Elio
Note moyenne
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Isabelle Kirszenblat
Isabelle Kirszenblat

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5,0
Publiée le 18 juin 2025
Un bijou coloré et émouvant !

Elio est un véritable coup de cœur ! Ce film d'animation, visuellement splendide, nous emporte dès les premières minutes avec ses couleurs éclatantes et son univers original. Mais au-delà de sa beauté, c'est surtout son cœur qui touche : le jeune Elio, si attachant, incarne avec justesse ce que beaucoup d'entre nous ont connu — la solitude, le harcèlement, le sentiment d'être "différent".

Entre éclats de rire et moments poignants, Elio nous offre une aventure pleine d’humanité. L’amitié improbable entre Elio et Glordon est un véritable rayon de soleil, et apporte une vraie leçon de tolérance, de courage et d’acceptation de soi. Mention spéciale pour les voix, toutes justes et émouvantes, et bien sûr pour Glordon, qui est à la fois hilarant et attendrissant.

Un film à voir absolument, seul, entre amis ou en famille. J’ai passé un moment inoubliable. Bravo Pixar
Mulderville
Mulderville

3 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2025
Elio nous a déçu car il représente un potentiel manqué. C'est un film plein de bonnes intentions et de plaisirs visuels, gâché par un scénario trop prudent, des personnages qui manquent de profondeur et un univers qui, malgré toutes ses couleurs et sa créativité, ne semble jamais vraiment vivant. La force de Pixar a toujours été de raconter des histoires spécifiques et émouvantes qui transcendent leur médium. Ici, ils proposent une histoire qui veut relier les étoiles, mais qui ne parvient qu'à tourner en rond.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juin 2025
Un joli conte mais qui manque cruellement d'originalité et de magie. Le film est très beau et rythmé mais les enjeux ne sont pas impactants et au final cela manque d'émotions. Un Pixar anecdotique, à réserver aux plus petits.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 juin 2025
Elio – Pixar décroche les étoiles… mais pas la lune
À chaque nouveau film Pixar, l’espoir renaît : celui d’un voyage émotionnel qui renverse l’écran, d’une aventure inoubliable qui parle autant aux enfants qu’aux adultes. Mais cette fois, Elio loupe l’orbite. Sous ses atours de space-opéra tendre et coloré, le film s’égare dans les méandres d’un scénario brouillon et d’un récit sans boussole. À la place du grand frisson cosmique promis : confusion, recyclage, et une poignée d’extraterrestres mal exploités.

 Une narration en mode turbulence
Dès les premières minutes, le film peine à trouver son rythme. La narration saccadée enchaîne les scènes sans réelle fluidité. Le mensonge d’Elio sur son statut de "chef de la Terre", le passage express en pensionnat, ou la tante paranoïaque… autant d’éléments posés là, sans liant. Résultat : une immersion compromise, et un fil rouge qui se délite au fil du récit.

 Un pitch fort… qui reste au sol
Sur le papier, l’idée avait de quoi séduire : un garçon timide désigné ambassadeur galactique par erreur. Mais entre les belles promesses et l’exécution, le vide intersidéral guette. Les rapports entre Elio et les aliens manquent de densité, le conflit avec Lord Grigon frôle l’anecdotique. Le film survole ses propres enjeux, sans jamais vraiment les embrasser.

 Pixar en pilote automatique
Solitude, famille, quête de soi… Elio aligne les thèmes classiques du studio, sans leur injecter l’étincelle d’originalité qu’on attendait. Là où Vice-Versa explorait l’intime avec audace, ou Coco illuminait la mémoire avec émotion, Elio se contente d’une relecture tiède, sans angle fort. Les motifs sont là, les idées aussi — mais l’âme, elle, semble restée sur Terre.

 Une réception galactiquement divisée
C’est assez rare pour être noté : Elio ne fait pas l’unanimité. Certains critiques saluent l’inventivité visuelle et la tendresse de l’univers. D’autres regrettent un récit agité, un manque de liant émotionnel, et une œuvre qui peine à s’adresser franchement à son public. Verdict ? Un film qui désoriente plutôt qu’il n’émerveille.

