✨ Elio m’a fait passer un bon moment. Après des années d’essais inégaux, Pixar semble retrouver un peu de fraîcheur. Pas une révolution, mais une vraie tentative de raconter autre chose qu’un simple récit d’aventure.
C’est un film sur la perte, l’imaginaire et le besoin d’appartenance, déguisé en space opera pastel. On pense à ., à Vice-Versa, à Là-haut. Le conflit n’est pas galactique, il est intérieur : un garçon en décalage qui apprend à s’écouter, à comprendre les autres, et à faire face à ce qu’il ressent.
J’ai aimé sa direction artistique texturée, parfois très abstraite, entre Pixar classique et influences à la Domee Shi (Alerte rouge). Certains moments flirtent avec une SF étonnamment adulte (bureaucratie spatiale, totalitarisme, clone), et visuellement c’est souvent superbe : la pluie et l’eau en CGI sont magnifiques, et il y a de très beaux plans d’atmosphère, presque contemplatifs.
Il y a d’ailleurs une similitude avec le remake live de Lilo & Stitch, sorti quelques semaines plus tôt. Là où Nani choisit de partir étudier (et laisse sa sœur à une voisine), Elio reste plus flou. Mais les deux films s’interrogent sur un même malaise : dans nos sociétés néolibérales obsédées par l’excellence, que fait-on de nos liens familiaux ? Peut-on tout concilier ?
❌ En revanche : – Le climax m’a semblé pas très satisfaisant, voire un peu hors sujet. – Il ne passe pas assez de temps avec sa tante pour créer un vrai arc. – Il rencontre Glordon trop vite, et leur amitié paraît artificielle (plus dite que montrée). – Et certains designs d’aliens sont, hélas, pas très marquants.
Mais dans l’ensemble, Elio reste une proposition originale, imparfaite mais agréable. Et la BO est très réussie ❤️
(D'ailleurs , y'a certaines scènes qui sont limite de l'horreur et mention honorable : au clone )
J’aime les Pixar qui créent un univers très imagé et fantasmé (comme Coco, Monstre & Cie ou Soul) et c’en est un. En partie. Car le film donne l’impression de survoler son sujet à chaque instant sans y entrer à fond. Le méchant caractérisé à la va vite, la relation d’Elio avec sa tante, les interactions avec les autres enfants. On reste sur sa faim mais ça reste un Pixar. Donc une histoire émouvante, des perso attachants (rendre une sorte de vers sans yeux émouvant , faut quand même bien toucher en animation !) , des références bien dissimulées ici et là (de Alien à ET, en passant forcément par rencontre du 3e type) et des graphismes parfaits comme toujours ! Une jolie image finale qui donne beaucoup de sens au film rehausse bien l’ensemble.
Elio est un film de Madeline Sharafian, Domee Shi et Adrian Molina sorti en 2025.
Ce long métrage des studios Pixar est d'une forme tout à fait classique. Le jeune Elio cherche sa place, et ne la trouvant pas sur Terre, va la chercher ailleurs dans la galaxie. Le scénario est malin, abordant des thèmes récurrents du studio (l'amitié notamment), ou des thèmes plus difficiles (spoiler: la difficulté de faire son deuil, et la difficulté qui en découle de trouver sa place dans sa famille, ici auprès de sa tante ). Les personnages y sont attachants, l'alchimie entre Elio et Glordon fonctionnant particulièrement bien. L'émotion est au centre du récit, la fin du long métrage étant particulièrement réussie (spoiler: surtout concernant la résolution concernant le personnage de Grigon ). Le tout étant parfaitement animé, avec une science du détail impressionnante.
Le long métrage a tout de même de petits défauts, pour les principaux une musique assez peu marquante, qui accompagne le propos plus qu'elle ne le renforce, un sentiment de déjà vu par rapport à d'autres films du studio, et un humour qui tombe souvent à plat, qui peut plaire aux enfants mais qui laissera les adultes sur le côté.
Sans être révolutionnaire dans la galaxie Pixar, Elio est un bon film, qui touche au cœur, avec des thématiques et des personnages forts qui plairont aux petits et aux plus grands. Convaincant.
Elio est une belle surprise visuelle et émotionnelle, offrant un message optimiste sur la connexion humaine et l’étrangeté qui unit les êtres. Malgré une écriture un peu trop classique et un manque de profondeur, le film réussit à captiver par son univers et sa sincérité. Adapté aux familles, mais pas réservé qu’aux enfants
Le héros est un petit garçon en deuil, triste et solitaire. Son voyage initiatique à travers son aventure spatiale, lui fait comprendre que "l'herbe n'est pas plus verte ailleurs" et que le bonheur est à sa portée sur Terre, grâce à l'amour de sa tante.
Lui et son nouvel ami extra-terrestre sont vraiment mignons et attendrissants. Les décors et les créatures de l'espace, aux formes originales et colorées, sont visuellement très réussis.
Par ailleurs, on y trouve une critique des dictateurs, narcissiques et colériques, incarnés par le méchant dans sa carapace terrifiante, qui ne pense qu'à faire la guerre pour accroitre son pouvoir. Le film nous livre un message de paix entre les peuples, en sachant dépasser nos différences et nos différends.
Il traite également de la solitude, de la famille et de l'amitié.
Cependant, deux défauts sont à relever : un, les méchants sont trop effrayants, et deux, l'humour est trop absent.
Pourtant, cela reste un bon divertissement, rythmé, coloré, tendre et émouvant.
Très émouvant et a voir pour toute la famille spoiler: avec plein d’aliens
Vraiment a voir car tu vois le gars se faire harceler et il essaie de se trouver des amis et du coup ce sont des alinéa enfin je spoil pas le reste
Vraiment a voir
Je ne comprends pas les gens qui parlent de coming out, certe des enfants qui se dressent contre leurs pères et tante ok, mais je n'y vois rien d'inclusif, moi qui est pourtant contre tout ça. En dehors de ça, je trouve ce pixar plutôt sympa et bien coloré.
Bon, les enfants (13 et 11 ans) étaient plutôt contents (ce qui reste un mystère, ils n’ont pas bien voulu exprimer ce qui leur a plu), l’objectif était atteint. Mais pour l’adulte que je suis, quelle purge !! Je n’ai à aucun moment retrouvé le génie créatif et la sensibilité qu’il y avait encore chez Pixar voilà quelques années, dans par exemple « Coco » ou « Toy story 4 ». Ici un déluge de créatures et de décors plutôt laids, une agression frénétique d’action, de couleurs et de bruits, un scénario indigent. Tout pour le factice et le tape à l’œil (ce qui est bien raté) ! Quelles études de marché, quelles évolutions des goûts, peuvent-t-elle aboutir à l’émergence de tels produits ?
A trop vouloir faire du pathétique et du bon sentiment, le film se perd dans son fil narratif. La qualité des dessins et les (trop) nombreuses (et peut-être un peu trop évidentes) références au cinéma du genre ne suffisent pas à redresser la barre. Les très nombreux personnages sont une telle caricature d'eux-mêmes qu'aucun d'entre eux n'est attachant au final et contribuent au naufrage. Le sentiment final est celui d'un Disney-Pixar clairement en-dessous de la moyenne, et du gachis d'une idée initiale qui était extrêmement prometteuse et aurait pu être traitée de manière beaucoup moins grotesque... Pour les enfants, avec un pop-corn et un capri-sun, ça passe...