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    Sur l'Adamant
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Sur l'Adamant" et de son tournage !

    Naissance du projet

    Nicolas Philibert a commencé à entendre parler de l’Adamant au début des années 2010, alors que ce n'était qu'un projet. À l’époque, la psychologue clinicienne et psychanalyste Linda de Zitter, avec qui le réalisateur est resté très lié depuis le tournage en 1995 de La Moindre des choses à la clinique psychiatrique de La Borde, faisait partie de l’aventure qu’a été sa création : pendant des mois des patients et soignants s’étaient réunis autour d’une équipe d’architectes pour en jeter les bases :

    "Et ce qui n’était à l’origine qu’une rêverie utopiste a fini par se réaliser. Des années plus tard, il y a sept ou huit ans, j’ai eu pour la première fois l’occasion d’aller sur l’Adamant. L’atelier Rhizome m’avait invité à venir parler de mon travail. Rhizome est un groupe de conversation qui a lieu chaque vendredi dans la bibliothèque. De temps à autre, cinq ou six fois par an, on y accueille un invité : un musicien, une romancière, une philosophe, un commissaire d’exposition..."

    "Ce jour-là j’avais passé deux heures devant un groupe qui s’était préparé à m’accueillir en visionnant quelques-uns de mes films et n’avait eu de cesse de me pousser dans mes retranchements. Depuis mes débuts de cinéaste, j’ai eu de nombreuses occasions de parler devant un public mais cette fois, j’en étais revenu particulièrement revigoré, éperonné par les remarques des personnes qui étaient là. L’envie de refaire un film en psychiatrie me travaillait depuis un bon moment", se rappelle-t-il.

    Parti pris de départ

    Nicolas Philibert voulait se sentir libre et ne pas trop avoir à se préoccuper de l’architecture du film, persuadé que l’unité de lieu et les "personnages" autoriseraient une construction indisciplinée : "Suivre un personnage, le perdre, le retrouver plus tard, filmer une réunion, un atelier, l’accueil d’un nouveau venu, des échanges informels... Et fixer tous ces petits détails qu’on pourrait trouver anodins et qui deviendraient le tissu-même du film en train de se faire."

    "J’ai toujours aimé improviser, et avec le temps, l’improvisation est devenue pour moi comme une nécessité éthique. Ne rien expliquer, surtout. Ne pas assujettir son film à un programme, à un 'vouloir-dire' préalable. Ne pas chercher à filmer utile. Traquer toute trace d’intentionnalité. 'Un cinéaste ne devrait montrer que ce qu’il ne sait pas encore' disait Marcel Hanoun. D’ailleurs, rien ne se passe jamais comme prévu, la présence d’une caméra rebat toujours les cartes."

    "Faire un documentaire c’est se frotter à l’accidentel, à tout ce qui échappe aux prévisions, à la dramaturgie. Les plus belles scènes sont souvent celles qui naissent par surprise, sans préméditation. Parfois il suffit d’être là, attentif à ce qui nous entoure, et d'y croire assez pour que cet endroit devienne un lieu, ces hommes et ces femmes les personnages d'un récit, ces actions à première vue anodines d’authentiques histoires", précise le metteur en scène.

    Un triptyque

    Sur l'Adamant est le premier volet d’un triptyque. Nicolas Philibert a tourné le second volet à Esquirol (Charenton) au sein des deux unités intra-hospitalières qui relèvent du pôle Paris centre. Il s’intitulera Averroès et Rosa Parks (puisque c’est leurs noms). Le cinéste explique : "Il repose en grande partie sur des entretiens individuels entre patients et psychiatres. On y retrouvera quelques patients filmés sur l’Adamant, et d’autres. Il est en cours de montage."

    "Le troisième film regroupera des visites à domicile, effectuées chez des patients, par des soignants. Il n’a pas encore son titre définitif. Cette fois encore on y retrouvera quelques visages connus. Il est presque entièrement tourné, et en partie monté. Mais j’insiste sur un point : les trois films sont complètement autonomes. Nul besoin d’avoir vu le premier pour voir les suivants. On pourra les voir dans l’ordre que l’on veut, n’en voir qu’un seul, etc."

    "Ils ont en commun d’avoir pour cadre le pôle psychiatrique Paris-centre, mais ce sont trois films bien distincts. Ils sortiront en salle à quelques mois les uns des autres. J’étais parti pour n’en faire qu’un, et les choses ont tourné autrement."

    Encensé par Kristen Stewart

    En février 2023, Sur l'Adamant a remporté la récompense suprême lors de la Berlinale : l'Ours d'or. Nicolas Philibert s'est ainsi vu remettre le prix des mains de la Présidente du Jury, Kristen Stewart. Cette dernière s'est d'ailleurs fendue d'un discours touchant, prouvant ainsi que certains documentaires peuvent être plus cinématographiques qu'une fiction.

    La comédienne américaine affirmait ainsi : "Depuis des milliers d’années, on tourne en rond pour essayer de définir ce qui peut être considéré comme de l’art. Qui est autorisé à le faire et ce qui en détermine la valeur.(…) Ce film place la réflexion, le sentiment, le son et l’image relatifs à ces questions à un niveau profond, à un niveau humaniste, qui nous a tous touchés et submergés au sein du jury.

    C’est la preuve cinématographique de la nécessité vitale de l’expression humaine, et c’est magistralement réalisé. (…) Les paramètres invisibles établis par l’industrie et l’académisme n'ont aucune chance face à ce film."

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