 Des seconds rôles en apesanteur
Autour du petit Elio gravitent des personnages secondaires trop peu développés. La tante Olga ? Trop caricaturale. Les aliens ? Colorés, certes, mais sans profondeur. Même le grand méchant reste en retrait. L’univers aurait mérité d’être densifié, approfondi, vivant. À la place, il reste en surface, comme une constellation floue.

⭐ Verdict
Elio avait tout pour être un nouveau bijou Pixar : une idée originale, un univers graphique prometteur, un héros attendrissant. Mais son exécution laisse un goût d’inachevé. Entre narration saccadée, traitement superficiel et manque d’audace, le film rejoint les rangs des Pixar mineurs. Dommage. La fusée avait décollé, mais sans carburant émotionnel, difficile de viser les étoiles.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2025
"Porteur d’un projet ambitieux et d’un univers visuel éclatant, Elio nous entraîne dans un voyage du troisième type signé Pixar. Le film suit un jeune garçon orphelin, en quête de sens après la mort de ses parents, espérant un renouveau dans l’immensité de l’espace. Dès ses premières scènes, l’œuvre semble renouer avec le meilleur du studio : inventivité visuelle, ton décalé, promesse d’émotion. Mais rapidement, le récit s’éparpille, absorbé par une démonstration graphique qui finit par faire de l’ombre à ses véritables enjeux narratifs. Les sous-intrigues restent inabouties, et le développement psychologique du héros, pourtant central, s’efface derrière une mise en scène luxuriante. Si le spectacle impressionne, il peine à masquer les aspérités d’une œuvre aussi séduisante que déséquilibrée."

"Ce monde intersidéral bigarré, peuplé de créatures aux formes variées, regorge de textures, de styles hybrides (2D/3D), et d’idées visuelles réjouissantes. On y retrouve l’audace graphique de Soul, ainsi qu’un véritable amour du détail. L’ensemble fourmille de clins d’œil et de trouvailles qui justifieraient à eux seuls un second visionnage. Cependant, cette profusion esthétique agit comme un leurre. Elle détourne l’attention d’un fil émotionnel qui manque de cohérence et d’approfondissement. L’histoire du deuil d’Elio, centrale, reste sous-exploitée. Le film cherche l’équilibre entre des influences fortes – . l’extra-terrestre pour la douceur extraterrestre, Lilo & Stitch pour l’enfant marginal – sans jamais vraiment en retrouver l’intensité. Là où ces œuvres osaient l’insolence et la brutalité émotionnelle, Elio reste sage, parfois trop poli pour son propre bien."

"Alors que la saison des blockbusters est envahie de remakes et de franchises zombifiés, Elio fait figure d’exception. Il ne révolutionne pas l’animation, mais il témoigne d’une vraie volonté de raconter autrement, de viser une sincérité rare dans le paysage contemporain. Les projections en 3D, particulièrement soignées, apportent une profondeur sensorielle bienvenue à cette œuvre imparfaite, mais pleine de bonnes intentions. Et même si tout n’est pas abouti, il est encore permis de s’évader et de rêver à travers le cosmos, en compagnie de personnages aussi étranges qu’attachants."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Arthur2003150
Arthur2003150

