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Anne Barrandon
8 critiques
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1,5
Publiée le 7 octobre 2024
Terriblement ennuyeux, long ; il ne se passe vraiment rien pendant plus d'une heure, même si je comprends (?) qu'on suit le rythme du personnage. Trop "philosophique" pour moi, sans doute. Le film n'a pas dû coûter cher (acteurs, décors, etc.)...
Excellent film , malheureusement posthume , de Sophie Fillières ! Fantasque et à l'humour tragi-comique , Agnès Jaoui y laisse éclater tout son talent , dont elle ne manque sûrement pas !
Le plus bel hommage que l'on puisse rendre à la réalisatrice serait, bien sûr, d'aller voir son film. Le problème, c'est que la dépression qui mine le personnage principal contamine le film tout entier, du scénario à la mise en scène. Certains critiques ont parlé de "poésie " à propos de ce film, en oubliant peut-être un peu au passage que la poésie est davantage une célébration de la vie qu'une célébration de la mort.
Retour sur son passé après une grosse déprime pour cette femme désespérément seule qui ne cherche plus le contact et mène une sorte de tournée d adieu; une interprétation très juste de Jaoui qui sauve le film
On se demande ce qu’aurait fait Jaoui, la réalisatrice, d’un sujet ma foi difficile mais intéressant. La déchéance de l’âge, cette impression que la vieillesse l’emporte. Il y aurait eu de l’émotion pourquoi pas. Ici le ridicule l’emporte à chaque plan. Quand ce n’est pas les situations, ce sont les dialogues ineptes. C’est dommage même si on aime bien voir l’actrice.
Nous avons sans doute trouvé là le César de la Meilleure Actrice 2025, tant Agnès Jaoui est époustouflante dans ce rôle de femme à la santé psychologique chancelante. De chaque plan, l'actrice impressionne par la subtilité de son jeu, dans un film qui n'use d'aucun artifice et se repose exclusivement sur ses dialogues et l'interprétation de ses acteurs.
S'il semble parfois enchaîner et empiler les scènes, tantôt cocasses tantôt moins légères, sans réelle progression narrative, l'on ne peut s'empêcher d'avoir en tête les conditions particulières de production, puisque la réalisatrice est décédée avant de pouvoir achever son projet et que ce sont ses enfants qui l'ont finalisé.
Mais lorsque l'on a la chance de se laisser embarquer, l'on est séduit par la tendresse et la très grande poésie qui se dégagent de chaque scène, et l'on pardonne les quelques maladresses.
Oeuvre à l'esprit décalé et parfois loufoque (le film est divisé en chapitres dont les titres sont des onomatopées), elle n'en demeure pas moins profonde lorsqu'il s'agit d'aborder les questions de la dépression et de la place de la femme dans la société, à l'aube de la soixantaine.
Une mélancolie et un humour tragicomique (incarnées à la perfection par Philippe Katerine également, dans un second rôle aussi bref que marquant) qui laissent peu à peu la place à un sentiment d'apaisement, comme pour renforcer l'impact de ce film testamentaire.
Un joli film porté par une Agnès Jaoui formidable qui nous fait partager les émotions de cette femme angoissée qui ne trouve plus sa place que ce soit avec ses enfants, ses collègues ou sa soeur.
Agnes Jaoui est formidable dans le rôle de cette femme mûre qui finit par s’assumer et quelque part commencer une nouvelle aimerait en connaître un peu plus sur ce personnage .
L'ultime film de Sophie Fillières restera de loin son plus personnel et selon moi son meilleur, car on y retrouve son ton si particulier, son humour singulier et ici une dose de souffrance qui rend le tout extrêmement profond, et quand l'idée de mort est évoquée tout simplement déchirant. Certains dialogues font mal quand on sait qui les a écrits, mais l'élégance de la cinéaste est de ne jamais s’appesantir dessus, de toujours chasser le noir par un trait d'esprit, une pirouette d'espoir ou de poésie perchée. .
