Co-réalisé notamment par Domee Shi (réalisatrice d'«Alerte Rouge»), ce «Elio» ne devrait pas figurer parmi les œuvres les plus qualitatives et marquantes des Studios Pixar, mais nous change quand même des habituels remakes sans grand intérêt que nous sert Disney depuis trop longtemps.
M'ayant un peu rappelé, de par son esprit, la série «Histoires Fantastiques» (produite par Spielberg) ou encore des films comme «L'Histoire sans Fin» et «Explorers», un long-métrage d'animation nous racontant l'histoire d'un jeune garçon ayant perdu ses parents et cherchant du sens, de la vie, une échappatoire ailleurs, dans l'espace qui nous entoure et dans lequel il s'évade continuellement.
Téléporté à travers la galaxie après être rentré en contact avec des extra-terrestres, le voilà débarquant au Communivers (une organisation intergalactique rassemblant des représentations des quatre coins de l'univers), où on le prend pour l'ambassadeur de la Terre.
À travers son récit et son ambiance très S-F, «Elio» nous parle de thématiques très terriennes : la mort, le deuil, le mal-être, la famille, le désir/le manque de communication, l'entraide et finalement l'acceptation.
Et c'est au cours de son périple à des années-lumière de la Terre qu'Elio va réaliser que ce qui importe vraiment s'est toujours trouvé sur Terre, à ses côtés.
Un neveu et une tante, deux solitudes qui vont se retrouver à faire équipe pour rassembler une famille, et en devenir une par la même occasion.
Un voyage initiatique plutôt touchant et réussi dans son aspect intime, mais se déroulant à l'intérieur d'une histoire relativement classique (avec notamment son antagoniste très méchant, mais en fait non), calibrée pour plaire au plus grand nombre et ne jamais dévier de sa trajectoire, sans surprises, et ce malgré un bestiaire vaste et une esthétique colorée et assez entraînante.
Un Pixar soigné et sincère dans sa démarche, mais une œuvre plutôt mineure dans la filmographie des studios à la lampe.
Une production américaine originale (chose plutôt rare de nos jours) qui n'est pas aidée par une campagne marketing quasiment inexistante de la part de Disney, qui préfère mettre en avant son énième remake live.
Une aventure spatiale un peu trop sage et prévisible, mais nous invitant à nous évader un peu, à ouvrir notre esprit sur nous-même et ce(ux) qui nous entoure(nt), et réaliser que nous ne sommes seuls jamais vraiment seuls, ici ou ailleurs. 6,5-7/10.