2 abonnés 43 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2025
Pixar retrouve de ca splandeur perdu d'épis debut 2020, c'est un petit chef d'œuvre rempli d'humour et d'émotion, asser triste quand même mas reste un super film avec un super scénario et des personnage très attachant ! Je recommande fortement 
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juin 2025
Elio a quelque chose de profondément anecdotique qui participe à son charme tout en désamorçant ses enjeux moralistes : la fable politique, qui prêche la réconciliation des peuples au moyen d’une main tendue vers son prochain, tombe dans la niaiserie, concurrencée par une recherche frénétique de dynamisme. Il est assez paradoxal que le monde imaginaire, conglomérat de spoiler: créatures et de créations hétérogènes empruntées à différents univers déjà existants
, ersatz du « multiverse » bien connu, intéresse moins que le monde réel : la simplicité de ce garçon qui souhaite fuir le monde réel en fixant les astres suffisait à condenser toutes les passions interdites, toutes les peurs et tous les questionnements de la jeunesse d’aujourd’hui perdue dans un environnement militarisé où l’improvisation résonne avec spoiler: faute grave et inconséquence
. L’amitié improbable entre Elio et cette entité gluante touche le spectateur parce qu’au-delà de porter un message d’alliance et de paix, elle paraît sincère, authentique, affranchie de toute guimauve sentimentaliste. Là réside encore le cœur des studios Pixar, différence notable et précieuse avec l’industrie Disney. Notons enfin la très belle partition musicale de Rob Simonsen. Un petit film sympathique.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2025
Dire que Pixar ne brille plus de l’immense aura qu’elle avait il y a quelques années est un euphémisme. Entre la crise sanitaire qui a fait sortir plusieurs de ses films directement sur Disney + abaissant ainsi le prestige de la marque (dont les très beaux « Luca » et « Soul », beaucoup moins « Alerte rouge »), une concurrence de plus en plus accrue et pointue (de studios tels que Dreamworks ou Illumination mais aussi à l’international comme le sublime et oscarisé « Flow, le chat qui n’avait pas peur de l’eau ») et une baisse qualitative et un manque d’imagination flagrant (entre suites et baisse d’inventivité), le studio à la lampe vit une période compliquée. Et ce n’est pas cet « Elio » qui va changer la donne...

Comme si hormis le beau « Wall-E », la science-fiction ne réussissait plus à Pixar depuis l’échec de « Buzz l’éclair ». Pourtant, ce dernier était tout de même un cran au-dessus de ce long-métrage totalement oubliable. Avec « Elio », la firme livre un opus mineur et inintéressant au possible qui peut se ranger du côté de « Cars 3 » ou encore « En avant ». Et si l’animation est encore une fois de haute qualité, rien à redire là-dessus, les standards sont désormais élevés dans le genre qu’il devient impossible de juste se satisfaire de cela. Et puis on a vu bien mieux et plus original depuis, comme le prouve, par exemple, la saga « Spider-Man » chez Sony. On avancerait même presque que sa banalité visuelle lui confère déjà un aspect daté.

Ensuite, l’histoire de ce jeune garçon qui a la tête dans les étoiles et rêve de découvrir l’univers et d’autres formes de vie a du mal à démarrer. Une fois le gamin dans l’espace et à la rencontre d’autres créatures, c’est décevant avec des schémas et des enjeux balisés et bien peu palpitants. Si on peut accorder deux ou trois idées sympathiques (les méchants et leur carapace par exemple), cela ne suffit pas à provoquer un engouement continu, surtout que le film manque clairement de second degré de lecture si ce n’est quelques pointes contre les dictateurs belliqueux. Il y a également un manque d’humour flagrant et les aventures du jeune Elio ne sont guère spectaculaires. Bref, presque ennuyeux, ce dernier né Pixar est une grosse déception et l’un des moins bons Pixar à ce jour.

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Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2025
Dès l’instant où le ciel se remplit d’étoiles inconnues, "Elio" nous embarque dans une aventure initiatique aussi tendre que vive. Pixaresque à souhait, il explore la solitude post-crise, jouant des couleurs et des formes pour illustrer le besoin d’appartenance. La galerie d’aliens rassemble coopération, curiosité et ouverture — et c’est l’enfance qui prend les rênes du monde. Si les adultes y perdent peut-être un peu leur profondeur, les plus jeunes y trouveront matière à s’évader. Une fable collective, douce et pleine d’espoir.
lmc-3

307 abonnés 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2025
Elio, dernier-né des studios Pixar, semble peiner à trouver son public malgré des retours globalement positifs de la part de ceux qui l’ont vu. Pourtant, les salles sont étonnamment vides — un constat surprenant pour une production estampillée Pixar. Alors que vaut réellement ce film ? Pour ma part, le ressenti est très partagé.