Agnès Jaoui, décidément abonnée aux rôles de mères borderline en 2024, est une merveilleuse actrice quand on lui écrit un si beau personnage, et nul doute qu'elle le portera longtemps.
Je me suis ennuyé, les enjeux et les objectifs me sont restés obscurs. La chronologie est chaotique. Les dialogues m’ont passablement énervé à plusieurs reprises par leur inadéquation avec les situations. Je n’ai compris aucune intention. Les surprises sont très prévisibles. Ceci dit, il y avait probablement un sujet de film très intéressant grâce au personnage de Bertrand, dommage qu’il n’apparaisse que dans 2 scènes et qu’il est simplement évoqué dans une troisième…
j'ai ajouté 1/2 étoile pour le jeu d'Agnès Jouis, formidable, qui tient et hisse ce film du début à la fin vers un niveau de satisfaction difficile à atteindre oiur moi. j'ai très vite été perdu et ennuyé par le peu d'histoire du personnage touchant, mais pas suffisamment profond pour la suivre dans sa dépression...
Quel ennui devant « Ma vie ma gueule »! Alors certes on prendra tout de même note que c’est un film posthume terminé dans des conditions très particulières. En effet, la cinéaste Sophie Fillières (sœur de l’actrice et réalisatrice à ses heures Hélène Fillières) est décédée juste après le tournage. À sa demande, ce sont donc ses enfants - dont l’actrice Agathe Bonitzer - qui ont assuré le montage et la post-production de « Ma vie ma gueule ». Se sachant condamnée, on sent que la cinéaste a mis un peu d’elle et de ses craintes dans le personnage principal. Le film que l’on découvre ici n’est donc pas forcément en totalité celui qu’elle avait imaginé à ses balbutiements. Le long-métrage aurait-il été meilleur sans ces tragiques à-côtés? Probablement. Est-ce que sa vision et son appréciation auraient-été beaucoup plus positives? Probablement pas. En effet, au regard de ce squelette de film et de sa gestation postérieure au tournage, on sent qu’il y aurait eu peut-être moins de longueurs et des séquences qui auraient été mises à la poubelle. Cependant, on sent que le noyau dur est là et s’il pourra plaire à certains adeptes de purs films d’auteur français intellos (et chiants), le grand public et les critiques objectives trouveront le temps bien long. On le voit d’ailleurs dans l’appréciation spectateur plutôt mauvaise face à des critiques dithyrambiques semblant saluer l’artiste et non cette œuvre en particulier.
C’est bien simple, durant plus de cent minutes on s’ennuie ferme. Et « Ma vie ma gueule » échappe à la nullité totale par la grâce de son actrice principale à qui Fillières a laissé toute la place pour qu’elle exprime son talent. Agnès Jaoui rayonne dans ce film triste par ces talents d’actrice. On la découvre nue (dans tous les sens du terme), sans fard et dans une partition très complexe de femme perdue et au bord de la dépression. C’est d’ailleurs, en creux, le sujet du film mais il est particulièrement mal exprimé. On a une suite de séquences montées sans vraiment de sens ni de logique où on tente de cerner ce qu’est la dépression. Mais tout est atone et les notes d’humour se voulant décalées tombent irrémédiablement à plat. En ce sens, « Ma vie ma gueule » est un film presque sinistre malgré son échappée finale plus positive. Pas seulement par ce qu’il raconte mais aussi parce qu’il échoue lamentablement à être amusant ou émouvant quand il le souhaite. Toutes les scènes s’éternisent inutilement, Jaoui semble livrée à elle-même, les seconds rôles sans substance s’enchaînent en plus d’être mal dirigés et le final se voulant un temps soit peu poétique tombe pareillement à plat. Le temps passé à regarder ce film semble interminable et il est en plus dotée d’une mise en scène totalement inexistante. Le contexte nous pousse à l’indulgence mais quand ce n’est pas possible, il ne faut pas se mentir...
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