C'est triste car Moby Dick ne ressent rien et ignore qu'Achab la traque. Ce n'est qu'une pauvre grosse bête. J'ai de la peine pour Achab, car il pense que sa vie sera meilleur s'il tue cette baleine mais en réalité ça ne l'aidera pas du tout. J'étais triste en lisant ce livre et touchée par les personnages. Je me suis sentie si triste en lisant ces chapitres ennuyeux qui font le portrait des baleines car je savais que l'auteur tentait de nous distraire de sa pauvre histoire, un court instant. Ce livre me fait penser à ma propre vie et me réjouit pour mon..." Le film, le titre, le sujet, le personnage principal, la rédaction, tous donne le sens de ce qui doit apparaître comme l'évidence pour tuer l'évidence et en même temps rappeler l'évidence : voir au delà des apparences. Ça je pense ça tout le monde l'aura compris. Mais il veut aussi dire, ce récit est une métaphore en lui même, celle des apparences et du danger qu'elle représente, la peur de notre apparence et du regard des autres... Nous tue et plonge notre environnement dans les ténèbres. Un seul décors, la maison à l'image de l'abandon du personnage, perdu quelque part dans l'obscurité teinté de point de lumière, comme des lampes à huile dans un port malmené par la tempête. Galerie des premiers personnages par ordre d'apparition autour de Charlie : - Le jeune américain, Thomas, qui a grandi dans le dogme d'une secte (religion), en fuite pour ce sauver lui même et tenter d’appliquer des principes qui s'entre choque avec la réalité de ce qu'on lui a appris, il représente l'innocence manipulable qui cherche à ce libérer par ses valeurs. - La femme asiatique Liz est une prisonnière devenu gardienne de la situation, syndrome de Stockholm ultime de l’immigration. Ce personnage est le plus perdu, déraciné et en manque de repaire, elle cherche à reprendre le contrôler de sa vie, ami, elle le soigne en souvenir de son frère, mais vengeresse, elle est complice de sa dégradation, dévoué pour le meilleur et pour le pire, ne faisant plus la différence. Chose troublante qui appuie le syndrome : elle est fille adopté du couple fondateur du dogme religieux qui a dévoré son frère. - Le personnage principal, Charlie, intelligent et sensible, passe son temps à s'excuser. Il s'excuse d'avoir essayé de ne plus ce mentir, d'être lui même et d'être devenu lui même : Une personne débordant d'amour qui a accepté son homosexualité sans réfléchir, aveuglé par l'amour mais qui a justement, perdu le contrôle de son amour, détruisant son environnement pour devenir au yeux des autres et de lui même : un monstre. Tous sont perdu, tous on perdu le contrôle, tous sont à la dérive. Le contexte : C'est au moment ou la fin du monde / la fin du personnage, l'une fiction représenté par le dogme, l'autre réelle représenté par le personnage, que la vérité vas éclater. 7 jours, comme dans le dogme de la création / 7 jours pour changer le monde. Puis un écart sur "l'extérieur" dit réel, pas aussi anodin qu'il n'y parait : ici l'on parle des les élections américaines, Donald Trump donné favori. L'autre dogme, celui de la société : politique, face à la réalité sociale. C'est ici selon moi que l'indice sur ce puissant message montre le cœur et le miroir du film : Les États Unis sont perdu dans leurs contradictions et à force de manipulation sur eux même, sont sûr le point de mourir. Vous remarquerez par ailleurs qu'à chaque fois que la télé sera allumé, nous serons devant cette élection et "ce n'est pas du tout un hasard" sauf une fois ou nous aurons une petite pub/blague non dénué de cynisme. Pause : Donc voilà comment en à peine 12 minutes, ce film très simple en apparence est instantanément plus dense que ce qu'il n'en parait. La montage qui cache la forêt : Ces 7 jours, sont l'occasion pour tout les personnages de ne plus mentir, ni à eux, ni aux autres. Car face au mensonge, l'aveuglement d'amour ou de haine ne suffira pas. Alors comment faire pour ne plus ce fuir soit même, renaître, reprendre le contrôle de qui nous sommes ? Les deux derniers personnages sont la clé du récit, permettant le retour de la lumière. - Sa fille, Ellie, refait surface sur l'appel de son père. Elle représente la nouvelle génération libéré par son intellect mais dans la souffrance, celle qui essaye dès le départ de pas reproduire le "pattern" responsable de la déchéance de tous les autres. C'est la véritable nouvelle génération (Thomas étant un produit de l'ancienne); Ellie affronte la réalité, la confronte, joue, la manipule sous toute ses formes ouvertement tout en la détruisant instantanément, elle dénonce la manipulation en prouvant aux gens qu'ils sont manipulables. Elle est la lumière qui nous montre que nous sommes faible et perdu dans nos propres dogmes sociaux à cause de notre dénie de nous même. Elle s'efforce elle de n'en avoir aucun, de trouver la vérité, qu'elle que soit les moyens : les photos, les réseaux, son agressivité, sa spontanéité, sa rébellion, son intelligence, tout est un outil pour dénoncer la manipulation pour faire éclater la vérité. Elle écoute tout, attentivement, c'est un combat et pour être impartiale elle est seule, et comme tout être humain abandonné elle en souffre d'autant qu'elle n'oublie rien. Elle soigne, qui veut être soigner, il rappelle que pour guérir il faut en avoir la volonté. La dernière partie, la retour de sa femme qui représente la dernière partie de la vérité. Elle l'aime toujours malgré tout, l'héritage de chacun est exposé, argent et amour. Les vieux démons ne servent plus à rien, seul la vérité compte, les égos ce livrent à cœur ouvert. La mère crois que son éducation et la situation familiale sont la source de la colère de sa fille, au point de penser qu'elle est maléfique. Le dernier dogme s'effondre dans cette dernière ligne droite, les apparences et les croyances. Le contact ce rétabli une fois les dogmes franchis pour laisser place à la vérité la plus simple. La plage et la sainte trinité ressurgi, l'équilibre précaire d'un bonheur qui n'aura pas durée à cause du mensonge des apparences. La fin du mensonge, prends sa forme la plus élémentaire en allumant la webcam, ne plus fuir et faire face à la réalité. Sincérité, réalité et honnêteté est le seul chemin de la rédemption car l'amour ne ce suffit pas à lui même. Écrire et un moyen de ce connaître, écrire et ré-écrire et le seul moyen de s'approcher de la vérité. La révélation est donc le texte, écrit par sa fille. Elle qui est libéré des dogmes, libre depuis son plus jeune âge. Cette rédaction c'est toi, jeune génération. "Ce livre me fait penser à ma propre vie et me réjouit pour mon..." Père / Âme... Il n'y à pas de bonne réponse c'est au spectateur de compléter dans cette union méta. Un message pour briser la division : contrer le syndrome de la transmission du bourreau : "Tu es une fille géniale". Nous ne devons plus nous humilier, nous mêmes, les autres et nos enfants. Nous devons briser le cercle du dogmatisme de la soumission, prendre confiance avec honnêteté, veiller les un sur les autres, ne pas s’abandonner. Il n'y a qu'a cette condition que l'on retrouve la paix, représenté par la trinité.