Le long-métrage ne manque clairement pas d’atouts : une histoire originale, des idées créatives, des personnages attachants, une direction artistique particulièrement soignée et une animation toujours à la hauteur du savoir-faire du studio. Sur le plan visuel, Elio est sans conteste une réussite. Là où le film déçoit, en revanche, c’est sur le plan de l’écriture, et surtout, sur la clarté du public auquel il s’adresse.

Le début est prometteur. L’introduction, posée et bien construite, présente un personnage principal touchant, une dynamique familiale intéressante, des thématiques matures (identité, solitude, construction de soi) et un ton général accessible à tous, avec plusieurs niveaux de lecture — comme Pixar sait si bien le faire. Tout le passage sur Terre fonctionne à merveille.

Mais dès l’arrivée dans l’espace, le ton change radicalement. L’univers galactique, censé enrichir le récit, verse dans une caricature infantile déroutante. Les membres de la fédération intergalactique, pourtant décrits comme des représentants d’élite, censés être sages, intelligents et inspirants, se comportent comme des pantins burlesques. L’antagoniste, en particulier, manque totalement de substance et frôle parfois le ridicule.

Le film perd alors l’équilibre qu’il semblait avoir trouvé : on passe d’un récit subtil et émouvant à un enchaînement de scènes absurdes, à peine dignes d’un public très jeune. Puis, presque brutalement, le retour sur Terre redonne au film un second souffle, plus mature et émotionnellement juste, notamment grâce au personnage de la tante, dont le développement aurait mérité davantage de place.

Au final, Elio donne l’étrange impression d’avoir été pensé par deux visions différentes : celle, plus adulte et sensible, de l’équipe en charge des scènes terrestres ; et celle, bien plus enfantine et déséquilibrée, de l’équipe en charge de l’univers spatial. Le résultat est un film incohérent, oscillant entre fulgurances touchantes et séquences déroutantes.

En résumé : les animateurs livrent un travail remarquable, mais le scénario ne suit pas. Pour un studio aussi respecté que Pixar, cette dissonance narrative laisse un goût amer.
Elio avait le potentiel d’être un grand film — il restera une tentative inégale, frustrante, mais non dénuée d’intérêt.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
“Elio”, bien mais facile ?

“Elio” est représentatif de ce que Pixar sait faire depuis longtemps ; par contre, il se repose sur leur lauriers.

Déjà ce film soulève plusieurs questions : quand est-ce que le studio finira par se renouveler ? Quel est le rôle d'un réalisateur chez Pixar Animation sachant que tous les films se ressemblent visuellement ?

Cependant, “Elio” est un bon film avec une animation qualitative comme Pixar a habitué son public face à une histoire prenante et touchante mais trop démagogique et enfantine.

En fait, Pixar Animation offre constamment le même style d'animation. C'est beau visuellement, les couleurs sont magnifiques. Cela apporte une belle photographie. Par ailleurs, il est assez frustrant de voir encore une fois la même esthétique. Ce style est répétitif malgré sa beauté visuelle.

En ce qui concerne l'univers sonore, il est vraiment intéressant et complet, l'ambiance colle avec les thèmes et les décors spatiaux. Quant à la musique, elle est également très belle et onirique.

En soit, malgré un manque de prise de risque, “Elio” rempli toutes les attentes concernant la mise en animation.

Le fort (et l'originalité) de ce film est le scénario. L'histoire est très intéressante et feel-good. Évidemment, le tout est assez enfantin avec une morale très voire trop démagogique mais la narration est prenante avec un chouette univers et des personnages attachants. Par ailleurs, il est vrai que l'ensemble est très caricatural et manichéen mais l'intrigue transmet un chouette message.

En bref, pour un film simple, les spectateurs ont une histoire simple mais est tout de même convaincante.

Chaque Pixar est à conseiller et “Elio” ne déroge pas la règle grâce à sa qualité narrative et son animation toujours très forte.
Ridjy C
Ridjy C

35 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2025
Je ne comprends pas les gens qui parlent de coming out, certe des enfants qui se dressent contre leurs pères et tante ok, mais je n'y vois rien d'inclusif, moi qui est pourtant contre tout ça. En dehors de ça, je trouve ce pixar plutôt sympa et bien coloré.
Léo DESS
Léo DESS

37 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2025
C’est quasiment ce que j’aime de chez Pixar. Toujours aussi bluffant beau et émouvant, les personnages attachants et l’univers assez magnifique. Les musiques sont sublimes ainsi que l’animation. 
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :

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Il y a dans Elio une manière d’être monde avant d’être film. Quelque chose de circulaire, de plastique, de décalé — comme si Pixar n’avait pas tant cherché à raconter une histoire qu’à encapsuler un état d’âme, un flottement, une mue. Elio, onze ans, les cheveux en toupie, les mains toujours un peu trop pleines de dessins, d’angoisses, de mots qu’il ne sait pas dire — c’est le genre d’enfant qu’on laisse parler à voix basse dans une pièce trop grande. Et c’est peut-être pour ça qu’il est entendu dans l’espace.

Car Elio ne démarre pas : il se décolle. Littéralement. Une lumière, une vibration, un éclat violet, et voilà le garçon aspiré, propulsé dans une agora intergalactique aussi improbable que familière, sorte de forum antique transposé en architecture alien où chaque espèce parle en chantant sa mémoire. C’est une des grandes forces du film : cet usage du surréel pour dire l’hyperréel, du fantasme cosmique pour traiter ce que c’est, profondément, d’avoir onze ans, un père absent, une mère débordée, et un cœur trop grand pour sa poitrine.

La mise en scène — œuvre conjointe de Sharafian, Shi, et Molina — épouse cette délicatesse. Elle ne cadre pas, elle caresse. Elle ne pousse pas l’action, elle l’écoute. Tout est doucement penché, comme les regards vers le sol quand on est timide, ou les planètes qui s’évitent par pudeur gravitationnelle. Il y a du Hayao Miyazaki dans l’air (on pense à Le Voyage de Chihiro, évidemment), mais aussi du Spike Jonze, du Miranda July, du Albert Dupontel même, dans cette manière de faire jaillir l’émotion du bizarre, de la faille, de l’accident poétique.

Et puis, il y a Glordon. Impossible de ne pas l’aimer. Tentaculaire, gélatineux, oscillant entre Jar Jar Binks et un thérapeute de groupe, il devient, sans qu’on s’en rende compte, le miroir exact d’Elio : maladroit, émotif, drôle malgré lui. Quant à Olga, la tante mi-espionne, mi-institutrice, c’est l’anti-mascotte parfaite : une présence rude, quasi-tchékhovienne, qui permet au film d’éviter la mièvrerie.

Mais ce qui bouleverse, ce n’est pas la fable — assez classique dans sa structure —, c’est son exécution. Le soin maniaque accordé aux textures, aux silences, aux infimes ruptures d’intonation dans la voix d’Elio. La musique, signée par un duo de nouveaux venus, ne souligne rien, elle relie. Elle fait de la solitude un motif, du silence un pont, du manque une promesse.

Elio est un film sur l’imposture, mais pas celle que l’on croit. Ce n’est pas un garçon qui feint d’être ambassadeur : c’est un garçon qui, pour une fois, est cru. Et cette crédulité du monde à l’égard d’un enfant devient alors l’acte politique le plus bouleversant du cinéma Pixar depuis Vice-Versa. On en ressort sonné, apaisé, changé.

Il fallait oser la douceur comme arme de conquête spatiale.

Note : 16 sur 20
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2025
Sympa mais vraiment trop speed comme rythme, on dirait que les actions s’enchaînent en vitesse x1,5 ! Les designs sont beaux et l’histoire intéressante
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