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christophe D10
34 abonnés
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3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Le suicide assisté pour les personnes en fin de vie, et en grande souffrance, n’est évidemment pas un thème facile a traiter. Cependant le film parvient a éviter de trop en faire , sans jamais tomber dans le mélo inutile , avec ce road movie attachant ou l’on suit l’itinéraire en camping car, de cette vieille dame, avec sa famille, (et un auxiliaire de vie), vers sa dernière destination pour mourir en Suisse. Si la fin est un peu escamotée, malgré la délicatesse du sujet, on passe un moment agréable avec des acteurs plutôt inspirés.
Quand simplicité rime avec tendresse, les émotions sont souvent au rendez-vous. C’est le projet réussi par Enya Baroux qui, pour son premier long-métrage réalisé en 2025, s’aventure pourtant sur l’épineux sujet de l'euthanasie volontaire. L’histoire de cette femme âgée (Hélène Vincent), décidée de mettre fin à ses jours en raison de la maladie qui la ronge, nous entraîne dans un road trip intergénérationnel complètement déconcertant. En compagnie de personnages cabossés par la vie (mention spéciale à Pierre Lottin toujours aussi juste), le récit permet de s’interroger de manière fantaisiste sur un sujet grave. C’est à la fois drôle et profond sans être larmoyant. Bref, une réflexion sensible sur la fin de vie et la nécessité de partager les bons et les mauvais moments.
Marie 80 ans souffre d'un cancer incurable. Elle a un plan : partir en Suisse pour mettre fin à ses jours dans une mort douce et volontaire. Mais au moment de l'annoncer à Bruno son fils irresponsable et à sa petite-fille adolescente, elle panique. Avec la complicité de Rudy un auxiliaire de vie plutôt bancal, elle décide d'inventer un énorme mensonge. Et voilà partie cette drôle d'équipe à bord du vieux camping-car familial pour un voyage émouvant mêlant l'intime et le rire. Sans conteste, pour son premier film Enya Baroux est meilleure réalisatrice que son père Olivier. Pas facile de traiter de la fin de vie avec humour et émotion quand on a déjà vu « De son vivant » d'Emmanuelle Bercot, « Blackbird » de Roger Michell ou encore « La chambre d'à côté » de Pedro Almodovar. Mais Enya Baroux s'en sort avec les honneurs. Pas facile d'annoncer à ses proches son choix du suicide assisté. Quitter sa maison, fermer le portail pour la dernière fois et cette peur de peiner ses proches. Des gens simples et ordinaires perdus, blessés dans leur vie personnelle, qui le bref instant de ce qu'ils croient être une opportunité de vie, retrouvent un esprit de famille oublié. Un voyage voyage pas comme les autres. La mort est une fin, mais pas la fin de tout. Cette tristesse qui inlassablement envahit les cœurs de ceux qui aiment le défunt ne doit en rien être destructrice. Ma note sera de 3,41 sur 5 Parce que, Plus loin que la nuit et le jour voyage, voyage Voyage voyage Dans l'espace inouï de l'amour Voyage, voyage Sur l'eau sacrée d'un fleuve indien voyage, voyage Voyage voyage Et jamais ne reviens Au-dessus des capitales Des idées fatales Regarde l'océan Voyage, voyage Plus loin que la nuit et le jour, voyage, voyage (Desireless 1989)
Quelle réussite ce film. Bravo d'avoir réussi à équilibrer le drame avec la comédie avec une justesse et une sensibilité remarquable. Ce fut un plaisir de retrouver l'acteur Pierre Lottin qui a toujours autant de talent. Hélène Vincent est magistrale aussi.
Un très beau film, plein d’émotion, de tendresse et d’humour, autour du sujet difficile du suicide assisté. En évitant les clichés et la facilité, Anya Baroux parvient à nous émouvoir avec justesse et pudeur.
Superbe film qui parle d'un sujet sensible mais au cœur de notre société. Les acteurs sont bien dans le rôle et font bien passé les émotions auxquelles ils sont confrontés
Pierre Lottin est à nouveau excellent et interprète en outre un personnage énergique et attachant, auquel le film doit beaucoup à mon avis. On sourit de temps en temps, malgré quelques passages inutilement explicatifs, un peu trop didactiques. Je trouve quand même dommage que le sujet de l'euthanasie en fin de vie soit abordé par le biais d'un personnage de vieille dame qui ne semble pas beaucoup souffrir, dont la vie n'est guère affectée par la maladie. Cela donne une fausse image de la loi actuellement débattue et donne l'impression qu'on pourrait décider de se suicider comme on décide de déménager. Par ailleurs je n'ai pas aimé le passage chez les Gitans : d'une part on ne comprend pas grand chose de ce que dit le "chef", ensuite je trouve débile et anti écologique leur coutume de brûler la caravane d'un mort, alors que la réalisatrice au contraire semble y rendre hommage en terminant son film par une reprise de cette tradition. Il aurait été beaucoup plus intéressant et émouvant de réussir à montrer ce que peut apporter, au moment même de mourir, le fait d'en avoir choisi les circonstances.
Le film d’Enya Baroux aborde le thème du suicide assisté, pas juste comme un drame éclaté, mais comme une traversée humaine, avec ses éclats de rire, ses fêlures, ses confessions qu’on n’ose pas faire. Dès le départ, l’idée de Marie, grand-mère de 80 ans, de partir en Suisse, de dire non à la douleur, et de préparer une dernière aventure sous couvert de mensonge à ses proches, installe ce mélange étrange et vertigineux de générosité et de fuite.
Le casting est touchant : Hélène Vincent incarne Marie avec une pudeur bouleversante, on voit la fatigue, mais surtout la force de ce qu’elle veut. Pierre Lottin, en auxiliaire de vie maladroit, apporte des moments de tendresse et de légereté, comme des respirations dans un voyage vers l’inévitable. Juliette Gasquet, la petite-fille, et David Ayala, le fils, complètent ce quatuor brisé, imparfait, mais attachant. On croit à leurs secrets, à leurs silences, à leurs lourdeurs de famille.
Ce qui fonctionne vraiment, c’est le ton. Ce n’est pas un film triste fait pour déclencher le chagrin, c’est plutôt une comédie dramatique qui sait doser l’humour, les quiproquos, les moments absurdes de vie, tout ça pour mieux faire sentir l’émotion quand elle arrive. La route en camping-car, les arrêts, les silences, ça construit lentement : on rit, on sourit, et parfois on essuie une larme. Et même si certains passages semblaient un peu gros, ça passe parce que le film ne triche pas : il assume ses maladresses, ses moments convenus, mais les effleure avec bienveillance.
Quelques failles quand même : le rythme est inégal, la deuxième moitié tire un peu trop sur l’émotion et on devine certains tournants à l’avance — le mensonge, la confession, le face-à-face. Mais ça ne gâche pas tout, parce que dans les moments forts, le film touche juste, vraiment.
« On ira » c’est un film bouleversant de par sa simplicité et le naturel qu’il dégage. C’est renversant d’émotions et ça transperce le cœur du début à la fin.
La fin de vie est un sujet délicat, mais là il est traité avec plus de légèreté. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Ce film fait réfléchir sur cette échéance qui nous concerne tous !
Pas besoin de milliards comme certains films français pour faire un bon acteurs à leur histoire touchante .Des acteurs très ça fait du Bien au coeur dans ce monde de fous.
Un film juste et drôle qui traite d’un sujet important. Il résonne évidemment avec le projet de loi pour la fin de vie qui je l’espère sera un jour digne des personnes qui souffrent dans le silence.