Spoiler "Off"
J'ai terminé, j'espère que cette interprétation vous aura plus, j'ai personnellement trouvé ce film tellement fort et poignant, qui en dit finalement long sur notre monde comme presque chaque film d'Aronofsky. Il ne dresse pas simplement un état de fait mais donne les clés pour en sortir grandi. Selon moi, c'est peu être le plus grand réalisateur de notre époque. Un artiste d'exception qui signe une fois encore avec the Whale, un chef d’œuvre tout cela dans son plus simple appareil, seulement un décors et quelques personnages, il touchera dans son âme toutes les personnes qui oserons plonger dans son récit.
Steven O.
Steven O.

33 abonnés 781 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2023
Là où tout le monde peut s'accorder c'est que ce film ne laisse pas indifférent.

Comme souvent avec les films d'Aronofsky du reste. Personnellement j'ai toujours un peu de mal avec ce réalisateur bien que je n'ai pas vu toute sa filmographie. Après le très dérangeant mais non moins intéressant Requiem for a dream, le Black Swann hypnotique et le très mauvais Noé, je me suis donc attaqué à the Whale


Je peux comprendre que certaines critiques s'indignent devant la mise en scène voyeuriste parfois même outrancière et dérangeante. Personnellement j'ai trouvé celle-ci très intéressante. Alors certes parfois elle tire surement trop dans le voyeurisme et le mélo dramatique mais dans l'ensemble ce huis clos de 2h est passionnant , on ne s'ennuie pas une seconde et c'est déjà extraordinaire comme réussite devant un personnage principale qui ne bouge que très rarement de son canapé.


Brendan Fraser est somptueux , clairement son oscar est mérité même si on sait Hollywood friand des come back d'acteurs oubliés et des transformations physiques importantes.

L'histoire est touchante , prenante, les scènes s'enchainent sans jamais faiblir. Les dialogues sont ciselés les rebondissements intéressants. Aronofsky retrouve sa maestria pour filmer et mettre en scène des vies brisées avec cette tentative de rédemption maladroite mais touchante.

Pour moi malgré son côté dérangeant ce film est une vraie réussite
Oggy Kleinte
Oggy Kleinte

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2023
Quel film incroyable.

C’est un petit bijoux du cinéma d’art dramatique. Et il est difficile à regarder ce film, pas parce qu’il est violent physiquement mais il est violent psychologiquement. Il traite des sujets très sensibles que beaucoup d’entre nous se retrouverons. Et hélas… c’est bien vrai.

C’est un huit clos dans une maison, où Charlie professeur d’anglais tente de renouer avec sa fille adolescente pour une ultime chance de rédemption.

Vous voyez déjà où est le sujet sensible ?
C’est bien… mais y en a pleins d’autres.

Je félicite la performance Brendan Fraser, qu’on avait plus revu au cinéma depuis longtemps, qui s’est donné plus qu’à mile pour-cent pour jouer le rôle de Charlie,

On a mal pour lui, on est triste pour lui, on voudrait que ça s’arrête.

Entre joie, tristesse, larme et émotions, ce film ne vous laissera clairement pas indifférent.

En plus avec une musique belle et angoissante. Et parfois très triste.

J’ai envie de dire que ce personnage Charlie spoiler: représente la douleur et la mort.


Le film est en format carré, il impose justement son thème et sa façon d’être.

C’est bien dommage que ce film n’est pas été suffisamment projeté au cinéma.

Ce film est une leçon de vie.

Voir ce film, c’est aussi l’adopté.

Préparez les mouchoirs car on pleure du début jusqu’à la fin.

Film : 10/10
Jeux d’acteurs : 10/10
Montage : 10/10
Musique : 10/10
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2023
Appréciant plutôt bien le cinéma de Darren Aronofsky, j'avais hâte de découvrir ce "The Whale" qui faisait grand bruit. Pourtant, rien de plus simple que ce petit projet porté par le studio A24. Le budget est très léger, le film est un huis clos dans un appartement et les personnages ne sont pas nombreux. Mais c'est justement cette simplicité dans sa base qui va beaucoup aider ce long-métrage. Tout tourne autour du personnage de Charlie, interprété à merveille par Brendan Fraser. Il a énormément été mis en avant pour sa prestation, et il faut dire qu'il y a de quoi. Il joue son rôle à la perfection, et il réussit à être très touchant dans le personnage qu'il incarne. La prothèse qu'il porte est très réaliste, et on n'a donc aucun mal à croire à ce que nous voyions. Tout le film sera porté par la remise en question de ce personnage, à travers ces remords et ces regrets. C'est un long-métrage qui sera donc très lourd au niveau de l'émotion, mais sans que cela ne tombe dans le mélodramatique de base étage. Dès le début, le côté tragique du film semble désamorcé, avec cette séquence où notre héros sera tout de suite présenté dans un contexte en sa défaveur. Le ton est limite humoristique sur certains passages, et cela permet de ne pas tomber dans un tout trop grave malgré le sujet. Le film veut absolument rester dans une approche positive, où la rédemption de notre personnage va sonner comme quelque chose de très apaisant. Par la mise en scène assez intéressante de Darren Aronofsky, même si celle-ci sera assez classique et proche du théâtral, l'ambiance prime sur le reste et permet au scénario d'évoluer sans trop de difficultés. Tous les personnages secondaires seront bien développés, et les interactions entre ceux-ci seront toujours très émouvantes. Et même si je regrette que la conclusion soit tombée dans un trop-plein d'émotions, où les toutes dernières minutes en font vraiment trop ( spoiler: on a une impression de redit par rapport au cinéma de Darren Aronofsky dans ce rapport à l'au-delà
), je trouve que l'ensemble de ce projet se tient à merveille. Il n'a rien de sensationnel, que ce soit au niveau de sa mise en scène ou au niveau de son histoire. Mais sa force va résider dans l'écriture très soignée de ses personnages et dans l'ambiance dramatique, mais méliorative, de son scénario. Je vous recommande donc ce visionnage. Pour conclure, un film émouvant.
Olivier de VISME
Olivier de VISME

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 octobre 2023
Un film magistralement interprété par Brendan FRASER. Un huis clos sur le thème des choix que nous sommes amenés à faire dans la vie et les conséquences dramatiques qu'ils peuvent engendrer. L'obésité morbide est la conséquence du mal-être du personnage principal. Elle est filmée avec réalisme et ceux qui ont fréquenté une personne qui en est atteinte verront à quel point c'est une tragédie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 octobre 2023
C'est très touchant...doux et beau !
Le début est pas hyper captivant les 30 premières minutes sont subies pour ma part mais la dernière heure m'a laissé bouche-bée.
Le film monte en intensité avec cette simplicité de réalisation et de cadrage captivante.
Les dialogues et les acteurs tiennent tout le film.
C'est une réussite...A24 me montre encore pourquoi c'est ma production préférée.
Louis Dauchy
Louis Dauchy

41 abonnés 250 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2023
Un très grand film sur le désespoir d'un homme sont combat contre la vie après la mort de la personne qui a partagé sa vie.
La casting vraiment et le jeu d'acteurs incroyable.
gerard stevenson
gerard stevenson

29 abonnés 1 299 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2023
Bonne prestation de Brendan Fraser dans son costume d'obèse (un peu trop d'apparence plastique)

A part cela, la théâtralité de ce huis clos assombrit l'ensemble. Tout est sombre : ce logement aux volets fermés, la crasse de l'apparence de Fraser, les relations entre les différents personnages, la colère perpétuelle de la fille, la morale provenant de la secto-religion.

Un scénario déjà vu avec ce genre d'histoire spoiler: et avec les violons bien larmoyant dans l'épilogue
. C'est ennuyant au bout du compte.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse